LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mercredi 28 février 2018

Accès de étrangers au service public :" 80 élu-e-s de Seine-Saint-Denis interpellent le préfet "





Communiqué de presse du 26.02.18 – 17 h

Dématérialisation contre égalité des droits ?
80 élu.e.s de Seine-Saint-Denis interpellent le préfet
pour un accès plus rapide et plus égalitaire des étrangers au service public
Depuis de longs mois, élu.e.s et associations sont alertés sur les graves dysfonctionnements dans l'accès au service public pour de nombreux usagers en préfecture et sous-préfecture.
Accès au séjour, renouvellement de titres, nationalité… Nombre d'étrangers se heurtent à une difficulté souvent insurmontable : obtenir un RV sur le site de la préfecture ou de la sous—préfecture : Les cré- neaux sont rares et ouverts de façon aléatoire, les quelques RV proposés pris en quelques minutes. Si les files d'attente ont disparu, obtenir un RV relève maintenant de la loterie et peut prendre des mois... délai auquel s'ajoutent l'attente du RV obtenu, puis le temps souvent démesuré pour traiter les dossiers.
Dans une démarche inédite par le nombre des élu.e.s et des associations qui prennent position ensem- ble, les signataires s'inquiètent de voir les procédures d'accueil dématérialisées devenir un moyen dé- tourné de gérer l'accès au séjour et de freiner l'accès des personnes étrangères aux services préfectoraux dans une logique restrictive.
Ils condamnent une grave remise en cause du libre accès des usagers aux services publics et de l'égalité de tous devant la loi.

Les représentant.e.s des élu.e.s et des associations signataires seront reçu.e.s par le Préfet de Seine-Saint-Denis le mardi 5 mars à 10 h lors d'une audience où ils porteront la parole des usagers.

Ils organisent le Lundi 5 mars à 16 h
·    Une conférence de presse
Dans les locaux de l'Hôtel du département (Salle 341 / 3ème étage)
Seront communiqués à cette occasion la liste des 80 élu.e.s signataires, celle des associations et syndicats qui les soutiennent, ainsi que le texte complet de l'appel.
Des personnes étrangères témoigneront des conditions d'accueil et de traitement des dossiers en préfecture et sous-préfecture.

·    Un rassemblement de soutien
Esplanade de la Préfecture
En présence d'élu.e.s signataires, de représentants d'associations et d'usagers

Contacts :
·        Yannick TRIGANCE : 06 50 78 00 20
·        Henriette ZOUGHEBI : 06 03 85 55 19
·        Jean-Michel DELARBRE : 06 89 30 86 15

Palestine/Salah Hamouri : 4 mois de détention en plus, un camouflet pour la France !

Le ministre de la Défense israélien, Avidgor Liberman, a signé hier l'ordre de maintenir, toujours arbitrairement, Salah Hamouri en détention administrative pendant quatre mois renouvelables. C'est une décision violente inacceptable.
Salah Hamouri est enfermé dans les geôles israéliennes depuis déjà six mois. Sa détention administrative devait prendre fin ce 28 février.
Sans raison, sans procès, le gouvernement israélien s'acharne contre Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, militant de la paix, défenseur des prisonniers politiques palestiniens au sein de l'association Addameer.
Malheureusement cette décision inadmissible n'est pas étonnante de la part du gouvernement israélien qui s'affranchit comme à son habitude du droit international.
Elle montre également que malgré quelques prises de position de principe, le gouvernement français n'a pas pesé de tout son poids, ni utilisé tous les moyens à sa disposition pour exiger la libération immédiate et sans condition de notre concitoyen.
Pierre Laurent, secrétaire national du PCF a adressé une lettre au président de la République, Emmanuel Macron, en ce sens. Les autorités françaises ne peuvent pas accepter que Netanyahou et son gouvernement bafouent les droits élémentaires d'un Français et méprisent notre diplomatie. Elles doivent avoir le courage de dénoncer haut et fort cette injustice en exigeant sa libération immédiat sans condition.
Le Parti communiste français est solidaire de Salah et de sa famille, déterminé à mener le combat jusqu'au bout, comme nous l'avons fait dans le passé. Pas un jour de plus de prison pour Salah, exigeons sa libération sans condition !

« Cette mort sur ordonnances… », L’éditorial, de Jean-Emmanuel Ducoin dans l’Humanité de ce jour !



« Privilégiés » : les mots de la doxa libérale ont la vie dure et collent comme le sparadrap du capitaine Haddock. Nous avons l’habitude des campagnes mensongères, qui polluent l’espace public. Martelez, il en reste toujours quelque chose…Les médias dominants et toute la cohorte des experts afférents s’en donnent à cœur joie pour dire leur mépris des salariés de la SNCF, au fil de leur credo qu’ils répètent comme les prières d’un chapelet. C’est bien sûr « à cause » des syndicats et du « statut » des employés que la SNCF va mal. Les voilà donc, ces « privilégiés » de cheminots, agités comme des chiffons rouges. Cela ne vous rappelle rien ? Que n’entend-on pas à propos des « salauds de pauvres », des « chômeurs fainéants », des « grévistes preneurs d’otages », des « fonctionnaires assistés » ? Trois décennies de matraquage idéologique et de diffusion en boucle d’un catéchisme antisocial. Le but : obtenir la résignation du plus grand nombre. Toute contre-réforme de choc conduisant à une grande marche arrière des droits est précédée et accompagnée par une bataille des représentations, bref, une propagande massive qui vise à préparer les esprits au démantèlement des politiques sociales et à la destruction progressive du modèle français de solidarité…

La mise en cause du rail tricolore est emblématique de la méthode employée pour porter un coup décisif à un grand service public. SNCF : cette mort sur ordonnances. Une privatisation qui ne dit pas son nom, doublée d’un autoritarisme politique sans bornes. L’exécutif ne manque pas d’air : le Code du travail, la formation professionnelle, l’apprentissage, l’assurance-chômage, l’hôpital, l’immigration, le baccalauréat, la SNCF, bientôt la justice, l’audiovisuel, la Constitution, etc. Macron, c’est la version du fameux Tina (There is no alternative) de Thatcher. La feuille de route est bel et bien une attaque globale d’ampleur historique. La riposte des syndicats de la SNCF s’annonce à la hauteur de l’enjeu. La bataille de l’opinion en faveur des services publics, elle, commence à peine en vérité. Elle ne sera pas moins décisive.

mardi 27 février 2018

« Les entrailles », l’éditorial de Michel Guilloux dans l’Humanité de ce jour !



58% des personnes interrogées souhaitent la renationalisation du rail. Le prix du billet a été multiplié par 3,5. La régularité ne va pas mieux. 80% des trains sont en retard, quand ils ne sont pas annulés sans préavis. Quant aux comptes publics, l’État a été sollicité par les compagnies privées pour mettre au pot près de 5 milliards d’euros. Ceci n’est pas de la politique-fiction mais la Grande-Bretagne d’aujourd’hui. Et en France, qu’est-ce qui rend la situation de la SNCF « intenable », pour reprendre le mot du premier ministre ? Le statut des cheminots ou les logiques financières qui corrompent le service public de l’intérieur depuis des années et que le pouvoir entend amplifier par ordonnances ? En quoi supprimer le statut des cheminots fera –t – il  arriver les trains à l’heure ? En quoi ne plus reconnaître la pénibilité d’un service à assurer de nuit et le week-end aidera – t – il à moderniser les transports ? En quoi rendre les cheminots aussi précaires que les autres salariés augmentera – t – il la sécurité ?

Qui n’a pas mis un centime dans l’entretien des infrastructures durant des décennies ? Et qui répare un centre d’aiguillage en panne du fait du recours à la sous-traitance à outrance, en pleine transhumance estivale, et ne rechigne pas à sortir dans la neige et le froid quand il faut ? Le premier ministre sait pertinemment de quoi il retourne, tout comme le chef de l’État. Ce dernier a cru aviser, d’opposer au Salon de l’agriculture samedi, les cheminots et les paysans qui crèvent de faim. Le locataire de Matignon crie à l’idéologie si jamais on osait mettre en cause le passage en force annoncé hier. Diviser, refuser le temps de la délibération sociale et démocratique. Chercher à dégonfler des convergences possibles en évacuant provisoirement la question des « petites lignes ». La forme est du fond qui remonte à la surface parce qu’elle « vient des entrailles de l’idée » comme l’écrivait Hugo. La méthode Macron-Philippe appliquée à la SNCF, après le Code du travail et avant les autres chantiers « sociaux » indique l’ampleur du traitement de choc que ce pouvoir entré « par effraction » à l’Élysée a fait subir au pays au profit des forces de l’argent. La chantier de rassemblement et de résistance à y opposer lui est proportionnel.

lundi 26 février 2018

Réforme de la SNCF : une privatisation sur fond d’autoritarisme

Lors de la présentation du calendrier relatif à la réforme de la SNCF, intitulée « nouveau pacte ferroviaire », le 1er ministre, Édouard Philippe, a confirmé la volonté du gouvernement de passer en force, en recourant aux ordonnances.
Cette procédure, marque de fabrique du président Macron et déjà utilisée dans le cadre de la réforme du code du travail, est un véritable déni de démocratie, aussi bien sociale que parlementaire.
Le service public ferroviaire, bien commun de la nation, qui répond à des enjeux écologiques, de mobilité et d’aménagement du territoire extrêmement importants, mérite mieux qu’une réforme à la hussarde.
Transformation de la SNCF en Société d’économie mixte, fin du statut de cheminots, non reprise de la dette... Le pacte ferroviaire proposé par Édouard Philippe est en réalité une atomisation du service public ferroviaire.
Présenté comme novateur, ce pacte ferroviaire reprend les recettes archaïques des privatisations du rail ayant eu lieu dans d’autres pays européens, avec les résultats dramatiques que l’on connaît. Aussi bien pour les usagers, que pour les cheminots.
L’autoritarisme gouvernemental ne masquera pas la colère qui monte chez les cheminots et les usagers.
La feuille de route présentée par le 1er ministre est une attaque historique. Alors qu’elle met en péril l’avenir du rail public, menaçant l’avenir de milliers de salariés, ainsi que l’égalité d’accès au transport pour tous sur le territoire, le gouvernement doit créer les conditions pour permettre un grand débat public national.
Le gouvernement doit écouter et entendre, les propositions et les arguments des organisations syndicales, des usagers et des élus.
Le PCF dénonce le recours aux ordonnances, outil archaïque et anti-démocratique, et s’oppose à la destruction du service public ferroviaire.
Pendant que le président Macron, tente de dresser les français les uns contre les autres, le PCF appelle à soutenir et participer massivement à la journée de mobilisation organisée par les organisations syndicales le 22 mars à Paris.

« De la vérité », l’éditorial de Maurice Ulrich dans l’Humanité de ce jour !



Au cas où la séquence ne ferait pas assez le buzz, les communicants de l’Élysée se sont chargés eux-mêmes de la diffuser sur les réseaux sociaux. On les comprend, elle est tout à fait à l’avantage d’un Emmanuel Macron répondant avec force à un agriculteur qui s’inquiète de la disparition du glyphosate. C’était jouer sur du velours avec un sens évident de la représentation, la partition du président qui ne recule pas devant le débat, voire l’affrontement, pour tenir un discours de vérité, déjà annoncé lors de la réception à l’Élysée deux jours auparavant de mille jeunes agriculteurs.

Mais il en va de la vérité comme de l’amour selon Lacan. Il n’y a que des preuves d’amour. Il ne suffit pas d’annoncer que l’on va dire la vérité pour lui donner un contenu. Oui, Emmanuel Macron a invité les agriculteurs à inventer un nouveau modèle. Comment donc !...Mais avec quels moyens, non seulement face à des négociations comme celle du Mercosur, mais face aux productions à des coûts de pays concurrents, au dumping social, aux fermes géantes, aux faux labels, bio ou autres, qui se glissent dans les failles d’une réglementation élastique.
Il y a au Salon de l’agriculture des absents très présents. On ne les voit pas, en tout cas ils sont très discrets, mais ils sont bien là dans les travées entre vaches et porcs, entre fromages et saucisses. Les géants de l’agroalimentaire et de la grande distribution. Les marges abusives, les prix d’achat qui ne couvrent pas les prix de production, y compris désormais chez les céréaliers, les mesures de rétorsion contre ceux qui résistent…

Emmanuel Macron, pendant ses douze heures au Salon, ne semble pas les avoir rencontrés. Au moins en public. Il n’était pas là pour çà, mais pour raconter à l’opinion à quel point il est attaché aux agriculteurs, à la ruralité, aux territoires. Pendant qu’il est question, en même temps que l’agriculture, de la suppression de lignes SNCF, pendant que ferment des bureaux de poste, des services d’urgences dans nos petites villes, pendant que tant d’exploitations disparaissent, est-ce là un discours de vérité ?

dimanche 25 février 2018

‘’ DE NOUVEAUX LIEUX DE DETENTE, DE RESPIRATION ET DE LOISIRS ‘’ (François ANDRE)


NOUS PUBLIONS CE TEXTE  QUE NOUS A FAIT PARVENIR FRANCOIS ANDRE !

Une belle promesse de notre première magistrate. Après que les plus grands chantiers de bétonnage aient été lancés, massacrant notre village (et ce n’est pas terminé), il y a lieu d’ ‘’améliorer le cadre de vie des habitants’’. ‘’D’ici 2020 ce sont dix parcs ou espaces publics qui auront été repensés réaménagés ou créés’’ affirme notre élue.
        
Tout n’est-il pas mirobolant à Romainville ? Pour moi Il y a lieu de recadrer ces annonces :
Tout d’abord ne faut- il pas s’étonner lorsqu’on apprend que ce qui a été nommé pompeusement ‘’la plaine centrale Marcel Cachin’’ sera réaménagé. Il est donc question de tout casser, de tout refaire en ce lieu. Alors là BRAVO, pour un beau gâchis, c’est un beau gâchis ! Il a été inauguré quand cet aménagement ? Cette partie du projet n’aurait-elle pas reçu votre aval Madame le Maire ?
         
L’aménagement de la dalle de couverture de L’A3 est en voie d’être terminé. C’est bien ! Surtout pour les futurs habitants côté  Jean Lemoine. Il sera nommé ‘’Parc Simone Veil’’. La dénomination parc ne me  semble pas des mieux appropriées pour cet espace bétonné ou des végétaux vont pousser dans des jardinières. Dans le doute, j’ai pris le temps de consulter mes dictionnaires. La définition de ce terme est celle-ci : ‘’ Terrain clos, planté de bois et disposé en vue de l’agrément ou de la chasse’’ Ou encore ‘’Grand jardin d’agrément planté d’arbres’’. Certains diront : C’est jouer sur les mots ! Pour moi ce type de jeu ne m’amuse plus. Dans les faits, chez nous les petites résidences se traduisent par des immeubles de grande hauteur, les places par des placettes et les espaces verts arborés par des aménagements dans des jardinières.
        
Dans les dix aménagements fabuleux promis figureront sûrement ceux de la place du marché. Reparlons- en. Le seul espace ‘’sauvé’’ sera le triangle à l’angle Verdun- Wilson qui (on ne s’est pas empressé de nous le dire), sera amputé d’une grille de 200 m2 servant de ventilation au métro, mais aussi en cas de sinistre, d’accès pompier et sortie de secours pour les voyageurs. Nous comprenons de suite que son environnement devra rester libre. Quant à l’espace de 780 m2 enfermé derrière les immeubles Wilson, lui mériterait la désignation de grande cour.
        
D’autres espaces publics arborés sont prévus. Où seront-ils ? Le square devant la cité Jaurès. Ça c’est une bonne idée. Mais qu’attendait-on depuis des années pour rendre ce lieu vivable ? L’arrivée du tram probablement ?   
        
Le seul parc dont les Romainvillois disposaient était celui de l’allée Bellevue. Notre Maire a profité de l’opportunité du projet de la Base de Loisirs pour s’en débarrasser (une aubaine, l’entretien n’était plus à sa charge). Résultat : La Base de Loisirs ayant plus que du plomb dans l’aile, les gestionnaires de ce qu’il a fallu rebaptiser La Corniche des Forts l’ont abandonné pendant plusieurs saisons. Maintenant il est entretenu des plus sommairement. Les massifs de rosiers ont disparu, des haies ont été rasées. Il nous a été expliqué que la mode était aux herbes folles. Ces dispositions que j’attribue à des restrictions budgétaires, ne sont pas sans déplaire aux gamins. Ils se régalent de découvrir dans les bosquets des lieux pour se cacher, s’y faire des cabanes. Ils découvriront la botanique plus tard dans les livres illustrés. Intrigué et voulant retrouver les sensations de mon enfance, je les ai pistés dans leur jungle. De suite m’est revenue une petite chanson dont vous devez probablement vous souvenir :
‘’Derrière chez moi, savez-vous quoi qu’il y a ?
Y a un bois, le plus joli des bois
Et dans ce bois savez-vous quoi qu’il y a ?
Une godasse…..Un pneu….Un almanach.
C’est un dépôt d’ordures qu’il y a derrière chez moi. ‘’  
        
L’île de loisirs ou corniche des forts, c’est selon, est également citée avec les aménagements dont nous disposerons en 2020. Sans être très malin, il suffit de constater que le tas de sable des Bas Pays est toujours à la même hauteur pour comprendre que la encore là promesse ne pourra pas être tenue.
        
Par ailleurs, j’aime beaucoup cette phrase ‘’des voies plantées viendront renforcer l’offre d’espaces publics qualifiés’’. D’accord on plante des arbres en certains lieux, ont en plantera d’autres, mais combien dans les espaces publics et privés ont été victimes des tronçonneuses ?
        
En 2020 Madame le Maire, nous avons rendez-vous, ce sera l’occasion de constater si les espaces verts auront repris le dessus sur le bétonnage. Dès à présent, il me semble qu’il serait honnête de votre part d’enlever les panneaux situés aux entrées de notre ville où nous pouvons lire  ‘’ Quand une ville est aussi un village’’.

François ANDRE                                                                                    Février 2018   


 
Dernière minute : Le chantier Bouygues des trois communes démarre. Les premières victimes sont les arbres qui, au vu de leur santé et de leur ampleur, ne méritaient pas la peine de mort. La superbe palissade en bois a été correctement protégée, ce qui me conforte dans mon hypothèse de la considérer comme un ouvrage définitif. 

vendredi 23 février 2018

« Libérez Gramsci » (Pierre Chaillan)



Un coup de com ! Dans Valeurs actuelles, Marion-Maréchal Le Pen indique participer à « une académie de sciences politiques » afin d’enraciner les thèses des « droites conservatrices », et ce en appliquant « les leçons » de Gramsci. C’est un grand classique : se réclamer de manière abusive du camp adverse en piochant dans les analyses pertinentes chez l’ennemi pour créer la confusion et en rendre inopérante la portée. Faut-il rappeler dans quelles conditions le philosophe a élaboré sa théorie de l’émancipation rapidement résumée sous l’expression d’« hégémonie culturelle » ? Le dirigeant communiste italien Antonio Gramsci a passé les onze dernières années de son existence en prison sous le régime fasciste de Mussolini. Arrêté fi 1926, le procureur déclare alors : « Nous devons empêcher ce cerveau de fonctionner pendant vingt ans »…En fait, sa condamnation n’empêchera pas l’intellectuel sarde de poursuivre son œuvre. Il écrira ses « Carnets de prisons », qui renouvelle l’analyse critique du libéralisme.

C’est en marxiste que Gramsci élabore des concepts comme « hégémonie culturelle », « bloc historique », « révolution passive », « national-populaire », etc. Et ses travaux permettent si bien de se saisir des réalités du combat politique en cours et des enjeux idéologiques que nombre de courants et clubs de réflexion s’en inspirent. Il en est de l’extrême-droite dès les années 1970, récemment encore de la droite sarkozienne ou du « populisme de gauche ». Pourtant, si tous reprennent volontiers la dimension d’une bataille des idées à mener, ils semblent ignorer que le champ de la lutte des classes contre toutes les dominations avec les concepts moins mis en avant de « classe fondamentale » ou de « classes subalternes ». Gramsci restera en prison jusqu’en 1937 et sa mort. Il faut maintenant les sortir des geôles de la pense dominante et régressive pour rendre vivante son analyse de justice sociale et de dignité humaine.

« Des pâtes », le billet de Maurice Ulrich !



Invité hier matin de France Inter, le président du Sénat, Gérard Larcher, a été clair et intransigeant à propos de l’Assemblée nationale et du respect des élus de la nation : « Je pense qu’il y a des attitudes qui ont conduit à des drames dans la démocratie. » 

Non, non il ne parlait pas de Laurent Wauquiez traitant les députés de guignols mais il répondait à Nicolas Demorand qui venait d’évoquer des députés en maillot de foot, brandissant des paquets de pâtes…

Les pâtes, une arme nouvelle contre la démocratie. Comment y faire face ? Faudra-t-il installer des détecteurs de spaghettis, faire appel à des chiens renifleurs de coquillettes ? Inscrire au fronton du Palais Bourbon, pâtes attention, danger ? 

Alors sans doute, Nicolas Demorand aurait pu demander par exemple à Gérard Larcher ce qu’il pensait du rejet la veille d’une proposition de loi sur la fraude fiscale déposée par un député communiste…mais qu’est-ce que c’est, comparé aux pâtes.

« Il gèle sur la ferme France », l’éditorial de Paule Masson dans l’Humanité de ce jour !



En matière de politique agricole, Emmanuel Macron marche sur des œufs. L’an dernier il en avait un sur la tête. Il se fait fort, cette année, d’arpenter les allées du Salon  de l’agriculture en battant le record de la journée la plus longue passer à tâter le cul des vaches. Ou des poules. Face à la colère des agriculteurs, dont un tiers gagne moins de 350 euros par mois, et à la méfiance des consommateurs sur la qualité de l’alimentation, le président de la République a promis un « printemps agricole ». Pour l’heure, il gèle encore sur la ferme de France. Le « prix juste » pour les producteurs était annoncé comme « l’étape de base ». Mais la grande distribution écrase de sa puissance les négociations en cours. Au bout de la chaîne, les paysans restent les dindons de la farce.

Devant 700 jeunes agriculteurs, invités à l’Élysée pour l’occasion, le chef de l’État a piétiné le champ de toutes ses incohérences, de l’annonce d’un plan « ambition bio », quand les aides sont supprimées, à la coexistence de plusieurs modèles, quand l’étalon productiviste conduit à la malbouffe et aux scandales alimentaires. « L’industrie ou les paysans, il faut choisir », interpellent les éleveurs, mobilisés depuis plusieurs semaines contre l’accord de libre-échange qui se négocie entre l’Europe et les pays latino-américains du Mercosur. Ils posent la vraie question. Et le problème est moins de jurer que jamais « il n’y aura jamais de bœufs aux hormones en France » que d’empêcher une concurrence déloyale qui inonde le monde d’aliments low-cost et nourrit la spéculation sur les matières premières.

En matière d’alimentation, le flou n’est plus de mise. Il faut repenser un modèle durable permettant de nourrir mieux un plus grand nombre d’habitants. Contrairement à la logique de la PAC, les aides financières doivent favoriser la transition vers le développement d’une agriculture fermière, écologique, créatrice d’emplois et de bien-être social. Au pays de la gastronomie, la revendication d’un droit au bien-manger pour tous est encore un objet de lutte.

jeudi 22 février 2018

Débat sur les orientations budgétaires : Intervention de Sofia DAUVERGNE au Conseil municipal du 15/02/2018




Intervention : Sofia DAUVERGNE
Conseillère Municipale de Romainville

Madame la Maire, Chèr-e-s collègues, j'aimerais aborder tout d'abord le contexte dans lequel nous sommes appelés à nous prononcer sur le rapport d'orientation budgétaire de notre ville,
De fait, on ne peut pas débattre de l’avenir des finances et des projets d’une collectivité en abstraction de notre environnement, qu’il soit financier, politique, social, économique ou institutionnel.
C’est pourquoi, je souhaite avant d’en venir à la situation de Romainville, éclairer sur les différents enjeux auxquels nous allons être confrontés à l’avenir et exposer certains faits :
82% de la richesse créée l’an dernier dans le monde a terminé entre les mains du 1% le plus riche de la population de la planète.
Depuis 2010, la richesse de cette «élite économique» a augmenté en moyenne de 13% par année, avec un pic atteint entre mars 2016 et mars 2017, période où «s’est produit la plus grande augmentation de l’histoire en nombre de personnes dont la fortune dépasse le milliard de dollars, au rythme d’un nouveau milliardaire tous les deux jours»
En France la fortune totale des milliardaires a bondi de 21 % par rapport à 2016, s’élevant désormais à 245 milliards de dollars, selon le magazine Forbes.
La fortune cumulée des 10 Français les plus riches a progressé de 1 100 %, selon des chiffres publiés par Le Parisien en 2017 passant de 20 milliards en 1996 à 245 milliards en 2017.
Nous possédons donc la preuve chiffrée que, dans notre pays, les « ultra-riches » prospèrent.
Cette richesse insolente n’est pas suffisante comme en atteste le dernier scandale finançier des Paradise Papers ou l’affaire Lactalis un système hyper-productiviste visant le profit, toujours plus de profit, est devenu le plus bel exemple qu’écologie et social ne font aujourd’hui qu’un.
Ou encore la suppression de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune) 3,2 milliard d'euros de cadeau au 300 000 ménage les + fortunés,
Voilà où est l’argent qui manque aux budgets publics, aux salaires, aux cotisations sociales. Et que fait le gouvernement ?
Il précarise l’emploi et facilite le licenciement avec les ordonnances Macron,
Il pique 5 euros par APL, dans la poche de ceux qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois.
Il offre 4,6 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches et il prend dans la poche des retraités via la CSG. 
La modernité d’Emmanuel Macron c’est la version colorisée des vieux scénarios d’exploitation au service de la finance.
Et çà se verra de plus en plus. Son projet de loi des finances 2018 a été fait pour les riches et au  service de la casse du modèle social français.
Et au détriment de l’intérêt général par le biais de montages financiers obscurs, le gouvernement demande aux collectivités de diminuer leurs dépenses de fonctionnement et d’investissement et finalement d’affaiblir le service public. Elles se verraient privées de près de 25 milliards d'euros en moins de 10 ans.
C’est une honte. Les baisses de dotations que nous subissons depuis des années étouffent la gestion des collectivités au service de l’intérêt général,
À titre d’illustration, un rapport d’une commission d’enquête sénatoriale avance le chiffre de 60 milliards par an, pour évaluer le coût de l’évasion fiscale sur les finances publiques. 
C'est pour cette raison que nous ne partageons pas l'analyse du rapport présenté ce soir qui fait un constat positif des mesures gouvernementales, il atteste même  de l'accélération des créations d'emploi dans un contexte macro-économique favorable.
Face à ce monde, à cette société, notre collectivité, n’est pas un territoire isolé, épargné par les conséquences des politiques publiques, bien au contraire.
On sait que la population de notre ville est touchée fortement par le chômage 19, 5% et notamment les jeunes  34% que cette courbe ne fléchit pas, en sachant que les taux de chômage publiés aujourd'hui exclut les jeunes en recherche de leur 1er emploi et les chômeurs de longue durée.
D’autres mauvais coups se préparent en coulisse. Comme par exemple, l'avenir du Grand Paris. Une région métropole, la suppression des départements de la petite couronne parisienne, des communes devenues des coquilles vides.
Le président Macron nous prépare sa métropole des riches. Ce sujet n’est pas une affaire institutionnelle, réservée aux élus et aux spécialistes.

L'Action des élus départementaux « la journée sans départements » du 7 février a permis d'alerter les habitants sur le risque de leur disparition et sur les conséquences  de la recentralisation des pouvoirs. 
Et c’est de nouveau le service public qui se trouverait gravement atteint si une telle décision était prise,
Par conséquent, si nous exprimons notre inquiétude quant aux évolutions territoriales à venir, c’est parce qu’il existe un contexte politique où la tendance est celle du « big is beautiful », c’est-à-dire, tout ce qui est grand est magnifique,  des grandes régions et des grandes intercommunalités, probablement élus, un jour, au suffrage universel direct.
Nous voyons donc bien que la commune et que le département,  sont menacés par ce dogme, comme le nez au milieu de la figure. Il faut tout faire pour l’éviter.
Les conséquences des politiques nationales ne s’arrêtent pas aux portes de Romainville. Les dotations n'ont jamais été aussi incertaines qu'aujourd'hui.
Au nom de la poursuite de la maîtrise des dépenses publiques, les victimes restent les populations et les agents du service public.
Le budget 2018 de la ville de Romainville est dans la continuité des autres.
Aucune augmentation sur la section de fonctionnement, alors que des classes supplémentaires et des équipements sont construits ou vont l'être. Que nous avons des difficultés à faire face aux intempéries, inondations, neiges,,,,
C'est l'occasion pour nous  de souligner le dévouement des agents des services publics qui se dépensent sans compter mais chacun sent bien que de cure d'austérité en cure d'austérité, les reculs des services publics dans notre pays affectent nos capacités à faire face aux fléaux des intempéries.
Comment accéder aux hôpitaux, aux écoles aux entreprises lorsque les voies deviennent impraticables ? Les services de transports à l'arrêt ?
Le réchauffement climatique génère des dérèglements climatiques qu'il va falloir aussi intégrer dans les politiques de préventions à mettre en place.
L'autofinancement reste très élevé pour un budget d'investissement sous perfusion d'emprunt depuis  plus de 10 ans.
En ce qui concerne les recettes, nous survivons par les dotations et les subventions contractuelles grâce à notre titre de ville pauvre, Plus de 50% des Romainvillois ne sont pas assujettis à l'impôt.
Au lieu d'engager une réforme d'ampleur qui aurait rendu la Taxe d'habitation plus juste pour les ménages. La mesure du dégrèvement progressif de la taxe d'habitation  par le gouvernement pour 80% des ménages reste une proposition électorale qui ne fait que signer la fin des départements et des communes.
Une attaque en règle contre la libre décision des élus locaux,
Si aucune recette ne rentre comment répondre aux attentes des agents, aux besoins des habitants, à la création, aux associations ??
Il est indispensables de relancer de la dépense publique pour développer tous les services publics : promouvoir un statut des fonctionnaires rénové au lieu d’en réduire le nombre (120 000 en 5 ans), sécuriser l’emploi et le progrès des qualifications pour tous avec un nouveau rôle pour la formation, d'utiliser les fonds publics comme levier d’une nouvelle orientation du crédit bancaire.
Il faut Mettre fin à la prédation de la finance avec une réforme profonde de la fiscalité des entreprises. Elle passe par un impôt sur les sociétés modulé selon des critères sociaux et environnementaux, un impôt local sur leur capital, un ISF modulé intégrant les biens professionnels.
Il faut œuvrer à la liberté d’administration des collectivités territoriales

Il est temps de  réinvestir dans le développement des capacités humaines, reconquérir le pouvoir de décider dans sa ville, voilà comment, selon nous, il convient d’agir pour résister et s'engager vers de nouvelles audaces sociales et démocratiques pour tous les romainvillois,

L’AMENAGEMENT DE LA DALLE DE LA COUVERTURE DE L’A3 (François ANDRE)



NOUS PUBLIONS CE TEXTE QUE NOUS A FAIT PARVENIR FRANCOIS ANDRE

"En 1969, était inauguré le tronçon de l’autoroute A 3, reliant la porte de Bagnolet, à Rosny. Sa configuration en tranchée a eu pour effet d’isoler un secteur de notre ville qui déjà souffrait d’un morcellement compliqué, du fait de la topographie du terrain ( lien entre le centre et les’’ bas pays’’). Ce fut le début d’une demande incessante de nos élus pour que l’ouvrage soit couvert. Un premier tronçon le fut au droit de Bagnolet et ce n’est qu’en 2010 qu’une partie fut couverte sur Romainville.

Les élus crièrent victoire. Enfin c’était la fin de cette horrible saignée qui coupait la ville en deux. Déjà à l’époque, la communication venant des élus étant des plus sommaires, nombreux étaient les Romainvillois qui avaient imaginé qu’ils ne verraient, ni n’entendraient plus les véhicules et que leur ville pourrait vivre tranquillement comme avant ‘’la grande fracture ‘’. Malheureusement, le tronçon couvert ne s’étendait que sur 220 m. C’était déjà pas mal, en tout cas moins que rien.

Notre Maire, heureuse de cette victoire, nous promettait des aménagements mirobolants. Sept ans après, c’est-à-dire aujourd’hui, l’emprise des talus a été achetée par la Ville à l’Etat et cédée aux promoteurs pour bien évidemment bétonner un max. Heureusement que la dalle n’est pas conçue pour être constructible ! Son aménagement restait à la charge de notre ville.

A ce jour, côté Jean Lemoine. Tout est bâti et l’aménagement ludique  de la dalle est en voie d’être terminé. Ce qui est fort intriguant, est que côté Route de Montreuil, au ras de la dalle a été réalisé un mur en bois, qui de par sa conception, s’apparente difficilement à une palissade provisoire en attente de travaux futurs. Certains habitants de la cité Charles de Gaulle se sont légitimement  offusqués, se demandant si l’aménagement de la dalle n’était pas réservé aux seuls habitants du secteur Jean Lemoine. Voulait-on les isoler des immeubles vendus en accession à la propriété, eux les mal nantis? Une fois de plus la cohésion sociale à la mode Valls écartait les acquéreurs de biens immobiliers, des habitants des cités HLM (la cité C de Gaulle conservant le même nombre d’habitants, malgré la démolition de deux tours).

N’est-il pas étonnant  Monsieur l’Architecte que le bâtiment le plus haut (11 étages) ait été implanté en bordure immédiate du pont P.Kérautret, avec une vue imprenable sur l’autoroute. De celui-ci,  on profitera au maximum de toutes les nuisances ! Je suppose que cet immeuble sera réservé prioritairement aux habitants de l’OPHLM).

Madame le Maire, pour le bétonnage du quartier encore BRAVO ! Expliquez-vous, dites-nous pour une fois la vérité, le mur de la honte n’est pas définitif. Aurait-il été payé par les promoteurs afin de mieux commercialiser l’opération Jean Lemoine ? Est-il acceptable de construire des immeubles donnant directement sur l’autoroute extrêmement fréquenté" ?


 François  ANDRE                                        Février 2017


« Asile-immigration » : Une loi indigne de la France

En effet, cette loi réduit les possibilités de demande d'asile, raccourcit les délais de recours, renforce les contrôles de manière à réduire le nombre de réfugiés et à augmenter le nombre d'expulsés. Ce projet de loi multiplie les obstacles dans le parcours du combattant des demandeurs d'asile, souvent livrés à eux-mêmes, en diminuant le temps pour l'examen de leur situation et leurs possibilités de recours s'en trouvent réduites. Par contre, le projet doublera la durée maximale de séjour en rétention dans la perspective de l'expulsion.

Ainsi, le gouvernement veut diviser par deux le temps pour la mise en œuvre des droits à l'asile, mais c'est deux fois plus pour la rétention en vue de l'expulsion.

A ces mesures régressives s'ajoutent les dispositions pour celles et ceux qui tombent sous le coup du règlement de Dublin, soit la grande majorité, qui interdirait à tout débouté du droit d'asile toute demande dans un autre pays. Ils seront ainsi renvoyés dans le pays de première arrivée où ils ont laissé leurs empreintes, les empêchant de demander l'asile en France ou dans le pays de leur choix. La Grèce et l'Italie, premiers pays d'arrivée, vont ainsi avoir la charge de reprendre ces migrants. De plus, ces migrants dits « dublinés » seraient placés en rétention pour être expulsés.
A cette logique répressive et absurde, s'ajoute, pour le gouvernement, la volonté d'opposer devant l'opinion publique, les « bons et les mauvais migrants », de stigmatiser et de criminaliser ceux qui fuient conflits, persécutions et pauvreté.
Les chiffres du ministère de l'Intérieur attestent pourtant qu'il n'y a aucune pression migratoire qui justifierait ces mesures.
Cette « menace » migratoire est montée de toutes pièces pour rassurer une partie de l'opinion inquiète, désorientée, après des années de campagne de la droite et de l'extrême droite contre les migrants, devenus des boucs émissaires depuis Sarkozy, Hollande et Macron.

La France, terre des droits de l'Homme, s'en trouve défigurée c'est ainsi que sont bradés valeurs, principes, droits de l'Homme et humanité.
Cette loi est indigne et doit être retirée.

Palestine/Salah Hamouri : La France doit passer de la parole aux actes pour la libération de notre concitoyen

Le 28 février prochain, cela fera six mois que Salah Hamouri est détenu arbitrairement sans autre raison que d'être un militant de la paix, des droits et des libertés. Six mois d'emprisonnement de trop !

La France ne peut se contenter d'être « préoccupée » par le sort de Salah Hamouri et d'« espérer sa libération », comme l'avait déclaré le Quai d'Orsay.

Le président Macron puisqu'il dit vouloir sa libération doit passer aux actes et intervenir auprès du gouvernement israélien. Le 28 février, le risque est grand que l'ordre de détention soit renouvelé.

Le Parti communiste français réclame que le président de la République française, pays des droits de l'homme, et le ministre des Affaires étrangères agissent pour la libération de notre concitoyen, et que cesse l'acharnement du gouvernement Netanyahou contre Salah Hamouri et sa famille.

Le PCF appelle à amplifier la mobilisation partout en France pour que le 28 février Salah Hamouri soit enfin libéré et à l'élargir  pour obtenir la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, dont Marwan Barghouti, enfermé depuis 2002 dans les geôles israéliennes, et Khalida Jarrar, députée, en prison depuis juillet 2017, qui font face à l'arbitraire le plus total. Il demande à MM Macron et Le Drian d'exiger que soient d'urgence libérés Ahed Tamimi et les 300 autres enfants palestiniens actuellement emprisonnés.

L’homme du jour : « Pierre Dharréville »



Le député communiste des Bouches-du-Rhône défendait hier en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale la proposition de loi de son groupe sur la reconnaissance sociale de « ces 8 millions de Français qui, de façon régulière et non professionnelle, apportent leur aide à un proche en situation de handicap ou dépendant ». 

Le texte prévoit la reconnaissance de l’indemnisation du congé, l’extension à un an de la durée du congé ainsi qu’un alignement des droits sur ceux des aidants de personnes handicapées. Les députés LREM, Modem et LR se sont trouvés d’accord pour refuser cette avancée sociale. 

Droite et majorité présidentielle se sont également retrouvées dans la même commission pour s’opposer à l’autre proposition de loi du groupe GDR défendue par Marie-George Buffet et Huguette Bello, visant à lutter contre la précarité professionnelle des femmes. Il n’empêche, elles poursuivront leur chemin dans l’Hémicycle, grâce à la « niche parlementaire » prévue le 8 mars.

« Des Clamecy partout », l’éditorial de Maurice Ulrich dans l’Humanité de ce jour !



Un mal court la Nièvre autour de la petite ville de Clamecy. Le syndrome post-traumatique lié à la fermeture des urgences de nuit. C’est ce que vont dire ce soir une trentaine de maires en se réunissant précisément devant le service des urgences de la commune après avoir annoncé leur démission. Sa fermeture est dans les cartons, comme dans cette même région, celle de Decize, d’Avallon, de Tonnerre. Au-delà des élus, des pompiers bénévoles, c’est toute une population qui est concernée. Urgences, mais aussi écoles, mais aussi lignes SNCF. On ne croisera même plus dans les petites gares ceux qui réussissent et ceux qui n’ont rien.

La France qui se dessine pourrait ressembler à celle qu’ont déjà écrite plusieurs chercheurs et qu’évoque un rapport de la Fondation Jean Jaurès paru justement hier. Les riches auraient fait sécession d’avec le reste des citoyens, ce qui menacerait le modèle républicain. D’un côté donc, ceux qui ne sont rien ou pas grand-chose dans des territoires à vau-l’eau. De l’autre, les urbains, aisés, diplômés, etc. Les uns voués au populisme ou à l’abstention, les autres gagnés au vote éclairé s’incarnant aujourd’hui dans LREM. C’est ressemblant, en effet, et du PS à Emmanuel Macron en passant par la Fondation Jean Jaurès elle-même, des leçons en ont été retirées en laissant les « délaissés » à leur sort. Mais la réalité, c’est que la question des « territoires » n’est pas d’abord sociologique mais politique et cela ne date pas d’aujourd’hui.

Les dernières décennies ont été gangrénées par la pensée libérale, pour laquelle tout service public, toute entreprise nationale serait un coût. Les urgences de Clamecy n’entrent pas dans le calcul du PIB. La politique d’Emmanuel Macron est dans le droit-fil de ces décennies, avec le pied sur l’accélérateur. Non seulement les coupes budgétaires handicapent et isolent les petites communes, les villes moyennes elles-mêmes et leurs habitants, mais les nouvelles dispositions fiscales, en limitant la marge de manœuvre des maires, vont leur interdire d’y faire face et vident la démocratie locale de son contenu. Plus il y aura de Clamecy en lutte et mieux la démocratie et le République se porteront.

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