LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 12 janvier 2018

POUR MADAME BUZYN, L’HÔPITAL NE DOIT PAS AVOIR UNE ACTIVITÉ DÉMESURÉE !


Ce vendredi, la ministre de la santé Agnès Buzyn a estimé qu’il fallait « inventer un nouveau mode de financement » des hôpitaux publics, ce qui est très difficile techniquement car «  il n’y a pas dans les tiroirs aujourd’hui aucun modèle alternatif ». « Il faut qu’on arrive à transformer le modèle de financement de l’hôpital pour que ce ne soit pas uniquement un financement qui pousse à une activité démesurée. Il faut qu’on valorise la compétence particulière des hôpitaux, l’enseignement, la recherche, la capacité à faire une bonne médecine ». Oui vous avez bien lu, IL NE FAUT PAS UNE ACTIVITÉ DÉMESURÉE DE L’HÔPITAL. Autrement dit, ne soyez pas malades ! Concentrons-nous sur des soins utiles ! Madame Buzyn se moque du monde !

Qu’elle demande aux femmes et aux hommes qui travaillent au quotidien à l’hôpital avec des moyens en baisse. Elles, ils subissent le non remplacement des départs en retraite, les fermetures de service. Ces personnels, toutes catégories confondues sont en souffrance, car on leur demande toujours plus avec moins, ils subissent les suppressions de lits, la vétusté du matériel. Il n’y aurait pas d’alternative. C’est comme Margaret Thatcher qui aimait opposer cette sentence définitive à ceux qui osaient ne pas voir le monde à sa façon. Toutes les propositions formulées par les parlementaires communistes lors de l’examen du projet de loi de financement de la sécurité sociale. La fraude patronale, selon la cour des comptes,  coûte 20 milliards d’euros aux finances de la sécurité sociale. Le gouvernement, rapport à la main pouvait se saisir de la question. Refusé. Pourquoi ne pas mettre à contribution les laboratoires, qui vont bénéficier de l’obligation pour les vaccins, pour assurer la gratuité des nouvelles vaccinations. Refusé. Une taxe sur les salaires prive les hôpitaux de quatre milliards d’euros. Supprimons-là.

Fondamentalement, les difficultés rencontrées par l’hôpital public et plus généralement l’accès aux soins, l’étatisation de la sécurité sociale, sont le résultat de la prédation toujours plus sauvage des richesses par les privilégiés de l’argent. En d’autres termes entre la finance et l’hôpital, la sécurité sociale pour tous il faut choisir. Le gouvernement et sa ministre de la santé l’ont fait !

Mercredi dernier le groupe communiste à l’Assemblée nationale a organisé une rencontre sur le thème « l’hôpital en danger, politique à refonder », en présence des actrices et des acteurs des luttes nombreuses qui se déroulent sur cette question dans tout le pays. « L’hôpital est en crise,  dit l’invitation. De toutes parts nous reviennent les signaux d’alarme tirés par des personnels en souffrance et en lutte. Comme vous, nous sommes convaincus qu’il faut agir. Or, les décisions prises par le gouvernement sont en train d’aggraver encore la situation, nous ne pouvons, nous y résoudre. Lors de des semaines de contrôle de l’Assemblée nationale chaque groupe parlementaire décide du sujet qu’il souhaite inscrire à une séance qui lui est réservée. Nous avons décidé de la consacrer à l’hôpital et d’interroger Mme la Ministre de la santé et nous souhaitons préparer cette séance à ciel ouvert, avec vous »


Eh bien, que madame Buzyn ne vienne pas dire, en écoutant les député-e-s communistes,  qu’en dehors de l’orthodoxie libérale, point de salut pour l’hôpital public

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