LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 31 mars 2017

Si nous parlions de l'Île-de-loisirs !


Revenons sur l’expression de la majorité municipale concernant les aménagements de la place du 19 mars 1962, publiée le vendredi 24 mars, nous y lisons : « Une ville où les espaces verts ne disparaissent pas grâce notamment au PLU qui impose des normes de pleine terre et de végétalisation, où la préservation du paysage est aussi, À TRAVERS L’AVANCEMENT DES TRAVAUX DE L’ÎLE-DE-LOISIRS OU ENCORE DE L’AMÉNAGEMENT DE L’AUTOROUTE A3, UNE REALITÉ….. »

La base de loisirs, nous y voilà.
En 2001, après son élection à la fonction de Maire de notre ville, madame Valls déclarait : « La base de loisirs, la venue du tramway et bientôt du métro, la couverture de l’autoroute A3, vont constituer de formidables leviers pour Romainville » (Journal de Romainville – avril 2001). C’était il y a 16 ans.

En 2005, dans ce même journal, nous lisions : « Pour préserver la mémoire du château, très présente pour les romainvillois, il est proposé de le mettre en valeur pour qu’il soit une incitation à entrer dans la base ».

En 2007, lors de l’élection partielle, il était évoqué dans le projet de la majorité : « Cela se complétera avec le funiculaire de la base de loisirs ».

Dans le journal de Romainville de mai 2008, on lisait : « Base de loisirs : la deuxième phase de travaux est en cours ».

En octobre de la même année il était indiqué : « Trois premiers chantiers d’envergure entrent dans la phase active. La base de loisirs de la Corniche des forts va commencer à prendre forme ».

Dans le programme municipal, 2008-2014, on pouvait lire : « La base de loisirs va ouvrir un vaste espace vert »

En novembre 2009, les choses étaient plus précises : « La base de loisirs de la Corniche des forts est le douzième aménagement de ce type en Île de France…Elle proposera des activités sportives, ludiques et culturelles…La base abritera deux bâtiments anciens, le château de Romainville et la Folie de Pantin ».

En 2014, le programme de la liste conduite par l’actuelle majorité municipale indiquait : « Ouverture du tiers de la base de Plein air et de loisirs de la Corniche des Forts… »

Mais, dans un document, établissant les enjeux de coopération entre la commune et le Département, datant du 30 novembre 2016, voilà ce que l’on peut y lire :
« Base de plein air et de loisirs de la Corniche des Forts (BPAL)
Le Département et Est-Ensemble sont membres du syndicat mixte de la BPAL. En 2016, M. Jacques Champion, 1er maire adjoint de Romainville ( ????) a été désigné président du syndicat. De nouvelles orientations envisagent de préserver le cœur boisé de la Corniche des Forts et d’implanter des activités de loisirs en périphérie, mais le projet porté par la Région depuis douze ans n’est toujours pas finalisé et aucun nouvel espace n’a été ouvert au public malgré l’augmentation régulière de la participation financière demandée au Département. En conséquence le Département, confronté à de fortes contraintes budgétaires, envisage de baisser sa participatiion de 5% en 2017.
DES SOLUTIONS PÉRENNES DOIVENT ÊTRE TROUVÉES POUR LA GESTION ET LE FONCTIONNMENT DE CET ESPACE VERT, MAIS LA DIRECTION GÉNÉRALE DE LA RÉGION A INDIQUÉ QU’ELLE DOUTAIT DE L’INTÉRÊT DE CRÉER UNE BASE DE LOISIRS SUR CE SITE »

Ainsi la région remettrait en cause un projet porté depuis 17 ans par la majorité municipale, sans que les habitants n’en soient informés ? Pourquoi ne pas faire appel aux citoyens pour qu’ils puissent intervenir sur un sujet aussi grave, faisant encore partie du programme de la municipalité.

Nous pourrions faire les mêmes remarques à propos du prolongement de la ligne 11 du métro. Nous ne mettons nullement en cause l’action efficace menée par la majorité et les autres villes concernées par ce prolongement, bien au contraire. Nous savons les difficultés que présente un tel chantier, porté par l’État, la Région et la RATP. Ce qui est en cause ce sont ces annonces successives, sur des travaux qui commençaient en 2010, avec son arrivée, en 2017, puis 2019, 2022 et aujourd’hui 2023…pour l’instant.


Pendant ce temps, les promoteurs immobiliers ont fait leur beurre, en vendant « leurs projets avec le métro » et ceux « qui étaient adossés à la future base de loisirs qui allait voir le jour sous peu ». Pour notre part nous ne parlerons pas « d’immobilisme », mais plutôt d’une cruelle absence de pratiques démocratiques !

" Stopper la phase II de la place des commerces " : l'intervention de Sofia Dauvergne au Conseil municipal !


Sofia DAUVERGNE
Conseillère Municipale

Délibérations : Déclassements Cessions des parcelles, destruction de la Halle du marché dans le cadre de la phase II du projet «  place des commerces ».

Dimanche matin, plusieurs centaines de personnes ont répondu à l’appel de plusieurs associations de notre ville, pour dire stop au bétonnage, non au projet de 129 logements, sur 8 étages et sur 28 mètres de haut et 1300 m² d’emprise au sol, conçus par la COGÉDIM, sur le lieu de l’ex-marché couvert et sur une bonne partie de la place.
Ce projet dit de la «  place des commerces » symbolise aujourd'hui la transformation forcée de notre centre-ville et de toute la ville, il porte les inquiétudes, les interrogations et les doutes d'un nombre grandissant d’habitants quant à leur avenir et leur place dans la cité. 
Les réponses apportées dans l'enquête publique par la municipalité, confirment qu’aucun moyen ne semble permettre l'exercice démocratique de construire ensemble un projet de ville commun.
Aucune remarque des habitants n'a été prise en compte.
De plus,  aucun des engagements que vous aviez pris en 2008 et que l’on retrouve dans le bulletin d'information municipale de juin 2008 n'a été respecté :

1-    « Conserver à Romainville une taille humaine.
2-    Vouloir faire en sorte que la commune atteigne vingt-cinq à trente mille habitants pas plus…"
3-    Agir avec douceur pour préserver la qualité de vie de notre commune.
4-    Cette densification raisonnée va se traduire par la construction d’immeubles de cinq étages maximum sur certains grands axes (Paul-Vaillant Couturier, Henri Barbusse, Pierre Kérautret) qui prendront de ce fait un aspect plus urbain. Mais sur le reste de la commune, la règle oblige à ne pas dépasser les trois étages. »

Madame la Maire, Mesdames, Messieurs les élu(es) de la majorité, tels étaient vos engagements, vous ne les avez pas tenus.
Vous vous êtes affranchis de ces engagements sous la pression des requins de l’immobilier pour lesquels, seul le profit compte.

Plus c’est haut et plus ça rapporte, et ils n’en n’ont jamais assez.

Alors que le PLU a été adopté en juin 2009, nous en sommes à sa 12ème modification. Du jamais vu !

Vous rédigez les PLU non pour permettre un développement harmonieux de notre ville, mais pour accompagner et satisfaire les promoteurs petits et grands en autorisant la densification et l’augmentation des hauteurs maximales des bâtiments.
En privatisant la ville, les espaces publics, vous livrez à ces groupes capitalistes tout le foncier qui appartient à la commune, c'est-à-dire à ses habitants.
Comment des élus socialistes, des élus écologistes peuvent défendre la privatisation d’un espace public  et la dégradation du centre-ville.

Nombre de propriétés et biens de la commune et de Romainville – Habitat leur ont été cédés pour densifier encore et encore.
La place des commerces, les logements sur l’ex-place du 19 mars 1962, une tour de 11 étages dans le quartier De Gaulle, une sur-densification dans les Bas Pays, dans le quartier Gagarine…etc.

De plus cette pression du marché immobilier rend complexe l'accès à un logement pour un grand nombre de Romainvillois dont la liste se rallonge chaque jour davantage.

Tenez vos engagements, écoutez les habitants, ils ont un rôle à jouer, ils doivent avoir leur place dans la construction du Romainville de demain.

Pour notre part nous refusons de diviser les habitants, de les stigmatiser et nous agirons pour que Romainville redevienne une ville où il fait bon vivre ensemble.

Par les délibérations qui suivent, nous sommes amenés à nous prononcer sur un choix capital concernant l’évolution et la transformation de notre ville.  La phase 2 du projet de la « place des commerces » sur le site de la halle du marché est cruciale. C’est un sujet sensible puisque situé au cœur de ville, il touche tous les habitants de Romainville.

Beaucoup regrettent l’ancien marché. Beaucoup s’attristent de la disparition de la halle qui, comme l’hôtel de ville, l’église et la médiathèque contribue à l’identité de notre ville.

Mais là n’est pas le problème principal. Le problème principal est le projet de construction de ce monstre en plein cœur de ville.

Nul n’est opposé à un réaménagement et à de nouveaux commerces. Mais les romainvillois sont attachés à la hauteur modérée sur cet espace aéré dans lequel la profondeur de champ est étendue.

Cette place du marché est l’endroit de passage de tous, un lieu de passage pour rejoindre les villes voisines  et Paris. Cette place est aussi un lieu où on s’arrête, où on discute. C’est un lieu de croisement et de rencontre privilégié de tous les quartiers.
C’est un lieu où se côtoient toutes les  origines, toutes les générations. C’est l’âme de ce qui fait que notre ville est aussi un village. Et c’est un devoir d’en préserver l’esprit.

Le projet de construction d’un immeuble massif et surdimensionné à cet endroit vital est une terrible erreur. Il remet en cause tout ce qui vient d’être dit. Cet immeuble viendrait plomber le cœur battant de notre ville.

L’environnement en serait dégradé. 1300 m2 d’emprise au sol débordant largement sur le trottoir et la rue Genevoix, 8 étages, 28 m de hauteur. D’ailleurs les ABF (Architectes des Bâtiments de France) ont émis des réserves sur la hauteur retenue puisqu’elle ne respecte pas celles des  immeubles environnants qui sont entre 2 et 4 fois plus petits.

Et alors qu’il vient juste d’être remis en valeur, le tout nouveau conservatoire Nina Simone de 2 étages s’effacerait complètement face à ce mastodonte de 8 étages.
Les maisons et les immeubles environnants seraient écrasés.
Le soleil n’atteindrait plus l’espace public.
La vue serait complètement bouchée.
La traversée y serait étouffante.
La nouvelle place prévue ne serait en fait que 2 placettes circulaires confinées entre des immeubles de grande hauteur et qui vont se faire face de part et d’autre de la rue de Verdun.
Ce n’est pas satisfaisant.

Il faut repenser ensemble un espace public et une véritable place publique ! Cela implique d’abandonner ce projet d’immeuble.
La COGEDIM aura bien d’autres projets sur lesquels, elle  pourra se "rattraper".

Il n’y a eu ni concertation, ni ateliers urbains, mais seulement 2 réunions publiques d’information : une en décembre 2015 sur l’immeuble et l’autre en janvier dernier qui portait uniquement sur les espaces publics restants, que vous avez abrégée en mettant le public dans le noir.

Dimanche dernier des centaines de romainvillois se sont rassemblés pour prendre la parole et faire entendre leur désapprobation.
Les photos et les croquis mis en ligne sur le site de la ville ne permettent pas de prendre conscience du volume de l’immeuble et de son impact. Le croquis du tract diffusé par les associations montre un angle de vue qui lui, permet de se faire une idée juste de l’impact du projet.

En en prenant connaissance, de plus en plus de romainvillois prennent alors conscience de la démesure de ce projet.
C’est la raison pour laquelle ils étaient réunis en nombre dimanche dernier devant la halle du marché pour dire « j’aime ma place », « stop au bétonnage », « non à la phase 2 », « non au déclassement de l’espace public », « non à l’immeuble », etc. Ce soir comme dimanche dernier les personnes présentes sont de tous les quartiers, de toutes les générations, de toutes tendances politiques : des citoyens de droite et des citoyens de gauche dont des sympathisants socialistes et écologistes.
    
Nous ne pouvons pas croire qu’aucun membre de la majorité ne soit sensible à ces arguments et à la contestation de la population.

Nous ne pouvons pas croire, chers collègues, que vous soyez tous, unanimement convaincus de la pertinence de cet immeuble.
Nous sommes persuadés que la plupart d’entre vous a l’Intime conviction que ce projet ne doit pas voir le jour. Certains d’entre vous nous ont fait part de leur réserve.


Alors de grâce, Mme le Maire. Cher-e-s collègues, de grâce. Ne sacrifiez pas cet espace public à un projet qui ne fera que le bonheur des promoteurs mais pas celui des romainvillois. 

" Sous les cendres du quinquennat ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de ce jour !



La dernière abjuration de Manuel Valls dit tout sur le quinquennat. Toute promesse reniée, l’ancien premier ministre se rallie au candidat de la finance branchée et prône même une coalition avec la droite de François Fillon. Cette fin de parcours  dit tout des étapes précédentes, de l’entreprise engagée dès juin 2012 par François Hollande et de la volonté de tuer le Parti socialiste trop réticent à une conversion complète au libéralisme.
À voir émigrer les marquis du régime, à assister au chemin de croix de Benoît Hamon, à entendre le petit cénacle qui gouvernait, on mesure l’état de décomposition d’un
Parti que François Mitterrand avait voulu hégémonique à gauche. Autre chose peut naître.


Ne nous y trompons pas : le courant social-démocrate, le réformisme ne disparaissent pas. le squelette politique se désagrège mais il reste une idéologie ancrée dans notre pays, qui cherche toujours le compromis entre changer et conserver, qui oscille d’un pôle à l’autre en fonction des rapports de force de la société ; quelques années après, le Parti socialiste ne s’était-il pas remis de la catastrophe de 1969, au prix d’une mue et de départs ? Ce n’est pas dans les confluences saumâtres d’Emmanuel Macron qu’il parviendra à se ressourcer. Certains élus peuvent y sauver leur mandat mais pas plus. L’électorat de la primaire – c’est-à dire le moteur socialiste – a choisi sans ambiguïté la censure du quinquennat et une option à gauche. Les soutiens de Benoît Hamon qui aspirent à relancer le socialisme n’y parviendront qu’en rejetant la camisole des solutions libérales et en acceptant de renouer avec modestie avec les forces de gauche aujourd’hui portées par la campagne dynamique de Jean-Luc Mélenchon. Ce chantier est esquissé. Il faudra du temps pour le mener à bien. Il est vital pour construire une gauche utile à notre peuple.

jeudi 30 mars 2017

Aménagement de la place du marché : " un article paru dans le magazine "d'a" le 24 mars dernier " !





La ville de Romainville est sur le point d’engager la phase II d’un projet de destruction urbaine de son centre-ville, notamment sa place du marché. Des citoyens se mobilisent contre des projets kitsch, surtout motivés par la densification foncière due à l’arrivée du métro en 2023. Mobilisation sur place ce dimanche 26 Mars.

Depuis 2007, la ville de Romainville en Seine-Saint-Denis a initié un projet de transformation de son centre urbain. Entre le quartier Marcel Cachin et le centre-ville, la municipalité souhaite développer l’activité commerciale en même temps que d’aménager places piétonnes et parcs en surface ainsi que des parkings en souterrain.
Or, la construction de bâtiments de grande médiocrité, néo-vénitiano-faubouriens et aujourd’hui néo-Art Déco, traduit surtout une volonté de rentabilité foncière sauvage qui n’a fait l’objet d’aucune concertation locale sérieuse.

Une première phase, avec la construction d’une nouvelle halle de marché de 1114m2, s’est achevée à l’automne 2016. De prochaines étapes de projet doivent être engagées en 2017 et aboutir à la destruction de l’ancien marché, bel édifice en structure métallique. Il laissera place à un médiocre immeuble de 8 étages abritant 129 logements et 1000m2 de surfaces commerciales.

Le marché et ses espaces publics alentours, lieux riches de sens dans l’histoire et la vie quotidienne de la ville, seront alors sacrifiés au profit d’une proposition inappropriée tant dans l’architecture, le programme que les proportions.

Porté par l’ASVR (Association de Sauvegarde du Village de Romainville), un rassemblement sur l’ex-Place du Marché aura lieu ce dimanche 26 mars 2017 à 11h.

" De l'air ", l'éditorial de Maurice Ulrich dans l'Humanité de ce jour !


Disons-le. Nous vivons une séquence nauséeuse de notre histoire politique. En plus des affaires, ce sont deux anciens premiers ministres qui viennent de manifester on ne plus cyniquement leur mépris de la parole donnée. L’un devait démissionner s’il était mis en examen. L’autre, Manuel Valls donc, s’était engagé à soutenir le candidat issu de la primaire de la Belle Alliance populaire. Ils voudraient discréditer plus encore la parole politique dans l’opinion qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. C’est méprisable. C’est « minable » pour reprendre, à propos de Manuel Valls, l’expression d’une députée socialiste. Cambadélis, le premier secrétaire du PS, est « triste ». C’est peu pour celui qui devait exclure ceux qui rejoindraient Emmanuel Macron et qui semble soutenir Benoît Hamon comme la corde soutient le pendu. On sait que les crocodiles peuvent verser des larmes. Mais au-delà, Jean-Christophe Cambadélis comme d’autres, comme sans doute le chef de l’État lui-même, savent très bien ce qui se passe : une recomposition majeure au centre droit de l’échiquier politique avec Emmanuel Macron à la manœuvre  pour la mise en place à une nouvelle échelle de cette politique libérale déjà engagée pendant le quinquennat.


Face à cela, la réponse ne peut se trouver qu’à gauche. Benoît Hamon a semblé prendre acte hier de l’ampleur du lâchage, on a presque envie de dire du lynchage de son camp en appelant à de nouvelles discussions et à un rassemblement avec les communistes, la France insoumise, et Jean-Luc Mélenchon, quand bien même il entend toujours rester au centre du jeu. Pierre Laurent, pour le PCF, invite à les reprendre. Bien malin qui saurait dire aujourd’hui ce qui peut aboutir, mais face à l’opération politique et idéologique majeure qui est en cours, c’est bien là le chemin pour redonner l’espoir et une vision à la France qui aspire à de véritables changements. Ce n’est pas une autoroute mais de l’air, le champ à ouvrir pour de nouveaux possibles.

mercredi 29 mars 2017

" Le pouvoir et l'argent ", l'éditorial de Paule Masson dans l'Humanité de ce jour !


On sait les banques sans scrupule aucun dès lors que se présente à elles l’appât du gain. Elles organisent l’évasion fiscale, investissent dans des projets douteux, des énergies polluantes à l’armement, empochent sans broncher les subsides de l’État pour colmater les pertes d’une crise qu’elles ont créée..Les voilà maintenant embarquées dans la colonisation d’Israël dans les territoires palestiniens. Selon une enquête de plusieurs ONG et syndicats rendue publique ce matin, de nombreuses banques et assurances françaises se rendent complices sans sourciller d’une occupation illégale au regard du droit international. « L’argent n’a pas d’odeur, mais à partir d’un million il commence à se faire sentir », disait Tristan Bernard.

On sait les citoyens de plus en plus en détestation des collusions entre finance et politique. La traduction de cette défiance s’incarne d’ailleurs dans un record d’indécisions quant au choix de vote face à une campagne électorale polluée par les affaires. Le cas Fillon montre à quel point le système fonctionne en circuit fermé, entre services que l’on se rend et se monnayent cher pour assurer une pérennité politique au service de la finance. L’ami intime de Marc Ladreit de Lacharrière n’a même pas l’air de comprendre que son rapport à l’argent pose autant de problèmes que les soupçons d’emplois fictifs dont il est accusé. Quand on trouve normal de cumuler plusieurs mois de Smic dans le prix d’un seul costume, il ne suffit pas de dire qu’on a rendu le veston pour se racheter une conduite.


Conséquence du désarroi qui grandit dans l’électorat, la volonté de renouvellement s’invite fortement dans les critères de choix. Emmanuel Macron cherche à occuper la place mais l’amour de la réussite par l’argent coule à flots sous le vernis de probité et son électorat reste volatil. À Gauche, des candidats qui proposent plus sérieusement de reprendre le pouvoir sur la finance, Jean-Luc Mélenchon s’impose désormais comme le plus crédible. L’incertitude des électeurs demeure une des seules certitudes de cette drôle de campagne.

mardi 28 mars 2017

" Le révélateur de Guyane ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de ce jour !


Hier, la Guadeloupe. Aujourd’hui la Guyane se révolte. Les départements d’outre-mer subissent avec une brutalité accrue les politiques d’austérité. Les relents coloniaux accentuent les inégalités et les populations sont abandonnées à la précarité. Le discoure contre l’assistanat portés par les milieux dirigeants sert de prétexte à une inégalité de droits avec les citoyens de la métropole. Santé, éducation, énergie, transports…les services publics sont réduits à la portion congrue. L’insécurité sociale – une grande partie de la population vit dans des bidonvilles et 50% des jeunes sont au chômage – fait naître une violence insupportable qui semble l’unique objet d’attention des grands médias qui braquent les projecteurs sur une étrange milice cagoulée, baptisée « les 500 frères contre la délinquance ». moyennant quoi, la principale mesure réclamée par la droite et poussée jusqu’à la caricature par Marine Le Pen se limite à la traque des migrants, l’envoi de troupes ou d’effectifs policiers dans le territoire déjà le plus militarisé de la République. Cayenne renouerait avec la définition de « vieux vaisseau transformé en caserne flottante ».  

Pourtant, n’en déplaise à monsieur Macron qui prend le Pirée pour un homme et la Guyane pour une île, le département dispose d’atouts précieux. Il n’est pas seulement une base spatiale de rayonnement mondial, mais un territoire aux richesses multiples – et abondamment pillées – et une tête de Pont vers l’Amérique latine. Tout y réclame une ambition de développement qui ne doit pas être détournée en défiscalisations pour les investissements avides.


Après avoir traîné les pieds, le gouvernement s’est décidé à envoyer des ministres sur place discuter avec les syndicats et les associations qui sont l’ossature du mouvement social. Un saupoudrage ne ferait pas le compte. Il faut vite, beaucoup et au profit du plus grand nombre. Sur ces terres-là comme en métropole.

lundi 27 mars 2017

Aménagement et développement urbain : " Engagements non tenus "


 
Dimanche matin, plus de 200 personnes ont répondu à l’appel de plusieurs associations de notre ville, pour dire stop au bétonnage, non au projet de 129 logements, sur 8 étages, (28 mètres de haut, conçus par la COGÉDIM. Les revoilà ! ) sur le lieu de l’ex-marché couvert et sur une bonne partie de la place. Pour Madame Valls « les organisations devaient être extrêmement déçues des chiffres de mobilisation. Quand madame la première magistrate de notre ville a-t-elle rassemblé autant de monde, à son appel ? L’humilité, la modestie et le respect ne font décidément pas partie de ses valeurs.

En réalité, un tel discours laisse poindre une inquiétude sur les interrogations et les doutes qu’exprime un nombre grandissant d’habitants de notre ville. Plutôt que d’écouter et d’entendre ces observations de bon sens, les élu-e-s de la majorité municipale, enfermés dans leur tour d’ivoire utilisent toujours la même pratique : « le passage en force ». La publication d’un texte de ces mêmes élu-e-s, le vendredi, pour vanter leur projet et expliquer que ces citoyens, usant de leurs droits démocratiques,  sont d’horribles conservateurs sont un signe de leur crainte et de leur fébrilité.

Nous en voulons pour preuve, les termes utilisés dans cette déclaration. C’est mot pour mot, ce qui avait été écrit le 16 septembre 2016, dans une réponse faite par madame Valls, lors d’une réunion du Conseil municipal. Septembre 2016 - mars 2017, toujours les mêmes formules ressassées : « oui Romainville « la belle endormie », change comme nous nous y étions engagés après des années d’immobilisme ». « Tous les Romainvillois ne sont pas contre les changements et nombreux sont ceux qui se félicitent de vivre dans une ville attractive et dynamique ». Vous nous dites encore que la concertation sur la place des commerces, a été présentée en 2007, en même temps que l’ANRU Cachin. Ce n’est pas le cas. C’est en juin 2009 qu’il l’a été en même temps que la plaine centrale

ET BIEN PRÉCISÉMENT PUISQU’IL EST QUESTION D’ENGAGEMENTS, IL NOUS PARAÏT UTILE DE FAIRE QUELQUES RAPPELS. LES PAROLES S’ENVOLENT MAIS LES ÉCRITS RESTENT. DANS UN ARTICLE CONSACRÉ AU PLAN LOCAL D’URBANISME DANS LE BULLETIN D’INFORMATIONS MUNICIPALES DE JUIN 2008,  VOICI LE PROPOS QU’A TENU MONSIEUR CHAMPION, MAIRE-ADJOINT, CHARGÉ DU DÉVELOPPEMENT URBAIN :

"UNE DES PRINCIPALES DÉCISIONS QUE NOUS AVONS PRISES, APRÈS CONSULTATION DES ROMAINVILLOIS, C’EST DE CONSERVER À ROMAINVILLE UNE TAILLE HUMAINE. NOUS VOULONS FAIRE EN SORTE QUE LA COMMUNE ATTEIGNE VINGT-CINQ À TRENTE MILLE HABITANTS PAS PLUS…"MAIS NOUS ALLONS AGIR AVEC DOUCEUR POUR PRÉSERVER LA QUALITÉ DE VIE DE NOTRE COMMUNE. DANS LE CONCRET, CETTE DENSIFICATION RAISONNÉE VA SE TRADUIRE PAR LA CONSTRUCTION D’IMMEUBLES DE CINQ ÉTAGES MAXIMUM SUR CERTAINS GRANDS AXES (PAUL-VAILLANT COUTURIER, HENRI BARBUSSE, KÉRAUTRET) QUI PRENDRONT DE CE FAIT UN ASPECT PLUS URBAIN. MAIS SUR LE RESTE DE LA COMMUNE, LA RÈGLE OBLIGE À NE PAS DÉPASSER LES TROIS ÉTAGES.



Madame la Maire, Mesdames, Messieurs les élu(es) de la majorité, tels étaient vos engagements, vous ne les avez pas tenus. Vous vous êtes affranchis de ces engagements sous la pression des requins de l’immobilier pour lesquels, seul compte le profit. Plus c’est haut et plus çà rapporte, et ils n’en n’ont jamais assez. Alors que le PLU a été adopté en juin 2009, nous en sommes à la 12ème modification. Du jamais vu ! Nombre de propriétés et biens de la commune et de Romainville – Habitat leur ont été cédés pour densifier encore et encore. La place des commerces, les logements sur l’ex-place du 19 mars 1962, une tour,(pardon un signal, quel joli nom) de 11 étages dans le quartier De Gaulle, une sur-densification dans les Bas Pays, dans le quartier Gagarine…etc. Lorsque vous vous plaisez à dire que les élu(es) du Front de gauche – Romainville – Ensemble se trouvent dans une opposition systématique, ils ne font pourtant que reprendre les propositions qui étaient les vôtres en 2008. N’est-ce pas rester  fidèle aux engagements raisonnables que vous aviez annoncés en leur temps ?

vendredi 24 mars 2017

" Déclaration de la fédération de la Seine-Saint-Denis du PCF, sur la réorganisation des commissariats " !


Les habitants de Seine-Saint-Denis ont-ils le droit à la sécurité ?

Au nom d'impératifs budgétaires, ce sont des choix politiques qui remettent en cause le droit à la sécurité et à la tranquillité. Les habitants de Seine-Saint-Denis seraient encore une fois traités comme des sous-citoyens.

Alors que les derniers événements montrent l'impasse d'une police qui répond à des objectifs de chiffrage, toujours plus éloigné de lindispensable  proximité entre police et population, qui devrait pourtant être le fondement dune police républicaine.

Il faut au contraire refonder les missions de police en lien avec l'idée d'un service public, au plus près des problèmes des citoyens. Cela passe par des mesures pour en finir avec des pratiques humiliantes comme le contrôle au facies,  par la mise en place dune vraie politique de formation des forces de police fondé sur les valeurs de la République et doté des effectifs et des moyens dinvestigation pour mettre fin aux trafics qui pourrissent le quotidien des Séquano-Dyonisiens. Les habitants de Seine-Saint-Denis demandent une police respectueuse, juste et efficace, ni plus ni moins.


C'est à ce prix que nous pourrons reconstruire un lien de confiance entre la police et les citoyens.

" Insurgés et solidaires ", l'éditorial de Michel Guilloux dans l'Humanité de ce jour !


Un air vivifiant souffle sur le pays. Voilà, 80 associations et réseaux d’ONG, avec Nicolas Hulot en figure de proue, qui se rassemblent. À l’heure où les rimes en « é » de l’ordre social ne retiennent que précarité, compétitivité, rentabilité, eux choisissent de faire claquer le mot « solidarité » au sommet de la bannière de leur appel au peuple. Les auteurs de l’initiative fédèrent une bonne douzaine de millions de personnes dans tout le pays. Il est donc tout sauf anodin que la liste des « cinq caps » qu’ils se fixent et appellent à soutenir largement : « Luttons contre les inégalités sous toutes leurs formes, contre la fraude et l’évasion fiscales et contre l’impunité des banques, des politiques, des multinationales » ; et se conclue par : « Luttons pour une solidarité sans frontières, pour la coopération entre les pays et les continents,  pour l’accueil de celles et ceux qui prennent la route, qui fuient la misère et la guerre. » « Tout le monde parle d’équité ou de solidarité, très bien. Mais comment partager la richesse quand elle se concentre entre quelques uns ? », S’insurgeait jeudi matin Nicolas Hulot. Il a raison.


Pour le penseur libéral Thomas Hobbes, « la guerre de tous contre tous » était le stade prévalant d’une humanité qui n’était pas encore constituée en société civile, avec un État qui jugule cette violence. Près de trois siècles plus tard, c’est l’état de développement du capitalisme lui-même qui ramène l’humanité à cette condition-là. Alors oui, entendre appeler à la « solidarité de toutes et tous avec toutes et tous » ne résonne pas comme une incantation béate mais comme ce vers quoi précisément toutes les énergies devraient tendre. Voilà qui change de la boue et des remontées d’égout à quoi devrait se résumer une campagne électorale confisquée. L’Appel de toutes les solidarités porte toute une profonde colère sociale. Elle est saine et juste au vu de la condition humaine et de la vie réelle.

jeudi 23 mars 2017

" Vaccin contre le vote utile ", l'éditorial de Maud Vergnol dans l'Humanité de ce jour !


Et si on s’immunisait une bonne fois pour toute du vote utile ? Vous savez, ce virus qui ronge la démocratie jusqu’à l’os. Celui qui trouble la vue et abuse nombre de citoyens, honnêtement inquiets de l’avenir que nous prépare l’extrême droite. Il ne se passe plus un jour sans qu’un nouveau ralliement à Macron soit accompagné de trompettes et tambours sur le refrain du vote utile contre le FN dès le premier tour. C’est d’ailleurs le paradoxe du moment : alors que les grands évènements politiques de l’année ont déjoué tous les pronostics, la dictature des sondages est encore à l’œuvre  pour tenir les électeurs en laisse. Même le bon vieil adage « au premier tour on choisit, au second, on élimine » ne semble plus avoir de prise sur le doux délire de ceux qui veulent servir à un ex-associé de la banque Rothschild l’Élysée sur un plateau.

Comme adversaire, Marine Le Pen ne pourrait rêver mieux. Car la candidate d’extrême droite ne s’y trompe pas, elle, tant elle pourrait y puiser de nouvelles forces. Entre le « ni droite – ni gauche » et le « ni à droite, ni à gauche », ces deux – là s’acharnent à expliquer que la lutte des classes serait désormais dépassée, remplacée par le conflit des cultures et des identités, ou par un clivage entre « patriotes » et « mondialistes ».


Casser le thermomètre pour cinq ans ne fera pas tomber la fièvre. Il faut attaquer le mal à la racine, et sans tarder. Enfant monstrueux des injustices sociales, le FN ne hait rien de plus que les forces de la gauche transformatrice, celles qui ne se résolvent pas à ce que huit hommes possèdent autant que la moitié de la population mondiale, qui considèrent qu’une vie humaine vaut autant ici que là-bas, pour qui l’espoir n’est pas un gros mot. Le seul vote utile, c’est la conviction. Celle qui donne du courage aux militants que l’Humanité est allée rencontrer pour affronter au quotidien les nervis du Front national. Mine Idir plutôt qu’Emmanuel Macron…L’antidote est là.

mardi 21 mars 2017

" Où sont les industries ", l'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin dans l'Humanité de ce jour !


Pas d’industries sans services publics et pas de services publics sans industries certains n’y verront qu’un slogan arraché à des cerveaux archaïques, d’autres comme nous l’avons vu récemment sous la plume d’un chroniqueur d’un quotidien du soir, une forme de « populisme industriel »…De l’insulte à la connerie, le libéralisme conduit à tout. Et même au déni de réalité. Ce sera d’ailleurs le sens de la journée d’action conduite par la CGT, ce mardi : convaincre que l’industrie doit revenir le pilier de notre économie, donc, pour y parvenir, s’en donner les moyens et se doter d’une volonté politique capable d’inverser un processus dramatique. N’en déplaise au éditocrates, qui ne mesurent la puissance de la France  qu’à son nombre d’ogives nucléaires et à son programme à l’Otan, le poids de l’industrie reste un bon baromètre pour jauger l’état d’un pays comme le nôtre. Prenons trois chiffres donnés par le même quotidien du soir, pas plus tard qu’hier (comme quoi). En huit ans, plus de 600 usines ont disparu du paysage national, sachant que cette statistique morbide est un résultat net entre ouvertures et fermetures. Du jamais-vu. En quinze ans, sous le joug des actionnaires, un million d’emplois ont été sacrifiés dans ce secteur. Quant à la part de l’industrie dans la richesse nationale : 25% dans les années 60, 12% aujourd’hui. Résultat, du chômage de masse, un déficit commercial chronique, des champions nationaux qui passent sous contrôle étranger, des territoires entiers dévitalisés, avec toutes les conséquences…Bref une saignée historique.


Il n’y a aucune vision passéiste du tertiaire à réaffirmer haut et fort que l’industrie crée de véritables richesses, contrairement aux services et à l’ubérisation de la société. Face au monde qui vient, face à la robotisation des outils qui pourrait détruire des millions de postes en France, face aux économies globalisées qui nourrissent la montée des périls, la nécessité d’un grand projet industriel innovant – débarrassé des requins de la finance – s’avère d’une urgence absolue. En pleine campagne électorale, voilà bel et bien une question politique majeure. Ne soyons pas fous : notre avenir en dépend !

lundi 20 mars 2017

Le 24 mars à 19 h à l'espace Jacques Brel : Rendez-vous avec Camille Lainé



dimanche 19 mars 2017

" Dialogue à la veillée ", un billet de François ANDRE !

     
 
- Tu sembles fatigué mon Jacquot ?
-  Oui j’en ai ras le bol de prendre des coups, moi l’éternel second couteau !
- Oh là, faut pas déprimer. D’accord c’est chaud en ce moment,  mais on va y arriver. Allez, reprends avec moi : Les 30.000, les 30.000, les 30.000. Allez encore une fois. Les 30.000 et à nous la gloire ! Pour ça, faut pas baisser les bras. On les aura les emmerdeurs, les râleurs, les ‘’jamais-contents’’.
- Bon mais en attendant, c’est pas du gâteau. T’as vu ce qu’ils nous préparent pour la place du marché : Une MANIF ! C’est dingue ! On se donne à fond et en remerciement ils veulent foutre la pagaille. On a été élus non ? Pas trop brillamment mais tout de même. Si maintenant il faut écouter tout le monde on va pas y arriver.
- Tu déprimes mon Jacquot, regarde comme on les a enfumés jusqu’à présent. La première cité réhabilitée grâce à l’ANRU, c’est une réussite. On l’a aérée et après on a bétonné un max autour ; fallait pas leur dire à l’ANRU, eux ils voulaient dé densifier.
- Bon d’accord sur ce coup-là on a bien joué ! Mais pour la suivante, on voulait presque tout casser et ajouter 1.000 logements en plus. Ils se sont mis à hurler on a été obligés de descendre la barre à 500. Maintenant on propose aux locataires des relogements, ils les refusent. Pourtant on avait bien ficelé le truc en créant nos petits comités qui gobent tout.
- Ne t’affole pas, ça va s’arranger. La populace mécontente sera bien obligée de céder, ils ne vont pas se barrer, ils n’ont pas un rond et on fait venir des riches. Je l’ai déjà dit, il nous faut des riches dans notre ville. Il en faut pour remplacer les carreaux de plâtre par des vitrines. Quand je serai députée, je ferai voter une loi pour interdire d’être pauvre, c’est eux qui foutent le bazar.
- C’est bien tout ça mais en attendant, moi le second couteau, je suis en première ligne, j’en prends plein la tronche. Les choses finissent par se savoir. Ils savent que notre système d’aspiration d’ordures revient trois fois plus cher que la collecte traditionnelle.
- Bof c’est pas grave, on a refilé ça à l’AGGLO, c’est avec les voisins qu’on éponge.
-  Et ton truc ‘’maraichère’’, ça c’est sûr, ça va nous attirer des enmerdes. On a bien dit que les locataires de la cité payeraient pas la construction, ils disent que par les impôts, ils participeront tout de même. Et après, ça va coûter combien ce truc en fonctionnement ?
- Tu me fatigues, pour la plupart, vu leurs revenus, ils ne sont pas imposables. Après, c’est après. Pour l’instant l’important est de faire parler de nous.
- OH y a pas que ça qui me préoccupe, on a tout vendu pour enfermer la cité, les colos ont presque toutes été bradées, on va aller le chercher où maintenant le pognon ?
- Pas de panique et parle moins haut,  on a des relations, des amis. Tout va bien, on est arrivé à faire venir le métro, le tram, le pognon comme tu dis va arriver avec.
- Y a pas que ça : La Base de Loisirs, qui a bien fait vendre, n’avance pas. Il faut passer son temps à baratiner et valoriser un tas de sable.
- ça ce n’est pas nous.
- Comme d’hab avec toi quand c’est bien c’est nous quand c’est pas bien c’est pas nous !
- Et…….
- Arrête t’es franchement fatiguant ce soir et complétement négatif. Au fait pour la manif du dimanche, t’as bien prévu les gros bras pour casser l’ambiance ? Allez c’est bon pour ce soir, prends tes pilules et va te coucher.
François ANDRE                                                       MARS 2017   
   

Ce dialogue est une fiction, toute personne cherchant à se reconnaître dans cette dernière ferait fausse route.          

vendredi 17 mars 2017

Rendez-vous sur l'ex-Place du marché le 26 mars à 11 h !

NOUS PUBLIONS CET APPEL CITOYEN DES HABITANTS, DES USAGERS DE LA PLACE ET DES ASSOCIATIONS ROMAINVILLOISES !


  












Le PLU, modifié pour la douzième fois !



C’est à ne pas y croire. Une enquête publique, tenez-vous bien,  la douzième et lancée pour modifier le Pan Local d’Urbanisme. Un record ! Les grues envahissent le paysage romainvillois. La moindre parcelle devenue libre, et voilà un promoteur qui surgit. Les espaces publics disparaissent les unes après les autres ! C’est un non sens ! Donnez votre avis, faites vos remarques auprès du commissaire enquêteur !





" Une République à rebâtir ", l'éditorial de Patrick Apel - Muller dans l'Humanité de ce jour !


Pour ressourcer la République, bien des Bastille sont à prendre. Ainsi peut se résumer en son parcours même la marche, qui, samedi à Paris, rassemblera des milliers et des milliers de citoyens décidés à se servir du bulletin de vote Mélenchon pour secouer le vieil ordre capitaliste, ce régime – qu’on peut déjà dire ancien – et qui paralyse la souveraineté populaire. Un précipité toxique masque les enjeux des élections présidentielles et législatives. Les affaires en cascade qui touchent François Fillon ou Marine Le Pen conduisent des électeurs qui ont toutes raisons de réclamer la rupture du lien entre les gouvernants et l’argent à se détourner des urnes. Trop de promesses trahies minent les énergies. Le courant le plus libéral du Parti socialiste susurre « plutôt la droite que le Front populaire » et parie ouvertement sur la mort du PS pour se fondre dans le magma Macron d’où jaillissent des propositions que ne renierait pas François Fillon. Les mêmes qui ont fait la prospérité du Front national entonnent la rengaine du vote utile contre l’extrême droite qui tue toute perspective de renouveau et promet de beaux jours à l’extrémisme.


Les risques sont trop grands : la gauche de transformation ne peut se camper sur des positions préparées à l’avance. Son rassemblement ne se jouera pas dans des tête-à-tête obscurs. Il lui faut le mouvement qui permet la confluence ; les échanges et les confrontations qui dégagent les points d’accord ; le courage de rompre avec la pensée unique. Puisque la monarchie présidentielle, l’oligarchie et la privatisation des pouvoirs menacent la Vème République, il faut savoir lui opposer une VIème République sociale, participative et parlementaire. C’est le sens de la manifestation de la Bastille à République à laquelle participeront des communistes, des insoumis, des syndicalistes, des démocrates…Ensemble, pour retrouver le chemin d’un progrès partagé.

jeudi 16 mars 2017

" Recompositions ", l'éditorial de Paule Masson dans l'Humanité de ce jour !


C’est l’histoire d’une petite tape dans le dos qui n’a plus rien du signe amical que l’on échange dans une famille politique. Celle-là pousse dans le vide. Et son auteur observe la chute. En invitant à ne pas soutenir « une gauche qui se replie sur elle-même », Manuel Valls franchit une étape de plus dans son œuvre de rupture avec l’héritage de gauche du Parti socialiste. En « bon camarade », il guette le crash de Benoît Hamon afin d’annoncer, au moment opportun, aider Emmanuel Macron à construire une « coalition à la française », majorité de gouvernement socialement et économiquement libérale.

L’ancien premier ministre joue le coup d’après. Et, s’il peut, il ne se gênera pas de mettre la main sur le PS pour construire sa « maison » qui n’a de « progressiste » que le nom. Cette campagne électorale porte en ses flancs de nombreuses recompositions du paysage politique à venir. Espérons donc que Benoît Hamon ne soit pas dans le même type de calculs, consistant aussi à prendre le gouvernail du Parti socialiste pour appeler toutes celles et tous ceux qui veulent rompre avec l’austérité à naviguer dans son sillon. Il ne se qualifiera pas au second tour avec cette stratégie d’appareil qui l’amène déjà à composer avec les idées, sur la règle européenne des 3% de déficit public par exemple. À trop vouloir donner des gages à l’aile droite du PS, il est devenu transparent, alors que son projet est bien plus ancré à gauche que toutes les dernières campagnes socialistes.

Les sondages récents montrent qu’il perd des points. Une partie de son électorat glisse vers le « vote utile Macron ». du côté de l’alternative, Jean-Luc Mélenchon qui fait du rassemblement du courant antilibéral samedi à Paris un rendez-vous de dynamisation de sa campagne, grignote du terrain. À l’heure où s’affirme dans la société le besoin de changement, comme la présentation hier par un collectif d’universitaires d’un Code du travail adapté aux protections sociales de notre temps, c’est de ce côté-là qu’il faut regarder, travailler, pas dans six mois, maintenant.

mercredi 15 mars 2017

" 2017 ne se fera pas sans nous ", interview de Camille Lainé !


« 2017 ne se fera pas sans nous ! », une interview de Camille Lainé, secrétaire du Mouvement Jeunes communistes et candidate du PCF- Front de gauche, aux élections législatives, dans la 9ème circonscription de Seine – Saint – Denis (Bondy- Nord-Ouest, Les Lilas, le Pré Saint - Gervais, Noisy – le – Sec, Romainville)

Il ya quelques jours, le MJCF a lancé avec une dizaine d’organisations de jeunesse une plateforme de 25 propositions pour la campagne des élections présidentielles et législatives. Peux-tu nous décrire l’ambition de cette plateforme ?

CAMILLE LAINÉ : Nous avons effectivement dévoilé cette plateforme de propositions le 9 mars dernier. Cette date est loin d’être anodine puisqu’elle correspond à l’anniversaire de la première manifestation conte la loi travail, il y a un an. Nous sommes partis du constat que la campagne se déroulait, au milieu des affaires et des petites phrases, sans que les questions de la jeunesse ne soient au cœur du débat. Alors que l’on sort d’un quinquennat où la jeunesse devrait être une priorité et où notre génération a repris la rue au printemps dernier, nous ne pouvions pas rester spectateurs ! C’est pourquoi nous avons réuni toutes ces organisations, y compris d’autres qui ne sont pas signataires, pour diverses raisons, pour faire émerger cette plateforme commune et reprendre ensemble la parole alors que l’on tente d’écarter les jeunes des débats.

Cette plateforme est très ambitieuse sur le contenu, comment s’est-elle construite ?
CAMILLE LAINÉ : Çà a été un moment de travail intense ! Mais il faut dire que nous ne partions pas de rien…Le travail entre organisations mené pendant la loi travail et même avant avait déjà permis de construire un socle de revendications communes que l’on retrouve dans la plateforme. Mais nous voulions quelque chose de positif, qui offre des perspectives de conquête, pas uniquement contre une régression ou dans la défense de nos droits. Nous souhaitons exiger des droits nouveaux et çà dès maintenant ! Alors nous avons croisé le travail de chacun. De notre côté, au MJCF, nous avons fait remplir des milliers de questionnaires à l’automne, puis nous avons tenu dans de très nombreux endroits des « assises » permettant d’identifier, à partir des questionnaires et de la participation de beaucoup de jeunes, les mesures prioritaires. D’autres organisations ont également contribué à identifier les mesures phares comme la JOC avec sa grande enquête sur la précarité ou l’UNL autour de la question du droit de vote à 16 ans, par exemple. Ce travail de terrain de chacun a permis d’enrichir notre travail et d’atterrir sur cette plateforme, effectivement ambitieuse mais en lien avec la réalité que vivent les jeunes.

Comment allez-vous interpeller, informer, faire connaître cette plateforme ?
CAMILLE LAINÉ : il y a plusieurs échelles d’interpellation. Bien évidemment, nous visons les candidats à la présidentielle. Nous leur avons adressé la plateforme et nous sommes enj discussion avec leurs équipes. Nous souhaiterions pouvoir organiser un temps fort avec eux. Mais nous désirons également interpeller l’ensemble des candidats aux législatives et surtout redonner la parole aux jeunes dans tout le pays. C’est dans cette optique que nous organisons un « Tour de France » avec au moins une initiative par région. À chaque fois nous mettrons une thématique de la plateforme en valeur autour d’un débat, d’un concert, avec nos partenaires pour que les jeunes puissent venir porter avec nous ces propositions et que les candidats aux législatives les entendent et s’en emparent.

Pour finir, où peut-on retrouver cette plateforme ?

CAMILLE LAINÉ : Elle est déjà disponible sur les réseaux sociaux grâce aux comptes Facebook et Twitter « 2017 pas sans les jeunes ! » et elle sera très vite dans les mains de tous les militants des organisations signataires à travers un matériel militant pour aller à la rencontre des jeunes dans les lycées, les facs, les quartiers, devant les pôles emploi, les lieux de travail, etc. Une chose est sûre, de la rue aux urnes, 2017 ne se fera pas sans nous !

" Système et costume ", l'éditorial de Michel Guilloux dans l'Humanité de ce jour !


Après avoir contribué à mettre sa candidature sur orbite, un magazine du groupe Lagardère alimente la chronique des ralliements à Emmanuel Macron. Un quotidien dominical, autre propriété du milliardaire fils de, s’amuse à relayer la campagne du même en contribuant d’une autre main à poignarder celle de François Fillon, qui tourne au naufrage bourbeux, jusqu’à la mises en examen d’hier. Et donc Emmanuel Macron se paie le luxe de dire qu’il ne fait pas dans « la maison d’hôtes », tout en voyant dans les ralliements en cours qu’il avait « raison de ne pas subir les règles du système actuel ». Il tape sur le système, certes…mais lequel ?

Il suffit de voir la mine gourmande que prend Pierre Gattaz à dire que le programme de l’ex-ministre de l’Économie de François Hollande « allait dans le bon sens » côté impôts sur les sociétés et dividendes. Mais, Emmanuel Macron devrait faire encore plus pour écraser salaires et protection sociale… « Les entreprises doivent repartir à l’export, doivent innover, doivent investir. » Qu’importe si son quotidien favori, celui de Bernard Arnault, les Échos, expliquait, coup sur coup, la semaine dernière, que les profits du CAC 40 explosaient à chiffre d’affaires constant et que le déficit du commerce extérieur était précisément dû à la faiblesse industrielle de la France face à des pays comme l’Allemagne ou la Chine. C’est ce système là, pour la sauvegarde duquel Emmanuel Macron est mis sur orbite depuis un an, qui est bien à bout de souffle.


Quelqu’un qui est soutenu, si ce n’est porté, par les mondes de la finance, le Medef, les groupes de médias qui se partagent quelques nababs de la fortune et du CAC 40, voire, cerise sur le gâteau, par les ténors des cercles élyséens, serait à contre-courant de quoi ? De l’idée de gauche, de progrès social, de solidarité et de toute recherche de remise en cause de l’ordre établi et de la dictature de l’argent roi, très certainement. C’est même le point commun qu’il partage avec les candidats de la droite et de l’extrême droite. En plus présentable. Côté costume, il a la taille patron, l’ancien banquier. 

mardi 14 mars 2017

" Tailles patrons ", l'éditorial de Parick Apel - Muller dans l'Humanité de ce jour !


Ne parlons pas chiffons…François Fillon a exposé hier son « projet pour la France » et c’est du sur – mesure pour les grandes fortunes : suppression de l’impôt sur la fortune, fin des 35 heures ou refonte du Code du travail pour aggraver la loi El Khomri, abaissement de l’impôt sur les sociétés, fin de l’alignement de la fiscalité des revenus du travail et du capital. L’ancien premier ministre veut tailler à grands coups de ciseaux dans les dépenses publiques (moins 100 milliards d’euros), dans les effectifs de la fonction publique (suppression de 500.000 postes), dans les ressources de la Sécurité sociale en abaissant les cotisations sociales – 40 milliards pour les entreprises et…10 pour les salariés – afin de mettre en charpie l’assurance – maladie. Cette dernière, reste menacée par l’irruption des assureurs privés. Quant aux salariés, ils y perdront leur chemise : fin des 35 heures sans compensations de salaire, retraite à 65 ans, hausse de deux points de la TVA. Le châtelain sarthois promet à chaque salarié qu’il gagnera 350 euros de pouvoir d’achat (par la baisse des cotisations sociales), qui ne pèseront rien face à la marchandisation de la santé, la régression des allocations chômage, le plafonnement des indemnités prud’homales, la suppression des régimes spéciaux, les services publics étouffés et les hausses des prix. Bref, plein gaz pour une marche arrière sociale qui corsètera la croissance.


Sur ces sujets, François Fillon ne risque pas de s’écharper avec Emmanuel Macron. La trame est bien proche, qui fait la part belle aux patrons ou à la destruction, des services et investissements publics. Disons que le second choisit des matières moins épaisses, un structuré plus flou et glisse des accessoires branchés pour distraire le regard. A qui le grand patronat fera-t-il les yeux doux ? Son cœur balance. Et les preuves d’amour s’accumulent…Jusque dans le programme de Marine Le Pen qui entend laver plus blanc.

lundi 13 mars 2017

" Les idées, bordel !, l'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin dans l'Humanité de ce jour !


Six semaines… Sans céder à l’espèce de sidération généralisée qui provoque des regards en biais sur une campagne qui ne ressemble décidément à aucune autre, oui, vous avez quand même bien lu : il reste quarante deux jours avant le premier tour de la présidentielle. Et, comme chacun peut le constater avec plus ou moins d’amertume, les débats politiques et médiatiques oscillent entre l’hystérie généralisée et une forme de grand jeu soit disant ludique, façon PMU ou loto sportif, où chacun y va de son pronostic en misant sur les scénarios anticipés d’un résultat pourtant aléatoire, comme le pratiquent les bookmakers de pays voisins… Combien de temps encore cela durera-t-il ? Combine de temps faut-il à une société démocratique comme la nôtre pour encaisser le choc inouï d’une confrontation quasi confisquée, pour enfin dépasser l’émotion du grand n’importe quoi et s’autorisant une prise de hauteur qui permettrait de retrouver collectivement le chemin de la pensée et de la raison ? Alors que la moitié des électeurs potentiels ne savent pas toujours s’ils iront voter et pour qui, sinon pourquoi, nos esprits éprouvés de tristesse, de colère parfois, de peur aussi, sont sommés de n’avoir qu’un seul horizon : se déterminer en fonction du monde FN. Sauter les étapes. Céder à tout. Et pourquoi pas se jeter soi-même par – dessus bord…


Il n’y a rien de pire que les évidences qu’on cherche à nous imposer. Ainsi, il n’y aurait pas d’alternative à la vague brune forcément irrépressible, pas d’autre système possible que le libéralisme – doux ou sauvage –, pas d’autre avenir européen que celui de Merkel – Hollande – Macron et, bien sûr, pas d’autres candidats crédibles que ceux dont les sondages – fumisterie – nous claironnent qu’ils seront assurément au second tour. Et les idées, bordel ! Pourquoi votons – nous ? Pour la mise en place de minables stratégies dont les français ne veulent d’ailleurs plus, autant de basses manœuvres commanditées qui caractérisent, plus que jamais, la fin de l’ancien régime et la faillite d’une Ve République à bout de souffle ? Ou votons – nous  pour des idées ? Notre conviction est simple : les électeurs vraiment de gauche ne voteront pas, cette fois, sous la pression de certitudes qui n’en sont pas. C’est sérieux, la politique.

jeudi 9 mars 2017

" Un temps désarticulé ", l'éditorial de Michel Guilloux dans l'Humanité de ce jour !


La droite et la gauche, c’est fini. Place à l’affrontement du XXIe siècle : progressisme contre conservatisme. Comment reconnaître l’un et l’autre ? Est progressiste, nous dit le Petit Robert, « qui est partisan du progrès politique, social et économique ». Exemple : interdire une salle à Lyon à Christiane Taubira invitée par un libraire est signe de progressisme de l’équipe menée par M. Collomb. Est conservateur, nous dit le même, « qui tend à maintenir l’ordre social existant ». Exemple : Philippe Martinez est conservateur. Pourquoi ? Parce qu’on vous le dit.

Ainsi il faudrait voter Emmanuel Macron dès le premier tour comme si on était déjà au second. Et pourquoi ? Parce qu’« il n’ya pas d’idéologie Macron, c’est un ovni politique qui vient d’arriver en France », martelait voilà peu un Daniel Cohn Bendit sorti de sa naphtaline pour nous infliger ses commentaires de matchs de foot vus du comptoir. C’est fou ce que, de Bernard Kouchner à Alain Minc et François Bayrou, il en est qui se jugent si indispensables pour servir cette soupe sans pudeur, depuis quarante, cinquante ans qu’ils fréquentent les allées du pouvoir avec le succès que l’on peut vivre chaque jour dans ce pays. Ils ne sont pour rien dans la promotion du FN. Ils ont bonne conscience et toujours raison. Il faut donc dès le 23 avril barrer la route à Le Pen et défendre le projet d’Europe à plusieurs vitesses taillé aux mesures exactes des besoins des marchés et de leurs propriétaires de journaux. Tiens, c’est à peu de chose près ce qu’a redit hier François Hollande en Conseil des ministres.


Dans cette campagne qui finit par ressembler à la répétition en boucle d’ « Un jour sans fin » (d’Harold Ramis avec Bill Murray), une phrase retentit comme un coup de pistolet dans le concert de musique répétitive : « Une loi de séparation de la République et de l’argent ». Appel à un VIe république, elle est de Jean-Luc Mélenchon et s’étale en une de l’Humanité Dimanche, qui en publie un grand entretien. Aidons le temps à retrouver ses gonds, les mots leur sens, le peuple sa voix.

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