LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

dimanche 30 juin 2013

Un projet pour Romainville : appel à participation citoyenne !


 

Jeudi 20 juin, le collectif Front de gauche de Romainville, regroupant le Parti Communiste Français, le Pari de Gauche, Convergences et Alternatives, ainsi que des militants non encartés, avait invité les romainvillois-e-s à une assemblée citoyenne sur le thème :

« Ensemble, construisons un projet paour Romainville »

Nous étions très déterminés à redonner à notre ville son caractère : « Quand une ville est aussi village ». Cela veut dire, une ville solidaire, accueillante, où les décisions sont prises démocratiquement, faisant toute sa place à la jeunesse. Une ville à vivre et non à vendre !

Des personnes agissant au sein d’associations étaient également présentes (ASVR, ARDE, SPORT…)

Un bilan des réalisations de la mandature a été fait. Il a été aussi réaffirmé la nécessité de construire une véritable alternative à l’austérité qui domine le pays.

Partout dans notre ville s’élèvent des constructions immobilières souvent aux dépens de l’habitat ancien sans respect du patrimoine.

Mais 2500 demandes de logement ne sont pas satisfaites, notamment celles des jeunes. Et ce ne sont pas les immeubles construits par les promoteurs immobiliers qui permettront d’augmenter le nombre de logements sociaux.

De nombreux problèmes ont été soulevés concernant le tri des déchets, le fiasco de la pompe à ordures, les rythmes scolaires, la santé et l’avenir de l’hôpital André Grégoire, le sport et la jeunesse, l’emploi et les services publics, l’intercommunalité, la démocratie participative.

Afin d’envisager des solutions tous ensemble, les participants se sont engagés à créer des ateliers de réflexion et de création, dans une sorte de « coopérative » collective. Des groupes sont déjà constitués que vous pouvez rejoindre pour y apporter vos propositions. Nous vous donnons connaissance des 6 ateliers du changement présentés :

  • UNE VILLE DÉMOCRATIQUE
  • UNE VILLE DU DROIT AU LOGEMENT ET AU RESPECT DE SON PATRIMOINE
  • UNE VILLE DU DROIT À L’EMPLOI ET AUX SERVICES PUBLICS
  • UNE VILLE DU DROIT À L’ÉDUCATION, À LA CULTURE ET AUX SPORTS
  • UNE VILLE DU DROIT AUX TRANSPORTS PUBLICS
  • UNE VILLE ÉCOLOGIQUE ET SOLIDAIRE

 Nos propositions sont ouvertes à d’autres organisations politiques auxquelles nous avons écrit : Europe Écologie les Verts(EELV), Lutte Ouvrière (LO), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti Socialiste (PS).

Ces groupes peuvent travailler dès cet été pour préparer une nouvelle réunion en Septembre ;

Vous pouvez dès maintenant les rejoindre et proposer aussi d’autres ateliers. Nous attendons vos suggestions. Faites-vous connaître auprès de :

Robert Clément : robert.clement@aliceadsl.fr
Jean-Claude Mamet : mamet.jean.claude93@gmail.com
Brigitte Moranne : brigitte.moranne@gmail.net
Paulette Simon : p.simon125@laposte.net
En écrivant à la section du PCF, 10 rue Gabriel Husson, 93230 Romainville, 0148441240
Ou encore en téléphonant au : 0148465400 ou au 0675 570376.


L'Association de Sauvegarde du Village de Romainville (ASVR) à la fête de la ville !


Nous mettons en ligne une déclaration que nous a fait parvenir l'ASVR.

Bonjour à nos adhérents, sympathisants et amis du patrimoine,

Ci-suit le récit du déroulement de notre action du dimanche dernier, illustré en couleurs!
En vous souhaitant une bonne lecture en ce début de vacances (scolaires) et un très bon

weekend!

L'Association de Sauvegarde du Village de Romainville (ASVR) à la Fête de la Ville /               dimanche 23 juin 2013

Tous les ans, la municipalité de Romainville organise la Fête de la Ville. Cette journée de fête se déroule en plein air dans les rues fermées à la circulation autour de la mairie. Le thème de cette année est "Les saltimbanques". Sur le parvis de la mairie, une scène est installée, animée entre autres par des spectacles offerts par les associations. Celles qui désirent un stand, doivent en faire la demande auprès de la mairie.

A plusieurs reprises, l'ASVR a demandé un stand, mais ces demandes sont restées sans réponse. Devant ce silence, la Présidente de l'ASVR s'ést déplacée personnellement à la mairie, une employée municipale lui a répondu que nous aurions prochainement un entretien avec M. Guglielmi (maire-adjoint à la vie associative) pour lui expliquer notre Association, en vue d’obtenir un stand, et qu'à priori nous n'aurions pas de stand car notre association n'avait pas un "caractère festif" !

Cette réponse relevait sans doute de la plaisanterie, car les 6 associations d'Anciens Combattants, la Confédération Syndicale des Familles, le Secours Populaire Français, la Croix Rouge, la Confédération Nationale du Logement et l'Association Défense et Soutiens des Sourds et Malentendants, dont on peut discuter le "caractère festif", étaient bien là à la fête de la ville !
Quant au rendez-vous promis avec M. Guglielmi, nous attendons toujours !

Devant ce refus évident de la mairie de nous octroyer un stand, nous avons décidé d'intégrer le thème de la fête en devenant de joyeux saltimbanques hauts en habits et chapeaux de couleurs, et de parcourir les stands à la rencontre des associations et des citoyens.

A 11H00 du matin, nous nous sommes rendus sur les lieux de la fête.

Très rapidement nous avons été rattrapés par Madame le Maire accompagnée de M. Champion et d'une délégation importante de membres du Conseil Municipal, de quelques agents de la sécurité et de la Police Municipale.
Une belle démonstration de force et d'intimidation sur les 3 membres de l'ASVR.

Madame le Maire, sur un ton direct et sec, nous a ordonné de retirer immédiatement les badges ASVR que nous portions très lisiblement sur nous et de cesser sur le champ de tracter et de pétitionner sur le site de la fête de la ville. Après plusieurs invectives, nous avons retiré et rangé à contre cœur nos badges.

Madame le Maire et M. Champion nous ont martelé que nous faisions de la politique et que la fête de la ville n'était pas le lieu pour cela. Ils nous ont ordonné de sortir rapidement du périmètre balisé de la fête. Face à cette agressivité, nous sommes restés en place et lieu, stoïques et polis. Nous avons précisé que nous n'appartenions à aucun parti ou mouvement politique. M. Champion, passablement contrarié, nous a dit que notre blog était largement diffusé sur des sites politisés. Nous avons répondu que la cause que nous défendions était en effet soutenue et reprise par bons nombres de sites, ce qui prouvait que nous n'étions pas les seuls à nous inquiéter de la disparition du PATRIMOINE DE ROMAINVILLE !

Devant l'insistance de leurs accusations sur notre appartenance à un mouvement politique, nous leur avons demandé à quel parti ils faisaient allusion. Madame le Maire et M. Champion n'ayant pas de réponse, M. Patrice Calsat (conseiller municipal délégué au sport) a coupé court en lançant : "Vous n'êtes pas du bon côté, c'est tout !" La tension était palpable, Madame le Maire n'ayant de cesse de marteler qu'il était interdit de tracter et de pétitionner sur le site de la fête de la ville, et de nous enjoindre à aller le faire ailleurs ! Une interdiction de tracter manifestement à géométrie variable puisque nous avons pu apercevoir sur la fête, des membres d'associations sortir de leurs stands pour distribuer dans la foule des tracts. Comme le dit si bien M. Calsat : "Vous n'êtes pas du bon côté, c'est tout !".
Devant notre absence de réaction, M. Champion a menacé de faire appel à des huissiers, et est très vite passé de la menace à l'exécution en sortant son téléphone mobile. C'est à cet instant que nous avons quitté la fête de la ville pour nous rendre sur la Place du Marché où nous avons tranquillement poursuivi notre action.

L'après midi à 15H00, c'est sans badges, sans tracts et sans pétitions mais toujours costumés comme le matin, que nous nous sommes rendus sur le site de la fête. Dès notre arrivée, nous avons croisé Madame le Maire, M. Champion et à peu près la même délégation municipale que celle du matin. Nous avons été très fortement dévisagés de haut en bas, mais personne n'est venu à notre rencontre puisque nous nous étions plié à leur dictat du matin. Le hasard a fait que quelques mètres plus loin nous avons croisé M. Claude Bartolone qui arrivait à la fête de la ville et qui, très cordialement nous a serré la main en nous félicitant pour nos beaux costumes colorés.
Évidemment, sans badge, l'ASVR n'était plus identifiable et M. Bartolone a dû penser que nous étions des animateurs "festifs" de la ville !

Dans ce contexte, et à la suite de notre « regrettable confrontation », il nous a semblé urgent et nécessaire de demander une rencontre avec Madame le Maire, afin de lui permettre de mieux comprendre le sens de notre démarche et le but de notre Association.

C’est donc dans le souhait d'obtenir un rendez-vous que nous lui avons adressé un courrier en recommandé le mercredi 26 juin 2013.

Dans l'attente de sa convocation…nous poursuivons nos actions.

ASVR93230

samedi 29 juin 2013

Retraites : le Mouvement des Jeunes Communistes mobilise les organisations de jeunesse pour " ne rien céder face aux futures régressions "


 Alors que l’été vient d’ouvrir ses portes, le climat reste pourtant détestable. Comment pourrions-nous profiter de nos vacances dans l’insouciance quand les difficultés nous écrasent et nous empêchent de profiter du « plus bel âge de la vie » ?  
Nous lançons la mobilisation des organisations de jeunesses pour refuser d'être condamnés à la précarité!

Cet été a pour nom chômage de masse, contrats saisonniers pourris payés au lance-pierre, stages non ou peu payés, discriminations en tout genre… les chiffres ne choquent même plus malgré l’ampleur de la catastrophe : un jeune sur cinq sous le seuil de pauvreté, 25,7% de chômage soit 780 000 demandeurs d’emplois, près de 180 000 jeunes qui sortent du système scolaire sans formation ni qualification. Dans ce contexte, les premières annonces de la  nouvelle conférence sociale  n’augurent pas encore de changement positif.

On nous ressort avec une nouvelle réforme des retraites annoncée qui devrait allonger la durée de cotisation et sape toujours plus notre système par répartition dans la lignée des régressions précédentes. Quant aux salaires ou à l’argent public destiné aux entreprises, on peut repasser…  Ce gouvernement nous  serine  sans cesse de trouver de nouvelles économies de  de 20 milliards d’euros  alors qu’il donne la même somme au patronat sans contreparties  au nom de la compétitivité!

Avec d’autres organisations de jeunesse, nous affirmons le principe que la durée de cotisation ne peut être allongée ! Cela restreint toujours plus l’entrée des jeunes dans le monde du travail  tout en allant à l’encontre des besoins des travailleurs de ce pays. Il faut au contraire une réelle ambition pour les jeunes  de France en sécurisant les parcours d’emploi et de formation. Il ne faut plus un jeune en stage, en apprentissage ou en alternance sans garantie de qualification ou d’embauche. Il ne faut plus permettre aux employeurs de nous considérer comme un coût par des dispositifs spécifiques sous-payés au nom de « l’insertion » ou à grands coups d’exonérations massives de cotisations qui n’ont jamais prouvé leur efficacité à créer de l’emploi. Il ne faut plus faciliter les licenciements de la part de ces entreprises alors qu’elles réalisent des profits. Une vie faite de CDD ou d’autres contrats précaires n’est à l’évidence pas envisageable pour nous. Cela rend impossible toute idée d’une retraite pleine et entière.

Nous mobiliserons pour gagner ces nouveaux droits car il s’agit bien d’agir dès maintenant pour changer nos conditions de vie et permettre à tous de se former ou de travailler dignement. C’est bien ainsi que nous pourrons construire et maitriser notre avenir et donc nos retraites. Avec les organisations progressistes de jeunesse et tous les jeunes, nous construirons ces contenus au travers de nos forums-débats et nos multiples actions pour ne rien céder face à de futures régressions. L’heure est au vrai changement !

Nous nous donnons rendez-vous tout au long de l’été lors de nombreuses initiatives comme le camp d’été du MJCF pour construire ces réponses et cette mobilisation salutaire pour sortir le pays des impasses de l’austérité et des griffes de l’extrême droite.

A la rentrée, plus offensifs que jamais, nous serons dans la rue le 10 septembre pour exiger une autre réforme des retraites. Nous serons des milliers à la Fête de l’Humanité, réunis notamment dans un grand forum pour l’emploi des jeunes pour faire entendre la voix d’une génération qui refuse de se laisser sacrifier sur l’autel de l’austérité !

lundi 24 juin 2013

L'ASVR répond à l'article du Parisien paru le 29 mai 2013


Nous mettons en ligne la réponse apportée par l'Association de Sauvegarde du Village de Romainville à l'article publié dans le "Parisien" du 29 mai

"Puisqu’elle n’a pas été contactée par le journaliste pendant la rédaction de son article,  l’Association de Sauvegarde du Village de Romainville (ASVR) souhaite apporter un éclairage sur le débat qui semble opposer l'équipe municipale de Romainville et des promoteurs privés, à l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) et aux défenseurs du patrimoine.
Ainsi, la prise en compte du patrimoine semblerait être un obstacle au développement urbain, et l’ABF ne serait qu’un empêcheur de tourner en rond...
Il faut avoir une vision bien étroite de la politique urbaine moderne pour ne l’envisager que sous cet angle.
L’ASVR prétend en effet défendre une approche différente et  moins radicale de l’aménagement urbain. Il doit être possible aujourd’hui à Romainville, comme dans d’autres villes de la Seine Saint Denis, de construire sans systématiquement tout casser.
Tenir compte du patrimoine, c’est  rappeler aux Romainvillois qu’ils vivent dans un lieu empreint d’une histoire commune riche et passionnante, dont les traces se font malheureusement de plus en plus rares.
Mais tenir compte du patrimoine, c’est aussi conforter l’aspect “village” de Romainville qui séduit énormément les nouveaux arrivants, désireux de s’éloigner de la pression parisienne tout en restant très proche de la capitale. Paris n'a-t-il pas sauvé in-extremis certains de ses vieux villages?
Cette situation permet finalement de poser la question de la reconnaissance du patrimoine populaire, celui qui parle de l’histoire d’un territoire, de son caractère, et de l’identité de sa population.
Ainsi, loin des polémiques, des inexactitudes, des approximations grossières et des termes mal employés et mal compris, l’ASVR entend continuer à mener des actions de valorisation du patrimoine romainvillois".

Pour le Conseil d'Administration de l'ASVR
Julia Learmonth, présidente


vendredi 21 juin 2013

Éradiquer les communistes ? (PCF 93)


Les communistes de Seine-Saint-Denis ont découvert avec curiosité les étranges propos de Claude Bartolone, Président de l’Assemblée nationale, dans un article du Nouvel Observateur daté du 20 juin dernier, selon lesquels il serait « décidé à éradiquer le PCF dans son ancien fief de Seine-Saint-Denis ».

Tenir de telles déclarations serait faire bien peu de cas du suffrage universel et des aspirations politiques des séquano-dionysiens, qui, sauf preuve du contraire, seront appelés à choisir librement leurs majorités municipales en mars 2014. Depuis, Claude Bartolone a démenti ces propos…
Alors que le chômage ne cesse d’augmenter en France et touche plus durement encore la Seine-Saint-Denis, et que les réductions drastiques des moyens municipaux et des services publics font grandir le besoin d’être protégé face aux conséquences de la crise, le Parti communiste réaffirme sa volonté de travailler à la construction de projets municipaux anti-austérité, débattu dans le cadre d’un large rassemblement des citoyen-ne-s et de toutes les forces politiques attachées au progrès social et à la lutte contre les inégalités.

Les communistes entendent faire de chacun et chacune, des acteurs à part entière des décisions politiques qui engageront leur avenir pour les six prochaines années. Pour mettre en œuvre cette ambition, les communistes travaillent au renforcement, lors des prochaines élections municipales du nombre d’élu-e-s PCF et Front de gauche.
Ils et elles seront autant d’appuis engagés sur le terrain, au côté des habitants, pour ouvrir la voie au changement tant attendu.

Hervé Bramy,
Secrétaire départemental du PCF
Pantin, le 21 juin 2013

jeudi 20 juin 2013

Grand Paris : " Chassez le naturel, il revient au galop " (Robert Clément)

Quelques jours après que le Sénat aie rejeté le projet de métropole du Grand Paris, le « Parisien » de ce matin remet le couvert en nous gratifiant d’un article, sous ce titre : « Et si Paris fusionnait avec la petite couronne ? Rien de bien nouveau ni de très innovant. Au début de l’année 2012 Claude Bartolone, alors Président du conseil général de la Seine-Saint-Denis,  reprenait à son compte une idée du Maire de Sevran, du Medef et du Sénateur UMP de Pavillons-sous Bois. Ce même Philippe Dallier qui a déposé mardi une proposition de loi pour fondre dans une collectivité unique de presque 7 millions d’habitants la ville de Paris et les départements de la petite couronne (Hauts de Seine, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne). À gauche comme à droite le même leitmotiv nous est asséné, celui de l’efficacité. En réalité derrière ce cache sexe se manifeste une même volonté, celle de s’inscrire durablement dans le choix de d’austérité en continuant de s’inscrire dans l’actuelle politique européenne. Les inégalités sociales et territoriales  ne trouveraient de solutions que dans un partage du gâteau, certes nécessaire entre Paris et les trois départements de la petite couronne. Le salut nous est promis grâce à un « bouleversement technocratique ». À cet égard je partage le point de vue de Christian Favier lorsqu’il indique : « Les habitants attendent de leurs collectivités et de leurs élus qu’ils se préoccupent de leurs besoins et non d’un chamboulement hasardeux à mille lieues de leurs préoccupations sociales, environnementales ou économiques ». Plus préoccupante est la réaction du Président socialiste du Conseil général de la Seine-Saint-Denis qui dit ne pas être opposé à la fusion « à terme » mais voulant procéder par étapes concrètes. Mais ne nous étonnons pas de le voir répondre ainsi à la voix de « son maître ». À la veille des prochaines échéances municipales et 15 mois après l’élection de François Hollande l’affaire me paraît suffisamment sérieuse pour qu’elle interpelle nos concitoyens. Elle éclaire d’un jour particulier la nécessité d’un changement de cap en France et en Europe. Tout en la replaçant dans le contexte d’alors, la réponse que m’avait inspirée la proposition de Claude Bartolone me paraît encore d’actualité :



"...C’est un fait indiscutable, l’agglomération parisienne, qui constitue l’espace le plus riche de notre pays, est aussi un lieu d’inégalités dans tous les domaines (salaires, emploi, logement, éducation, transports…)
Ces fractures se sont accrues ces cinq dernières années sous les coups de boutoir de la politique destructrice du gouvernement Sarkozy-Fillon. Elle a conduit à une explosion des dépenses sociales touchant davantage la Seine Saint Denis que les autres départements de la petite couronne. Elle s’est accompagnée d’une attaque en règle contre les finances des collectivités locales. Certaines se trouvent au bord de l’asphyxie. Si je partage le constat de Claude Bartolone, sa réponse ne me paraît pas être à la hauteur des enjeux. Elle est marquée, à mon sens, par deux défauts majeurs. L’illusion qu’un grand soir institutionnel serait susceptible de répondre aux défis qui sont à relever et surtout une vision ne dépassant pas le cadre de la politique actuelle, d’où l’absence de toute proposition portée par une nouvelle majorité de gauche.

L’acte de naissance de la Seine Saint Denis et des autres départements appartenant aujourd’hui à l’Île de France, résultait à l’évidence d’un choix politique. Avec le recul, et tout en prenant en considération les conditions de l’époque, il nous faut aujourd’hui répondre à une question : Fallait-il conduire cette décentralisation ? Pour ma part je réponds oui. Et faut-il revenir 50 ans en arrière ? Sans plus d’hésitation, je dis non, et je m’en explique. D’abord, parce que je ne souhaite pas que disparaisse notre département, sage de son passé, impatient de la jeunesse de ses habitants, où au fil du temps se sont élaborées des solidarités, des savoir-faire, des liens qui unissent les femmes et les hommes au réel. Je ne veux pas que disparaisse l’unité profonde de notre département, sa cohérence. Je ne veux pas que disparaisse une terre où plongent de multiples racines, une terre qui réunit le monde, une terre qui a souffert de la souffrance des hommes, une terre parfois violentée, qui a connu les bidonvilles, les cités de transit, une terre qui souffre encore du chômage, de la mal vie, de l’incertitude du lendemain, mais aussi une terre, de culture, de création, de coopération où se fabrique l’avenir... Je ne fais pas partie de celles ou de ceux qui s’offusquent lorsque les jeunes de nos quartiers nous disent qu’ils sont du « neuf-trois » ou du « neuf-cube ».J’y vois au contraire une marque de fierté et d’attachement à notre département et à son histoire. À leur manière, ils nous disent qu’ils veulent être reconnus et respectés, qu’ils ne sont pas des « moins que rien ».

Je le dis avec gravité, j’ai ressenti dans les propos du Président du Conseil général comme un sentiment d’impuissance, une sorte de renoncement, d’autant plus incompréhensibles que nous nous trouvons à la veille d’importantes échéances électorales. La gauche devrait les aborder avec la volonté de faire renaître l’espoir, de créer une vraie dynamique de changement. Au lieu de cela, Claude Bartolone donne l’impression, comme François HOLLANDE d’ailleurs, de baisser les bras face à la finance, répétant à chaque passage dans les médias que « l’argent public sera rare » et appelant nos concitoyens à faire preuve de modération et de réalisme. Une formule de l’interview accordée au journal le « Monde » illustre à merveille cet état d’esprit, je la cite : « Les élus franciliens ne doivent pas aller demander à François Hollande, s’il est élu, de régler les contradictions de cette région ». Cela veut-il dire que rien ne changerait avec la victoire de la gauche et que les inégalités sociales et territoriales dont souffre notre région ne trouveraient de solution que dans un partage, certes nécessaire, entre Paris et les trois départements de la petite couronne ?

Nous retrouvons là, la contradiction qui travaille en profondeur le Parti socialiste. Alors que la mise en œuvre d’un vrai changement exige de s’émanciper de la tutelle des marchés financiers et de faire des choix répondant aux besoins humains, alors que s’impose une maîtrise publique des banques, une autre utilisation de l’argent et du crédit au niveau national et européen pour financer des projets économiquement et socialement utiles, alors que le pays a besoin d’une fiscalité nouvelle, alors que tout appelle à des pouvoirs nouveaux pour les salariés et les citoyens, alors que doit s’affirmer un rôle nouveau des collectivités territoriales disposant des moyens nécessaires pour assumer leurs missions, force est de constater que le candidat socialiste, comme Claude Bartolone, continuent de s’inscrire dans le cadre de l’actuelle politique européenne, pourtant rejetée par une majorité de nos concitoyens. La priorité étant accordée à la réduction des déficits, renvoyant à plus tard la réponse aux attentes sociales de millions de français-e-s.

En prenant connaissance de cette proposition, je me suis demandé s’il était question de répondre aux difficultés financières du Département ou de s’attaquer réellement aux inégalités sociales et territoriales. S’il s’agit de la première hypothèse, ce que je crois, pourquoi revenir au « département de la Seine » ? Il est parfaitement possible de répartir les richesses en mutualisant les droits de mutation et grâce à une péréquation intégrant les revenus des habitants et les dépenses sociales.

Claude Bartolone nous dit dans son entretien à « Libération », je le cite : « En 2008, quand Philippe Dallier a préconisé la fusion des quatre départements dans son rapport, j’étais réservé. Je pensais que la péréquation financière suffirait à corriger les inégalités. Force est de constater que ce n’est pas le cas ». Mais à quel système de péréquation fait-il référence ? Celui inventé par le gouvernement a consisté à faire payer davantage la Seine Saint Denis. Que s’est-il passé depuis 2008, sinon le vote de la réforme Sarkozy-Fillon, véritable machine de guerre contre la République, que la gauche au pouvoir devrait s’empresser d’abroger dans sa totalité. Une majorité bien ancrée à gauche ne pourrait-elle pas mettre en chantier une véritable réforme des finances locales prévoyant un calcul de la taxe d’habitation qui prenne en compte les revenus des habitants ? À un moment où les dividendes des actionnaires explosent, n’est-il pas temps d’envisager la taxation des actifs financiers ? Par ailleurs, l’asphyxie financière des départements, et particulièrement du nôtre, est due pour l’essentiel aux dépenses liées à l’APA et au RSA et non compensées par l’État. Sa dette, à l’égard de la Seine Saint Denis s’élève à 900 millions d’euros. Il est justifié de demander son remboursement.

Pour ma part, parce que j’estime que l’État doit assurer la cohésion sociale sur tout le territoire et permettre l’égalité des droits fondamentaux pour tous je suggère que le versement du RSA soit, à nouveau, assumé par l’État. Quant à l’autonomie des personnes âgées dépendantes, son inscription comme un droit, au même titre que le droit à la santé ou à la retraite s’impose. Il implique la création d’une 5ème branche de la sécurité sociale.

Mettre ses espoirs dans « un grand soir institutionnel » pour réparer les forts déséquilibres et les profondes inégalités sociales et territoriales dont souffre notre région est tout aussi mortifère que le statu quo. Mieux vaut prendre les choses à l’endroit et mettre au cœur de la réflexion, ce qui fait la vie quotidienne des habitants : salaires, emploi, formation, logement, transports, services publics. Et comment imaginer que nous pourrions y répondre sans que soient portés d’autres choix, d’autres logiques économiques, sociales, écologiques et démocratiques. L’agglomération parisienne est une mégapole internationale. Elle ne peut se passer de l’intervention de l’État en tant que garant de la solidarité nationale.

Pour justifier la « voie technocratique » qu’il préconise, Claude Bartolone écrit (toujours dans Libération) : « La création d’un département comme la Seine Saint Denis pouvait se comprendre à un moment où les usines étaient là et où les gens vivaient et travaillaient au même endroit. Aujourd’hui, ils bougent…Il faut une gouvernance qui corresponde à la vie réelle des habitants ». Loin de moi l’idée de nier les mutations intervenues ces trente dernières années dans notre département et notre région. Mais pourquoi ce raisonnement ne s’appliquerait-il pas à d’autres départements de l’Île de France ? L’immense majorité des salariés du Val d’Oise ou de la Seine et Marne travaillent hors de leurs murs. Faudrait-il donc supprimer aussi ces deux départements ?
Ce « département unique » présente, par ailleurs, deux autres inconvénients. Il éloignerait nos concitoyens des pouvoirs de décision et aurait le fâcheux désavantage de réduire le fait métropolitain à Paris et aux trois départements qui l’entourent en ignorant les autres territoires"...

Robert Clément



NOUS PUBLIONS CE TEXTE QUE NOUS A FAIT PARVENIR L'ASSOCIATION ROMAINVILLOISE DE DEFENSE DE L'ENVIRONNEMENT (ARDE)


SCANDALEUX !

POMPE À ORDURES (PEU) ET POMPE À FRIC (BEAUCOUP)



Est Ensemble a demandé une étude sur le fonctionnement de la pompe à ordures de Romainville. Nous avons pu nous en procurer le résultat et le moins qu'on puisse dire est qu'il est édifiant :

·       Tout d'abord, on nous informe que, contrairement aux prévisions de Véolia, 33% de la production de déchets des cités concernées ne sont pas collectés par le réseau. Ceci était prévisible, et nous l’avions prévu, puisque la pompe de Grenoble (installée en 1968 pour les J.O. d’hiver) avait des performances identiques, et même un peu meilleures, car le réseau était directement connecté sur les vide-ordures des appartements.
·       Le prix : au lieu des 180 euros la tonne d’ordures comme initialement prévu, Véolia a facturé 325 euros la tonne, soit presque le double. À ceci, il faut ajouter le coût de la collecte des 33% qui se retrouvent sur le trottoir !!!
·       Et le pompon, c’est qu’en 2012, aucune benne de collecte sélective n’a été valorisée. C'est-à-dire que tout le contenu des bennes jaunes est directement acheminé vers les incinérateurs ou la décharge !
Nous avions donc raison en contestant dès l'origine ce projet inutile, onéreux (rappelons que l’investissement initial a dépassé les 10 millions d’euros) et anti écologique.


Pour les promoteurs du projet, c'est l'échec, pour les contribuables de Romainville et d'Est Ensemble, c'est … les chèques !                

dimanche 16 juin 2013

Si l'affaire n'était pas aussi sérieuse on pourrait en rire. François Hollande a déclaré ce soir : "Tout le monde fera des efforts". Le hasard a voulu que cette déclaration ait été prononcée lors de l'émission "CAPITAL". La justice, ce mot mille fois répété pour faire passer les pilules amères aux salarié-e-s et aux retraité-e-s voudrait que ce soit le capital financier qui soit taxé et non pas une fois encore le travail.


EN DIRECT. Hollande : "Tout le monde fera des efforts"

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