LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

dimanche 28 juin 2015

A propos du projet du quartier Gagarine !



Délibération du Conseil municipal du 24/06/2015

Intervention de Brigitte Moranne, conseillère municipale du groupe Front de Gauche

"Mme le Maire

Lors du précédent Conseil Municipal, avec votre majorité, vous  nous avez  demandé  d’approuver le Protocole de préfiguration faisant suite au Contrat de ville, et cela très explicitement dans le cadre de l’application de la loi du 21 février 2014. Cela était mentionné dans les attendus de la délibération. Répétons que cette loi fait obligation de construire les projets en « co-construction » dès la phase préparatoire, et notamment avec la mise en place de conseils citoyens.

Il n’y a pas de conseils citoyens à Gagarine. C’est la raison pour laquelle nous avons demandé de reporter le vote sur le protocole de préfiguration et de mettre en place les conseils citoyens selon le règlement national de l’ANRU.  Mais nous n’avons pas été entendus, comme d’habitude.

Aujourd’hui, la délibération qui nous est proposée ne se fait pas en référence à la loi de février 2014. Les "considérant" n’en font pas mention. C’est pour le moins étonnant.
L’annexe à la délibération mentionne les habitants référents et les ateliers urbains. Mais dans la loi de 2014, la notion d’habitants référents n'y figure pas.  Cette démarche avec les habitants référents ne saurait donc remplacer l’application de la loi. De même que pour les ateliers urbains.

Par ailleurs, on nous dit maintenant que la concertation a commencé en juin 2014, et qu’elle s’est achevée en juin 2015. Mais dans le protocole de préfiguration, on nous disait qu’elle était achevée en janvier 2015.

On nous dit encore que le nombre total de logements  serait de 1272 logements reconstruits alors que ce chiffre était de 1345 il y a un mois et de 1500 environ le 30 juin 2013, lorsque les habitants ont découvert le projet (pour lequel le cabinet Brenac et Gonzalez travaillait depuis déjà deux ans, sans en avoir informé les habitants, et alors qu’il n’a été missionné qu’en novembre 2014)  et se sont opposés à cette sur-densification.  Mais il est vrai qu’on nous dit aussi que « le projet n’est pas arrêté », et que donc le chiffre de 1272 peut encore évoluer à la baisse !

Mais pour qu’il évolue, et qu’on puisse arrêter un chiffre, encore faut-il respecter l’esprit et la lettre de la loi de 2014 : "co-construire le fond du projet avec les habitants, respecter la démocratie et ne pas leur apporter un projet tout ficelé".

Nous répétons donc notre proposition initiale du mois dernier : mettre en place immédiatement les Conseils citoyens, et ne rien décider de plus pour le moment. C’est pourquoi nous votons contre cette approbation à posteriori d’une consultation non établie selon les règles de la loi de 2014.

Pour ces raisons, nous vous demandons qu’il soit procédé au retrait de la délibération du 20 Mai 2015 ayant approuvé le projet de protocole de préfiguration et vous ayant autorisé à le signer.

C’est  pourquoi , nous avons déposé , ce jour, un recours gracieux dans ce sens".

La démocratie bafouée un fois de plus au Conseil municipal !



Lors de la réunion du Conseil municipal du mercredi 24 juin, la majorité municipale a présenté un vœu sur le maintien des antennes de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie en Seine-Saint-Denis. Cette délibération demande « de prendre en compte la caractère spécifique de la Seine-Saint-Denis dans le futur projet de réorganisation des centres d’accueil de l’assurance maladie, permettant le maintien des antennes dans le département et des garanties sur leur fonctionnement ». Elle précise encore qu’avec « cette nouvelle restructuration, les antennes les plus proches pour les romainvillois seront Montreuil, Noisy-le-Sec et Bobigny ».

LES ÉLU-E-S DU FRONT DE GAUCHE ONT ÉVIDEMMENT VOTÉ CETTE DÉLIBÉRATION.

Nous publions le point de vue exprimé par Brigitte Moranne au nom du groupe des élu-e-s du Front de gauche :

« Si nous sommes d’accord avec la proposition de ce vœu, nous ne devons pas ignorer que les fermetures annoncées des centres CPAM de Seine-St-Denis sont les conséquences des politiques de Santé menées par les gouvernements successifs.

En effet, la loi de Santé votée en première lecture n’est qu’une aggravation de la loi HPST (Hôpital, Santé, Patients et Territoires).
Elle vise à réduire les coûts sur la santé et la sécurité sociale en accélérant les restructurations et fermetures d’activités.
A cela s’ajoute la baisse de l’ONDAM ( Objectif National des Dépenses d’Assurance Maladie) annoncée par le gouvernement en Avril dernier.

Aujourd’hui, la sécurité sociale va fêter ses 70 ans. Un ministre communiste en a été le fondateur.
A Romainville, un espace public porte son nom, mais suite à un projet immobilier, celui-ci va être détruit.
Nous proposons qu’à l’occasion de cet anniversaire un autre espace public soit baptisé Ambroise Croizat.

 Pour le vœu, nous proposons deux amendements :

1) A la fin du 2ème paragraphe, après sociaux, nous proposons d’ajouter la phrase suivante :
« Ce projet entrainera aussi la suppression de 170 postes dans notre département.
Cette politique de fermetures est la conséquence directe des restrictions budgétaires imposées par l’état à l’Assurance maladie ».

2) « A la fin du 5ème paragraphe, après Bobigny, nous proposons la phrase suivante :
Dans ces conditions, c’est l’accès aux droits qui est menacé. Cette question est d’autant plus vitale que près de 30% de la population renonce à des soins pour des raisons financières. »

Or en dépit de la demande réitérée des élu-e-s du Front de gauche de mettre aux voix ces deux amendements, madame Valls n’a pas daigné y répondre, soumettant au vote cette délibération dans sa version initiale.


Une fois de plus, les règles les plus élémentaires de la  démocratie au sein de l’assemblée municipale ont été bafouées. C’est inacceptable. Que valent après cela les discours enflammés sur l’élaboration d’une charte citoyenne, certes nécessaire, lorsque les droits de représentants des citoyens eux-mêmes ne sont pas respectés. 

vendredi 26 juin 2015

La Seine Saint Denis n'a pas besoin d'un Central Park !











La Résistance s’organise contre le projet dit de « Central Park » qui envisage la construction de 24.000 logements dans le parc départemental GeorgesValbon et de 8.000 dans la zone industrielle Jean Mermoz, par le biais d’une OIN (Opération d’Intérêt National).

 
NON à la construction de 24.000 logements dans le parc Georges Valbon à La Courneuve !
Le projet du gouvernement de 24.000 logements viendrait bouleverser tout le territoire et priverait aussi les habitants de leur poumon vert. C’est un projet démesuré et non concerté avec le risque de voir ce formidable espace livré aux spéculateurs. Cette régression des espaces verts serait le pire moyen de préparer la conférence mondiale sur le climat (COP21).
Dans les années 60, l’Etat, la ville de Paris ont imposé et implanté les 4.000 logements à La Courneuve. Va-t-on récidiver aujourd’hui avec ce projet ? 24.000 logements, 90.000 habitants, un « Central Park » à la Française… ! Ceci au moment où l’Etat décide de réduire l’aide qu’il apporte aux communes et aux départements donc les moyens pour construire des écoles, des crèches, des médiathèques…
Ce n’est pas acceptable !
Certes, il faut réfléchir aux liaisons du parc avec les villes pour jouxtent le parc, mais dans la transparence, le respect des territoires et dans un vrai partenariat.
Des réponses existent émanant des villes pour mieux relier le parc aux quartiers proches (le franchissement de l’A1 à La Courneuve par exemple).
La Seine Saint-Denis a besoin de vraies solutions.
Nous refusons d’être placés devant le fait accompli. Nous voulons être respectés. Plutôt que de telles opérations mégalo pharaoniques, nous voulons :
que nos enfants aient les moyens d’étudier, que nous soyons logés dans des logements dignes, que nous accédions à la formation et à l’emploi… que nous puissions bénéficier d’espaces verts de qualité.                                                             
La Seine Saint-Denis n’a pas besoin d’un « Central Park »
PIQUE-NIQUE CITOYEN le 5 juillet à partir de 12 h,
devant la maison du Parc

Défilés - débats


Si sous souhaitez avoir des informations sur le sujet et participer à la mobilisation retournez vos coordonnées à : Fédération PCF 93 – 14 rue Victor Hugo – 93500 Pantin
Nom ----------------------------------------------  Prénom-------------------------------------------

          Adresse--------------------------------------------------------------------------------------------------


Téléphone------------------------------------courriel-------------------------------------------- 

jeudi 25 juin 2015

Le 5 juillet, rendez-vous au parc de la Courneuve





Grande journée de mobilisation citoyenne “leparkétanou !” le dimanche 5 juillet au parc de la Courneuve Georges-Valbon ! Venez nombreux ! 

Le 5 juillet, après le pique-nique habituel du dimanche, l’après-midi se déroulera comme suit : des débats, une manifestation dans le parc, des spectacles de rue, des concerts (nous avons réglé la météo sur bofix).

- Journée d’action « Le parkétanou » le 5 juillet de 12h à 19h au Parc (Maison du Parc)

programme prévisionnel :

12H-14H : Pique-Nique à côté de la Maison du Parc
14H-15H : Manifestation-déambulation dans le parc
15H-16H30 : Débat public autour du projet
16H30-19h : Animations et concerts

jeudi 18 juin 2015

Il faut le faire !!!




Mardi soir, Claude Bartolone lançait, au cours d’un rassemblement des socialistes, sa campagne des régionales. Plus à gauche que lui, on meurt. Nous avons eu droit aux communards, à la liberté, à l’égalité, à la démocratie citoyenne et participative, à l’annonce d’une région de l’emploi, du logement pour tous. 

Une région humaine qui ne laisse pas les puissants imposer leur vision. Bien entendu, pas un mot sur la politique gouvernementale, qu’il soutient sans sourciller. Mais il y a plus. Le hasard du calendrier a voulu que quelques heures auparavant, du haut du perchoir, le premier ministre annonce l’utilisation du 49/3 pour faire approuver la loi Macron en deuxième lecture. Tuant ainsi, dès le premier jour la possibilité de discussions sur ce projet. 

Et pas un mot du Président de l’Assemblée nationale, qui aurait été dans  son  rôle en  défendant les droits des représentants du peuple. Cet acte, entrave non seulement l’esprit républicain censément incarné à l’Assemblée nationale, mais il creuse un peu plus le fossé entre les citoyens et la légitimité de la parole publique. 

Alors Claude Bartolone, des trémolos dans la voix peut promettre monts et merveilles pour notre région, il en faudra davantage pour faire barrage à la droite et à son extrême.

mardi 16 juin 2015

Une charte du citoyen pour une fabrique démocratique de la ville !




Les élu-e-s de la majorité municipale ont invité la population à travailler à l’élaboration d’une charte du citoyen. Trois réunions se sont tenues. Il convient de saluer une telle initiative, à condition qu’elle ne soit pas conçue comme un faire valoir, dont les objectifs énoncés resteraient lettre morte. Nous en avons fait l’expérience dans notre ville depuis 2001. C’était l’époque de la « démocratie participative ». Conseils de quartier, budget participatif, ateliers urbains, devaient être au cœur de cette démarche. Les conseils de quartier se sont éteints au bout de quatre années de fonctionnement, le budget participatif n’aura jamais vu le jour. Quant aux ateliers urbains, ils sont le plus souvent cantonnés à des échanges sur des projets, sans que les opinions des habitants aient réellement été prises en compte. Il s’agissait davantage d’approuver des projets déjà ficelés.

Nous souhaitons donc que les enseignements de ces expériences puissent être tirés afin que cette charte en cours d’élaboration réponde aux voeux  des habitants. "Ils désirent comme certains d’entre eux l’ont exprimé au cours de l’une des réunions, être impliqués en amont et reconnus comme force de proposition. Il est important, disent-ils, de valoriser les idées qui viennent des citoyens, de rendre visible les résultats de la participation ».

Nous partageons l’ambition énoncée par cette charte : « Être citoyen, c’est être un homme ou une femme et participer à la vie de la cité sous un forme ou une autre… C’est vivre sa ville et avoir envie de s’y investir. Être citoyen, c’est un engagement. C’est être solidaire, à l’écoute et faire des choses pour les autres, pour demain. La citoyenneté n’est pas conditionnée par le fait de disposer de la nationalité française et ne se limite pas au seul fait de voter… La citoyenneté ce sont des droits et des devoirs »...

Ces principes étant énoncés, nous souhaitons apporter quelques observations afin que cette nouvelle initiative de démocratie locale ne se termine pas comme celles qui l’ont précédé.

1/ Permettre à chacune, à chacun de s’investir, de participer à la vie de la cité exige en tout premier lieu de revoir de fond en comble la communication municipale, qui pour l’heure ne fait que rendre compte d’initiatives, et encore très partiellement, sans que les habitants aient droit au chapitre. Susciter la participation des citoyens, c’est donner envie, c’est leur fournir les éléments d’information susceptibles de las motiver. Or dans le magazine d’information municipale, leur point de vue est rarement requis. Il n’existe même pas un courrier des lecteurs. Alors que le vote du budget municipal constitue l’acte premier de la vie d’une commune, depuis de très nombreuses années son compte rendu tient en une page, sans  qu’aucun chiffre ne soit énoncé. Les dépenses de personnel, Mystère ? Les dépenses d’investissement et de fonctionnement ne sont même pas indiquées. Aucun habitant ne connaît la part accordée aux différents secteurs d’activité (éducation, culture, sport, caisse des écoles, Centre Communal d’action sociale…) Quelle sont les évolutions constatées d’une année sur l’autre, c’est un autre mystère. Voilà donc un des premiers chantiers à travailler pour favoriser cette envie d’être citoyen à part entière avec ses droits et ses devoirs.

2/ En second lieu dans l’un des compte rendus  il est à juste titre indiqué, « que le dialogue ne doit pas être sectorisé, qu’il ne faut pas solliciter les Romainvillois en fonction de leur lieu et de leur cadre de vie ». Cette réflexion est judicieuse. Encore faut-il tirer enseignement des différentes concertations, comme celles par exemple du quartier Cachin et notamment du déplacement du marché ? Force est de constater que « la concertation » s’est limitée aux seuls habitants du quartier alors qu’elle concernait l’ensemble des habitants de notre ville;

La démocratie locale s’est essentiellement développée ces dernières années autour des projets immobiliers, et il faut avoir l’honnêteté de le reconnaître sans que l’opinion des citoyens ait été prise en compte et entendue. Par ailleurs, la vie d’une cité ce sont des projets d’aménagement et d’urbanisme, mais ce sont aussi tout ce qui fait la vie quotidienne. Pourquoi ne pas imaginer des ateliers, des tables rondes, pour mettre en débat, les questions touchant à l’emploi, à la formation, à la culture, à l’habitat, à la transition énergétique. La définition de ces politiques ne peut se passer de la parole des citoyens. « La ville va entamer en mai l’élaboration d’une charte du dialogue citoyen. Tous les Romainvillois sont invités à participer à la rédaction de ce document qui posera les bases d’un dialogue constructif et favorisera la, participation citoyenne » Tel est le titre de l’article du magazine du mois de mai annonçant cette initiative. Alors allons-y !

3/ Il est enfin une autre question qui mérite attention. Il s’agit de la vie associative. C’est une donnée incontournable qu’il convient de prendre en compte. D’abord pour saluer l’ensemble des bénévoles qui se dépensent sans compter et dévouement au service de leurs adhérents. Il est d’autant plus important de le souligner que la crise démocratique est une réalité qu’il serait vain de nier. Cela devrait conduire, la municipalité à engager avec les associations concernées une sérieuse réflexion. Les lieux de réunions se sont réduites à la portion congrue. Trouver un lieu devient pour beaucoup un parcours du combattant. La maison des associations a laissé la place à une opération immobilière. La démocratie a un prix. Et il n'est pas irraisonnable de revenir à une aide plus conséquente de la collectivité locale, comme ce fut le cas par le passé, en matière d’information. Nous ne doutons pas que la réflexion des citoyens de notre ville permettra à cette initiative de répondre  à leurs aspirations dans le respect des « avis différents" 

lundi 8 juin 2015

Invitation au débat !




Le parc paysager Georges Valbon, une richesse inestimable...Non à l'apartheid de M. Valls !


PRESERVONS NOTRE PARC !

Ce parc a été initié par l’ex-département de la Seine, puis celui de la Seine-Saint-Denis présidé par le communiste Georges VALBON dans les années 60. Ainsi 2 visages du parc ont été créés : l’un traditionnel, l’autre où le relief a été modelé par l’homme et par l’apport de 12 millions de mètres-cube de remblais. Ce parc de 400 ha est clos et interdit aux véhicules.

Ces 400 hectares ainsi libérés et préservés puis aménagés, ouverts au public, aux portes des cités et des villes voisines, proches de Paris constituent un vaste poumon vert dans une banlieue à l’époque fortement industrialisée et déjà stigmatisée. C’est le troisième parc paysager et boisé aux portes de la capitale.
Ce parc est la réponse à un défit noble pourLES HABITANTS du 93.
A l’époque, le Conseil Général prévoyait de doter le département de 10 % de son territoire enESPACES VERTS. Ainsi de grands aménagements virent le jour : parc de Bagnolet, parc de Villetaneuse, la Poudrerie de Sevran, la forêt de Bondy, 400 hectares de foncier dont le sous-sol était occupé par d’anciennes carrières de gypse devaient être aménagés en espaces verts.
Le parc de La Courneuve s’est réalisé sur d’anciens terrains maraîchers, terrains de grandes cultures et sur l’emplacement d’un important bidonville La Campa.

Ce parc est très attractif, très apprécié et très fréquenté. C’est une réalisation inestimable, tant pour la population que pour la biodiversité qui s’y développe, il est classé « Natura 2000 ».
Les élus communistes n’étaient-ils pas les vrais précurseurs de l’écologie en milieu urbain ?
L’autoroute A 1, a produit une véritable coupure entre une ville, La Courneuve et le parc. L’A 16 a failli faire de même, mais avec la mobilisation des populations, le défi a été relevé.

RESPECT DES TERRITOIRES ET DES POPULATIONS
Le projet du gouvernement, dans le cadre des OIN (Opération d’intérêt national) vise à réaliser un « central parc » à la française, cela dans un cadre anti-démocratique qui nie l’existence et la spécificité des territoires.
Ainsi, dans le cadre de cette procédure, les communes avec leurs élus et leur population se verraient privées de tous pouvoirs avecLE RISQUE majeur de voir ce formidable espace livré aux marchands.
Certes, il faut réfléchir aux liaisons du parc avec les villes qui jouxtent le parc, mais dans la transparence, le respect des territoires et dans un vrai partenariat.
Des réponses existent émanant des villes pour mieux relier le parc aux quartiers proches (le franchissement de l’A 1 à La Courneuve par exemple).

Mais à y regarder de près, il s’agit de tout autre chose ! Le projet en question avec 24 000 logements viendrait bouleverser tout le territoire et ce projet priverait aussiLES HABITANTS de leur poumon vert. C’est un projet démesuré et non concerté.
Dans les années 60, l’Etat, la ville de Paris ont imposé et implanté les 4000 logements. Va-t-on récidiver aujourd’hui avec ce projet ? 24 000 logements, 90 000 habitants, un « Central Park » à la Française… !
Pourtant ici, alors que ce territoire construit et innove, la mise en place de l’intercommunalité, Plaine Commune et ses différents organismes dont PCH pour le logement, ne reste pas l’arme aux pieds, même si son dynamisme est souvent entravé par les politiques publiques nationales. Ainsi la ponction de 11 milliards dans le budget des collectivités en est un exemple.

NOUS VOULONS ETRE RESPECTES, M. VALLS !
Avec le projet gouvernemental, la question du respect, de la dignité est posée. Respect et dignité des populations. Lutte contre les inégalités (l’école, la formation, l’emploi). C’est un affront aux Maires et présidents d’agglomérations qui bâtissent et agissent pour modeler leur territoire et apporter les réponses les plus pertinentes aux habitants.
Ce dont le département du 93 a besoin et principalement les villes situées autour du parc, ce n’est pas d’y faire rentrer les marchands, mais de moyens à la hauteur des projets de toute nature portés par les villes utiles aux populations ; de soutien véritable aux politiques de logement, d’appui dans la démarche urbaine pour les quartiers situés en ANRU, des réponses fortes et durables en terme de formation et d’emploi, principalement pour les jeunes.
Si « apartheid » il y a, il est la résultante de toutes les inégalités initiées et accumulées par les différents gouvernements de droite et aujourd’hui duPARTI SOCIALISTE. C’est à cela qu’il faut s’attaquer.

OUI L’HUMAIN D’ABORD ET TOUJOURS
L’enjeu est grand. Un enjeu urbain, un enjeu humain. Mettons l’Humain au cœur des multiples projets. Cela nécessite de la part des différents intervenants, de l’imagination, de l’audace et des moyens financiers à la hauteur.

C’est cela que le gouvernement de M. Valls devrait entendre en respectant les populations et ses élus.


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