LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 16 mai 2014

L'Europe de la finance ça suffit ! Sortons de l’austérité en France et en Europe



Emission officielle du Front de gauche pour les élections européennes 2014 avec Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon et Clémentine Autain.



LA COLÈRE DES PEUPLES EST GRANDE EN FRANCE ET EN EUROPE
ELLE EST LÉGITIME

Après Sarkozy, Hollande et Valls inscrivent leurs choix politiques dans les pas de la commission européenne et de Merkel. En Europe comme en France, pour préserver les profits d’une minorité, la crise financière a été le prétexte pour imposer des plans d’austérité, baisser nos salaires et nos retraites, casser et privatiser les services publics.
Résultat, le chômage et la précarité explosent, la vie est de plus en plus dure pour le plus grand nombre.
ROMPRE AVEC LES POLITIQUES D’AUSTÉRITÉ EN FRANCE ET EN EUROPE
C’EST POSSIBLE

Face à ce désastre ouvrons une autre voie. Nous proposons de mobiliser les immenses ressources disponibles dans les banques et les grandes entreprises européennes pour financer la relance sociale et écologique de l’activité. Nous proposons de reprendre le pouvoir sur la finance et de porter une nouvelle ambition de coopérations et de solidarités.
LE 25 MAI
VOTONS POUR LES CANDIDATS ET CANDIDATES DU FRONT DE GAUCHE

Les partis qui appliquent l’austérité font semblant de s’opposer entre eux. Mais, déjà, ils sont déjà en train de se répartir les responsabilités pour faire la même politique. En votant pour les listes Front de gauche, avec la candidature d’Alexis Tsipras à la Présidence de la commission européenne,
vous pourrez dire : NON à l’Europe de la finance et de l’austérité. OUI à une Europe des peuples !

10 raisons de voter Front de gauche aux Européennes

POUR ROMPRE AVECL’EUROPE DE LA FINANCE, des banquiers et des actionnaires, qui se traduit par des politiques d’austérité. Nous voulons construire une nouvelle union coopérative et solidaire, celle de l’Humain d’abord.
POUR AGIR CONTRE LA CASSE DES DROITS sociaux et des services publics.
POUR LA DÉFENSE ET LA MODERNISATION de nouveaux projets industriels et agricoles, s’inscrivant dans un projet de transition écologique.
POUR LUTTER CONTRE LA PRÉCARITÉ DU TRAVAIL ET LA RÉGRESSION SOCIALE. Mettre fin au dumping social à l’image de la pratique des salariés déplacés, avec l’harmonisation par le haut pour l’instauration d’un salaire minimum décent dans chaque pays.
POUR CHANGER LE RÔLE ET LES STATUTS de la Banque centrale européenne, afin de la mettre au service de l’emploi et de l’investissement socialement utile, la formation, la réindustrialisation et les services publics. Pour la taxation des mouvements de capitaux spéculatifs et la fin des paradis fiscaux.
POUR L’ÉGALITÉ RÉELLE FEMME-HOMME, avec l’instauration de “la clause de l’Européenne la plus favorisée“, afin que chaque femme puisse bénéficier des lois les plus avancées dans les pays de l’Union.
POUR REJETER LE TRAITÉ DE LIBRE ÉCHANGE TRANSATLANTIQUE qui attaquerait encore plus nos droits et permettrait l’arrivée en Europe de produits ne répondant pas à nos normes sociales ou environnementales (poulet lavé au chlore, viande aux hormones...). Nous sommes pour des échanges justes avec le monde, des relations qui doivent se nouer sur un pied d’égalité et non dans le cadre d’accord qui ne favorisent que le dumping social.
POUR CESSER DE BAFOUER LA SOUVERAINETÉ POPULAIRE tant au niveau national qu’européen et mettre en place une Europe de la démocratie, où les citoyens soient consultés sur les grandes questions les concernant. Le pouvoir doit revenir dans les mains des assemblées élues et des citoyens. Nous refusons la mise sous la tutelle de la Commission européenne du budget de la Nation.
POUR REJETER LE NOUVEAU TRAITÉ EUROPÉEN imposé par Merkel qui vise à renforcer les pouvoirs de la Commission et imposer l’austérité à tous les États membres.
POUR UNE EUROPE DE LA PAIX ET DU DÉSARMEMENT. La sortie de l’alliance militaire de l’OTAN, une Europe active pour la solidarité et la coopération, pour une paix juste et durable au Proche-Orient avec la reconnaissance de l’État de Palestine.
 

mardi 6 mai 2014

« Un président techno, sans emphatie, qui a perdu la gauche » (Olivier Dartigolles).

Lors de la première partie de l'émission, François Hollande s'est livré à un laborieux exercice d'auto-justification.
Résumant la sanction de sa politique lors des élections municipales à une « impatience » des français, la parole présidentielle a rejoué une chansonnette triste, celle des aides aux entreprises, des efforts et de la sacro-sainte compétitivité. Tant sur Alstom que sur les réponses à la crise sociale, à la précarité et la pauvreté, le président de la République est apparu techno face à une France qui doute et qui souffre. Provocateur quand il indique que les français lui auraient demandé « d'aller plus vite et plus loin » et calculateur en évoquant le possible report des élections régionales et cantonales pour passer en force une réforme territoriale antidémocratique, François Hollande subit un nouvel échec dans son désir de renouer un contact direct avec celles et ceux qui n'y croient plus après tant de renoncements et de prophéties.
Ce manque d'emphatie et de proximité, et parfois même d'écoute, a marqué juqu'à la caricature la seconde partie de l'émission.
Deux ans après son arrivée à l'Elysée, François Hollande « a des regrets », mais pas celui d'avoir tourné le dos à une politique de gauche. Il déclare qu'il n'a rien à perdre... sans doute, car il a déjà perdu les gens qui l'ont élu.

Hollande sur RMC/BFM TV : "Halte au massacre" (Pierre Laurent)

Le Président de la République s'est livré ce matin sur RMC/BFM TV à un laborieux service après-vente de sa politique. Mais le pire, c'est qu'il en rajoute à chaque fois une couche, cette fois avec de nouvelles exonérations pour les entreprises et avec le report des élections régionales et départementales en 2016.
Je dis halte au massacre !
Je demande l'annulation immédiate de toutes les nouvelles aides prévues aux entreprises, qui font des bénéfices sans embaucher ni augmenter les salaires, et la mise à plat de toutes les exonérations fiscales et sociales.
Je demande ensuite la convocation en 2015 d'un référendum sur le big bang territorial annoncé. Pas de changement de nos institutions démocratiques sans démocratie.
Le peuple doit avoir la parole.

lundi 5 mai 2014

Face à la montée des périls


L'éditorial Par Patrick Apel-Muller.

Ukraine :"Le péril est grand. Il est désormais urgent de rétablir le dialogue, sans surenchères irréalistes "C’est en Europe : un régime non élu envoie les chars et les hélicoptères de combat contre sa population avec le soutien des chancelleries de l’UE et des États-Unis. Ces dernières ont choisi d’alimenter depuis des semaines une stratégie de la tension dans une zone ultrasensible, à l’articulation entre la Russie et l’Otan, en poussant un clan d’oligarques corrompus contre un autre d’affairistes douteux, en lâchant la bride à des milices néonazies. Le pire est en marche après que trente et une personnes ont été brûlées vives dans le siège des syndicats d’Odessa, incendié par les partisans de Kiev. Le péril est grand. Il est désormais urgent de rétablir le dialogue, sans surenchères irréalistes. Ainsi, quel crédit auraient dans ce contexte les référendums séparatistes du 11 mai ou l’élection présidentielle du 25 mai fabriquée pour légitimer le nouveau pouvoir ? L’Ukraine ne peut devenir la tête de pont d’une organisation militaire dirigée contre Moscou. La relation particulière de la population de l’est du pays avec la Russie et avec la langue russe doit être reconnue, tout comme son refus de reconnaître les nouveaux gouvernants qui se sont imposés place Maïdan. L’hypothèse fédéraliste est sans doute le moindre des maux quand se dessinent des déchirements à la yougoslave. La tension sert au contraire les desseins de Poutine, qui agite la défense des russophones comme une légitimation d’expansionnisme. Les dirigeants de l’Union européenne sont en cause, qui ont privilégié l’aventurisme, fermé les yeux sur l’extrême droite à Kiev, poussé à l’épreuve de force. La diplomatie française, après l’affaire Snowden et la violation des règles internationales du président Morales ou ses errements bellicistes dans la guerre syrienne, ne sort pas grandie de l’épreuve. François Hollande, si empressé de manipuler la parole de Jaurès pour en faire un bréviaire du renoncement et du libéralisme, ferait mieux de le relire : « Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre. »

Manuel Valls est passé sur l'autre rive en assumant une politique de droite (Olivier Dartigolles)


A la tribune de l'Assemblée nationale, le Premier ministre a répondu à la fronde de députés socialistes par quelques aménagements cosmétiques mais l'affront à notre pays, aux familles, aux fonctionnaires et aux retraités est assumé crânement.
Pour la première fois sous la V° République, un chef de gouvernement issu d'une majorité parlementaire de gauche défend une politique dont la droite et le patronat avaient rêvé sans jamais espérer aller aussi loin, aussi brutalement.
Un âge d'or pour les entreprises, sans contre-partie, payé sur le dos du monde du travail et des plus fragiles. Une hémorragie de 50 milliards d'euros dans la dépense publique et sociale pour moins de service public, de solidarité et d'égalité de traitement, le dynamitage en règle de la protection sociale et de la démocratie locale.
Il n'y aura pas  « d'apaisement » avec une telle orientation comme y invite M.Valls mais une aggravation rapide et dangereuse de la crise politique, sociale et économique. « Ce qui empêche d'installer la confiance », c'est une politique de droite alors que le changement, en 2012, avait été annoncé à gauche. Le premier ministre lui est passé sur l'autre rive en assumant une politique de droite : celle d'une austérité à perpétuité.

Olivier Dartigolles, porte parole du PCF

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