LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

jeudi 31 janvier 2013

Intervention de Sofia Dauvergne sur les rythmes scolaires au conseil municipal


Nous mettons en ligne l'intervention de Sofia Dauvergne, conseillère municipale et Présidente du groupe des élu-e-s communistes au conseil municipal du 30 janvier sur la délibération portant sur les nouveaux rythmes scolaires

« La réforme des rythmes scolaires permettra aux élèves de mieux apprendre et de favoriser la réussite scolaire de tous. La réussite des enfants à l’école …dépend pour une part essentielle des conditions dans lesquelles se déroulent leurs apprentissage. Il s’agit d’assurer un plus grand respect des rythmes naturels d’apprentissage et de repos de l’enfant. » Ministère de l’éducation

S’adapter aux rythmes de l’enfant, pour une école de la réussite pour tous. Bien sûr, personne ne peut être contre !

Cependant, à la lecture du rapport et de la délibération qui amène la ville à décider seule des nouveaux rythmes scolaires pour la rentrée 2013, nous sommes en droit de  s'interroger sur les finalités recherchées ?

S’agit-il de faire de l’éducation un service public plus municipal que national. Avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir en termes de politique scolaire et de creusement des inégalités ?

Je ne le crois pas.

Je rappellerais que cette réforme qui a fait l’objet de quelques débats en plein été s'est  donc passée sans réelle concertation. Même l'Association des Maires de France, par le biais de son Vice-président, André Laignel a demandé plus de temps et a obtenu un assouplissement du taux d'encadrement des activités périscolaires qui allégerait le coût de la réforme pour les communes ainsi qu'une pérennisation du fond de soutien pour les communes qui sont en "dotation de solidarité urbaine cible" et en "dotation de solidarité rurale cible".

Telle est la raison pour laquelle, dans son courrier aux maires, en date du 24 janvier 2013, Monsieur Vincent Peillon, Ministre de l’Education Nationale, souligne que, je cite « Pour répondre aux légitimes préoccupations d’un certain nombre d’entre vous (les maires), la version définitive du décret prévoit un délai supplémentaire, utile à la concertation et à la construction d’un dialogue serein avec l’ensemble des acteurs éducatifs locaux.
Vous aurez donc jusqu’au 31 mars prochain, et non jusqu’au 1er mars comme initialement prévu, pour faire connaître votre éventuelle décision… »

Alors, pourquoi ne pas prendre en compte ce délai supplémentaire et organiser le plus rapidement possible et avec tous les acteurs locaux un temps de réflexion et d’échange. L’organisation d’une telle concertation pourrait permettre de débattre non seulement du projet de loi mais également d’aborder vos propositions qui sont inscrites à l’ordre du jour du présent conseil municipal.

Ces propositions qui, je rappelle, sont :
·       La demi- journée le mercredi matin,
·       La pause méridienne de 12h à 14h00 soit 2 heures.
·      L’accès à la cantine scolaire uniquement aux enfants inscrits au centre de loisirs le mercredi
·       L’accueil à l’identique du matin et du soir, sans avoir de propositions précises pour celui du mercredi matin.

On a l’impression d’assister aujourd’hui  à un  ’retour de balancier’ que l’on traite d’un simple point de vue comptable.

Pourtant, les rythmes scolaires ne sont pas uniquement liés au temps de travail mais également à un projet éducatif cohérent, une professionalisation des enseignants, la prise en compte des problèmes de société (familles éclatées, mono et homo-parentales). Cet enjeu ne peut être que national. En aucun cas il ne peut être « aménagé » localement.

Il s'agit de favoriser la réussite de tous les enfants, et non de faire de nouvelles économies sur le dos de l'école en transférant une partie des missions du service public vers les collectivités locales !
Voila pourquoi il faut prendre le temps du débat, ce n’est donc en aucun cas une urgence, d’autant moins que, je le répète, les réponses  à apporter doivent être des réponses nationales et non au gré des décisions politiques des municipalités, au regard de leurs choix, de leurs budgets, au demeurant très inégaux.
À travers cette refonte des rythmes, on cherche à obtenir, encore et toujours, une implication plus grande des collectivités locales,
Ce ne sont pas les 50 Euros de dotation par élève (si la commune décide la mise en œuvre des nouveaux rythmes scolaires dès la rentrée 2013) qui, à mon sens, permettront un rééquilibre des inégalités territoriales.
En effet de nombreuses collectivités territoriales ne pourront faire face à la situation créée et, soit ne proposeront pas de prise en charge des enfants, soit feront appel au privé, ou encore multiplieront des petits boulots, en embauchant du personnels en situation de précarité, sous-payés et peu qualifiés, donc féminins en grande majorité. Les espaces d’animation se verraient détournés de leur vraie mission de service public, en jouant le rôle d’école par défaut.
En ce qui concerne la mise en place de ces nouveaux rythmes scolaires dès la rentrée 2013 à Romainville.

Pouvez-vous nous apporter quelques précisions :

·       La reforme fixe à 24 heures le temps scolaire et la semaine de classe s’organise sur 9 demi-journées,  quels seront à Romainville les horaires d’ouverture et de fermeture des écoles, du temps scolaire et du temps de présence des enfants dans l’école ?
·       Vous rajouter une demi-heure de plus au déjeuner, soit 2 heures de pause méridienne, comment s’assurer que tout ce temps sera réellement bénéfique pour l’enfant ?
·       Le temps supplémentaire à la charge de la collectivité sera-t-il répercuté sur les tarifs appliqués aux familles ?
·       Quelles conséquences pour le fonctionnement des services et les équipements municipaux, sur l’organisation des centres de loisirs, de la restauration, de l’intendance, sur le temps de travail des professeurs du conservatoire de musique, des  animateurs sportifs, jeunesse etc… ?

Nous sommes tout à fait conscients des problèmes rencontrées par les municipalités liés aux contraintes horaires précisées dans le décret ministériel.
Aussi, lorsque vous confirmez que la mise en place de cette réforme nécessite une concertation, nous partageons.
Mais, premièrement, vous en définissez le cadre avec les 3 villes de la circonscription, Romainville, les Lilas, le Pré-Saint-Gervais, l’éducation nationale et les associations de parents d’élèves et deuxièmement, vous proposez cette concertation après le vote du Conseil Municipal de ce jour.
Mais c’est maintenant qu’il faut en débattre et ce, avec la communauté éducative, les parents, le personnel communal, les professionnels de l’animation, le monde associatif
Ne doit-on pas s’interroger sur le mercredi ou le samedi ?
Ne doit-on pas s’interroger sur les contenus des activités du péri scolaire ?
Ne doit-on pas s’interroger sur les incidences organisationnelles et financières ?
Ne doit-on pas s’interroger sur l’accompagnement financier de l’Etat
Enfin, ne doit-on pas s’interroger tous ensemble sur la définition même du projet éducatif territorial.
Oui, il nous semble nécessaire de construire ce changement avec tous les partenaires car ils sont les garants d’une journée articulant de manière cohérente des temps scolaires et temps périscolaires de qualité pour tous les élèves.

-       Après débat et une suspension de séance madame le Maire et la Municipalité ont accepté notre proposition de modification de la délibération qui prend acte du lancement de la concertation pour la mise en place du décret sur les rythmes scolaires.

mercredi 30 janvier 2013




Nous mettons en ligne une information à propos de Sanofi que nous a fait parvenir Christiane Chasseloup
La direction de Sanofi menace de saisir la justice en cas de diffusion ce soir à l'Utopia Tournefeuille du documentaire réalisé par les salariés. Ce document choc, qui montre un face-à-face tendu avec les dirigeants, sera donc écourté.Mauvaise surprise pour les salariés de Sanofi-Toulouse. Alors qu'ils avaient prévu de diffuser un documentaire sur leur lutte ce soir, à 20h45, à l'Utopia Tournefeuille, la direction, dans un courrier reçu vendredi par le cinéma et l'intersyndicale, menace de saisir la justice. Signé du directeur juridique du groupe, la lettre liste toute une série d'infractions susceptibles de poursuites (la divulgation d'informations confidentielles, le droit à l'image...) et s'achève sur un avertissement clair: «Sanofi se réserve la possibilité de prendre toute mesure et d'engager toute poursuite», est-il écrit. Le dirigeant indique également qu'un huissier a été mandaté pour constater la diffusion du film.
Petit retour en arrière: le 19 décembre, à Gentilly (94), un site de Sanofi, les salariés manifestent lors d'un comité central d'entreprise. Il pleut et la direction convie la centaine de manifestants dans une salle. Là s'engage un face-à-face tendu entre salariés et dirigeants, dont Christian Lajoux, président de Sanofi France. Spontanément, plusieurs vidéos sont réalisées et le documentaire de 52 mn est un montage de ces films.
«Sanofi a peur», analyse Laurent Besson-Imbert (Sud chimie). «Les gens sont à bout et la direction dans le film est clairement avertie des risques psychosociaux.» Le syndicaliste, soutenu par l'Utopia, a souhaité, hier, maintenir la diffusion à laquelle élus et Toulousains sont conviés. Mais le film devrait être ramené à 5 minutes et les visages des dirigeants seront masqués. Pour autant, pas question de renoncer. Laurent Besson-Imbert envisage une diffusion intégrale, «après une étude juridique». L'essentiel du documentaire est cependant visible dans une longue vidéo accessible sur YouTube («Les Sanofi face à la direction le 19-12-2012»). Une vidéo effectivement édifiante.
Nous avons tenté hier, en vain, de joindre la direction de Sanofi à Toulouse et Paris.

Vers une fermeture totale du site ?
Preuve d'un climat social qui se dégrade, une bien mauvaise rumeur circule chez les salariés de Sanofi Toulouse, celle d'une fermeture totale du site en 2015. Depuis juillet 2012, l'unité toulousaine et ses 614 salariés sont menacés. Pour l'heure, la direction a simplement évoqué un transfert d'activité qui concernerait la moitié des chercheurs et fait part de sa volonté de maintenir une activité. Depuis sept mois à présent, les salariés exigent de savoir quel sera leur sort. Sans obtenir de réponse. La rumeur est née à la suite de la visite à Toulouse d'un des dirigeants, «expulsé» par les salariés.
Jean-Noël Gros

vendredi 25 janvier 2013

Rythmes scolaires : enjeu piégé !


 

ryhmAprès quelques semaines de pseudo  concertation la réforme des rythmes scolaires va se mettre en place, sous forme de décrets, dès la rentrée 2013 pour les communes qui le souhaitent, à la rentrée 2014 pour toutes les autres.
Resituons la question dans le contexte général 
Les rythmes scolaires sont le cache-sexe toujours convoqué qui masque le refus de transformer une institution qui produit un échec scolaire socialement ségrégatif. Mais cette question ne peut être résolue que dans le cadre d’un projet politique clairement affiché, après que soient travaillés les contenus de savoirs à transmettre, une formation des maîtres qui soit véritablement professionnelle et interroge la question de la transmission en lien avec les travaux de la recherche universitaire et pédagogique.Ce n’est donc en aucun cas une urgence, et encore moins la question centrale pour une véritable refondation, d’autant moins que les réponses apportées doivent être des réponses nationales et non au gré des décisions politiques des municipalités, au regard de leurs choix ou de leurs budgets, très inégaux.
Idéologie
A travers les rythmes, est perpétuée une idéologie puissante dans tous les milieux, qui de l’égalité des chances au handicap socio-culturel, perpétue de fait une école à deux vitesses.  L’échec scolaire des enfants des classes populaires n’est pas soluble dans les rythmes car, comme l’ennui à l’école, y compris des meilleurs, il n’est pas un phénomène biologique : aucune étude ne démontre l’influence directe des rythmes scolaires sur les résultats.
Mieux encore : réussissent le mieux ceux qui, issus de milieux socio-culturels dits favorisés, ont des emplois du temps particulièrement chargés en dehors de l’école. La logique des rythmes c’est l’individualisation des apprentissages et des cursus, au nom d’un bon sens qui n’est qu’apparent. Le vrai défi c’est de donner à tous les moyens de réussir car tous en sont capables.
L’insistance sur les rythmes c’est aussi l’adaptation aux besoins supposés des élèves, le contraire même de la fonction de l‘école qui à travers les apprentissages participe au développement de tous. Derrière les changements d’horaires, se dessine également une vision très inquiétante de la culture, cloisonnée en « fondamentaux » et disciplines qui pourraient s’inscrire hors l’école. Or faire du vélo à l’école et faire du vélo au centre aéré ne relève pas de la même activité car les finalités en sont fort différentes.
Eduquer à l’école
Si l’éducation d’un enfant ne se réduit pas aux apprentissages scolaires, l’école est cependant la seule institution qui a pour fonction sociale de transmettre un patrimoine culturel, hérité de l’histoire de l’humanité. C’est aussi le lieu qui engage dans un nouveau rapport au monde où il ne s’agit plus seulement de vivre des situations mais de les analyser, les modéliser pour construire son autonomie intellectuelle, s’émanciper de ses actes et de origines.
Education hors l’école
À travers cette refonte des rythmes, le gouvernement cherche à obtenir une implication plus grande des collectivités locales, sans rien préciser des financements qui pourraient rééquilibrer les inégalités territoriales. En articulation avec l’acte III de la décentralisation, le risque est grand de se diriger vers un service public plus municipal que national. Avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir en termes de politique scolaire et de creusement des inégalités.
En effet de nombreuses collectivités territoriales ne pourront faire face à la situation créée et, soit ne proposeront pas de prise en charge des enfants, soit feront appel au privé, ou encore multiplieront des petits boulots, précaires, sous-payés et peu qualifiés, donc féminins en grande majorité. Les espaces d’animation se verraient détournés de leur vraie mission, en jouant le rôle d’école par défaut

jeudi 24 janvier 2013


Nous mettons en ligne une information lue sur le blog de la villa Soléa !

Confidence, nouveau programme immobilier signé Nexity à Romainville


Des panneaux d’affichage administratifs nous l’apprenaient la semaine dernière : un programme immobilier mixte (73 logements en accession, 16 logements sociaux), allait bientôt être réalisé sur un terrain débouchant à la fois sur les rues Gabriel Husson etJoseph Bara.
Après quelques recherches sur la toile, il s’avère que c’est le promoteur Nexity, déjà signataire des programmes résidentiels Villa Respiro et Villa Solea sur la ville , qui « se cache » derrière la SCI Rue Gabriel Husson Romainville.
Et après Reichen & Robert et Jacques Ferrier, c’est à un jeune cabinet d’architecture, SAA (Studio Authier et Associés) qu’a fait appel Nexity, pour un projet, dénommé « Confidence », plutôt séduisant sur le papier.
En tant qu’habitants de Villa Solea (et donc futurs voisins), nous nous ferons un plaisir de mettre dans la confidence (!) de certaines pratiques immobilières les personnes intéressées par ce projet, pour que leur achat en VEFA se passe au mieux.
Rendez-vous donc dès à présent sur notre forum… avant, pourquoi pas, l’organisation de visites guidées de notre résidence lors du prochain lancement commercial du programme (un homme averti en vaut deux) ! A suivre…

Pour en savoir plus, la page Nexity du programme :
www.nexity-logement.com/programme_09354_0038.php





A Romainville aussi rallumons les étoiles

Les communistes de Romainville

Brigitte Moranne, responsable de la section du PCF

Sofia Dauvergne, conseillère municipale,
présidente du groupe des élu-e-s communistes

Robert Clément, Maire honoraire

ont le plaisir de vous inviter à la présentation de leurs voeux

SAMEDI 26 JANVIER A 18 h 30

Espace Marcel Cachin
Rue de la Résistance

mardi 22 janvier 2013

La guerre à la finance n'a pas encore eu lieu !



Nous nous rappelons non sans émotion et beaucoup de regrets qu'il y a tout juste un an, jour pour jour, François Hollande prononçait son plus fameux discours de campagne. Celui du Bourget. C'était le 22 janvier 2012. Nous avions entendu ceci : " Il n'a pas de nom, pas de visage, pas de pari, il ne présentera jamais sa candidature, il ne sera donc pas élu. Cet adversaire c'est le monde de la finance." Et puis cela " Nous devons montrer nos armes ". Nous sommes de dieux qui avons accueilli favorablement les mots du candidat socialiste. L'exigence du combat et la volonté nous paraissaient sinon sincères, du moins crédibles pour affronter la crise tout en inversant la courbe de l'histoire sans laquelle rien ne se construit vraiment. Mais depuis le "choc" du Bourget et son "air de gauche", où sont passées les promesses de changement et de rupture avec les logiques austéritaires des années de plomb sarkozystes. Les abandons de promesses se sont multipliées au point de donner un sentiment de duplicité, comme si la volonté exprimée s'était dissoute dans le bain libéral ambiant. Nous connaissons les conséquences : échec politique, désenchantement, désespérance...
Pas moins de 85% des Français estiment que les hommes politiques ne se préoccupent pas d'eux et 52% ne font plus confiance ni à la droite ni à la gauche. Le Président n recueille que 28% de confiance chez les ouvriers, 35 points de moins en huit mois. Terrible. Pour l'instant François Hollande a choisi une forme de cohérence sociale-libérale, à la fois par l'austérité mais aussi parce qu'il appelle lui-même le "coût du travail. Jamais dans notre histoire récente la guerre de classe menée par tous ceux qui se font les porte-flingues de la finance et du libéralisme n'a été aussi puissante et dévastatrice. Nous le savions, mais chacun en a désormais la preuve : sans un nouveau rapport de forces, le changement ne sera pas au rendez-vous. La confrontation d'idées doit se décliner en mobilisations citoyennes partout, comme le propose le Front de gauche. Pour notre part,nous souhaitons y contribuer modestement. C'est ainsi que durant cinq jours nous publierons 5 sujets que nous déclineront de la manière suivante : "CE QU'IL A DIT", "CE QU'IL A FAIT", "CE QU'IL FAUDRAIT FAIRE". Aujourd'hui : "UNE LOI SUR LES BANQUES".  


  • CE QU'IL A DIT :
" Maîtriser la finance commencera ici par le vote d'une loi sur les banques qui les obligera à séparer leurs activités de crédit de leurs opérations spéculatives. Aucune banque française ne pourra avoir de présence dans les paradis fiscaux. Les produits financiers toxiques, c'est à dire sans lien avec les nécessités de l'économie réelle, seront purement et simplement interdits. Les stock-options seront supprimées. Et le bonus encadrés. Je proposerai une véritable taxe sur toutes les transactions financières " (Le Bourget, 22 janvier 2012.)

  • CE QU'IL A FAIT :
Dans le texte présenté au conseil des ministres le 16 décembre dernier, l'ambition du Bourget s'est évaporée. Et la réforme tant promise n'est revenue qu'à un ajustement à la marge. En l'état, la loi n'obligera qu'à un isolement, au sein d'une filiale dédiée, de certaines activités, considérées comme "inutiles à l'économie". Ainsi les crédits hypothécaires à risques (subprimes), les investissements dans les filiales pratiquant le "réhaussement de crédit", par exemple, pourront rester dans le giron de la banque "universelle" (celle qui finance l'économie avec des crédits). Seules les activités spéculatives pour son propre compte seront dans la filiale. Pour la BNP, par exemple, il s'agirait de cantonner 0,5% de son chiffre d'affaires. Par ailleurs, le trading, à haute fréquence-ces opérations financières effectuées par ordinateur à la nano seconde-sera désormais interdit, mais selon un certain seuil qui reste à définir. Les stock-options ne sont pas interdites, mais seulement taxées; Selon une étude CCFD-Terre solidaire, les principales banques auraient toujours au moins 547 filiales dans les paradis fiscaux.

CE QU'IL FAUDRAIT FAIRE :

Les formes  de rémunérations scandaleuses, comme les stock-options ou les bonus et les paradis fiscaux devraient être supprimées, de même qu'il faudrait sanctuariser les activités de crédit, comme l'avait promis François Hollande. Sans réglementation internationale contre la spéculation, les sommes déposés par les clients d'une banque sur leur compte serviront toujours à l'activité la plus lucrative sur les marchés. Mais la séparation des activités des banques n'est qu'un des pans d'une véritable réforme bancaire. Si la volonté est de réorienter l'argent vers l'économie réelle et son développement, alors l'objectif devrait être de pousser l'ensemble du système bancaire vers de nouvelles pratiques. Les choix des banques ne devraient plus obéir aux taux de rentabilité, mais répondre à d'autres critères, comme le développement de l'emploi et de l'activité et de la préservation de l'environnement, par exemple. Pour ce faire, certains souhaitent une nationalisation du secteur quand d'autres envisagent la création d'un pôle public, intégrant les citoyens dans les instances de décision.

  • Demain, " Changer l'orientation de l'Europe"





dimanche 20 janvier 2013



A Romainville aussi rallumons les étoiles

Les communistes de Romainville

Brigitte Moranne, responsable de la section du PCF

Sofia Dauvergne, conseillère municipale,
présidente du groupe des élu-e-s communistes

Robert Clément, Maire honoraire

ont le plaisir de vous inviter à la présentation de leurs voeux

SAMEDI 26 JANVIER A 18 h 30

Espace Marcel Cachin
Rue de la Résistance



venue

mardi 15 janvier 2013

Les étrennes de monsieur le Président de " Romainville Habitat "




Avec 8 jours de retard, monsieur le Président de « Romainville Habitat » vient de nous présenter ses vœux. De manière rituelle, année après année, ils ne se distinguent pas par leur originalité. C’est toujours l’annonce d’une nouvelle augmentation des loyers. Sans doute par crainte des réactions, les locataires ont appris la bonne nouvelle le 9 janvier alors que la décision a été prise au mois d’octobre. Comme à son habitude, on nous dira que l’augmentation est mesurée. Mesurée lorsqu’on énonce un pourcentage. Beaucoup moins lorsqu’on y regarde d’un peu plus près. Ainsi pour un F4 à Parat, Thorez ou Oradour, de janvier 2008 à janvier 2013 l’augmentation mensuelle est de à 43 euros. 516 euros sur 5 ans, soit une moyenne annuelle de 103 euros.

Quel écart entre les paroles enflammées sur le combat contre les inégalités, la solidarité à l’égard des familles les plus fragilisées et les actes produits. Au moment où madame le Maire écrit que « la crise atteint les ressources de nos concitoyens » et que « Romainville participera à l’effort de solidarité », les élu-e-s de Romainville Habitat auraient été bien inspirés de geler les loyers en 2013. C’est un signe fort qui aurait été adressé aux familles résidant dans le patrimoine de Romainville Habitat de la part des élu-e-s se réclamant du « changement pour maintenant ».

Sous le règne de Sarkozy le logement social a été durement frappé. Désengagement de l’État, surloyer, hold-up de 340 millions d’euros par an entre 2011 et 2013 sur les organismes HLM. En 2011, monsieur le président de l’OPH avait adressé un courrier aux locataires leur demandant de signer une pétition contre cette nouvelle taxe sur les loyers et le surloyer. Le Parti communiste et le Front de gauche avaient approuvé cette démarche en se joignant à cet appel. Sarkozy a été chassé. Une majorité de nos concitoyens veulent voir se concrétiser le changement promis. Elle est en droit d’attendre du gouvernement l’abrogation de la loi Boutin, et une ambitieuse politique du logement social qui connaît la crise la plus grave depuis l’après guerre.

Dans ce domaine comme dans beaucoup d’autres, il n’y aura pas de sortie de crise possible, d’amélioration de la vie quotidienne avec les politiques d’austérité et de compétitivité inlassablement prônées par les intégristes financiers. Le gouvernement peut toujours parler de pédagogie, il ne convainc pas. Il ne convainc pas quand il choisit de ratifier le traité européen dont pas une ligne n’a été renégociée. Il ne convainc pas quand il plaide l’austérité alors que les besoins sociaux frappent à la porte, et qu’en n’y répondant pas on tire toute la société vers le bas. Il ne convainc pas quand il demande aux syndicats d’accepter un prétendu compromis historique avec le Medef qui pousse les feux de la déréglementation du Code du travail.

Dans cette situation des forces considérables doivent se libérer pour agir en faveur de choix alternatifs à cette austérité mortifère, qui conduit tout droit à l’échec social et politique. Agir ou subir ? Qui tiendra le haut du pavé, qui saura se faire entendre ? Les forces populaires qui ont voulu et permis le changement ou les forces de l’argent arc-boutées à défendre leurs privilèges ? 

Tel est le défi à relever.Le magazine d’informations municipales de ce mois titre en pleine page : « ROMAINVILLE, LA VILLE QUI TEND LA MAIN ». POUR PARAPHRASER NOUS OSONS AJOUTER  « ET QUI NE TEND PAS L’AUTRE JOUE ».

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