LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mardi 25 octobre 2016

" Elections législatives " : l'heure du bilan !



Un quatre pages couleur, des inaugurations en enfilade. Cela ne fait pas de doute Claude Bartolone et sa suppléante Corinne Valls sont en campagne. Encore faut-il savoir de quelle campagne il s’agit ? Le bilan de la majorité socialiste est tellement lourd à porter, que nos deux candidats donnent l’impression de vouloir « municipaliser » la prochaine élection des député-e-s. Certes, après avoir été député durant 35 années sans interruption, Claude Bartolone a du métier. Mais à l’heure du bilan il doit assumer ses responsabilités en rendant des comptes aux citoyens des villes qui composent notre  circonscription. Nous souhaitons apporter notre contribution à ce rafraîchissement des mémoires.

En 2012, Claude Bartolone et Corinne Valls promettaient :
  • De faire de l’éducation et de la jeunesse une priorité.
  • D’encadrer le prix des loyers.
  • De mettre en place une caution solidaire pour permettre aux jeunes d’accéder à la location.
  • De défendre le pouvoir d’achat, de supprimer la TVA Sarkozy
  • D’adopter une tarification progressive de l’eau, du gaz et de l’électricité.
  • De combattre le chômage
  • De réformer justement les retraites
  • De renégocier le traité européen d’austérité pour privilégier la croissance et l’emploi.
  • De créer 1000 postes par an dans la police, la gendarmerie et la justice
  • De rétablir la police de proximité.
  • D’assurer l’égalité salariale entre femmes et hommes
  • D’engager les futurs projets d’aménagement de notre territoire dans le respect de tous et en concertation.
  • De renforcer l’hôpital public
  • De reconstruire la maternité des Lilas sur son site.

Voilà pour les promesses. N’est-il pas temps de les mettre en rapport avec les politiques mises en œuvre par la majorité socialiste, à laquelle appartient Claude Bartolone avec le soutien de la première magistrate de notre ville ?

  1. Signé en mars par Nicolas Sarkozy, François Hollande signait à son tour, en juin le traité européen et le faisait approuver par l’Assemblée nationale, alors que s’imposait la voie référendaire.
  2. En Seine-Saint Denis le chômage est passé de 11,7% en 2012 à 13% en cette fin d’année 2016.
  3. En matière d’éducation, si le gouvernement affirme que les 60.000 postes d’enseignants ont été créés. Cependant, près de la moitié des nouveaux moyens (26.000) sont en réalité des postes de stagiaires.
  4. La pression fiscale s’est faire durement sentir durant ce quinquennat. 43, 9 milliards d’euros sur les ménages, alors que les entreprises ont bénéficié de 11,1 milliards d’euros d’allègement
  5. Au nom de l’emploi 45 milliards ont été distribués, alors qu’il a été annoncé récemment qu’au mieux cela aura permis de sauvegarder ou de créer 100 à 150.000 emplois.
  6. Après avoir supprimé la « TVA Sarkozy », une hausse de la TVA était décidée par le parlement en 2014. Pire François Hollande déclarait en 2015 : « Si c’était à refaire, je ne serais pas allé aussi loin, j’aurais gardé l’augmentation de la TVA décidée par Nicolas Sarkozy ».
  7. À compter de juillet 2015, les allocations familiales ont été divisées par deux voire par quatre pour les parents de deux enfants, battant en brèche leur universalité.
  8. Le plafond du quotient familial est passé de 2336 euros à 1500 en 2014, occasionnant des hausses d’impôt très importantes pour les familles concernées.
  9. Il en est de même pour les retraités avec la suppression de l’abattement de 10% pour ceux ayant élevé 3 enfants et plus. Ce sont des centaines de milliers de retraités qui du même coup sont devenus imposables.
  10. Décidée en 2008, la suppression progressive de la demi-part de quotient familial accordée aux parents isolés (dite demi-part des veuves) destinés aussi bien aux parents veufs que divorcé(e)s ou célibataires ; est devenue pleinement effective en 2014.
  11. la loi santé, plutôt que de réaffirmer la place et le rôle de l’hôpital public indique clairement que c’est vers l’effacement des frontières entre clinique privée et hôpital public d’une part et l’affaiblissement de l’hôpital public d’autre part que l’on s’est dirigé. Avec la suppression programmée de quelques 23.000 postes d’agents hospitaliers ;
  12. Le président de la République et sa majorité s’y étaient engagés, le quinquennat devait être marqué par la création de 9000 postes de policiers et gendarmes. Un chiffre loin de la réalité puisque selon les calculs de la cour des comptes seuls 390 emplois ont été créés de 2012 à 2015. Et qu’est devenu le rétablissement de la police de proximité ?
  13. En août 2014, était abandonnée, la création d’une garantie universelle des loyers qui aurait permis à beaucoup de jeunes qui ne peuvent pas présenter de caution de louer plus facilement dans le parc privé. Quant au plafonnement des loyers il se limite à Paris intra-muros.
  14. Le droit à la retraite, parlons-en. Avec la loi de janvier 2014, la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein, dès lors que l’on atteint l’âge légal, est progressivement allongée (pour la génération de 1958 et les suivantes) jusqu’à 43 ans, soit 172 trimestres.
  15. Les rémunérations  des fonctionnaires bloquées depuis 5 ans, comme celles des retraites.

Cette  liste n’est pas exhaustive, il y aurait encore beaucoup à dire.

Nous n’oublions pas d’ajouter à ce lourd bilan, la casse du code du travail avec la loi El Khomry, adoptée à coups de 49/3. Ou bien encore les collectivités territoriales mises au régime sec avec une diminution drastique de leurs dotations.

Claude Bartolone et Corinne Valls nous avaient demandé,  en 2012, de leurs accorder nos suffrages pour : « voter à l’Assemblée nationale les grandes réformes de justice sociale…pour œuvrer au changement de politique économique, sociale et environnementale pour la France…  « L’ère qui s’ouvre, nous disaient-ils encore est porteuse de changement pour la Seine-Saint-Denis »… « Nous voulons redonner du pouvoir d’achat,  développer la vie économique de notre territoire…Pour retrouver la République qui rassemble et qui protège ».


De la parole aux actes, à vous de juger ! 

jeudi 6 octobre 2016

Métro à Romainville, une photo qui date de 1980 !

           


Cette belle photo de la manifestation organisée par les communistes romainvillois-es, autour de cette vraie-fausse station « Place du Marché », rappelle combien notre camarade Gérard Chasseloup était et est encore près de nous.                                                                
C’était il y a 36 ans (le 30 Mai 1980) et nous luttions pour l’arrivée de ce métro, réclamé depuis plus de 80 ans et qui avait failli arriver en 1935.
            
Cette photo fera peut-être poser une question : Pourquoi la station de Romainville sera finalement implantée place Carnot et non place du 19 Mars 1962 ? La réponse est simple, c’est d’abord la nécessité d’une distance raisonnable entre 2 stations, mais c’est surtout la nécessité d’une cohérence entre plusieurs moyens de transport et, à la place Carnot, elle va exister avec le métro, le tramway et les autobus.
            
MAIS UNE AUTRE QUESTION EST DES MAINTENANT D’ACTUALITE AVEC LA SUPPRESSION DE LA LIGNE BUS 105 PLACE DU 19 MARS 1962 : PEUT-ON LAISSER LA PLACE LA PLUS IMPORTANTE DE LA VILLE SANS MOYEN DE TRANSPORT ?
            
Faut-il rappeler au STIF et à la RATP, qu’ils ont pour mission avec les lignes d’autobus de desservir les quartiers de nos villes au plus près de leurs habitants ; oui, faut-il lui rappeler que cette place du 19 Mars est la plus importante, la plus centrale de la ville, qu’elle est, avec son marché, un grand centre commercial, son nouveau Conservatoire,  et avec un grand ensemble (Marcel Cachin) un lieu de peuplement en pleine extension ?
            
Oui, faut-il rappeler tout cela au STIF, à la RATP et à Madame Le Maire, qui a validé cette décision, pour qu’ils prennent en compte cette revendication des Romainvillois-es : le passage dès maintenant d’un autobus sur cette place.

PCF - Romainville

Communiqué de l'Association pour la sauvegarde du village de Romainville


ASSOCIATION de SAUVEGARDE du VILLAGE de ROMAINVILLE
Association loi 1901

OBSERVATIONS SUR L'AVIS D'ENQUÊTE POUR LE DÉCLASSEMENT DU DOMAINE PUBLIC BOULEVARD ÉMILE GENEVOIX ET DE DÉPENDANCES

Lundi 03 octobre 2016



DISPARITION DE L'ESPACE PUBLIC :
Ce déclassement d'une partie du boulevard Emile Genevoix et de son trottoir va permettre la réalisation de la phase 2 d'un projet immobilier privé, et va ainsi amputer de 341 m² la place du 19 mars 1962.

C'est donc ici, incontestablement, la disparition d'une partie de l'espace public de notre ville, au seul profit d'un intérêt privé !


DENSIFICATION ET RESPIRATION :
Cette forme triangulaire est due au prolongement naturel du boulevard Emile Genevoix sur l'avenue du Président Wilson. D'un point de vue urbanistique, rien ne justifie l'idée de rompre la fluidité et la perspective du boulevard Émile Genevoix pour créer une véritable cassure dans le tissu viaire.

Vu la densification urbaine en cours sur notre territoire, nous pensons au contraire qu'il est vital et urgent de conserver la totalité de la place dans sa forme aérée et triangulaire afin de maintenir à Romainville, un cadre de vie agréable !


IDENTITÉ ET PATRIMOINE :
Sur cette place depuis près d'un siècle, un marché populaire s'est tenu à raison de plusieurs matins par semaines. Cet événement marque profondément la mémoire collective et l'image de la Place. Dans quelques jours, cette histoire va s'arrêter, le marché va déménager. Pourquoi alors, détruire la Place en l'amputant de 341 m² ? Pourquoi effacer radicalement l'histoire de notre passé ? N'est-il pas plus simple et plus logique de requalifier et transformer l'ensemble de la place triangulaire en un seul et agréable parc de ville qui nous rappellerait que ce lieu a toujours été un espace de rencontre et de convivialité ?

Il nous semble évident que le déclassement de cette partie du boulevard Émile Genevoix, va nuire considérablement à l'identité visuelle et mémorielle de notre commune !


FLUIDITÉ DES CIRCULATIONS :
Une densification urbaine ne peut être envisagé sans un programme global des circulations. Circulations lourdes et circulations douces. Or ici avec ce déclassement qui ferme un tronçon du boulevard Émile Genevoix, c'est la fluidité du trafic d'un quartier qui va être impactée. Cette coupure nette dans la voirie porte le risque de voir le trafic s'amplifier principalement dans les rues étroites du centre ancien.

Ce morcellement de la voirie fait naître beaucoup d'interrogations. Y a-t-il un plan global et cohérent du développement des transports en commun et des circulations lourdes et douces à l'échelle de notre commune et des communes voisines ?


MANQUEMENT DANS L'AFFICHAGE DE L'ENQUÊTE :
Nous constatons que cette enquête publique est affichée à l’Hôtel de Ville et dans un périmètre serré autour de la place du 19 mars 1962. A l’annexe de Romainville 2000, il faut pénétrer dans le sas de  l’entrée  de l’immeuble pour trouver l’affiche ! (voir les photos annexées, prises le 24-09-2016). On note donc l’absence d’affichage sur des axes passants comme l'allée Bellevue, l'avenue Gaston Roussel et le  boulevard Branly.
Nous dénonçons ce manque d’information par affichage, sur une grande partie de la ville. La transformation et l'avenir de la place du 19 mars 1962 concernent l'ensemble de la population de la commune. Cette place unique par son histoire et son marché, centrale par son emplacement, est le bien de tous les Romainvillois. Ils se  doivent d'êtres informés correctement, en temps et lieu.

Dans ces conditions, nous doutons fortement de la valeur et de la qualité de cette enquête à minima publique, et en conclusion de toutes les observations mentionnées ci-dessus, nous demandons le rejet du déclassement de cette partie du boulevard Émile Genevoix.



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