LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

dimanche 27 novembre 2016

" L'électrochoc" de Claude Bartolone



Hier à Bondy, Claude Bartolone  a cru trouver la formule pour sortir le Parti socialiste de la mauvaise passe dans laquelle il se trouve. Il faut, dit-il, créer un véritable électrochoc. Et à quoi celui-ci se résume t-il ? À la présentation de Macron, Hollande et Valls à la primaire socialiste, à laquelle serait également invité Jean-Luc Mélenchon. Un électrochoc, Macron ! Le  banquier de Rothschild, qui ne se dit ni de gauche ni de droite Un électrochoc, Macron, lui qui avec la loi portant son nom, promettait 22.000 emplois, alors que 1350 équivalents temps ont été créés. Un électrochoc, Hollande ! Ce candidat qui annonçait vouloir s’en prendre à la finance et qui une fois au pouvoir s’est mis à son service. Un électrochoc, Hollande ! Lui, qui, après avoir promis de renégocier le traité européen, s’est mis dans les pas de son prédécesseur, une fois élu. Un électrochoc Valls ! Ce premier ministre arrogant et spécialiste du 49/3 pour faire passer une politique faite de trahisons et de renoncements. Le pays craque de partout. La mal vie et la pauvreté s’étendent. Ni Macron, ni Valls, ni Hollande ne peuvent incarner une réponse de gauche à ce désastre.

L’électrochoc, le seul qui puisse faire renaître l’espoir, c’est une rupture claire avec la politique actuelle. C’est une vraie politique de progrès social, environnementale et démocratique en France et en Europe. Ce sont des moyens financiers démocratiques et européens pour une société de partage, une sécurité d’emploi et de formation, une société du bien vivre et du bien commun. Une République pour une France de Liberté, d’Égalité et de Fraternité, engagée dans la paix et le progrès. Face à l’offensive des forces de droite et de l’extrême droite, il faut une contre-offensive d’ampleur et dans la durée pour créer un rapport de force plus favorable aux idées de progrès et de solidarité.


Non, monsieur Bartolone, ce n’est pas un simple casting d’une primaire redessinée qui peut répondre aux exigences pour une alternative à gauche. Le député de notre circonscription et ses 35 années de députation, ne le sait que trop bien. Son électrochoc, c’est faire l’impasse sur le bilan de ces 5 années et repartir avec de nouvelles promesses dans sa musette. Qu’il ait des comptes à régler avec le Président de la République, c’est son problème. Cela ne nous concerne en rien. Ce que nous souhaitons, avec les citoyennes et les citoyens de notre ville, c’est un débat pour de vrai, avec lui et sa suppléante, en allant au fond des choses, pour dire ce que nous ne voulons plus, et les ruptures qui s’imposent. Après la « municipalisation » des enjeux que posent les élections présidentielle et législatives, Claude Bartolone nous sort un nouveau lapin de son chapeau, avec sa primaire relookée. Çà ne fera pas le compte !

jeudi 10 novembre 2016

Conseil municipal du 9 novembre : Intervention de Sofia Dauvergne sur le renforcement des équipes de la police nationale



Intervention Sofia DAUVERGNE, au nom du groupe Front de Gauche/Romainville-Ensemble sur le voeu  concernant renforcement des équipes de Police Nationale

Nous prenons connaissance du vœu commun des villes de Bagnolet, du Pré-Saint Gervais, des Lilas et de Romainville pour rappeler que la priorité doit être donnée au renforcement des équipes de Police Nationale , de bénéficier du remplacement des fonctionnaires mutés et d'attendre le retour à l'équilibre des effectifs du commissariat d'ici à la fin de l'année 2016.
Comment ne pas être d'accord sur le constat et l'urgente nécessité que l’État réaffirme son rôle régalien en la matière. La sûreté des citoyens passe par des moyens humains et financiers supplémentaires donnés à la Police, à la gendarmerie, ainsi qu'à la Justice.

Et le constat est là, cela fait bientôt 10 ans qu’à Romainville on tente de répondre aux problèmes d'insécurité par la création de dispositifs nouveaux sans amélioration réelle, palliant ainsi à la déficience de l’Etat dans ce domaine : création de la police municipale en 2009, Création d'une brigade de nuit en 2011, qu’en est-il de leur action ? Depuis 2013 mise en place d'un plan pluriannuel d'investissement pour la vidéo surveillance qui atteint en 2016 près d'un million d'euros de dépenses. Par contre on notera la  présentation au conseil municipal du 21 septembre dernier du plan de stratégie territoriale, de sécurité et de prévention de la délinquance afin de préparer le Comité Local de Sécurité et de Prévention de la Délinquance (CLSPD) qui devrait avoir pour objectif de mettre la prévention et la proximité au cœur des actions.

Les gouvernements se succèdent et au nom de la baisse des déficits et de la dette on sacrifie toujours le service public  et aussi celui de la police nationale.
Le mécontentement et le malaise grandissent dans la population mais également chez les policiers. Ils n'hésitent pas à manifester pour exprimer leur colère et leur épuisement, pour le respect des conventions collectives, le respect des rémunérations, le respect de leur métier, le développement du service public national de Police.
Ils expriment un épuisement qui trouve ses sources dans le rythme terrible qui est imposé aux effectifs de Police depuis les attentats du 7 janvier à Charlie Hebdo et qui s’est vu renforcé depuis le 13 novembre et le 14 juillet. Congés reportés, mobilisation permanente, heures supplémentaires sont devenus le quotidien de la Police Nationale.

A cette pression accrue est venue s’ajouter des dysfonctionnements déjà existants, rendant la situation insupportable. Il est demandé beaucoup aux policiers et plus encore depuis que nous sommes sous le régime d'état d'urgence. Ils doivent être exemplaires en toute occasion et remplir leurs missions dans le respect des lois et principes de notre République.
Ensuite, nous devons aussi dénoncer la règle qui détermine leurs actions depuis le passage de Nicolas Sarkozy à l’intérieur : celle du chiffre.

La logique de rentabilité capitaliste qui s’applique depuis lors est en train de détruire, de dévoyer le rôle du service public de la Police nationale. Elle vide de son sens le métier, brise les vocations et donne de l’importance à des actions qui sont rentables pour les statistiques mais peu pour la sécurité des citoyens.
C’est le cas des contrôles d’identité systématiques, des contrôles routiers inopinés ou encore des îlotages sans but précis. Certes, ils permettent souvent de faire coup double pour les statistiques avec une infraction constatée et une verbalisation immédiate entrant dans la colonne « faits résolus sans trop de temps », mais cela détourne de nombreux policiers de tâches plus importantes ou de la proximité avec les habitant-es.

De plus la baisse de 23 000 policiers, la suppression d'écoles de police et de la police de proximité sous le gouvernement de droite a été une erreur gravissime, difficile, semble-t-il, à rattraper !
Aussi, le rapport général sur les moyens de la police nationale examiné au sénat le 19 novembre 2015 dans le cadre de la loi de finance 2016 soulève la paupérisation des forces de sécurité qui ne disposent plus des moyens nécessaires pour assurer leurs missions, la hausse de la délinquance , les tensions sur les dépenses de fonctionnement, les problèmes d'équipements, et ce n'est pas l'annonce d'une augmentation de 0,9% et d’effectifs supplémentaires qui ont répondu à l'urgence.
Un an après, les effectifs ont été prioritairement affectés à la lutte contre le terrorisme et les crédits au financement plan "migrants".

La police de proximité n’a pas été restaurée et la culture du chiffre pas remise en cause.
Nous avons besoin d’une autre police. Cette crise doit être l’occasion de prendre le virage de la proximité, du sens du métier, du retour au service public auquel les citoyennes et citoyens de ce pays ont droit.
Pour cela il nous faut exiger :

De rétablir la police de proximité en y apportant certaines adaptations tirées de l'expérience passée, se rappeler tout l'intérêt du travail de l'îlotage. C’est le seul moyen de renouer le dialogue entre les policiers et la population, de contribuer à apaiser les tensions et retisser le lien social.

De recruter de nouveau des médiateurs pour favoriser écoute et concertation et impulser des dispositifs permettant de renouer le lien entre tous les acteurs d’un quartier, les jeunes notamment.

De remettre en place des échanges avec les associations de locataires, sportives et culturelles et tous les élus. A l’instar de l’initiative prise par le maire des Lilas (Voir édito journal municipal nov 2016) suit au drame survenu sente de la ferme en face de la cité Y. Gagarine.

De Revoir la répartition des effectifs de police sur le territoire qui est inchangée depuis 50 ans !

D’arrêter la culture du chiffre, cette politique du rendement axée sur la seule répression- dangereuse pour tous et qui fait peser sur les forces de l'ordre une forte pression hiérarchique

D’exiger la construction d'un commissariat de plein exercice à Romainville

De débloquer des moyens humains et financiers conséquents pour un service public de police nationale répondant aux attentes de nos concitoyens

Sans oublier que les Romainvillois ont besoin également d’accéder à un logement abordable; de soins, de services publics de proximité, d'éducation, de loisirs, de lutte contre les discriminations, de police de proximité, bref tout ce qui est susceptible de reconstituer le lien social, afin que le « vivre ensemble » soit plus que des mots.

Tel est le prix à payer pour enrayer la spirale de la violence et de l'insécurité engendrées par le fonctionnement même de notre société.
Comme vous pouvez le constater nous avons  également des propositions à formuler pour nous assurer du renforcement des équipes de Police Nationale sur le territoire de Romainville.
Nous n'allons pas présenter, comme vous vous le faites d'habitude, un contre vœu ou même des amendements, puisque de toute manière  vous ne les voteriez pas.
Alors, comme nous partageons la nécessite d'affecter des moyens supplémentaires à la circonscription de police des Lilas, nous nous associerons à ce vœu.

Conseil municipal du 9 novembre : Intervention de Brigitte Moranne sur le contrat local de santé



Intervention de Brigitte MORANNE sur le contrat local de santé, au nom du groupe Front de Gauche/Romainville-Ensemble !

"Les contrats locaux de santé ont été introduits par la loi HPST (dite « Bachelot ») de 2009 et réaffirmés par la loi dite de modernisation du système de santé de Marisol TOURAINE.
Le CLS est signé entre la commune ou l’Etablissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI) concerné et l’Agence Régionale de Santé.
Il est censé avoir pour objectifs de réduire les inégalités sociales et territoriales de santé et de proposer des parcours de santé plus cohérents et adaptés à l’échelon local.
Il ne s’agit pas d’un dispositif mais d’un outil qui articule les dispositifs avec leurs leviers financiers propres.
En Île de France environ 70 villes ont signé des CLS.
Ceci dans le but de définir une démarche ciblée géographiquement et adaptée aux besoins de santé des populations concernées grâce à un diagnostic du territoire.
Certaines villes ont ainsi pu inscrire des priorités dans leur CLS.

Vous citez les objectifs de la politique de santé de l’Agence Régionale de Santé (ARS) s’appuyant prioritairement sur trois axes forts :
- Assurer à chaque francilien un parcours de santé lisible, accessible et sécurisé.
- Améliorer la qualité et l’efficience du système de santé.
- Conduire une politique de santé partagée avec tous les acteurs au plus près de la réalité des territoires.

Cependant la réalité des politiques de santé est toute autre.
La loi de financement de la sécurité sociale 2017 présentée par le gouvernement et votée par l’assemblée nationale en 1ère lecture le 2 novembre 2016  s’inscrit dans une logique purement comptable ou les économies financières priment sur les besoins sociaux et de santé.
Par cette loi, le gouvernement entonne le chant de la victoire sur le « trou de la sécu » affirmant voir arriver la fin du déficit, mais à quel prix :
- Celui du renoncement aux soins.
- Celui de la poursuite de la progression des inégalités sociales et de l’accès aux soins.
- Celui de la remise en cause de la qualité du travail des professionnels de santé et de la sécurité sociale (moins 8800 postes)
- Celui des coupes franches dans les budgets des hôpitaux publics et leurs conséquences pour les personnels et les usagers (moins 1,5 Milliard d’euros et 22 000 suppressions de postes) avec pour conséquence des plans de retour à l’équilibre financiers imposés par les ARS comme ceux que subit l’hôpital André Grégoire depuis plusieurs années.

L’objectif d’économiser 10 milliards d’euros en 3 ans sur la santé, dont 3,4 milliards en 2016 en est l’illustration la plus marquante.
Avec des dépenses d’assurance maladie (ONDAM) portées à 2,1%, soit le plus faible taux depuis 20 ans alors que dans le même temps l’évolution des dépenses est estimée à 4%, l’enveloppe budgétaire de l’assurance maladie progresse deux fois moins vite que les besoins de santé.

D’une manière générale, la loi de financement de la sécurité sociale pour 2017 conduira un nombre croissant d’usagers à se soigner selon leurs moyens et non selon leurs besoins, bien loin de l’idéal porté lors de la mise en place de notre sécurité sociale !
Oui nous partageons l’idée qu’il est nécessaire d’analyser les besoins tant préventifs que curatifs. 

D’ailleurs le vœu proposé par notre groupe et que vous n’avez pas voté au conseil municipal du 25 mai 2016 allait dans ce sens. Il proposait d’analyser en concertation avec les élus locaux les besoins de santé de nos populations avant la rédaction du projet médical partagé dans le cadre du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT).

Le maillage du territoire, la proximité sont des conditions de la qualité des soins et l’on ne peut que récuser la fermeture des structures hospitalières de proximité au nom de la qualité !
Nous pouvons citer
- la non reconstruction de la maternité des Lilas sur la ville des Lilas
-La fermeture des urgences chirurgicales 24 h sur 24 au CHI André Grégoire au nom de la    permanence des soins.
-La mise en place des GHT qui engendreront des restructurations de services ainsi que des fermetures de lits.

Ce maillage du territoire doit être l’objet de consultation des populations, des professionnels de santé, des élus locaux, des syndicats hospitaliers et des associations de malades.
Au lieu de missionner des entreprises privées souvent onéreuses, ces consultations pourraient prendre la forme de conseils sanitaires locaux compétents pour évaluer les besoins de santé de la population et rédiger un diagnostic de territoire.
Cependant, nous considérons que le centre de santé est la seule réponse actuelle de service public pour la médecine de premier recours (hors structure hospitalière) sans bénéfice privé.

Nous voterons donc pour le CLS permettant une aide financière à un service public de santé de proximité.

Mais nous ne sommes pas dupes sur les conséquences de la loi de financement de la sécurité sociale 2017 pour l’accès aux soins de nos populations.

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