LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

jeudi 31 août 2017

" Le président des conservatismes ", l'éditorial de Paule Masson dans l'Humanité de ce jour !



Il n’a finalement pas fait le déplacement, sans doute incité à la prudence par les vents mauvais d’une popularité en baisse. Mais Emmanuel Macron, si prompt à se considérer comme le PDG de l’entreprise France n’en a pas moins veillé à soigner le défilé gouvernemental à l’université du Medef, sur le campus de la très sélective école HEC. Parmi eux, le ministre de l’éducation nationale et sa consœur de l’enseignement supérieur, invitée à disserter sur… l’emploi.

Alors que l’exécutif présente aujourd’hui, les ordonnances qui vont précariser l’emploi à outrance, le patronat prescrit à l’éducation nationale un traitement de choc libéral, qui se donne pour ambition de rendre les jeunes « 100%  employables ». Tout se tient. D’un côté, les étudiants ne doivent plus être considérés comme des futurs citoyens libres d’esprit mais comme une main-d’œuvre  en devenir formée pour assouvir les besoins immédiats des entreprises. De l’autre, les travailleurs sont sommés d’être flexibles, facilement licenciables. On connaît déjà la feuille de route fournie par le candidat Macron sur l’enseignement supérieur : sélection généralisée, avec mise en place de prérequis pour s’inscrire en licence dès 2018, autonomie des universités, bourses au mérite, privatisation.

Le projet nourrit la rupture avec l’obligation républicaine de donner à tous les élèves sortant du lycée un accès à l’enseignement supérieur. Le droit aux études est clairement remis en cause pour les jeunes issus des milieux modestes, déjà victimes d’un quotidien de discriminations. Les quelques « méritants » seront orientés vers un parcours imposé. Le Medef trouve là un débouché inespéré à sa définition élitiste, militariste et reproductrice des inégalités sociales de la formation. Si comme le disait Nelson Mandela, « l’éducation[  est l’arme la plus puissante qu’on puisse utiliser pour changer le monde », alors Emmanuel Macron apparaît pour ce qu’il est : un président de plus des conservatismes du vieux monde.




mercredi 30 août 2017

" Des silences entendus ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'humanité de ce jour !



Il entend que « la France reprenne son rang parmi les nations » et qu’elle soit « capable de se faire entendre ». Pourtant Emmanuel Macron n’a eu jusqu’à aujourd’hui aucun mot pour défendre le jeune franco-Palestinien Salah Hamouri, embastillé par les autorités israéliennes au mépris du droit et de la justice. Nul besoin de justification légale pour Tel-Aviv, la détention administrative est la version moderne des lettres de cachet. Mais le président de la République ne veut pas se faire entendre de Benyamin Netanyahou, ce cher « Bibi » ainsi qu’il l’avait susurré à Paris, en reprenant le surnom affectueux que lui donnent ses partisans de droite et d’extrême droite. Devant 150 ambassadeurs, le chef de l’État a bien amorcé un virage sur la Syrie mais pas sur la politique de colonisation et de répression mise en œuvre par Tel-Aviv. Le rempart que Donald Trump veut dresser face au Mexique le choque ; pas le mur de la honte qui enferme des millions de palestiniens. Pour libérer Salah, pour lui permettre de voir son bébé et sa femme interdits de séjour en Palestine, la France devra se faire entendre de son président.

Emmanuel Macron se prétendait « le maître des horloges »… Les aiguilles tournent et rien ne change pour notre confrère Loup Bureau, emprisonné en Turquie pour avoir fait son métier. Le président a passé deux coups de téléphone polis à Recep Erdogan. Et c’est tout. Hier, il a préféré s’en prendre au Venezuela que, pour copier Donald Trump, il a qualifié de « dictature ». Pourtant ce n’est pas à Caracas mais à Istambul que 160 journalistes sont emprisonnés, que des dizaines d’opposants ou désignés tels ont été licenciés de la fonction publique et que des milliers de Kurdes ont été massacrés ces dernières années. C’est sans doute ce que le chef de État présente comme une politique étrangère « sans angélisme ». Pour en dissiper l’odeur de soufre et lessiver les mots, il ne suffira pas de nommer un porte-parole à l’Élysée.

mardi 29 août 2017

" Cassandre et le trac élyséen ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de ce jour !


« Il ne faut jamais céder aux Cassandre », a lancé hier Emmanuel Macron à ses ministres, comme un lapsus. La sœur d’Hector prédisait en effet l’avenir avec exactitude et la chute de Troie qu’elle annonçait eut bien lieu. Une certaine fébrilité gagne donc l’Olympe. La distance jupitérienne ne paierait pas ; il faudrait revenir au b.a-ba de la « pédagogie », maquiller à tour de bras et à grands frais les mesures douloureuses, lancer des équipes de snipers sur les plateaux télé. Mais le coup de blues est là. Le chef de l’État a dû reconnaître qu’il « avait été élu par des gens qui ne l’avaient pas choisi », pire qui ne comprennent pas sa vision. Ainsi, depuis l’étranger, le président a-t-il jugé que « la France n’est pas réformable » et que « les français détestent les réformes ». On en se souvient pourtant pas de grèves et de manifestations lorsque la sécurité sociale fut mise en place ou quand furent instaurées la retraite à 60 ans, la cinquième semaine de congés payés et les 35 heures.

Bref, le chef de l’État a le trac à la veille du coup de force qu’il ourdit contre le Code du travail. Le flou entretenu sur les ordonnances – une tactique élaborée à l’issue de la loi El Khomri afin d’anesthésier les syndicats – ne pourra pas durer au –delà de jeudi. Dès lors, les mobilisations pourront prendre corps. Pour la CGT, Philippe Martinez annonce un ancrage du mouvement au plus près des entreprises et des salariés. Un premier rendez-vous est programmé le 12 septembre. D’autres suivront sur ce thème, puis sur les autres mesures explosives prévues par le pouvoir contre les retraites, la protection sociale, l’assurance-chômage, l’école et l’université, le logement, les services publics…


Les 15, 16 et 17 septembre, la Fête de l’Humanité se met à la disposition de toux ceux qui veulent en savoir plus sur ces projets. Chercher les modes d’action les plus efficaces, élaborer ensemble des réformes de progrès. Par exemple, pour bannir la précarité du travail.

lundi 28 août 2017

" Les amis de la finance ", l'éditorial de Sébastien Crépel dans l'Humanité de ce jour !

Voilà, c’est dit. Depuis le « j’aime l’entreprise ! » braillé par Manuel Valls aux oreilles des patrons, on n’avait pas entendu un tel élan de sincérité de la part d’un ministre de droite. Bruno Le Maire l’a surpassé en s’adressant non plus aux seuls capitaines d’industrie, mais à ceux qui plient toute l’activité humaine à leurs exigences de rentabilité. « Nous devons être les amis de la finance », a lancé le ministre de l’économie à Grenoble.


Du discours de Bourget à celui du bourgeois, il ya toute l’histoire de l’imposture à la base de l’ascension d’Emmanuel Macron. Comme toutes les victoires construites sur un mensonge qui ne peut faire longtemps illusion  - le « ni droite, ni gauche », - la sanction est brutale quand la tromperie se révèle. Quatorze points de moins de popularité en un mois, vingt-quatre en deux mois. Á côté, Sarkozy et Hollande paraissaient adulés, c’est dire ! Le nouveau président de la République a dilapidé plus du tiers de son capital de confiance en l’espace d’un été. Et quel été : la nuit du 4 août 1789 rejouée à l’envers à peu près chaque jour. Baisse des APL aux plus modestes, non reconduction des contrats aidés pour les travailleurs en difficulté, re-gel du salaire des fonctionnaires, matraquage de la CSG avec les retraités en première ligne. C’est le corollaire d’une politique faite par et pour la « finance » que Bruno Le Maire a beau jeu d’appeler à respecter les « règles », dans un concentré de tartufferie et d’hypocrisie.


Car ces « règles » en question, déjà peu consistantes seront bientôt taillées sur mesure aux exigences de ladite finance si l’exécutif va au bout de ses projets sur le droit au licenciement ou l’impôt sur la fortune. Tiens, à ce propos, comment va Muriel Pénicaud ? Pour celle qui « concerte » sur le Code du travail comme on ourdit un complot – jamais un texte n’a été autant mis au secret », relève le Journal du dimanche –, le plan de stock options qu’elle a touchées chez Danone sur l’écrémage de l’emploi « a été fait dans les règles ». C’est bien là le problème.

vendredi 25 août 2017

"Et en même temps", nous disait-il, l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de ce jour !


Le temps fait quelque chose à l’affaire. Les nuages se dissipent et l’Olympe où devait régner Jupiter est devenu visible. La déception gagne et l’impopularité s’installe. « Ce sera dur de rester populaire », confesse-t-on à Matignon. Le plus éprouvant reste à venir avec la réforme du Code du travail. Le premier budget du quinquennat, qui va sabrer 20 milliards cet automne dans les services publics et les dépenses sociales, et le train de cadeaux destinés au très très riches.

L’été a donné un avant-goût avec les APL amputées, la fin des contrats aidés qui menace la rentrée scolaire et le système hospitalier, les milliers d’étudiants toujours sans place à l’université, les gains de pouvoir d’achat promis escamotés par un usage pernicieux du calendrier…

Une nouvelle ère devait s’ouvrir pour la politique. De la cuisse de Jupiter ne sont sortis qu’un pouvoir extrêmement centralisé autour de l’Élysée, une intimité renforcée avec la haute finance, une moralisation des mœurs des décideurs entachée par des parcours troubles, une majorité parlementaire réduite aux applaudissements ou aux silences. Les CV puisés par les états-majors d’entreprises, dans les raids de start-up ou dans le confort des milieux des milieux bien nés produisent du conformisme libéral sans qualité républicaine.

L’opinion accorde encore un délai avant de faire un bilan mais une formule a déjà perdu tout son sens, ce fameux, « et en même temps » dont usait et abusait Emmanuel Macron. La gauche n’a trouvé aucun de ses petits dans la cohue des réformes lancées. L’engagement du chef de l’État de « changer profondément les structures économiques et sociales françaises » se dessine selon le programme du Medef, qui accueillera un gouvernement presque au complet lors de son université d’été. La semaine prochaine « Et de droite et de droite » remplace peu à peu la formule magique. Ces preuves faites, les épreuves viennent.


jeudi 24 août 2017

" La valse des promesses ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de ce jour !


« Les promesses n’engagent que ceux qui y croient », avait lâché, cynique, Jacques Chirac. L’actuel président de la République est plus nuancé. Certains des engagements de sa campagne sont gravés dans le titane et résistent à toute corrosion. Il en est ainsi pour les baisses des impôts pour les sociétés. La mise en place d’un prélèvement unique de 30%  sur les revenus de l’épargne et pour l’exemption d’ISF pour les fortunes en actions et produits mobiliers. Un  bel encouragement par exemple pour le groupe Chanel international, dont le chiffre d’affaires baisse de 9% en 2016, mais dont les dividendes font plus que doubler. Les deux frères Wertheimer, les actionnaires de référence, touchent ainsi 3, 414 milliards de dollars conte 1,643 en 2015. ainsi s’amplifie la vampirisation de l’économie de la France, bien plus frappée que sa voisine allemande par ce phénomène qui tue l’investissement et la qualité de l’emploi. Les très très riches s’en réjouissent, Macron est un homme de parole.

Parmi les heureux, on comptera d’ailleurs François Fillon, qui devient le trentième associé d’une firme financière qui spécule sur l’immobilier, les dettes des PME et fond en vautour sur les investissements qu’elle entend pressurer. Ses collègues ont fait leurs armes chez Goldman Sachs, Merrill Lynch et Deutsche Bank, dont les états de service ont empli les cimetières de l’économie réelle. L’ancien candidat, on le savait, a toujours aimé l’argent. Il sera à son aise sous le nouveau régime.


D’autres promesse s’évanouissent aujourd’hui. De l’alchimie qui devait transmuter la suppression des cotisations sociales et une hausse de la CSG en gains de pouvoir d’achat ne reste que le plomb des espérances trompées. L’ »une sera reculée, l’autre précipitée, et désormais aux retraités ponctionnés s’ajoutent les salariés floués. «  Les gens qui ne sont rien » n’ont rien à attendre de ce président qui entend même les priver d’une grande partie de leurs droits dans les entreprises.

mercredi 23 août 2017

" Le refus d'une mort sur ordonnances ", l'éditorial de Pierre Chaillan dans l'Humanité de ce jour !


Un nivellement par le bas du droit du travail sans précédent en France et en Europe : voilà ce à quoi s’emploie en plein cœur de l’été le duo « de droite et de droite » Emmanuel Macron – Édouard Philippe. Sous couvert de « dialogue social » la machiavélique philosophie des ordonnances est de faire reculer le droit des salariés et leur sécurité de l’emploi pour donner la plus grande liberté aux chefs d’entreprise et la garantie supplémentaire aux actionnaires.

Le Medef a beau jeu de rester discret sur l’ampleur de cette contre-révolution libérale. Elle n’en est que plus alarmante pour le monde du travail ! D’un côté, baisse du « coût du travail » (favorisée par les négociations d’entreprise et non plus de branche sur des questions salariales, etc.), précarité accrue et développement du dumping social (illustrés par la réforme des contrats de travail CDD et CDI « de chantier » et « de projet »), régression démocratique sur le lieu de travail ( se traduisant par le regroupement des instances représentatives du personnel et l’évolution des seuils de représentativité par des mesures de contournement des organisations syndicales…)
De l’autre, « c’est tout bénef », avec l’assouplissement du licenciement et l’abaissement des obligations légales comme lors des délocalisations (barèmes, recours, indemnités, plans de sauvegarde de l’emploi et « plans de départ volontaires », etc.) Un projet « libéral » de l’aveu de la CFE-CGC. En outre, les gesticulations et autres larmes de crocodile du président de la République concernant les travailleurs détachés ne visent qu’à encadrer ce statut et donc en définitive qu’à pérenniser en Europe le dumping social, tout en s’inscrivant avec cette loi travail XXL, dans la course au moins-disant social.


Refusons cette mort sur ordonnances du modèle social français hérité du CNR en participant en grand nombre aux manifestations et grèves à l’appel de la CGT et de Solidaires le 12 septembre prochain.

mardi 22 août 2017

Fête de l'Humanité : les communistes présents sur le marché les 28 août, 3 et 10 septembre !


Fête de l’Humanité : les communistes seront présents sur le marché, pour vous proposer la vignette les dimanches 28 août, 3 et 10 septembre à partir de 10 h 30  !

C’est parce que nous estimons qu’il est plus urgent que jamais de parler, de dialoguer, de partager des idées et de belles émotions que les communistes soutiennent toutes les initiatives culturelles et festives qui se tiennent. La fête de l’Humanité en est une, de grande valeur. C’est en effet ensemble et dans le partage de moments de convivialité, des intelligences, des créations musicales et artistiques que nous serons plus forts pour infliger une défaite aux simplismes, aux obscurantismes, à la violence et à leurs penchants autoritaires et guerriers.
La fête de l’Humanité des 15, 16 et 17 septembre sera le moment de la rentrée pour se retrouver, faire front ensemble contre les mauvais coups que prépare le gouvernement Macron- Philippe.


Faites avec nous, dans le respect de nos différences, que la fête de l’Humanité 2017, soit un acte de résistance, un moment de mobilisation festive de toutes celles et de tous ceux qui ne lâchent rien et préparent l’avenir. À dimanche sur le marché !


" Allô,l'Elysée ? Appelez le 115 ! ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de ce jour !


Le syndrome de l’orchestre du Titanic a encore frappé. Le Journal du dimanche  titrait ce week-end « oui, la France redémarre. Les chiffres le prouvent ». et dans son argumentaire étaient cités « les profits des grandes entreprises », « l’intérim se porte bien »…tandis que le numéro 2 du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, se pâmait : «  l’effet Macron est indéniable. » Eh bien, nous y ajoutons dans nos colonnes de quoi ramener l’exaltation macronienne de cet hebdomadaire aux réalités que connaissent les Français. Le nombre de familles avec enfants jetées au hasard de la rue a augmenté de 39% cette année, celui des jeunes sans abri de 17%. « Allô, l’Élysée ? Appelez donc le 115 ! »

Étrange cette illusion d’optique qui ignore l’affaissement de l’emploi industriel, l’aggravation du déficit de la balance commerciale, la chute vertigineuse des emplois à durée indéterminée dans la proportion des embauches, le gonflement de la bulle financière sous l’effet des superprofits qui peut ravager toute l’économie. Le partage des richesses créées n’a jamais été aussi injuste mais Emmanuel Macron programme la baisse de l’impôt sur la fortune, de la fiscalité des entreprises, de la taxation des dividendes…mais aussi la baisse  des aides au logement, la hausse de la CSG, la réduction de l’emploi public et des moyens des collectivités. La précarité dans sa version classique et dans son nouveau format ubérisé s’envole. L’insécurité doit être étendue à tous les volets ou presque de l’emploi par une réforme du Code du travail imposée à coups d’ordonnances et la protection sociale sera sans tarder, nous dit-on, placée dans le collimateur.


Tout redémarre ? pour le 1% de la population qui truste les richesses et les pouvoirs politiques, c’est évident. Pour le reste des Français, la rentrée sera moins euphorique. La méthode Coué, façon Journal du dimanche, exige qu’on y croie les yeux fermés…

lundi 21 août 2017

" L'économie zombie du PDG de la République ", l'éditorial de Maud Vergnol dans l'Humanité de ce jour !


Une rentrée scolaire reportée faute d’employés à la Réunion. Plusieurs dizaines de milliers de retraités d’Île de France privés de ressources et priés de se débrouiller pour survivre, faute d’effectifs pour traiter leurs dossiers…Bienvenue chez les plumés de l’austérité et de la 6e puissance mondiale.
Le dernier coup bas du gouvernement, avec la suppression en catimini et sans préavis des contrats aidés, illustre la croisade libérale contre les services publics que le gouvernement compte mener au pas de charge. Certes, ces emplois ultraprécaires, sparadraps sociaux et variables d’ajustement des courbes du chômage, sont loin d’être la panacée. Mais, faute de mieux, les petites entreprises et les associations pouvaient jusqu’ici s’ne servir pour embaucher des salariés en difficulté d’insertion, notamment des personnes handicapées. Des milliers d’entre elles vont apprendre en rentrant de vacances qu’elles resteront sur le carreau. Quant aux associations, qui pallient au quotidien la désertion des services publics, et qui résistaient tant bien que mal aux baisses récurrentes de subventions des collectivités, elles devront renoncer à de nombreux projets pourtant vitaux pour la vie des territoires.
Prisonnière volontaire dans la toile de l’austérité, la droite macronienne nous refait le coup des fonctionnaires inutiles et trop coûteux pour continuer de satisfaire les assoiffés du dividende. Pourtant, les conséquences de cette suppression des contrats aidés sans aucune anticipation ni solution alternative font la démonstration du besoin d’emplois publics pérennes et de qualité.


Depuis trois mois, le président de la République, escroc des la nouveauté, produit d’une crise démocratique loin d’être éteinte, a finalement recyclé toutes les recettes de ce que l’économiste états-unien John Quiggin appelle « l’économie zombie ». « Même après que les faits semblent les avoir tuées, ces idées continuent de revenir. »

vendredi 18 août 2017

" Solidarité concrète ", l'éditorial de Michel Guilloux dans l'Humanité de ce jour !


La loi du marché peut-elle être solidaire ? La réponse est oui. Hier, on en a même vu la traduction pratique sur 90 places et quartiers d’Île de France. des centaines de militants et d’élus communistes ont organisé leur vente de fruits et légumes cultivés par les paysans du Modef, venus du Lot et Garonne. Des milliers de franciliens ont pu profiter de prix justes pour les deux parties, souvent en deçà des tarifs pratiqués par la grande distribution. Il y avait même des cagettes vendues pour cinq euros, la même somme que le montant de l’amputation de l’APL, prévue par le gouvernement. Voilà, concrètement deux points de vue opposés sur l’évolution de la société. Ajoutons, pour l’exemple, qu’à l’heure où un français sur deux ne peut partir en vacances l’été, des milliers de journées ont été organisées par les militants du PCF à destination des habitants de quartiers populaires.

Emmanuel Macron n’a pas eu de mots assez forts, durant sa campagne, pour vanter les mérites de l’ubérisation de l’économie sur le mode du si on veut devenir milliardaire, on peut de par sa seule volonté. Entré à l’Élysée, il entend transformer son gouvernement en « team de managers » et baigner les délibérations de l’Assemblée de l’esprit « start-up ». sa future  loi travail n’est qu’un habillage de plus d’ultraprécarité érigée en modèle de société. Les livreurs à vélo de Deliveroo, découvrent qu’ils ne sont pour ces « visionnaires »-là que des forçats de l’ère 2.0, utilisés comme armée de réserve de casse de la protection sociale, à commencer par la leur. Alors, ces nouveaux propriétaires commencent à se syndiquer, comme en Gironde à la CGT, se mettent en grève ou créent leur coopérative.


« 20 000 logements ont été perdus à Paris en cinq ans », à cause de l’application Airbnb, accuse Ian Brossat. L’adjoint communiste au logement d’Anne Hidalgo est à la pointe du combat d’élus avec la population d’une capitale contre toute spéculation. Le gouvernement, lui, veut amputer le budget des communes de 13 milliards d’euros, qui iront, là encore, remplir les mêmes poches des marchés. Pas solidaires ceux-là. La rentrée se profile. La fraternité de lutte en commun prendra ses quartiers à la fête de l’Humanité, le week-end du 15 septembre. Réservez votre place, chacun, chacune y a la sienne.

jeudi 17 août 2017

Elle subsistait dans les crimes de la police contre les jeunes noirs, les discriminations sociales, dans la persistance d’une idéologie sudiste. l’Amérique des nostalgiques de l’esclavage vient d’émerger spectaculairement dans le sillage de Donald Trump. Elle s’est retrouvée derrière le milliardaire – fils d’un sympathisant du KKK – qui voulait protéger la population blanche de l’irruption des immigrés par l’érection d’un mur immense, et s’est mobilisé pour le porter au pouvoir. Le président leur est fidèle quand il voit des «gens bien » parmi la foule haineuse de néonazis et de membres du Ku Klux Klan qui voulaient défendre la statue du commandant en chef des confédérés, le général Lee. Hier, la ville de Baltimore a annoncé qu’elle supprimait deux statues de ces sudistes esclavagistes. Mais il restera 14I98  monuments en leur honneur aux Etats-Unis! Cette histoire n’est pas purgée. Les « roman national » évite toujours de rappeler que cinq des figures majeures de l’indépendance, à commencer par Georges Washington, possédaient des esclaves et que la constitution y intégra ensuite l’ordre social et politique esclavagiste. La plaie originelle suppure encore, rappellent les militants des droits civiques, qui se heurtent au fantasme, là-ba&s aussi d’un grand remplacement.

...1       Theresa May, la très conservatrice première ministre britannique a pris ses distances avec les sorties de Donald Trump. Les ex présidents Bush également. Pas Emmanuel Macron, qui semble plus préoccupé par l’objectif d’un paparazzo que par la légitimation du racisme par la Maison blanche et les risques que le président américain fait courir à la paix du monde. Silence radio à Marseille, où le premier des marcheurs en reste à ses jeux de main (jeux de…) avec un ami, reçu en grande pompe le 14 juillet à Paris.



«Aux Etats-Unis, il ne suffit de ne pas être raciste, il faut être antiraciste», déclare Angela Davis, en France aussi.

mercredi 16 août 2017

" Sur le volcan ", l'éditorial de Maurice Ulrich dans l'Humanité de ce jour !


Moins d’une décennie après la grande crise de 2008, la finance mondiale est de retour sur un volcan. D’énormes masses financières se sont de nouveau accumulées, mettant le système sous pression. Les chiffres cités dans nos pages pour les banques françaises parlent d’eux-mêmes. 23 milliards de profits en 2016 pour les groupes du CAC 40 ; 1145 milliards de dividendes versés dans le monde avec, toujours pour la France, quasiment championne d’Europe et aux premiers rangs dans le monde en la matière, une hausse de 11% au profit des actionnaires. Malgré les déclarations des États, les repentirs et les larmes de crocodile des grands organismes financiers qui n’avaient rien venu venir ou rien voulu voir, malgré les engagements des sommets internationaux promettant une régulation toujours reportée au lendemain, la fin des paradis fiscaux pour la saint-glinglin, toutes les conditions sont réunies pour une explosion de plus grande ampleur encore qu’en 2008.

Cela pour une raison simple. La clé de la crise de 2008, c’est une suraccumulation financière telle que les capitaux en concurrence sont amenés, pour se rentabiliser, à prendre des risques de plus en plus importants. Cela en les reportant en cascade sur d’autres organismes financiers par des jeux sophistiqués dont la multiplication des produits dérivés. Parmi ces risques, prêter de l’argent virtuel, du sable. Qu’ils cessent de rembourser et la machine saute. C’est la crise des subprimes.


Les masses financières d’aujourd’hui se retrouvent dans une situation de véritable guerre financière dont les pauvres, les couches moyennes sont la chair à canon et les États les champs de bataille. En France, Emmanuel Macron est à la manœuvre. La mobilité et la flexibilité annoncées comme autant d’objectifs de la loi travail sont les accélérations d’une économie de prédation, volatile, orientée vers le profit à court terme et en quête permanente de rentabilité dans cette concurrence mondiale sans frein. C’est « danser » sur le volcan.

lundi 14 août 2017

" Trump et ses spectres ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de ce jour !


Sur la toile de fond du drame de Charlottesville se dresse une statue équestre, celle du général en chef sudiste Lee, qui jusqu’à sa mort s’efforcera d’empêcher le vote des anciens esclaves noirs. La municipalité voulait la mettre à bas. Tout ce que les Etats-Unis comptent de néo-nazis, de tenants d’une suprématie blanche et de membres du Ku Klux Klan s’était réuni contre l’affront. Un des leurs, encore plus excité et violent que les autres, a foncé contre la foule des contre-manifestants. Une jeune femme est morte et les blessés sont nombreux. Mais, depuis son golf privé, Donald Trump a renvoyé tout le monde dos à dos, les racistes et les humanistes. On aurait tort de n’y voir qu’une stupidité de plus de la part de celui qui menace de guerre le Venezuela, joue au pire avec l’autocrate nord-coréen et choisit l’irresponsabilité climatique pour favoriser les profits.

En s’abstenant de condamner les fauteurs de haine, le président américain paie une dette à l’égard d’un courant qui a joué un rôle important dans son élection et qui réclame aujourd’hui son dû. Les militants de l’égalité et notamment Angela Davis, craignaient que soit ainsi ouverte une voie plus large à l’Amérique des flingues, de la peine de mort, de la Bible, de la phobie des immigrés et de l’emprisonnement massif des noirs…cette Amérique qui pèse si fort au sud des Etats-Unis. C’est chose faite et la présidence paraît plus que jamais une Maison blanche.


Cette résurgence des fantômes racistes qui ont présidé à la naissance des Etats-Unis entre en contradiction avec les nouvelles générations métissées, progressistes et jeunes qui défilent contre Trump, se reconnaissent dans Bernis Sanders, réclament des services publics à la hauteur de l’augmentation du salaire minimum. Le fortin des spectres confédérés est en fait assiégé. L’avenir des Etats-Unis ne se jouera pas là. Mais il tarde…

vendredi 11 août 2017

" Du commun dans nos communes ", l'éditorial de Pierre Chaillan dans l'Humanité de ce jour !


Jeunes loups gouvernementaux et autres vieux gestionnaires néolibéraux reprenant du service, tous en marche arrière, y votent une anomalie budgétaire, à moins qu’ils ne craignent sa capacité de contestation démocratique : la France comprend plus de 36 000 communes !

Ce tissu bien vivant de collectivités locales, même s’il est mis à mal depuis des années par des politiques austéritaires, assure pour tous au quotidien une protection solidaire, un enseignement primaire, la continuité des services publics, une multitude de mises en commun sportives, culturelles et artistiques, mais aussi et surtout la démocratie au plus profond du territoire. Dans chaque commune, le commun des forces vitales du pays, associant les habitants, quel que soit leur sexe, leur origine ou leur âge, peut émerger pour construire une France d’égalité.

Lorsque les choix d’une majorité municipale répondent aux attentes populaires et aux besoins sociaux, y compris sous la contrainte budgétaire, ce commun se traduit, ici ou là, par des initiatives locales sociales novatrices, des actions d’enrichissements culturels, de coopérations humaines, de délibérations politiques, etc. C’est  cela que ne supporte pas ce pouvoir au service de la finance. Depuis 1789, l’égalité, fondement de la République, s’est établie sur les communes. Loin du découpage de l’Ancien Régime s’appuyant sur l’arbitraire, la commune est devenue, aux côtés du département, l’entité politique, garantissant sur l’ensemble du territoire national l’égalité des citoyens devant la loi donc, mais aussi l’expression de la démocratie.


Le 14 juillet 1789, la Commune de Paris (la première !) constituait le gouvernement révolutionnaire de la ville. Celle de 1871 a ensuite jeté les bases d’une République sociale et démocratique. Les enjeux actuels du développement humain liés à l’essor des plateformes de services, aux nouvelles technologies ou aux défis environnementaux reformulent ce commun que Jaurès nommait le « communisme des énergies ». les communes en sont un point d’appui.

jeudi 10 août 2017

" Les deux dingos ", l'éditorial de Michel Guilloux dans l'Humanité de ce jour !


Curieux anniversaire du bombardement américain et du massacre de Nagasaki, le 9 août 1945, trois jours après ceux d’Hiroshima. Donald Trump doit les avoir oubliés à vouer la Corée du Nord « au feu et à la colère » d’une ampleur telle « que le monde n’a jamais vue jusqu’ici ». il n’est guère que le porte-parole du gouvernement français pour saluer « la détermination » du twitto incontinent de la Maison-Blanche et la situer dans la lignée de ses prédecesseurs. Quand un homme tel le républicain John Mc Cain fait montre de plus de circonspection, la voix de la France pourrait être moins indulgente. D’autant qu’en Europe, Berlin préfère indiquer suivre « avec la plus grande inquiétude l’escalade dans la rhétorique » entre le dictateur de Pyongyang et le président des Etats-Unis D’Amérique.

La surenchère brutale relancée par le rejeton de la dynastie Kim survient aux lendemains du vote intervenu à l’ONU alourdissant les sanctions à l’égard de la Corée du Nord, et le mise au point à son égard sans aucune ambiguïté du gouvernement chinois. On peut considérer que le président états-unien  ne cède pas à la provocation est une chose. Qu’l la nourrisse en est une autre, comme si l’enceinte onu-sienne et une solution diplomatique le gênaient. Et qu’il préférait cultiver un bellicisme inquiétant en compagnie de son homologue nippon, Shinzo Abe, partisan du réarmement de son pays. Kim Jung-un leur offre des occasions en or. Préférer la politique de la force est un trait qu’ils ont en commun.


À Séoul, pour conjurer l’angoisse d’être en première ligne, les réseaux sociaux recourent à l’ironie grinçante envers ceux qu’ils nomment « les deux dingos ». il n’y aura pas de solution non plus en passant par-dessus le peuple sud-coréen et ses dirigeants. On attend là encore de la France qu’elle se positionne avec vigueur de ce côté-là plutôt qu’en accompagnateur bienveillant des démonstrations de testostérone.

mardi 8 août 2017

" Emploi de temps ", l'éditorial de Maurice Ulrich dans l'Humanité de ce jour !


Sans doute trop absorbé par ses rencontres avec Rihanna et Bono voici quelques jours, Emmanuel Macron n’avait pas pu se rendre au congrès sur le VIH qui se déroulait la même semaine en présence de 6000 chercheurs où il était attendu. C’est bien dommage. Il n’avait pas eu le temps non plus d’assister à la séance d’ouverture des états généraux de l’alimentation, le 20 juillet, où il était tout autant attendu. Dommage, là aussi, mais, comme l’a expliqué le ministre de l’agriculture et de l’alimentation, Stéphane Travert : « Ce n’est pas parce que le président de la République ne vient pas aujourd’hui que les états généraux ont une ambition moindre. » c’est sans doute un élément de la pensée complexe du président, être ou ne pas être où on l’attend. On peut penser sinon que la présence à l’ouverture de ces états généraux, qu’il avait lui-même annoncés avant son élection, et qui se dérouleront donc au prochain trimestre, aurait été de nature à témoigner d’une prise en compte profonde de la situation de l’agriculture et des agriculteurs. Rappelons que la moitié d’entre eux gagne moins de 350 euros par mois et que la production française a perdu 5 milliards d’euros depuis 2014.

Mais sans doute le président préférait-il recevoir les syndicats comme hier. Une demi-heure pour chacun. De quoi ressortir avec le sentiment, sinon d’avoir été entendus, du moins d’avoir été écoutés. La méthode a aussi l’avantage de n’engager à rien. Au ministre, l’annonce des mesures comme la nouvelle répartition des aides européennes qui a suscité la colère, pour des raisons parfois opposées, de tous les intéressés. Au président la bienveillance et l’empathie.

Mais les questions restent entières et particulièrement celles des prix payés au producteur donc celles de leurs rapports avec la grande distribution. Leclerc et Lactalis ont parlé de revoir le prix du lait. Véritable intention ou manière de désamorcer la contestation à l’approche de ces états généraux ?

Au-delà et dans le flou, on  peut déjà remarquer que la représentation des syndicats agricoles va rester relative au sein des quatorze ateliers prévus, dont le cinquième : « Rendre les prix d’achat des produits agricoles plus rémunérateurs », qui sera présidé par Système U, et tiens par Danone.

lundi 7 août 2017

" Loi, travail et valeur ", l'éditorial de Michel Guilloux dans l'Humanité de ce jour !


Que penser de la future loi travail ? Ce texte, selon la ministre du Travail, démontre que « oui, le changement est possible en France et (qu’il) peut apporter de la valeur pour les salariés et pour les entreprises ». On rêve d’un décodeur. Grâce à Mme Pénicaud, le mot « valeur », faut-il s’en étonner, se résume à celles des cours en Bourse d’une spéculation tueuse de travail, précisément. Celle-ci flotterait dans le ciel éthéré de l’économie, tandis que « salariés » et « entreprises » seraient des entités autonomes. On n’ose imaginer quel peintre pompier eût pu illustrer pareille allégorie , à la fin du XIXème siècle…


On serait tenté de dire, au vu de la méthode, qu’Emmanuel Macron aurait été mieux inspiré d’intituler son modeste ouvrage « Restauration ». Mais, à la réflexion, on se souvient aussi du sens astronomique donné au mot « révolution », qui résonne avec la phrase fameuse du Guépard : « Pour que tout reste en état, il faut que tout change. » Il devient limpide que les projets de ce « nouveau » pouvoir – comme on dit d’une lessive ou de vieux penseurs – sont bien de droite. Pour ceux qui en douteraient, tous les représentants de celle-ci au Sénat ont approuvé la nouvelle casse des droits des salariés, le président du groupe LR jugeant le projet globalement « positif ». en ce sens, en sachant – et ô combien cette année – qu’une hirondelle ne fait pas le printemps, on apprécie à sa mesure le dépôt d’un recours conjoint devant le Conseil constitutionnel des députés communistes, Nouvelle gauche et de la France Insoumise. Ni union sans principe ni ralliement sans tête qui dépasse, mais travail de convergences sur des objectifs à définir en commun : si la gauche à reconstruire et à réinventer, par elle-même et les forces populaires, a un avenir et un rôle à jouer, c’est bien par de tels gestes. Avec et en convergence avec les forces sociales, qui disposent des leurs propres organisations, méthode et calendrier, à l’instar de la CGT et de son appel à (se) manifester dès le 12 septembre. Quant à « l’Humanité », elle met ses colonnes et sa fête, le week-end du 15 septembre, au service de toutes et tous. Aucun effort ne sera de trop.

samedi 5 août 2017

" 72 ans après Hiroshima : Interdire définitivement les armes nucléaires "


A l’occasion de la commémoration du 72ème anniversaire des bombardements de Hiroshima et Nagasaki, le Parti communiste français tient à rappeler son engagement pour l’élimination des armes nucléaires, deux ans après la participation du PCF et de Pierre Laurent aux cérémonies du 70ème anniversaire au Japon.
Depuis, l’action conjointe d'associations, d'institutions internationales et de certains États a permis l'adoption par 122 pays d'un Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires sous l'égide de l'ONU le 7 juillet dernier.
 En fournissant l’instrument juridique permettant d’aller vers la fin des armes nucléaires, ce traité représente une avancée considérable sur le chemin de leur élimination.
Les puissances dotées de l’arme nucléaire, signataires du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, se sont jusqu’à présent tenues à l’écart des négociations. En revanche, elles ne sont pas en mesure d’empêcher la poursuite du processus ainsi enclenché ; elles ne pourront pas indéfiniment ignorer l’aspiration des peuples au désarmement et à la paix.
La France peut s'investir sur la scène internationale en impulsant une nouvelle politique étrangère et de sécurité au service de la paix, du désarmement et du développement durable. Pour commencer, la France doit renoncer à la prétendue « modernisation » de son arsenal nucléaire et se retirer des structures militaires de l’OTAN, organisation issue de la guerre froide qui entretient les tensions en Europe.
Le PCF en appelle aux français pour que notre pays rompe avec la logique du surarmement et de la guerre puis rejoigne le camp de la paix.
A l'appel du Mouvement de la paix, les communistes participeront nombreux aux marches de la paix organisées partout en France le 23 septembre prochain, à l’occasion de la Journée Internationale de la Paix.

" Le premier été présidentiel a démasqué la réalité du macronisme " (PCF)

Cela n'a pas fait un pli. Le premier été présidentiel signe la fin des illusions pour celles et ceux qui ont cru aux promesses d'une "nouvelle politique". Il n'y a jamais eu d'adhésion populaire au macronisme. Emmanuel Macron et sa majorité ont d'abord été élus par le puissant rejet du système actuel. Ce grand chamboule-tout n'était qu'une apparence trompeuse pour ne rien changer,  poursuivre et aggraver l'austérité. Après Sarkozy et Hollande, Macron fait le job pour lequel il a été choisi par le monde de la finance, la patronat et la commission européenne. 

Inédite sous la Vème République après trois mois de mandat, la chute d'indice de confiance du Président de la République et de son premier Ministre n'est que le début des difficultés pour le nouveau pouvoir. Après les amis et les amours, voilà le temps des emmerdes.
Les arbitrages politiques rendus ces dernières semaines, sur la loi dite travail, contre les plus fragiles dans notre société, les étudiants, les retraités, la curée libérale contre les politiques publiques, les fonctionnaires, les collectivités locales, s'accumulent et s'additionnent. La communication présidentielle peut tourner à plein régime, rien n'y fait, notre pays et notre société voient aujourd'hui plus clairement le vrai visage du macronisme. Les supercheries et les enfumages successifs, les "et en même temps", n'arrivent plus à masquer l'autoritarisme libéral, si violent pour les faibles et si doux pour les assujettis à l'ISF.
Des dates importantes sont inscrites à l'agenda de la rentrée, dont la journée d'action du 12 septembre. D'ici là, le parti communiste aura à cœur d'agir concrètement pour une société plus solidaire avec la vente solidaire de fruits et légumes, le 17 août, et les sorties à la mer pour les enfants et les familles privés de vacances. 
La prochaine Fête de l'Humanité - les 15, 16 et 17 septembre - va être, à n'en pas douter, le grand rendez-vous des convergences progressistes, celui des luttes, des débats et des possibles pour ne pas laisser l'avenir du pays entre les mains d'Emmanuel Macron et sa star-up présidentielle et parlementaire.

mardi 1 août 2017

" En panne ", l'éditorial de Michel Guilloux dans l'Humanité de ce jour !


On croyait dimanche avoir vu un grave accident industriel. Le trafic en gare Montparnasse était hier encore largement perturbé, sans que les causes en soient connues. Des dizaines de milliers de passagers, très majoritairement attachés au service public, comme de cheminots, qui ont la fierté de leurs missions chevillée au corps, ont vécu des moments parmi les plus pénibles qui soient. Ce qui s’est passé, et singulièrement à cet endroit-là, atteint le paroxysme d’une dégradation généralisée, largement aussi incontestée que la rotation de la Terre autour du soleil/ et c’est bien là où le bât blesse. « On sait qu’il y a eu un problème de gestion des priorités à la SNCF pendant de longues années. On a priorisé les lignes à grande vitesse au dépens des lignes de proximité et c’est çà qu’on va corriger dans les semaines, les mois, les années qui viennent », déclare la député LREM préposé à la parole officielle sur les ondes de France Inter. On retrouve là l’argumentaire déployé de chef de l’État en ministre des transports, qui porte une « loi de programmation » prévue dès le premier semestre 2018.


Oui, il ya urgence. Mais pour agir dans quel sens ? Les syndicats, fédération des cheminots CGT en tête, ne manquent d’alerter et interpeller l’État actionnaire sur l’état du réseau, mais aussi sur des choix de gestion qui cassent les savoir-faire et nourrissent une privatisation larvée de sous-traitance en cascade, en filialisation à tout-va. Tout comme les élus de gauche, comme en Occitanie, et singulièrement communistes, à qui l’on doit d’avoir ferraillé pour obtenir la modernisation incontestable du matériel TER dans maintes régions. Après avoir livré à Vinci le jackpot de la LGV Paris-Bordeaux, il est assez cynique d’entendre le pouvoir parler d’arrêter les « grands projets inutiles », tandis que les présidents de droite de régions, tel Bruno Retailleau en Pays de Loire, entament, sans que rien ni Bruxelles les obligent, la mise en concurrence de la SNCF. Tout comme mettre en avant la ruralité pour pousser les feux de la priorité à la route, à voir le bilan social désastreux des cars Macron. Voilà qui ajoute aux raisons de se mobiliser très largement à la rentrée conte l’emballement dans la casse d’atouts publics au nom de logiques qui les minent de l’intérieur.

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