LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mercredi 27 février 2013




NOUS METTONS EN LIGNE CE TEXTE LU SUR LE BLOG D'HERVE BRAMY

Mercredi 27 février 2013
Je vous invite à signer la pétition proposée par le comité de défense du Centre Hospitalier Intercommunal de Montreuil, André Grégoire. Vous la trouverez en cliquant sur le lien suivant: link

Pour en savoir plus sur la situation de cet hôpital, je vous invite à lire le texte explicatif ci-dessous:

Le Centre Hospitalier Intercommunal (CHI) André Grégoire de Montreuil est un des hôpitaux publics de Seine-Saint-Denis, département qui cumule tous les indicateurs des inégalites de santé.Le CHI André Grégoire joue un rôle essentiel dans l'accès aux soins dans un bassin de population de 400 000 habitants, particulièrement pour les communes de Montreuil, Rosny-sous-Bois, Noisy-le-Sec, Romainville et Bagnolet.

Depuis des années le CHI de Montreuil répond aux attentes de nombreuses populations. 75 000 personnes sont accueillies aux urgences chaque année. La maternité de type 3, avec son service de néonatalogie et de réanimation néonatale et plus de 3000 acouchements aujourd'hui, a fait la preuve de son utilité sociale pour tout le sud-est de notre département. Les équipes de professionnels sont attachées aux missions de santé publique notamment pour les personnes les plus fragiles, précarisées ou isolées socialement.

Aujourd'hui, comme tant d'autres établissements hospitaliers, le CHI André Grégoire n'a plus les moyens de fonctionner.  Ce sous-financement est organisé par la tarification à l'activité des actes médicaux et de l'hospitalisation (loi T2A). Il est aggravé par la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST), dite « loi Bachelot », qui organise la concurrence entre hôpitaux publics et prives, entre services et entre patients. La loi HPST et la tarification à l'acte ont créé une situation financière insoutenable.  La pérennité de l'établissement n'est plus assurée et certaines de ses activités sont remises en cause (la radiologie, la chirurgie, le centre de lutte contre les toxicomanies Mosaîque ...)  Depuis février 2012, les urgences chirurgicales ne sont plus admises après 22 HEURES et les patients sont redirigés vers le centre hospitalier d'Aulnay, aujourd'hui surchargé.  Depuis le 1er octobre 2012, plus aucune urgence chirurgicale n'est assurée !
Voilà les conséquences de la modification de la permanence des soins imposée par l'Agence Régionale de Santé (ARS).

Face aux difficultés s'empirant du CHI et à la mobilisation soutenue du Comité de défense avec la population des cinq villes engagées, l'ARS a donné des signes d'apaisement, notamment avec des avances de trésorerie ...
Mais ces avances de trésorerie ne règlent pas le problème de fond, du financement des activités de soins dans le cadre de la loi T2A. L'ARS a mis en place le 8 octobre 2012 une administration provisoire du CHI. La mission annoncée de cette administration provisoire est un retour rapide à l'équilibre budgétaire, c'est-à-dire la poursuite de la politique de regroupement des services médicaux au niveau départemental, au détriment de la permanence des soins.

Cette orientation n'est pas de nature à rassurer les salariés et les patients du CHI, qui ont besoin de tout votre soutien pour maintenir, à Montreuil, comme dans tous les hôpitaux de Seine-Saint-Denis concernés par cette restructuration, l'intégralité de l'offre de soins de proximité, c'est-à-dire :
- le maintien intégral de tous les services de l’hôpital ;
- la réouverture des urgences chirurgicales nuit et week-end ;
- aucune suppression de postes ;
- des moyens pérennes pour fonctionner et investir ;
- l'abrogation de la tarification à l’activité et de la loi Bachelot.

Vous pouvez également vous reporter au tout récent blog du Comité de défense, à l'adresse suivante: link

Fraternellement,
Hervé BRAMY

mardi 26 février 2013

Des nouvelles du Collège Gustave Courbet !





Ce matin l’association des parents d’élèves du Collège Gustave Courbet avait appelé les parents à se rassembler en appelant au blocage des  cours.

Nous croyons nécessaire pour votre information de porter à votre connaissance le contenu du  journal diffusé par la FCPE à cet effet :

«  CONTRE LA DIMINUTIONDES HEURES ENSEIGNEMENT AU COLLEGE COURBET BLOCAGE DU COLLEGE MARDI 26 FEVRIER »

« Le nombre d’heures d’enseignement par élève attribuées au collège pour son fonctionnement l’année prochaine diminue de manière conséquente.
Pour pouvoir maintenir les projets actuels du collège, il manque 37, 5 h par semaine. Si la situation n’évolue pas, les projets suivants seront supprimés :

  • Classe « arts, ce qui pose aussi la question de l’organisation des classes CHAM
  • Classe « sciences »
  • Les demi-groupes en SVT, physique-chimie et technologie
  • De nombreuses heures de soutien.

Alors que nous sommes un collège ZEP, c'est-à-dire dans une zone défavorisée qui mérite des moyens supplémentaires pour rétablir l’égalité des chances, nous sommes au bas du classement du 93 pour les moyens, 70ème alors qu’il n’y a que 63 ZEP : nous avons moins de moyens qu’un collège « ordinaire ».

Nous avons demandé un rendez-vous à l’inspection académique avec les professeurs pour réclamer qu’on rende au collège les moyens qu’on lui a ôtés. Mais nous avons besoin de la mobilisation des parents.

PAS D’ENFANTS AU COLLEGE MARDI PROCHAIN !
DES PARENTS POUR NOUS AIDER A BLOQUER LES COURS

Il y va de la réussite scolaire de nos enfants, réussite avec laquelle le collège Courbet avait commencé à renouer.

                                                                                         F.C.P.E. collège Courbet

Aux dernières nouvelles, nous avons appris qu’une délégation allait être reçue par l’inspection académique…..AFFAIRE A SUIVRE.

lundi 25 février 2013

Nous refusons l'austérité pour le Conseil général de la Seine Saint Denis !




Toutes ces dernières années, les politiques libérales n’ont  cessé d’emprisonner les collectivités dans un étau financier de plus en plus serré sous prétexte de « redresser les comptes publics » et de les obliger à participer à l’effort pour rembourser la dette publique. En ce qui concerne les départements, la « décentralisation Raffarin » a transféré aux départements depuis 2004 les prestations sociales, les personnels techniques des collèges, les routes nationales. Ce transfert s’est imposé aux conseils généraux avec des règles de compensation financière particulièrement défavorables pour la Seine St Denis. L’addition est énorme et elle a des conséquences graves pour les habitants.

Par ailleurs, la suppression de la taxe professionnelle a privé les collectivités de recettes importantes. La Dotation Globale de Fonctionnement (ce que l’Etat donne aux collectivités chaque année) est gelée depuis 2009 et reculera de 3 milliards € d’ici 2015.  Enfin, le pacte de compétitivité prévoit un recul de la dépense publique de 10 milliards € d’ici 2017 afin de couvrir une partie des 20 milliards € de réduction de cotisations sociales offerts aux entreprises.  Nous sommes bien dans un contexte d’austérité. C’est l’austérité voulue par l’Union européenne au travers de la « règle d’or », votée par les députés socialistes et de droite, notamment de notre département.

Dans ce cadre de forte contrainte budgétaire, le Conseil général n’a que 2 solutions pour boucler son budget : augmenter les impôts et baisser ou supprimer les subventions aux associations et aux communes. Certaines aides, pourtant destinées aux personnes les plus fragiles, sont même remises en cause. C’est ainsi que la carte Améthyste a déjà été augmentée ou que l’aide à l’achat de la carte Imagin’R a été supprimée pour beaucoup de jeunes.

Stéphane Troussel, Président du Conseil général, a réclamé au premier ministre un examen en urgence de la situation du département. Nous avons soutenu cette démarche. Depuis, il met en avant  l’aide obtenue et la bouffée d’oxygène qu’elle représente. Mais le budget 2013 reste toujours aussi contraint ! Cela signifie qu’au stade actuel,  non seulement ce qui a été supprimé ces 3 dernières années ne sera pas restauré mais il faudra faire de nouveaux sacrifices et envisager une nouvelle levée de la taxe sur le foncier bâti, soit l’impôt payé par les propriétaires mais également par les locataires car les bailleurs répercuteront, à n’en pas douter, cette hausse.
Nous ne nous résignons pas. Nous portons 7 propositions pour assurer les recettes nécessaires à notre département et à toutes les collectivités territoriales.

C’est ainsi que nous pourrons sortir de l’impasse, équilibrer le budget 2013 et répondre aux besoins des habitants.




Oui, la dépense publique est utile !

Les collectivités territoriales (mairies, conseils généraux, conseils régionaux) assurent des services publics essentiels à chacun, tout au long de la vie : crèches, écoles (de la maternelle au lycée), transports, insertion sociale ou professionnelle, soins médicaux, prise en charge du handicap, aide à l’autonomie physique, logement…

Les collectivités sont également un fort vecteur de citoyenneté, de solidarité et d’émancipation de la société par leur soutien à la culture, au sport, aux associations et à  l’accès aux droits. Toutes ces actions publiques servent également notre économie car pour mener à bien leurs missions, les collectivités investissent, maintiennent de l’emploi et en créent.

La dépense publique est donc utile socialement et économiquement.


7 propositions pour rompre avec l’austérité, redonner des moyens au Conseil général et regagner des services publics forts !

- Nous demandons, pour le Conseil général de la Seine Saint Denis, le paiement de la facture de la décentralisation, soit 1,62 Milliards € depuis l’acte II de la décentralisation en 2004 qui a permis à l’Etat de transférer aux départements (sans compensation financière suffisante) les dépenses liées au RMI/RSA, l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), Prestation de Compensation du Handicap (PCH), à la prise en charge des personnels non enseignants dans les collèges, aux routes nationales…

- Nous demandons dans un premier temps, le remboursement des 200 millions d’euros correspondant au montant de ces transferts de compétences depuis l’arrivée de François Hollande à la Présidence de la République.

- Nous demandons l’indexation du montant de la dotation globale de fonctionnement (participation annuelle de l’Etat au budget des collectivités) sur l’inflation. Gelée depuis 2009, ce sont des dizaines de millions € qui ne nous sont plus attribués et d’ici 2015, elle reculera encore de 3 milliards € ! 

- Nous demandons la création d’une nouvelle taxe dynamique réinstaurant  un lien entre les collectivités, les entreprises et leur territoire d’activité

La contribution économique territoriale, système qui a remplacé la taxe professionnelle en 2010, fait perdre 55 millions € par an au conseil général.

Pourtant les entreprises prospèrent grâce à l’attractivité foncière de notre territoire et souvent aux infrastructures routières ou de transports que notre collectivité a financé. Revenir à une imposition prenant en compte ce type d’éléments ne serait que justice. D’autant qu’elle pourrait également reposer sur une taxation des actifs financiers des entreprises. 

- Nous demandons la création au niveau de l’Etat d’un fonds d’aides aux collectivités, alimenté par une taxe de 0.3% sur les actifs financiers des entreprises. 18 milliards € seraient ainsi immédiatement débloqués.

La péréquation horizontale voulue par François Hollande et son gouvernement (système qui consiste à prendre aux collectivités les plus riches pour donner à celles qui sont les plus en difficulté afin de réduire les inégalités entre les territoires) n’est pas une mesure juste.

Le gouvernement assoit cette péréquation horizontale sur une redistribution des Droits de Mutation à Titre Onéreux (pourcentage perçu par les départements sur les transactions immobilières réalisées sur leur territoire, soient des recettes très aléatoires !) afin de compenser les difficultés de paiement de prestations sociales, notamment en Seine Saint-Denis. Cela ne suffira pas et ne pourra pas remplacer la nécessité de mettre en œuvre une nouvelle fiscalité pour un nouveau système de financement des dépenses sociales.

Nous réclamons une péréquation nationale, c’est-à-dire un système de financement prenant sa source au niveau de l’Etat, et non dans les recettes des autres départements, répondant enfin aux besoins des collectivités.

- Nous demandons la création d’un pôle bancaire public car les collectivités ne sont pas un lieu de profits pour les banques ! Créé par l’Etat, il permettra d’accéder à un emprunt public à des taux encadrés et raisonnables afin de leur éviter de souscrire des emprunts très coûteux, voire dangereux, auprès de banques privées. Nous préconisons aussi une nationalisation des banques avec obligation de consacrer une partie de leurs activités aux prêts aux collectivités.

- Il faut une réforme de la fiscalité locale tenant compte des ressources réelles des habitants. Aujourd’hui, les collectivités ne disposent plus que d’un seul levier pour faire face à leurs difficultés financières : la hausse des impôts. Or, il est impensable de faire peser plus encore le manque de recettes publiques sur la population de notre département en levant constamment les impôts.
Nous demandons une plus grande progressivité de l’impôt local, prenant véritablement en compte  les ressources de chacun seraient alors mieux pris en compte.



Le gouvernement teste ses idées pour trouver 6 milliards d'euros

Selon le ministre délégué au Budget, Jérôme Cahuzac, le gouvernement doit trouver "6 milliards d'euros de recettes" supplémentaires en 2014 pour conserver "la stabilité fiscale", mais sans augmentation d'impôts. Plusieurs pistes sont évoquées, comme la remise en cause de la demi-part fiscale pour les parents d'étudiants de moins de 25 ans.
Le gouvernement recherche pour 2014 "5 à 6 milliards d'euros d'impôts qui ont été levés et qui ne le seront pas en 2014 car ces impôts ne pouvaient l'être qu'une seule année", explique ce matin Jérôme Cahuzac sur Europe 1. Le ministre du Budget n'explique pas comment il compte s'y prendre, alors que les "prélèvements obligatoires sont déjà trés élevés en France", souligne-t-il lui-même, et que François Hollande n'a évoqué un recours à des impôts nouveaux que "subsidiairement" aux coupes budgétaires prévues dans les services publiques, les collectivités territoriales et les opérateurs publics.
Ballon d'essai
Un des procédés a été évoqué par la ministre de l'Enseignement supérieur. la semaine dernière, Geneviève Fioraso avait parlé de la remise en cause de la demi-part fiscale pour les parents d'étudiants de moins de 25 an, afin de financer une allocation d'études promise par le président François Hollande. Cette confidence qui ressemble à un ballon d'essai lancé pour tester les réactions, n'a pas été balayée par son collègue Jérôme Cahuzac. "A ma connaissance, ce n'est pas d''actualité. Ca ne veut pas dire qu'elle est récusée a priori. (...) Il faut tenir l'engagement de permettre aux jeunes d'être autonomes. Soit c'est un effort qui se fait via leur famille, c'est la demi-part fiscale, soit (...) directement en leur faveur et on ne peut maintenir les choses en l'état", a-t-il relevé.
Avant la remise en cause de la demi-part fiscale, la fiscalisation des allocations familiales avait surgi de la même manière dans le débat public.

    samedi 23 février 2013



    imagesCAEEKING

    A l’occasion de la première rencontre européenne organisée cette semaine par le Conseil général de la Seine Saint-Denis, Stéphane Troussel a lancé un « appel pour une Europe solidaire des territoires ». Dénonçant une solidarité au rabais, Stéphane Troussel s’est insurgé contre la politique d’austérité menée par l’Europe qui conduit à une baisse drastique des crédits pour les plus démunis et plonge notre département dans de plus grandes difficultés encore.

    Comment ne pas l’approuver ? Comment ne pas l’approuver aussi lorsqu’il réclame une augmentation conséquente du budget européen et de sa politique de cohésion ou bien la sanctuarisation du plan d’aide aux plus démunis ?  Mais en même temps… Comment comprendre ?

    Car c’est quand même bien le gouvernement PS qui a ratifié le fameux TSCG (Traité européen) mis en place par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, gravant ainsi dans le marbre les politiques d’austérité à l’échelle de l’ensemble de l’Union Européenne et impactant durement les collectivités locales. C’est bien François Hollande qui a jugé « positif » ce dernier budget européen sous le signe de la plus stricte rigueur !    

    Pourtant, il avait une arme efficace à sa disposition pour s’y opposer, à savoir le « droit de véto », inscrit dans le traité de Lisbonne. Cela lui aurait permis d’exprimer clairement son soi-disant refus des coupes dans les politiques publiques européennes et de porter haut un projet véritablement solidaire. Mais il ne l’a pas fait.

    Stéphane Troussel, élu PS, se plaint bien étrangement des mesures que son parti défend et développe au plus haut niveau de l’Etat. Plus encore, il appelle étonnamment de ses vœux la mise en place d’une politique réellement de gauche, empreinte de solidarité et de justice sociale. Ce faisant, il confirme implicitement que le changement attendu et promis par François Hollande n’est pas advenu. Devant ce double discours qui consiste à dénoncer l’austérité parce qu’elle touche la Seine Saint Denis et à approuver le gouvernement qui justement l’instaure, on ne peut que s’interroger...

    Au Front de Gauche, nous sommes convaincus depuis longtemps qu’il est urgent de sortir des logiques d’austérité. Si nous voulons une Europe solidaire, il faut arrêter de serrer la vis aux peuples et créer plutôt de nouvelles recettes avec une vraie taxe sur les transactions financières et une participation plus importante des grandes entreprises au budget communautaire. C’est ainsi que nous pourrons relancer l’activité économique créatrice d’emplois, dans le cadre d’une transition écologique. C’est ainsi que nous pourrons vraiment opérer le changement.

    vendredi 22 février 2013

     LU SUR LE BLOG DE GILLES GARNIER



    Les Bourgeois se lâchent.
    "Ne ramène pas dans la capitale tes mœurs du 9-3"
    Les pitoyables conflits d'égos des politiciens Parisiens de l'UMP sont d'une importance plus que relative. Mais au moins nous permettent-ils de contempler leurs vrais visages. Au delà du dégoût que peut parfois m'inspirer leurs prises de position politique, toujours motivées par la volonté d'asservir, de réprimer, de diviser... la prise de bec de Claude Goasguen contre Rachida Tati  "Ne ramène pas dans la capitale tes mœurs du 9-3", ranime en moi un sentiment de colère et de révolte que j'ai du mal à contenir. Ces gens sont si "petits" que j'ai honte pour la République, pour la démocratie, qu'on leur consente tant de pouvoir. La source du mépris que cette caste m'inspire est trop inépuisable pour que je vous en encombre aussi vais-je me concentrer à exacerber toute la fierté qui m'habite d'être citoyen du "9-3".
    Ce département qui intrigue, qui dérange et qui fait peur. Peur à ceux que l’avenir effraie. Peur à ceux qui tombent dans les piègent des clichés. Car plus que partout ailleurs, ici, l’avenir grandit. Ce département est plus que les autres fait de réussites et d’échecs, de forces et de faiblesses. Ici tout est amplifié, tout est vif et quand on amplifie, quand on vivifie une telle diversité, on crée un territoire attractif, ou se croisent, passent et s’installent, des populations d’immigration innombrables… Dans le monde que Goasguen et Dati on ne voit pas ce qu’offre une telle diversité ethnique et culturelle. Ce monde ne cherche pas à se projeter dans un avenir collectif et évaluer les personnes à partir de ce qu’elles disent, proposent et apportent. Ce monde regarde à travers des prismes, (argent, couleur, diplôme, famille, ambition…), ce monde catégorise, (origine, sexe , lieu de vie…). Goasguen et Dati ne sont pas prêts à ce monde multiculturel. Ils mourrons ainsi, en regardant toujours l’autre de travers, la bouche pincée, le petit doigt sur les diamants et les mains sur les couilles. Dans le "9-3", élu-e-s, citoyens du monde... construisent de l’humain à contre courant de tout ce qu’on leur balance pour les en empêcher. Les associations, dont on coupe chaque jour un peu plus les subventions, les services publics, débordés et insuffisants, les entreprises, dont on moque la ténacité… s’engagent pour le collectif et ne tombent pas dans le piège du repli sur soi. C’est ici que se créé le monde de demain, difficilement, douloureusement… mais fièrement.


    Manifestation contre l'austérité en 2010

    Ménages, collectivités, services publics: avis de tempête austéritaire


    Pour atteindre un déficit public zéro en 2017, le gouvernement promet une saignée dans les dépenses publiques afin de traquer le plus petit euro d’économies.
    Le choc d’austérité conduit par la droite sous Sarkozy puis poursuivi par Hollande depuis juin aura eu raison de la croissance et du déficit public. Mais, pour 2017, la barre reste bloquée vers un déficit zéro. Et c’est «la réduction de dépenses qui sera privilégiée», a réaffirmé le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici. Des lettres de cadrage budgétaire aux différents ministres vont être envoyées «d’ici quinze jours» afin de savoir quelles coupes leur seront encore demandées pour 2014.
    Facture salée
    Pourtant, la facture austérité était déjà salée. Après cinq années sarkozystes et la mise en place de la révision générale des politiques publiques (RGPP), 150 000 postes de fonctionnaires avaient été supprimés et, au total, 15 milliards d’euros « d’économies » avaient été dégagés. Le budget 2013 et la loi de programmation des finances publiques 2013-2017 amplifient le choc puisqu’il est question de baisser les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Un étranglement qui ne comprenait pas les 20 milliards d’euros que coûtera tous les ans le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (lire page 4). Résultat : le gouvernement a décidé qu’en plus des 50 milliards, ce seront 10 milliards d’euros d’économies qui viendront s’ajouter en 2014 et 2015, pour financer cette mesure. Voire un peu plus avec la détérioration de la conjoncture.
    Coupes dans les politiques publiques
    Pour y parvenir, les ministres sont appelés à proposer une réforme structurelle de leur administration, dans le cadre d’une modernisation de l’action publique (MAP). En plus des réductions des crédits de fonctionnement de 7 % en 2013 par rapport à 2012, 4 % en 2014 par rapport à 2013 et 4 % en 2015 par rapport à 2014, les ministres sont amenés, sous couvert d’efficacité, à dégager des euros par une série d’évaluations de quarante politiques publiques à lancer en 2013. D’autres vagues suivront, de sorte que la totalité des politiques publiques soit évaluée d’ici à 2017.
    Et « tous les acteurs publics », État, opérateurs, collectivités locales et Sécurité sociale, a affirmé Jean-Marc Ayrault, seront passés à la loupe. Sont visées : les aides à la famille (60 milliards d’euros), les 7 000 aides directes aux entreprises (80 milliards), la gestion des prestations d’assurance maladie, la territorialisation de la politique du logement, ou encore la formation professionnelle des demandeurs d’emploi. Les premiers résultats sont attendus d’ici à avril ou juin.
    Allocations familiales et retraites
    D’ores et déjà, le premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, a lancé l’assaut en proposant d’imposer les allocations familiales ou de les rendre accessibles sous condition de ressources. Le ministre de l’Économie, Pierre Moscovici, a renvoyé le rapport demandé par Matignon au président du Haut Conseil de la famille, Bertrand Fragonard, qui doit remettre fin mars ses conclusions pour une économie de 1,5 milliard d’euros. Le système des retraites est également dans le collimateur, avec comme horizon le relèvement de l’âge de départ à la retraite, la hausse des cotisations des actifs ou le gel des pensions. Les collectivités locales seront les autres canards plumés, puisque leurs dotations baisseraient de 1,5 milliard d’euros en 2014 et d’autant en 2015, soit deux fois plus qu’initialement prévu.


    Ce n’est pas le cheval le problème, c’est le système ! par P. Le Hyaric (PCF)

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    Le cheval roumain n’en finit pas d’éclabousser au grand galop l’Europe. Et le grand concert médiatique sur la présupposée chaîne de responsabilité tient en haleine, en pointant tour à tour des individus, des entreprises ou des pays.Il faut certes établir la chaîne de responsabilité et sanctionner ceux qui doivent l’être. Mais, pour guérir du mal, il conviendrait de ne pas s’arrêter aux apparences et de débusquer, derrière le mur de viande, ses causes structurelles.
    On a vendu des canassons roumains pour du bœuf pour faire de l’argent. Dans le dos des consommateurs mais aussi dans celui des producteurs, de la même façon, on fait passer de l’antilope pour du chevreuil ou on transforme du kangourou en salami. On traite le poulet à la javel, on fabrique des bœufs aux hormones. On a trouvé l’an passé des œufs contaminés en Allemagne et de la viande de porc à la dioxine.
    Et voici qu’au plus fort de ses réflexions, la Commission de Bruxelles vient d’autoriser l’alimentation des poissons avec des farines animales. Ainsi peut-être que notre poisson aura plusieurs goûts. Celui de la pisciculture, du porc et du bœuf.
    En vérité, nous sommes ici au cœur d’un système politique et économique, devenu jungle capitaliste, dont le cœur est ce mot, répété à satiété depuis des mois : celui de la compétitivité et de son corollaire, la « concurrence libre et non faussée ».Les salariés des industries agroalimentaires sont parmi les plus mal payés. Les paysans sont rançonnés et doivent obéir aux normes européennes de production. La filière agroalimentaire s’allonge sans cesse de nouveaux intermédiaires entre l’étable et la table. Et au nom du dernier traité européen, on ne cesse de réduire le nombre de vétérinaires, de contrôleurs, de douaniers. Et au nom « des marchés ouverts », un trader chypriote transfère une commande à un trader néerlandais qui trouve des canassons roumains épuisés, qu’il fournit à une entreprise du sud-ouest, qui elle-même a passé commande à un abattoir lorrain qui fournit une marque qui s’affiche sur les écrans avant et après le journal télévisé de 20 heures, enveloppée dans une belle boîte aux multiples couleurs. La boîte et la publicité coûtent d’ailleurs plus cher que la prétendue viande se trouvant à l’intérieur. Et si par hasard, il vient à l’idée d’un maire de vouloir donner de la viande achetée à proximité à la cantine scolaire, à partir des élevages qu’il voit de la fenêtre de son école, il se trouvera un commissaire européen qui l’accusera de non respect du droit à la concurrence et l’obligera à s’intégrer dans ce long circuit.
    En fait, quand on a acheté une boîte « Findus », on a alimenté un fond financier d’investissement privé, Lion capital. Et derrière Comigel qui fournit Findus, se cache un autre fond d’investissement « Céréa-capital ». Que leur importe de préparer des lasagnes industrielles à base de mélange de déchets de muscles de cheval, de vaches, de mulets ou d’ânes, mélangés à de la mauvaise graisse et du collagène. Et personne ne parle de l’endroit d’où vient le blé qui a servi à faire les parts de lasagne. Du Mali ou des plaines d’Ukraine ou du Kansas ?
    Comme si ceci ne suffisait pas, au nom sans doute de la mondialisation joyeuse et heureuse, l’Union européenne s’apprête à décider l’importation de 500 000 tonnes de viande bovine des pays du Mercosur contre nos élevages limousins et charolais. En prime, on fait manger du soja OGM, importé du continent américain à nos vaches laitières, cochons et poulets, y compris en abattant la forêt amazonienne.
    Qui s’en inquiète aujourd’hui ? Malgré nos efforts, le projet d’un « plan protéine végétale européen » a été refusé dans le futur projet de la politique agricole communeEvidemment, il allait à l’encontre de tout ce système des traders, des transporteurs et des fonds financiers qui spéculent sur les céréales en ce moment même. Pire ! Des banques et des fonds d’investissement spéculent sur la faim. Tous ceux qui glosent à longueur de temps sur ces inadmissibles trafics avec un visage d’innocent, refusent de rappeler que l’agriculture a été inscrite, pour ces raisons de recherche d’accumulation du capital par les puissances financières, dans les marchandages multinationaux de l’Organisation mondiale du commerce et dans les traités européens qui prônent « le marché ouvert où la concurrence est libre ».
    Et c’est aujourd’hui même que le dernier Conseil européen a décidé de réduire encore les crédits permettant les contrôles sanitairesC’est aujourd’hui qu’on débat d’une nouvelle réforme de la politique agricole commune qui sanctifie l’ultra libéralisme et pousse aux concentrations agraires et à l’industrialisation de l’agriculture et de l’alimentation. C’est aujourd’hui que l’Union européenne et les Etats-Unis ouvrent une discussion pour créer un marché transatlantique très défavorable à l’agriculture, à la qualité alimentaire et à la diversité culturelle.
    Il y a seulement quelques semaines, la Commission européenne a voulu faire accepter au Parlement européen l’utilisation de la thrombine* bovine et porcine comme additif pour lier des morceaux de viandes séparés et pour en faire un morceau unique. Elle veut maintenant autoriser le nettoyage de la viande à l’acide lactique pour faciliter précisément l’accord transatlantique Europe-USA.
    Il y a bien une vaste tromperie sur les lasagnes. Il y a d’incroyables magouilles. Mais il y a avant tout un système qui le permet. Un système qui dépossède le consommateur -d’abord le plus modeste- comme le paysan des informations et du pouvoir de décider, de choisir. Un système où le droit européen de l’alimentation est à repenser. Fondamentalement, l’alimentation ne peut être une marchandise. L’acte de production agricole doit être considéré comme un bien public au service de la société. Dés lors, la baisse permanente de la part des budgets consacrés à l’alimentation pour accompagner la pression à la baisse sur le pouvoir d’achat salarié, comme la part du temps de plus en plus réduit consacré aux repas dans le cadre du capitalisme de rentabilité, doit être subverti avec l’objectif d’ouvrir un processus nouveau de changement post-capitaliste où prédominerait d’abord l’humain.
    Là comme ailleurs, les citoyens doivent reconquérir des libertés fondamentales. Ici celle du goût des aliments de qualité, liés à une histoire, à des terroirs, à des paysages et aux êtres humains contre l’uniformisation agro-industrielle, chimique, financière  et culturelle.
    * thrombine : enzyme qui entraîne la coagulation du sang

    jeudi 21 février 2013


    CAC 40 : pourquoi leur verser un crédit d’impôt ?

     voeux-hollandeDéjà bénéficiaires de milliards de profits, les grands groupes profitent d’un dispositif de crédit d’impôt,voulu par Hollande qui coûtera 20 milliards d’euros à l’État.
    Et comment va payer l’Etat qui crie partout sur les toits qu’il faut réduire les dépenses ? En diminuant d’autant les subventions de l’Etat aux communes. Deux poids deux mesures : aux salariés, aux communes, aux retraités, Hollande impose l’austérité, aux patrons, aux géants de la finance il fait de nouveaux cadeaux.
    Donner les moyens suffisants aux services publics, assurer l’avenir de l’Hôpital public creuseraient le déficit, mais pas les cadeaux fiscaux aux géants du CAC 40 ? Mais de qui se moque-t-on ? Il est scandaleux de voir le PS au pouvoir crier chaque jour à la catastrophe budgétaire devant le creusement des déficits et gaspiller ainsi les recettes de l’Etat. D’autant que les stars du CAC 40 continuent d’afficher d’insolents bénéfices.
    Une première liste des bilans financiers au titre de 2012 pour une vingtaine de groupes du CAC révèle « une tendance de fond à une stabilisation, voire à une légère amélioration des résultats », observe un analyste, cité par les Échos .
    Commençons par : Jean-Paul Agon, PDG de L’Oréal, est fier de ses très bons résultats pour l’année 2012. Certes le marché européen stagne because la crise, mais heureusement les marchés émergents sont en expansion au point d’être devenus le premier marché du groupe. J.P. Agon annonce une progression de 10,4% de son chiffre d’affaires en 2012 pour atteindre 22,46 milliards d’euros (+5,5% en données comparables).
    Le résultat d’exploitation du leader mondial des cosmétiques a progressé de 12,3% à 3,69 milliards d’euros, tandis que le résultat net ( les profits !) s’est envolé de 17,6% à 2,86 milliards d’euros. Et où se feront les nouvelles usines prévues ? A l’autre bout de la planète, là où les salariés sont comme le rêve le MEDEF de Parisot : exploitables et corvéables à merci .
    La preuve aussi par Total, qui conserve haut la main sa première place au classement de la profitabilité, avec 10,7 milliards d’euros de bénéfices, suivi par BNP Paribas, avec 6,5 milliards (+ 8,30 %), SANOFI avec 4,9 milliards, LVMH, avec 3,4 milliards (+11,70 %), EDF, avec 3,3 milliards (+5,30 %) ou RENAULT, avec 1,7 milliard (-0,15 %). Une large part de ces résultats devrait, cette année encore, être redistribuée aux actionnaires, tandis que les salaires resteront au régime sec.
    Renault, par exemple, s’apprête à verser 508 millions d’euros de dividendes à ses actionnaires, contre 384 millions en 2011. Ce qui n’empêche pas la firme de proposer 0 % d’augmentation de salaire à ses salariés en 2013.
    Ces groupes participeront-ils à la solidarité nationale, à la hauteur de leurs capacités ? Loin de là. Par le jeu des multiples niches et de l’évasion fiscale, leur taux d’imposition reste scandaleusement faible : 8 % d’impôt sur les sociétés, en moyenne, pour les groupes, contre 33 % pour les PME.
    Mais il y a pire et le gouvernement socialiste ne manque pas d’imagination pour gonfler encore les profits des géants de la Finance.Les champions de l’indice phare de la Bourse de Paris comptent parmi les heureux bénéficiaires du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (Cice). Décidée par le gouvernement Ayrault, cette mesure. qui équivaut à une baisse du coût du travail de 6 %, représentera une dépense annuelle de 20 milliards d’euros pour l’État.
    Ce nouveau cadeau aux patrons a un coût, dans un contexte de croissance nulle et donc de recettes en baisse, le gouvernement PS-PRG-EELV va donc procéder à un nouveau tour de vis pour les budgets de l’État et de la protection sociale. Qu’en pensent les écologistes d’EELV et l’aile gauche du PS, cautionnent-ils cette décision typique de la pensée libérale ou vont ils se resaisir ? Comment ne pas s’interroger sur le bien-fondé d’un tel dispositif quand on sait qu’il profitera, par exemple, au numéro un du CAC, Total, pour une enveloppe de 30 millions d’euros, à Sanofi, qui empochera 47 millions d’euros alors qu’il s’apprête parallèlement à supprimer des centaines d’emplois, ou au géant du bâtiment Vinci, bénéficiaire d’un Cice estimé entre 111 et 189 millions d’euros. Interrogations renforcées par une récente étude de l’Observatoire français des conjonctures économiques indiquant que le Cice créerait deux fois moins d’emplois qu’attendu par Bercy.
    Preuve, si besoin était, qu’avant d’envisager toute nouvelle mesure d’austérité, l’urgence est à un réexamen de l’efficacité de l’ensemble des aides publiques aux entreprises et à la taxation des revenus financiers des entreprises plutôt qu’a la baisse des salaires et des pensions de retraite.

    mercredi 20 février 2013


    Nous mettons en ligne cet article publié sur le blog de Gilles Garnier


    Bonjour, TGV pas chers... TGV galère...?
    Nous ne sommes plus ce merveilleux pays où le signe d'innovation et d'intelligence conduisait à toujours chercher le beau, la qualité, le confort... pour l'intérêt général au même prix pour tous. Nous regardons chaque jour plus vers le bas, vers le "pas cher". Rétribuer toutes et tous convenablement, donner de vrais emplois à ceux qui en cherchent pour qu'ils vivent mieux, pour qu'ils consomment de la culture, de l'éducation, des technologies intelligentes et utiles... pour qu'ils découvrent, se déplacent... et tout cela dans de bonnes conditions... est devenu ringard? Il faut le croire! Du coup le discount prolifère.
    Dans l'alimentation, l'habillement, la santé... et à présent dans le Transport à Grande Vitesse. On tire sur tout! Surtout sur ce qui a pourtant le plus de valeur: "le travail": Moins de charges, plus d'heures, des salaires bas, des contrats fragiles...  Du coup on peut aujourd'hui inaugurer le TGV "Low Cost". le TGV 3ème classe!
    Ben oui, ceux qui n'ont pas les moyens de prendre le tgv "normal", il faut bien prendre leur peu de sous tout de même! Ils n'ont pas le choix et n'ont pas besoin du confort, des garanties de services, de respect des horaires, des gains de temps… qui ont fait la gloire de cette grande prouesse technologique dont nous étions si fier à son premier essai, en 1972.
    Mais en ces temps, le capitalisme surfait encore sur les acquits de la libération et des grandes conquêtes sociales... Il n'avait pas encore inventé la crise qui appauvrit les ventres, les cœurs et les cerveaux... Il cherchait encore le profit en satisfaisant les besoins. Aujourd'hui il réduit les besoins pour satisfaire la finance. Je crois que pour tomber toujours plus bas, la source de son génie n’est pas prête de tarir.



    Didier Migaud, premier président de la Cour des comptes, ressort des tiroirs quelques vieilles lunes fiscales et les livre, rafraîchies, au pouvoir politique, pour qu’il s’en serve.
    Editorial par Claude Cabanes

    La poudre, l'édito de Claude Cabanes

    On pourrait dire aujourd’hui des éminents dignitaires de la très éminente Cour des comptes, ce que l’on disait autrefois de certains hauts personnages de l’armée française : « Ils n’ont pas inventé la poudre, mais ils s’en servent ! » C’est ce que fait le président de cette ancestrale institution, Didier Migaud : il ressort des tiroirs quelques vieilles lunes fiscales et les livre, rafraîchies, au pouvoir politique, pour qu’il s’en serve.
    L’obsession de l’austérité est leur horizon commun : elle leur tient lieu de pensée politique. Nous voilà à des années-lumière des grands discours sur le changement demain matin. Il est vrai que M. Migaud doit sa solennelle fonction à l’ancien président de la République Nicolas Sarkozy…
    On serait bien injuste de ne s’acharner que 
sur lui. La Cour des comptes, l’Élysée et Matignon forment le triangle d’or, solidaire de la ligne générale de paupérisation du peuple français et de la nation. Parfois cependant les circonstances sont bien malheureuses: ainsi 
ce jour où le président de la Cour des comptes a découvert la lune de la réduction des moyens de l’assurance chômage(malheur à Pôle emploi 
où se côtoient le calvaire des chômeurs et le calvaire 
de ceux qui les reçoivent), donc ce jour-là ou presque, 
un homme sans travail s’est immolé par le feu devant 
le bâtiment de la souffrance…
    Donc la Cour des comptes et son timonier fournissent à la chaîne à Messieurs Hollande 
et Ayrault du « minerai » (comme on dit aujourd’hui 
dans l’industrie de la viande…), du « minerai d’austérité ». Un jour, elle propose de tirer à vue 
sur les pensions de certains retraités (au risque 
d’ouvrir un abîme politique sous les pas du pouvoir…) ; 
un autre, de réduire la voilure des collectivités territoriales; va-t-elle bientôt mettre sur le tapis, l’impôt sur les remboursements de la Sécurité sociale? À moins que ça ne soit déjà fait, mais cela nous a échappé…
    Le dernier « coup », c’est la taxation des allocations familiales.Un vieux spectre blanchi sous 
le harnais, qui hante depuis longtemps les crânes 
de droite ou de gauche, plutôt d’une certaine gauche… Quelle ironie! En 1981, dans la foulée de la victoire 
de François Mitterrand, l’équipe de Pierre Mauroy 
et des ministres communistes, les augmentait de 50%! Les temps ont changé, certes, mais enfin, en est-on arrivé à un tel désastre qu’il faille « punir » les fameuses « allocs » qui datent de 1932, sont servies à près de cinq millions de ménages, et sont l’une des couleurs fortes du paysage social français ? Il paraît qu’il faudrait extraire 2 milliards 600 millions d’euros des dépenses familiales… C’est un certain Monsieur Fragonard qui a été chargé 
de descendre dans la mine… On ne lui souhaite pas bonne chance.
    Pas d’argent! C’est le hululement du grand perroquet national, économique, politique, médiatique et idéologique. On nous raconte des histoires. Par exemple : un rapport récent du Conseil des prélèvements obligatoires (le CPO), révèle que l’impôt (8 %) sur les bénéfices des banques commerciales (qui sont énormes) est 6 fois inférieur à ce qu’il est en Allemagne, 4 fois inférieur à ce qu’il est en Grande-Bretagne, 3 fois inférieur à ce qu’il est en Italie… Nous sommes battus seulement par l’Autriche.

    lundi 18 février 2013

    NOUS METTONS EN LIGNE CE BILLET LU SUR LE BLOG DE GILLES GARNIER


    Mode de scrutin. Le bipartisme renforcé!
    Le Sénat a annulé la création d’un "conseiller territorial" voulu par Nicolas Sarkozy. Mais, alors que le contenu de la réforme territoriale est en cours, le Gouvernement précipite de nouveaux modes de scrutin inspiré du rapport Jospin.
    Il est fortement question que les prochains conseillers généraux, soient élu-e-s sur un territoire plus vaste, par binômes paritaires. Sous le prétexte de parité,ce qui est tout à fait louable, on met en place un système qui va renforcer le bipartisme puisque 2 personnes d’un même parti seront élu-es sur un territoire équivalent à 2 anciens cantons. Donc : moins de cantons, moins de diversité politiquepuisque les partis dominants, PS et UMP, auront ainsi plus de chance de voir élus d’un seul coup deux candidats. A cela s’ajoute la nécessité de redécouper les territoires y compris les circonscriptions récemment redessinées en Seine Saint Denis.
    Je maintiens que le mode de scrutin le plus efficace pour installer la parité totale, le plus représentatif de la diversité politique et le plus démocratique est la proportionnelle, mise en œuvre pour toutes les autres élections locales (régionales et municipales), et envisagée partiellement pour les élections législatives.
    Il est également question d’élire les délégués communautaires au suffrage universel,par fléchage, au moment de l’élection municipale alors qu’aujourd’hui ils sont élus au sein des conseils municipaux.
    Ce qui garde à la commune sont statut de collectivité centrale. Le risque de dévaloriser le fait communal, pilier essentiel de l’architecture républicaine est grand. Demain, mardi 19 février, à l’invitation de l’ANECR, les Maires et tous les élu-e-s que cette question concerne, se retrouvent à l’hôtel de Ville de Paris pour des propositions alternatives.

    Une véritable réforme pour des banques au service de la société



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    Le projet de « loi de séparation et de régulation des activités bancaires » qui va être discuté au Parlement risque de mener à une « non réforme ». Il laissera le système bancaire français dans la même situation de risque qu’au début de la crise. Sous la pression du lobby bancaire, le gouvernement Hollande-Ayrault a renoncé à s’attaquer frontalement au pouvoir colossal de la finance et des banques, mais laisse les parlementaires amender la loi.
    Les banques et la finance ne doivent plus agir dans l'ombre. Nous voulons un véritable débat public sur leur rôle et nous avons l’intention de le mener dans les mois à venir. Car nous avons besoin d’une réforme ambitieuse qui mette le système bancaire au service de l’ensemble des citoyens et qui contribue à la reconversion sociale et écologique de nos économies.
    Nous avons quatre demandes clés pour une véritable réforme bancaire :
    Nous demandons une séparation structurelle stricte entre les activités de dépôt et de crédit des banques qui sont tournées vers le financement de l’économie productive, et les activités de marché où prédomine la spéculation. Cette séparation permettra de réduire la taille des banques et leur capacité à prendre des risques tout en sécurisant les emplois existants et en permettant la création de nouveaux emplois. Nous demandons que soit amendé l’article 1 du projet de loi qui permet aux banques de crédit et dépôt de continuer à effectuer des opérations de marché sur instruments financiers.

    - Nous demandons que la nouvelle loi oblige les banques à déclarer leurs activités pays par pays (effectifs, bénéfices et impôts), mais, surtout, leur interdise d’avoir des filiales dans les paradis fiscaux dont la liste doit être réactualisée de façon ambitieuse. Car ces « trous noirs de la finance » favorisent la spéculation, et ils permettent aux entreprises et aux citoyens les plus riches d’échapper à l’impôt. 

    - Nous demandons l'interdiction de toutes les opérations spéculatives par les produits dérivés sur l'ensemble des marchés (agricoles, matières premières...) ainsi que l'interdiction des produits financiers toxiques.

    - Nous demandons que la banque soit rendue accessible à tous les citoyens en mettant en œuvre un service bancaire de base universel et gratuit ainsi qu'un plafonnement des frais bancaires pour incident.

    Le Parlement doit jouer son rôle de contrôle et doit répondre aux attentes des citoyens : nous demandons que soit mise en place une commission d’enquête indépendante pour réaliser un état des lieux des agissements des banques qui ont conduit à la crise actuelle.

    Premiers signataires : Aitec, AFVS, Attac, CGT Banque de France, CGT groupe Caisse Des Dépôts et Consignations, CGTG IEDOM/AFD Guadeloupe, CGTR IEDOM/AFD Réunion, Confédération Paysanne, Convergence de Défense et Développement des services publics, Coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternités de proximité, CRID, DAL, Fédération des Finances CGT, Fondation Copernic, FSU, Golias, Les économistes atterrés, Marches Européennes, Résistance Sociale, SNB IEDOM/AFD Martinique, SNP-Force Ouvrière (FO Caisses d'Épargne), SNUP - Caisse Des Dépôts et Consignations – FSU, SPUCE CFDT (Paris Île-De-France : Banque de France, Caisses d’épargne, Crédit Foncier, Agence Française de Développement), Solidaires finances publiques, Sud BPCE, SUD PTT, Union syndicale Solidaires
    Avec le soutien de : EELV, FASE, Gauche anticapitaliste, Parti communiste français, Parti de Gauche, République et Socialisme

    samedi 16 février 2013


    Deux films: 1 Palestinien. 1 Israëlien.
    Le Cinéma Le Trianon présenteune  Soirée Palestine/Israël, le 22 Février 2013. C'est une soirée en partenariat avec France Palestine Solidarité de Noisy le Sec, Est-Ensemble (AFPTS) et l’Union Juive Française pour la paix (UJFP).

    Durant cette soirée, deux films sont proposés 
    "Le sel de la mer" film palestinien réalisé par Annemarie Jacir à 19h. 
    Le film policier israélien réalisé par Nadav Lapid à 21h15.

    vendredi 15 février 2013




    Syndicalistes : A bas les sanctions injustes !

    Babouselice


    L’amnistie des syndicalistes,toute la gauche doit se rassembler, pour la gagner.
    Face aux plans sociaux qui se succèdent,  face aux attaques que subissent les salariés dans les entreprises, dans les services publics, face aux politiques de casse sociale, notamment celles menées par Nicolas Sarkozy pendant cinq ans, nombre d’hommes et de femmes ont décidé de réagir, de faire respecter leur droits, de préserver nos emplois, nos libertés. Alors qu’ils défendaient l’intérêt général, nombre d’entre eux ont fait l’objet de sanctions pénales, disciplinaires et de licenciements. Un véritable déni de démocratie !
    Ces sanctions n’ont qu’un but : faire taire celles et ceux qui dérangent, éteindre toute contestation, au mépris de ce droit fondamental qu’est l’action collective, garantie d’ailleurs par la constitution.
    Les criminels, ce sont ceux qui délocalisent
    M. Valls cherche-t-il la provocation ? Il met en accusation les salariés en luttes et envoie la police. Cherche-t-il à son tour à criminaliser l’action syndicale, à casser les résistances des salariés devant le comportement scandaleux des patrons ? Roule-t-il pour le MEDEF ?
    « Les accuser de vouloir casser l’outil de travail alors qu’ils sont précisément en train de le défendre contre ceux qui veulent fermer les usines, c’est parfaitement scandaleux, ça me choque profondément« , s’indigne P. Laurent (PCF).
    Non, défendre son école, son outil de travail, son hôpital, sa retraite, ce n’est pas être un délinquant. Les délinquants, ce sont ceux qui déménagent les usines, ceux qui mettent leur magot à l’abri du fisc aux Îles Caïmans ou ailleurs.
    Les délinquants, ce sont ceux qui licencient pour accroître encore leurs profits.
    Vite, une loi d’amnistie !La gauche ne doit pas laisser tomber celles et ceux qui tiennent la tranchée de la lutte pour le bien commun. Quand on est de gauche, on commence par voter une loi d’amnistie. Qu’attend le gouvernement pour envoyer ce vrai signe de changement ?
    Les députés et les sénateurs du Front de gauche portent une proposition de loi d’amnistie des syndicalistes et salarié-es poursuivis. Elle sera proposée au Sénat le 27 février prochain. La gauche doit la voter !
    Portez cette exigence avec des millions d’autres salariés en signant la pétition !
    TOUS au RASSEMBLEMENT mercredi 27 février  à 14h30 devant le Sénat (Métro Luxembourg) à l’occasion de l’examen de la loi d’amnistie sociale déposée par les sénateurs et sénatrices communistes.
    La proposition de loi du Front de gauche
    • Arrêt des poursuites en cours en relation avec les mouvements sociaux et l’activité syndicale et revendicative ainsi que ceux commis dans le cadre de conflits relatifs aux problèmes d’éducation, de logement, de santé et d’environnement.
    • Extension des bénéfices de l’amnistie à tous les salariés encourant des sanctions et non aux seuls syndicalistes.
    • Réintégration, lorsqu’elle est possible, des personnes ayant fait l’objet d’un licenciement en considération des faits amnistiés
    •  Retrait des empreintes génétiques des fichiers de police et amnistie du délit relatif au refus de prélèvement d’ADN

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