LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 23 février 2018

« Libérez Gramsci » (Pierre Chaillan)



Un coup de com ! Dans Valeurs actuelles, Marion-Maréchal Le Pen indique participer à « une académie de sciences politiques » afin d’enraciner les thèses des « droites conservatrices », et ce en appliquant « les leçons » de Gramsci. C’est un grand classique : se réclamer de manière abusive du camp adverse en piochant dans les analyses pertinentes chez l’ennemi pour créer la confusion et en rendre inopérante la portée. Faut-il rappeler dans quelles conditions le philosophe a élaboré sa théorie de l’émancipation rapidement résumée sous l’expression d’« hégémonie culturelle » ? Le dirigeant communiste italien Antonio Gramsci a passé les onze dernières années de son existence en prison sous le régime fasciste de Mussolini. Arrêté fi 1926, le procureur déclare alors : « Nous devons empêcher ce cerveau de fonctionner pendant vingt ans »…En fait, sa condamnation n’empêchera pas l’intellectuel sarde de poursuivre son œuvre. Il écrira ses « Carnets de prisons », qui renouvelle l’analyse critique du libéralisme.

C’est en marxiste que Gramsci élabore des concepts comme « hégémonie culturelle », « bloc historique », « révolution passive », « national-populaire », etc. Et ses travaux permettent si bien de se saisir des réalités du combat politique en cours et des enjeux idéologiques que nombre de courants et clubs de réflexion s’en inspirent. Il en est de l’extrême-droite dès les années 1970, récemment encore de la droite sarkozienne ou du « populisme de gauche ». Pourtant, si tous reprennent volontiers la dimension d’une bataille des idées à mener, ils semblent ignorer que le champ de la lutte des classes contre toutes les dominations avec les concepts moins mis en avant de « classe fondamentale » ou de « classes subalternes ». Gramsci restera en prison jusqu’en 1937 et sa mort. Il faut maintenant les sortir des geôles de la pense dominante et régressive pour rendre vivante son analyse de justice sociale et de dignité humaine.

« Des pâtes », le billet de Maurice Ulrich !



Invité hier matin de France Inter, le président du Sénat, Gérard Larcher, a été clair et intransigeant à propos de l’Assemblée nationale et du respect des élus de la nation : « Je pense qu’il y a des attitudes qui ont conduit à des drames dans la démocratie. » 

Non, non il ne parlait pas de Laurent Wauquiez traitant les députés de guignols mais il répondait à Nicolas Demorand qui venait d’évoquer des députés en maillot de foot, brandissant des paquets de pâtes…

Les pâtes, une arme nouvelle contre la démocratie. Comment y faire face ? Faudra-t-il installer des détecteurs de spaghettis, faire appel à des chiens renifleurs de coquillettes ? Inscrire au fronton du Palais Bourbon, pâtes attention, danger ? 

Alors sans doute, Nicolas Demorand aurait pu demander par exemple à Gérard Larcher ce qu’il pensait du rejet la veille d’une proposition de loi sur la fraude fiscale déposée par un député communiste…mais qu’est-ce que c’est, comparé aux pâtes.

« Il gèle sur la ferme France », l’éditorial de Paule Masson dans l’Humanité de ce jour !



En matière de politique agricole, Emmanuel Macron marche sur des œufs. L’an dernier il en avait un sur la tête. Il se fait fort, cette année, d’arpenter les allées du Salon  de l’agriculture en battant le record de la journée la plus longue passer à tâter le cul des vaches. Ou des poules. Face à la colère des agriculteurs, dont un tiers gagne moins de 350 euros par mois, et à la méfiance des consommateurs sur la qualité de l’alimentation, le président de la République a promis un « printemps agricole ». Pour l’heure, il gèle encore sur la ferme de France. Le « prix juste » pour les producteurs était annoncé comme « l’étape de base ». Mais la grande distribution écrase de sa puissance les négociations en cours. Au bout de la chaîne, les paysans restent les dindons de la farce.

Devant 700 jeunes agriculteurs, invités à l’Élysée pour l’occasion, le chef de l’État a piétiné le champ de toutes ses incohérences, de l’annonce d’un plan « ambition bio », quand les aides sont supprimées, à la coexistence de plusieurs modèles, quand l’étalon productiviste conduit à la malbouffe et aux scandales alimentaires. « L’industrie ou les paysans, il faut choisir », interpellent les éleveurs, mobilisés depuis plusieurs semaines contre l’accord de libre-échange qui se négocie entre l’Europe et les pays latino-américains du Mercosur. Ils posent la vraie question. Et le problème est moins de jurer que jamais « il n’y aura jamais de bœufs aux hormones en France » que d’empêcher une concurrence déloyale qui inonde le monde d’aliments low-cost et nourrit la spéculation sur les matières premières.

En matière d’alimentation, le flou n’est plus de mise. Il faut repenser un modèle durable permettant de nourrir mieux un plus grand nombre d’habitants. Contrairement à la logique de la PAC, les aides financières doivent favoriser la transition vers le développement d’une agriculture fermière, écologique, créatrice d’emplois et de bien-être social. Au pays de la gastronomie, la revendication d’un droit au bien-manger pour tous est encore un objet de lutte.

jeudi 22 février 2018

Débat sur les orientations budgétaires : Intervention de Sofia DAUVERGNE au Conseil municipal du 15/02/2018




Intervention : Sofia DAUVERGNE
Conseillère Municipale de Romainville

Madame la Maire, Chèr-e-s collègues, j'aimerais aborder tout d'abord le contexte dans lequel nous sommes appelés à nous prononcer sur le rapport d'orientation budgétaire de notre ville,
De fait, on ne peut pas débattre de l’avenir des finances et des projets d’une collectivité en abstraction de notre environnement, qu’il soit financier, politique, social, économique ou institutionnel.
C’est pourquoi, je souhaite avant d’en venir à la situation de Romainville, éclairer sur les différents enjeux auxquels nous allons être confrontés à l’avenir et exposer certains faits :
82% de la richesse créée l’an dernier dans le monde a terminé entre les mains du 1% le plus riche de la population de la planète.
Depuis 2010, la richesse de cette «élite économique» a augmenté en moyenne de 13% par année, avec un pic atteint entre mars 2016 et mars 2017, période où «s’est produit la plus grande augmentation de l’histoire en nombre de personnes dont la fortune dépasse le milliard de dollars, au rythme d’un nouveau milliardaire tous les deux jours»
En France la fortune totale des milliardaires a bondi de 21 % par rapport à 2016, s’élevant désormais à 245 milliards de dollars, selon le magazine Forbes.
La fortune cumulée des 10 Français les plus riches a progressé de 1 100 %, selon des chiffres publiés par Le Parisien en 2017 passant de 20 milliards en 1996 à 245 milliards en 2017.
Nous possédons donc la preuve chiffrée que, dans notre pays, les « ultra-riches » prospèrent.
Cette richesse insolente n’est pas suffisante comme en atteste le dernier scandale finançier des Paradise Papers ou l’affaire Lactalis un système hyper-productiviste visant le profit, toujours plus de profit, est devenu le plus bel exemple qu’écologie et social ne font aujourd’hui qu’un.
Ou encore la suppression de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune) 3,2 milliard d'euros de cadeau au 300 000 ménage les + fortunés,
Voilà où est l’argent qui manque aux budgets publics, aux salaires, aux cotisations sociales. Et que fait le gouvernement ?
Il précarise l’emploi et facilite le licenciement avec les ordonnances Macron,
Il pique 5 euros par APL, dans la poche de ceux qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois.
Il offre 4,6 milliards d’euros de cadeaux fiscaux aux plus riches et il prend dans la poche des retraités via la CSG. 
La modernité d’Emmanuel Macron c’est la version colorisée des vieux scénarios d’exploitation au service de la finance.
Et çà se verra de plus en plus. Son projet de loi des finances 2018 a été fait pour les riches et au  service de la casse du modèle social français.
Et au détriment de l’intérêt général par le biais de montages financiers obscurs, le gouvernement demande aux collectivités de diminuer leurs dépenses de fonctionnement et d’investissement et finalement d’affaiblir le service public. Elles se verraient privées de près de 25 milliards d'euros en moins de 10 ans.
C’est une honte. Les baisses de dotations que nous subissons depuis des années étouffent la gestion des collectivités au service de l’intérêt général,
À titre d’illustration, un rapport d’une commission d’enquête sénatoriale avance le chiffre de 60 milliards par an, pour évaluer le coût de l’évasion fiscale sur les finances publiques. 
C'est pour cette raison que nous ne partageons pas l'analyse du rapport présenté ce soir qui fait un constat positif des mesures gouvernementales, il atteste même  de l'accélération des créations d'emploi dans un contexte macro-économique favorable.
Face à ce monde, à cette société, notre collectivité, n’est pas un territoire isolé, épargné par les conséquences des politiques publiques, bien au contraire.
On sait que la population de notre ville est touchée fortement par le chômage 19, 5% et notamment les jeunes  34% que cette courbe ne fléchit pas, en sachant que les taux de chômage publiés aujourd'hui exclut les jeunes en recherche de leur 1er emploi et les chômeurs de longue durée.
D’autres mauvais coups se préparent en coulisse. Comme par exemple, l'avenir du Grand Paris. Une région métropole, la suppression des départements de la petite couronne parisienne, des communes devenues des coquilles vides.
Le président Macron nous prépare sa métropole des riches. Ce sujet n’est pas une affaire institutionnelle, réservée aux élus et aux spécialistes.

L'Action des élus départementaux « la journée sans départements » du 7 février a permis d'alerter les habitants sur le risque de leur disparition et sur les conséquences  de la recentralisation des pouvoirs. 
Et c’est de nouveau le service public qui se trouverait gravement atteint si une telle décision était prise,
Par conséquent, si nous exprimons notre inquiétude quant aux évolutions territoriales à venir, c’est parce qu’il existe un contexte politique où la tendance est celle du « big is beautiful », c’est-à-dire, tout ce qui est grand est magnifique,  des grandes régions et des grandes intercommunalités, probablement élus, un jour, au suffrage universel direct.
Nous voyons donc bien que la commune et que le département,  sont menacés par ce dogme, comme le nez au milieu de la figure. Il faut tout faire pour l’éviter.
Les conséquences des politiques nationales ne s’arrêtent pas aux portes de Romainville. Les dotations n'ont jamais été aussi incertaines qu'aujourd'hui.
Au nom de la poursuite de la maîtrise des dépenses publiques, les victimes restent les populations et les agents du service public.
Le budget 2018 de la ville de Romainville est dans la continuité des autres.
Aucune augmentation sur la section de fonctionnement, alors que des classes supplémentaires et des équipements sont construits ou vont l'être. Que nous avons des difficultés à faire face aux intempéries, inondations, neiges,,,,
C'est l'occasion pour nous  de souligner le dévouement des agents des services publics qui se dépensent sans compter mais chacun sent bien que de cure d'austérité en cure d'austérité, les reculs des services publics dans notre pays affectent nos capacités à faire face aux fléaux des intempéries.
Comment accéder aux hôpitaux, aux écoles aux entreprises lorsque les voies deviennent impraticables ? Les services de transports à l'arrêt ?
Le réchauffement climatique génère des dérèglements climatiques qu'il va falloir aussi intégrer dans les politiques de préventions à mettre en place.
L'autofinancement reste très élevé pour un budget d'investissement sous perfusion d'emprunt depuis  plus de 10 ans.
En ce qui concerne les recettes, nous survivons par les dotations et les subventions contractuelles grâce à notre titre de ville pauvre, Plus de 50% des Romainvillois ne sont pas assujettis à l'impôt.
Au lieu d'engager une réforme d'ampleur qui aurait rendu la Taxe d'habitation plus juste pour les ménages. La mesure du dégrèvement progressif de la taxe d'habitation  par le gouvernement pour 80% des ménages reste une proposition électorale qui ne fait que signer la fin des départements et des communes.
Une attaque en règle contre la libre décision des élus locaux,
Si aucune recette ne rentre comment répondre aux attentes des agents, aux besoins des habitants, à la création, aux associations ??
Il est indispensables de relancer de la dépense publique pour développer tous les services publics : promouvoir un statut des fonctionnaires rénové au lieu d’en réduire le nombre (120 000 en 5 ans), sécuriser l’emploi et le progrès des qualifications pour tous avec un nouveau rôle pour la formation, d'utiliser les fonds publics comme levier d’une nouvelle orientation du crédit bancaire.
Il faut Mettre fin à la prédation de la finance avec une réforme profonde de la fiscalité des entreprises. Elle passe par un impôt sur les sociétés modulé selon des critères sociaux et environnementaux, un impôt local sur leur capital, un ISF modulé intégrant les biens professionnels.
Il faut œuvrer à la liberté d’administration des collectivités territoriales

Il est temps de  réinvestir dans le développement des capacités humaines, reconquérir le pouvoir de décider dans sa ville, voilà comment, selon nous, il convient d’agir pour résister et s'engager vers de nouvelles audaces sociales et démocratiques pour tous les romainvillois,

L’AMENAGEMENT DE LA DALLE DE LA COUVERTURE DE L’A3 (François ANDRE)



NOUS PUBLIONS CE TEXTE QUE NOUS A FAIT PARVENIR FRANCOIS ANDRE

"En 1969, était inauguré le tronçon de l’autoroute A 3, reliant la porte de Bagnolet, à Rosny. Sa configuration en tranchée a eu pour effet d’isoler un secteur de notre ville qui déjà souffrait d’un morcellement compliqué, du fait de la topographie du terrain ( lien entre le centre et les’’ bas pays’’). Ce fut le début d’une demande incessante de nos élus pour que l’ouvrage soit couvert. Un premier tronçon le fut au droit de Bagnolet et ce n’est qu’en 2010 qu’une partie fut couverte sur Romainville.

Les élus crièrent victoire. Enfin c’était la fin de cette horrible saignée qui coupait la ville en deux. Déjà à l’époque, la communication venant des élus étant des plus sommaires, nombreux étaient les Romainvillois qui avaient imaginé qu’ils ne verraient, ni n’entendraient plus les véhicules et que leur ville pourrait vivre tranquillement comme avant ‘’la grande fracture ‘’. Malheureusement, le tronçon couvert ne s’étendait que sur 220 m. C’était déjà pas mal, en tout cas moins que rien.

Notre Maire, heureuse de cette victoire, nous promettait des aménagements mirobolants. Sept ans après, c’est-à-dire aujourd’hui, l’emprise des talus a été achetée par la Ville à l’Etat et cédée aux promoteurs pour bien évidemment bétonner un max. Heureusement que la dalle n’est pas conçue pour être constructible ! Son aménagement restait à la charge de notre ville.

A ce jour, côté Jean Lemoine. Tout est bâti et l’aménagement ludique  de la dalle est en voie d’être terminé. Ce qui est fort intriguant, est que côté Route de Montreuil, au ras de la dalle a été réalisé un mur en bois, qui de par sa conception, s’apparente difficilement à une palissade provisoire en attente de travaux futurs. Certains habitants de la cité Charles de Gaulle se sont légitimement  offusqués, se demandant si l’aménagement de la dalle n’était pas réservé aux seuls habitants du secteur Jean Lemoine. Voulait-on les isoler des immeubles vendus en accession à la propriété, eux les mal nantis? Une fois de plus la cohésion sociale à la mode Valls écartait les acquéreurs de biens immobiliers, des habitants des cités HLM (la cité C de Gaulle conservant le même nombre d’habitants, malgré la démolition de deux tours).

N’est-il pas étonnant  Monsieur l’Architecte que le bâtiment le plus haut (11 étages) ait été implanté en bordure immédiate du pont P.Kérautret, avec une vue imprenable sur l’autoroute. De celui-ci,  on profitera au maximum de toutes les nuisances ! Je suppose que cet immeuble sera réservé prioritairement aux habitants de l’OPHLM).

Madame le Maire, pour le bétonnage du quartier encore BRAVO ! Expliquez-vous, dites-nous pour une fois la vérité, le mur de la honte n’est pas définitif. Aurait-il été payé par les promoteurs afin de mieux commercialiser l’opération Jean Lemoine ? Est-il acceptable de construire des immeubles donnant directement sur l’autoroute extrêmement fréquenté" ?


 François  ANDRE                                        Février 2017


« Asile-immigration » : Une loi indigne de la France

En effet, cette loi réduit les possibilités de demande d'asile, raccourcit les délais de recours, renforce les contrôles de manière à réduire le nombre de réfugiés et à augmenter le nombre d'expulsés. Ce projet de loi multiplie les obstacles dans le parcours du combattant des demandeurs d'asile, souvent livrés à eux-mêmes, en diminuant le temps pour l'examen de leur situation et leurs possibilités de recours s'en trouvent réduites. Par contre, le projet doublera la durée maximale de séjour en rétention dans la perspective de l'expulsion.

Ainsi, le gouvernement veut diviser par deux le temps pour la mise en œuvre des droits à l'asile, mais c'est deux fois plus pour la rétention en vue de l'expulsion.

A ces mesures régressives s'ajoutent les dispositions pour celles et ceux qui tombent sous le coup du règlement de Dublin, soit la grande majorité, qui interdirait à tout débouté du droit d'asile toute demande dans un autre pays. Ils seront ainsi renvoyés dans le pays de première arrivée où ils ont laissé leurs empreintes, les empêchant de demander l'asile en France ou dans le pays de leur choix. La Grèce et l'Italie, premiers pays d'arrivée, vont ainsi avoir la charge de reprendre ces migrants. De plus, ces migrants dits « dublinés » seraient placés en rétention pour être expulsés.
A cette logique répressive et absurde, s'ajoute, pour le gouvernement, la volonté d'opposer devant l'opinion publique, les « bons et les mauvais migrants », de stigmatiser et de criminaliser ceux qui fuient conflits, persécutions et pauvreté.
Les chiffres du ministère de l'Intérieur attestent pourtant qu'il n'y a aucune pression migratoire qui justifierait ces mesures.
Cette « menace » migratoire est montée de toutes pièces pour rassurer une partie de l'opinion inquiète, désorientée, après des années de campagne de la droite et de l'extrême droite contre les migrants, devenus des boucs émissaires depuis Sarkozy, Hollande et Macron.

La France, terre des droits de l'Homme, s'en trouve défigurée c'est ainsi que sont bradés valeurs, principes, droits de l'Homme et humanité.
Cette loi est indigne et doit être retirée.

Palestine/Salah Hamouri : La France doit passer de la parole aux actes pour la libération de notre concitoyen

Le 28 février prochain, cela fera six mois que Salah Hamouri est détenu arbitrairement sans autre raison que d'être un militant de la paix, des droits et des libertés. Six mois d'emprisonnement de trop !

La France ne peut se contenter d'être « préoccupée » par le sort de Salah Hamouri et d'« espérer sa libération », comme l'avait déclaré le Quai d'Orsay.

Le président Macron puisqu'il dit vouloir sa libération doit passer aux actes et intervenir auprès du gouvernement israélien. Le 28 février, le risque est grand que l'ordre de détention soit renouvelé.

Le Parti communiste français réclame que le président de la République française, pays des droits de l'homme, et le ministre des Affaires étrangères agissent pour la libération de notre concitoyen, et que cesse l'acharnement du gouvernement Netanyahou contre Salah Hamouri et sa famille.

Le PCF appelle à amplifier la mobilisation partout en France pour que le 28 février Salah Hamouri soit enfin libéré et à l'élargir  pour obtenir la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens, dont Marwan Barghouti, enfermé depuis 2002 dans les geôles israéliennes, et Khalida Jarrar, députée, en prison depuis juillet 2017, qui font face à l'arbitraire le plus total. Il demande à MM Macron et Le Drian d'exiger que soient d'urgence libérés Ahed Tamimi et les 300 autres enfants palestiniens actuellement emprisonnés.

L’homme du jour : « Pierre Dharréville »



Le député communiste des Bouches-du-Rhône défendait hier en commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale la proposition de loi de son groupe sur la reconnaissance sociale de « ces 8 millions de Français qui, de façon régulière et non professionnelle, apportent leur aide à un proche en situation de handicap ou dépendant ». 

Le texte prévoit la reconnaissance de l’indemnisation du congé, l’extension à un an de la durée du congé ainsi qu’un alignement des droits sur ceux des aidants de personnes handicapées. Les députés LREM, Modem et LR se sont trouvés d’accord pour refuser cette avancée sociale. 

Droite et majorité présidentielle se sont également retrouvées dans la même commission pour s’opposer à l’autre proposition de loi du groupe GDR défendue par Marie-George Buffet et Huguette Bello, visant à lutter contre la précarité professionnelle des femmes. Il n’empêche, elles poursuivront leur chemin dans l’Hémicycle, grâce à la « niche parlementaire » prévue le 8 mars.

« Des Clamecy partout », l’éditorial de Maurice Ulrich dans l’Humanité de ce jour !



Un mal court la Nièvre autour de la petite ville de Clamecy. Le syndrome post-traumatique lié à la fermeture des urgences de nuit. C’est ce que vont dire ce soir une trentaine de maires en se réunissant précisément devant le service des urgences de la commune après avoir annoncé leur démission. Sa fermeture est dans les cartons, comme dans cette même région, celle de Decize, d’Avallon, de Tonnerre. Au-delà des élus, des pompiers bénévoles, c’est toute une population qui est concernée. Urgences, mais aussi écoles, mais aussi lignes SNCF. On ne croisera même plus dans les petites gares ceux qui réussissent et ceux qui n’ont rien.

La France qui se dessine pourrait ressembler à celle qu’ont déjà écrite plusieurs chercheurs et qu’évoque un rapport de la Fondation Jean Jaurès paru justement hier. Les riches auraient fait sécession d’avec le reste des citoyens, ce qui menacerait le modèle républicain. D’un côté donc, ceux qui ne sont rien ou pas grand-chose dans des territoires à vau-l’eau. De l’autre, les urbains, aisés, diplômés, etc. Les uns voués au populisme ou à l’abstention, les autres gagnés au vote éclairé s’incarnant aujourd’hui dans LREM. C’est ressemblant, en effet, et du PS à Emmanuel Macron en passant par la Fondation Jean Jaurès elle-même, des leçons en ont été retirées en laissant les « délaissés » à leur sort. Mais la réalité, c’est que la question des « territoires » n’est pas d’abord sociologique mais politique et cela ne date pas d’aujourd’hui.

Les dernières décennies ont été gangrénées par la pensée libérale, pour laquelle tout service public, toute entreprise nationale serait un coût. Les urgences de Clamecy n’entrent pas dans le calcul du PIB. La politique d’Emmanuel Macron est dans le droit-fil de ces décennies, avec le pied sur l’accélérateur. Non seulement les coupes budgétaires handicapent et isolent les petites communes, les villes moyennes elles-mêmes et leurs habitants, mais les nouvelles dispositions fiscales, en limitant la marge de manœuvre des maires, vont leur interdire d’y faire face et vident la démocratie locale de son contenu. Plus il y aura de Clamecy en lutte et mieux la démocratie et le République se porteront.

mercredi 21 février 2018

« Gang », le billet de Gérard Streiff !



Spinetta est l’auteur remarqué d’un récent rapport de casse de la SNCF. Wikipédia nous dit de lui que c’est un « haut fonctionnaire » mais aussi que c’est « le patron le mieux payé de France ». La contradiction n’est qu’apparente. Spinetta est l’exemple type de cette faune d’énarques qui ont colonisé à partir des années 80 les principaux rouages de la machinerie d’État.
Des technos passés du côté du fric et que l’on retrouve systématiquement dans tous les postes de la haute administration en même temps que dans une flopée de conseils d’administration (Alcatel-Lucent, Air-France, GDF-Suez, Areva, notamment, pour ce qui concerne Spinetta). L’État c’est eux, le pouvoir, le vrai, c’est eux. Au nom de quoi Spinetta est devenu un expert es SNCF ? Au nom de cette appartenance de ce gang de petits marquis dont le chef est Macron.

« Oxymore odieux », l’éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin dans l’Humanité de ce jour !



Quand le projet de loi « asile et immigration » sera présenté, ce mercredi, vous entendrez partout ce que les grands communicants nomment « des éléments de langage » il y aura deux mots, reliés par une simple conjonction, et ils seront martelés afin de justifier la politique gouvernementale de dissuasion migratoire massive ; « Fermeté et humanité ». il suffit de parcourir les principaux axes du texte. « Fermeté et humanité », disent-ils ? Nous y lisons que répression et dangerosité. Comment dès lors juxtaposer « fermeté » et « humanité », surtout sur ce sujet-là, sinon commettre l’un des pires mensonges en politique à seule fin de satisfaire une partie de l’opinion publique : l’oxymore odieux.

On a beau se convaincre que, non, ce n’est pas la France, celle des lumières, celle d’Hugo et de Jaurès, celle de nos pères fondateurs du CNR et de Mai 68, on a beau dire que nous n’avons pas voté au second tour d’une élection présidentielle pour nous retrouver avec un Sarkozy déguisé en faux centriste, la réalité jaillit à nos yeux. Ainsi le ministre de l’Intérieur assumera de présenter un durcissement du droit des étrangers sans précédent, au service d’une machine à accélérer les expulsions : les délais d’asile réduits à six mois et des recours complexifiés à l’extrême ; la durée de rétention rallongée ; le recensement des migrants, inscrit jusque dans la loi ; l’immigration choisie, surtout pour les étudiants, etc. Tout cela, bien sûr, vise à poursuivre ce qui se passe déjà sur le terrain, la chasse aux immigrés et les pratiques administratives impitoyables, les traitements scandaleux infligés aux réfugiés à nos frontières, les conditions misérables de l’accueil…Nous avons honte de ce gouvernement.

Mais nous sommes fiers, tellement fiers, de tous ceux qui bravent les dispositifs anti-migrants. De Nice à Briançon, de Calais à Bayonne, de Saint-Étienne à Nantes, le mouvement s’amplifie de ces anonymes dont la conscience se révolte. Eux « font société » en tendant la main. Ils tournent le dos à la barbarie montante des États sécuritaires. Ils sont l’honneur de la France. Et ils montrent chaque jour un peu plus que l’entrée en résistance demeure l’un des meilleurs apprentissages citoyens…

mardi 20 février 2018

"Avec Uber ", le billet de Maurice Ulrich !



On dit souvent du mal d’Uber, même si Emmanuel Macron y voyait l’opportunité pour des jeunes de banlieue de conduire une belle voiture et de porter un costard. C’est un problème chez lui, les costards. Amis Uber fait une belle campagne de pub. Dans la métro, en quatre mètres sur trois, il y a Marianne, « chauffeur avec Uber et maman avant tout ». Il y a Madrane, jeune sportif « de couleur », en tee-shirt, « chauffeur avec Uber entre les entraînements », et Fodhil, « chauffeur ave Uber et jeune chef d’entreprise ». 

Marianne peut-être, grâce à Uber, une bonne mère. Ce que veulent les femmes. Madrane peut se consacrer à son sport, ce que veulent les jeunes de banlieue, et Fodhil va développer son entreprise. Ce que veut un jeune de banlieue aussi bien sûr, qui s’en sort. 

Tout cela avec 60 heures de conduite par semaine pour moins que le Smic, comme le disant les chauffeurs qui n’ont pas tout compris à Uber. Et pourtant réunir autant de clichés sexistes et « « ethnicistes » pour ne pas dire plus, en trois affiches ciblées, c’est encore un exploit Uber.

« On ferme », l’éditorial de Michel Guilloux dans l’Humanité de ce jour !



Promis, juré, craché. Plus question de « rafistolages a mâlement clamé  le premier ministre la semaine passée. Et ouste, en trois mois de « réflexions », le gouvernement va boucler une grande réforme de l’hôpital. Et d’annoncer, royal, 100 millions de rallonge pour financer la chose. Après les 50 autres lâchés pour le Ehpad, on mesure en effet l’importance qu’accordent les sommets de l’État au service public de santé. L’hôpital souffrirait d’une « crise de sens », assène doucement la ministre du secteur. Agnès Buzyn souhaiterait même s’attaquer à la « course à l’activité », pas la supprimer, non, mais la réduire, à l’occasion. C’est un effet de la « société civile »mise au pouvoir en même temps que le nouveau président ; on ne peut lui reprocher de ne pas connaître la réalité du secteur dont chacune ou chacun a la charge. Au contraire même, ils et elles y ont porté le fer de conceptions purement financières et comptables aux conséquences ravageuses que tout le monde voit ou subit.

Un point de non-retour est atteint, du point de vue du supportable, humainement et socialement parlant, dans maints domaines. Plus il est soumis au chiffre, à la procédure, au protocole, bref aux critères d’ « efficacité » du privé, plus le service public perd précisément de son efficacité et, en effet, Madame la ministre, de son « sens ». mais se borner à constater l’état des choses existant, sans en pointer les causes, les responsables et les bénéficiaires, c’est se donner les moyens à bon compte, outre d’une bonne conscience, de s’appuyer sur le désastre pour l’amplifier et non le transformer dans le sens du progrès.

Hôpital, école ou trains…le pouvoir frappe sur tous les fronts pour jouer de la sidération sociale. Sa méthode commence à se voir de se résumer à fermer des gares, fermer des écoles, fermer des palais de justice, fermer des maternités et des hôpitaux de proximité…La modernité est au contraire du côté de celles et ceux qui, un peu pertout dans le pays, défendent ces structures d’égalité et de solidarité. Leurs voix convergent en un concert de salut public.

lundi 19 février 2018

Dénomination de 4 nouvelles voies : " Intervention de Sofia Dauvergne au Conseil municipal du 15 février !




Conseil Municipal de Romainville du jeudi 15 février 2018
Dénomination du parc urbain sur la couverture A3
Dénomination d'une voie interne rue du Dr Vaillant dans le quartier des Bays Pays

Cher-e-s Collègues,
On nous demande, ce soir, d'acter 4 nouvelles dénominations, Parc Urbain Simone Veil, Mail de l'émancipation, allée de la Tolérance, le chemin de Groux.
Si on ne peut être que d'accord sur la recherche ou la conservation de noms qui ont forgé l'histoire de Romainville ou de mettre en avant des personnalités qui ont marqué l'histoire de notre société, nous regrettons une nouvelle fois, et ce n'est pas faute d'avoir formulé des propositions en séances du conseil municipal, que cette question des noms de rues de notre ville ne soit pas l'objet d'une instance pluraliste d'examen, permettant le partage et le fruit d'un échange entre tous les conseillers municipaux, 
Apprendre le choix d'une dénomination comme celle du Parc Urbain des 3 communes dans un discours lors de la réception de personnalités ou dans le journal le Parisien du 28 janvier 2018 reste contradictoire avec le vote auquel vous nous convier ce soir.
Il nous est demandé de valider la proposition de « Parc Urbain Simone Veil » ;  nous sommes d'accord pour reconnaître l'importance de cette femme politique de droite dans l'histoire de la société française - défense des acquis sociaux, projet de loi sur IVG  - et de sa lutte pour le devoir de mémoire.

Ce choix , nous est soumis suite à une concertation qui a vu 71 romainvillois voter pour cette dénomination.
Aussi, nous considérerions comme une bonne initiative celle qui consisterait à soumettre ces propositions à la concertation et à laisser s'exprimer d'autre suggestions. 
Mais en ce qui concerne celles proposées ce soir, elles émanent uniquement du choix de la majorité municipale.

Sachant que ma proposition n'aboutira pas dans la concertation, et à titre personnel, je soumettrais une proposition de dénomination émanant d'habitants à savoir :  « Parc Urbain des Grenouilles ». Si nous avions pu échanger en amont, j'aurais suggéré d’examiner cette proposition.

Celle-ci semble correspondre à l'actualité, celle de préserver des espèces en voie de disparition dont certaines ont résidé en nombre dans les plans d'eau du Fort de Noisy (situé tout près du parc urbain). Ce lieu destiné à l'enfance, aux familles, aux jeunes de notre ville aurait pu être le symbole de notre volonté de la préservation d'un écosystème et de la transmission aux générations futures d'un patrimoine naturel aussi riche que celui qui nous a été offert.


8 mars, journée Internationale des Droits des Femmes : Rencontre avec Eliane Assassi : "Retenez votre soirée !




LIBRES ET ÉGALES !

·       L’ÉGALITÉ SALARIALE ET PROFESSIONNELLE ENTRE FEMMES ET HOMMES, BÉNÉFIQUES POUR LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE.

·       INTERRUPTION VOLONTAIRE DE GROSSESSE : UN DROIT QUI DOIT ÊTRE INSCRIT DANS LA CONSTITUTION.

·       EN FINIR AVEC LES VIOLENCES SEXISTES, LES INJURES, LES COUPS, LES VIOLS.
·       REVALORISATION DES MÉTIERS DITS FÉMINISÉS

·       AUTORITÉ PARENTALE : CONJOINTE POUR LA FEMME ET L’HOMME. GROSSESSE ET MATERNITÉ AU TRAVAIL : AUCUNE DISCRIMINATION.

·       INJUSTICES, PRÉCARITÉ, FLEXIBILITÉ, MAÎTRISER SES CHOIX DE VIE : UNE EXIGENCE.

LES COMMUNISTES ET LEURS ÉLUES,  VOUS INVITENT À VENIR EN DÉBATTRE

LE JEUDI 8 MARS À 19 H,


105/107 RUE GABRIEL HUSSON AU COURS D’UNE 

RENCONTRE

EN PRÉSENCE D’ÉLIANE ASSASSI, SÉNATRICE DE LA 

SEINE-SAINT-DENIS

« De Carlos Ghosn à Karl Marx », l’éditorial de Patrick Appel- Muller dans l’Humanité de ce jour !



Avec le stoïcisme d’un samouraï, Carlos Ghosn se fait hara-kiri sur l’autel de la décence. Pour bénéficier d’une reconduction de l’État à la tête de Renault, lui qui a touché en 2016 quelques 16 millions d’euros à la tête du groupe annonce réduire de 30% son salaire chez l constructeur français. Le gouvernement plastronne en occultant les plus de 9 millions que le PDG touche chez Nissan et le jackpot qu’il empochera cette année chez Mitsubishi, qui vient d’être absorbé. Opération poudre aux yeux.

La triple alliance automobile vient en effet de battre un record de ventes. La marque au losange enregistre des bénéfices en hausse de 47% et les dividendes 2017 progressent de 12, 7%. Cela ne suffit pas puisque les primes d’intéressement vont, elles, baisser de 24% pour un ouvrier, de 19% pour un technicien, de 13% pour un cadre et de 6% pour un cadre supérieur. La lutte des classes se déroule là et non dans l’exaltation d’on ne sait quelle haine qui fait frémir les tenants du capitalisme : elle s’exerce dans la tension entre l’avidité du capital et les résistances que sont capables ou non de lui opposer ceux qui en sont victimes. « Ainsi toutes les passions et toutes les activités sont englouties dans la cupidité ». écrivait Marx. C’est bien ce désir de comprendre et de changer ce monde qui a conduit quelques 2000 personnes à participer, samedi, à une longue journée consacrée au philosophe allemand par notre journal.

Les tenants de la conservation pensaient avoir enseveli la lucidité et la visée communiste de l’auteur du Capital sous les décombres du soviétisme et la poussière d’une « fin de l’histoire » décrétée. Et voilà que s’ébrouent des volontés, que s’affichent des appétits curieux, des exigences de modernité et d’humanité. Un signal qui rappelle que les rapports de forces dans la lutte des classes ne sont pas figés et que, comme le proclamait l’insolent barbu : « L’histoire ne fait rien, c’est l’homme réel et vivant qui fait tout. »

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