LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 24 janvier 2014

Soyons clairs !

Alors que le pays est en proie à des souffrances sociales grandissantes, que le chômage et la précarité continuent de gagner du terrain, que la politique d’austérité engagée depuis de longs mois fait des ravages dans le pouvoir d’achat des ménages comme dans l’accomplissement des missions publiques essentielles à la vie des populations, le Président de la République n’a eu de cesse de donner des gages au Medef et aux marchés financiers.

Il s’agit d’un choix assumé qui tourne le dos à ses propres engagements de campagne, c’est ce que pense désormais une majorité des citoyens qui lui ont fait confiance, soit dès le premier tour comme au second des élections présidentielles.
En mettant un terme autoritairement au financement de la politique familiale par les cotisations sociales, prélevées sur les richesses créées par le travail et qui constituent une part du salaire socialisé, François Hollande s’attaque à un pilier du système social et de solidarité qui se traduit encore par une politique familiale efficace indispensable tant à la qualité de vie qu’à l’activité économique du pays.
Après le cadeau de 8 milliards d’euros fait par Nicolas Sarkozy aux entreprises, notamment les plus grandes en supprimant la taxe professionnelle. Après les 20 milliards qui leur sont attribués avec le pacte de compétitivité, manque à gagner compensé soit par l’impôt ménage, soit par la TVA et des réductions de moyens dans les servies publics, François Hollande décide une nouvelle baisse de la contribution des entreprises de l’ordre de 30 milliards en échange d’hypothétiques contreparties en termes d’emplois jamais réalisées, et qui fait dire à Pierre Gataz, président du Medef « nous avons toujours dit que nous ne pouvions pas fournir d’engagements chiffrés et juridiques ».
Les Gouvernements successifs n’ont pas lésiné sur les aides aux entreprises de toutes sortes, et pourtant le chômage n’a fait qu’empirer et le coût du capital s’aggraver, et les conditions de vie des familles se dégrader.
Le choix présidentiel est on ne peut plus clair, alléchant pour le patronat voire une partie de la droite, mais aussi rassurant pour les marchés financiers et satisfaisant pour les dirigeants de l’Union européenne qui attendent impatiemment que la France réduise ses budgets publics et ses dépenses sociales et de santé. Un choix libéral, totalement assumé que devront valider les parlementaires.
En effet pour répondre ainsi à une vieille revendication patronale, François Hollande compte sur une économie de 53 milliards en trois ans sur les budgets publics. Une purge qui finira d’asphyxier les services publics et les collectivités locales et les missions d’intérêt général qui leur sont confiées. Ainsi avance-t-il la révision de toutes les politiques publiques, fusion et mutualisation des collectivités locales, suppression de Régions et de Départements, incitations financières au regroupement. Un bouleversement territorial amorcé avec la loi créant autoritairement les métropoles. Ainsi plus du tout de marge de manœuvre pour les collectivités locales, seulement des compétences spécialisées, les transformant en rouages administratifs sous l’autorité d’exécutifs resserrés et concentrés, pour gérer dans le cadre d’une concurrence entre territoire, accélérant de fait le dumping social et fiscal.
Devant cette situation les Élu(e)s Communistes et Républicains sont résolus à tout mettre en œuvre pour favoriser le rassemblement le plus large possible, avec toutes celles et tous ceux qui ont voulu le changement et sont tombées de haut en découvrant les choix économiques libéraux clairement énoncés par François Hollande. Tout mettre en œuvre pour faire grandir l’idée qu’une autre politique est nécessaire et possible. Une Politique qui puisse rompre avec l’austérité qui ravage l’Europe et qui engagerait la refondation démocratique de l’Union européenne. Une politique qui orienterait la dépense publique vers l’investissement, l’emploi et la formation, en agissant sur tous les leviers y compris la fiscalité et le crédit. Une politique permettant un juste partage des richesses et s’attaquant au coût du Capital pour redonner au travail sa place, toute sa place dans l’économie.

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