LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 27 décembre 2013

Atelier sur Paris Métropole le 9 janvier, 105, 107 rue Gabriel Husson


L’AVENIR DE ROMAINVILLE DÉCIDONS-LE ENSEMBLE

UNE GESTION SOLIDAIRE ET DÉMOCRATIQUE LE FRONT DE GAUCHE 

PROPOSE DES ATELIERS POUR UNE LISTE D’OUVERTURE  

Dans le plus grands des secrets et en l’absence de tout débat citoyen, les député-e-s ont adopté le 12 décembre le projet de loi créant « PARIS MÉTROPOLE » à compter de janvier 2016. Il regroupe 124 communes des Départements de Paris, des Hauts de Seine, de le Seine-Saint-Denis et du Val de Marne. Les intercommunalités existantes dont « EST ENSEMBLE » disparaissent de fait. Ainsi, sommes-nous appelés à élire en mars 2014 les élu-e-s d’une communauté qui disparaitrait 2 ans plus tard. La métropole disposerait d’importants pouvoirs stratégiques et de financements retirés aux collectivités locales : le logement, l’urbanisme, le développement économique, l’environnement, l’hébergement d’urgence. L’objectif affiché n’est pas d’en faire des structures solidaires, mais « compétitives », c’est à dire adaptées aux exigences de la guerre économique que se livrent les puissances financières. Il est en même temps envisagé la fusion des 4 départements de la petite couronne. De multiples questions se posent, elles doivent devenir     l’affaire des 6, 6 millions d’habitant-e-s concernés

  •  Cela ne va-t-il pas conduire à éloigner les citoyens des pouvoirs de décisions ?
  • Les communes ne deviendraient-elle pas de simples coquilles vides ?
  • Qui assumerait les compétences des départements dans le domaine social ?
  • Ce coup de force n’est t-il pas pour l’État le moyen de se désengager ?
  • De quels moyens financiers disposerait « PARIS  MÉTROPOLE » ?
  • Quel serait l’avenir des personnels avec un tel chambardement ?

À l’opposé nous portons une autre conception de la métropole ! Nous portons le projet d’une coopérative métropolitaine reposant sur les forces vives. Il ya urgence à mieux répartir les richesses créées au sein des aires métropolitaines mais qui ne supplantent pas les communes et les intercommunalités. L’échéance municipale doit être l’occasion de mettre ces questions sur la table, c’est pourquoi nous vous y invitons à en débattre le :


JEUDI 9 JANVIER 2014 À 19 h, 105, 107 RUE GABRIEL HUSSON


samedi 21 décembre 2013

1946 – 2013

Le 20 décembre 2013

Mort

du centre de production chimique de médicament de Romainville (93)

né dans le groupe  Roussel Uclaf,
financé par le plan Marshall
dont l’état a disposé 40% des actions entre 1982 - 1992

67 ans de compétences et de savoirs accumulés
disponibles pour la SANTE 

214 emplois qualifiés directs qui génèrent 800 emplois

sont aujourd’hui sacrifiés
Ils  s’ajoutent aux 1862 emplois de recherche,
détruits sur le même lieu en 2004

tout cela
au nom du fric des actionnaires-dirigeants

tout cela
dans le silence et le désintérêt de toutes les institutions et des médias

depuis 2010, date de la décision patronale de détruire 2 sites (Romainville et Neuville sur saône)

Les élus de la ville, du département, de la région, de la nation, n’ont-ils pas la responsabilité de tout faire pour arrêter ce carnage d’une industrie d’intérêt publique? Vont-ils encore longtemps laisser les prédateurs de l’avenir de tous, agir impunément?

Et nous, qui avons construit ce patrimoine,
nous qui voulons que le médicament soit un bien public, un droit pour tous, partout, ne devons nous pas l’exiger ?

Aujourd’hui, les ouvriers, techniciens, cadres, chercheurs,  tous ceux qui ont contribué à ce patrimoine sont en souffrance

Le moment festif pour eux, « offert » par sanofi pour cette fin d’année 2013,
Ce sont des professionnels sans poste, des militants « punis » parce qu’ils ont décidé d’agir pour que chacun soit reclassé, des CDD qui vont pointer  aux Assedics après 4, 6, 7, 8 années de travail dans la société, des sous-traitants sur le site depuis plusieurs décennies qui ne savent même pas ce qu’ils feront demain, de nombreuses familles en colère et au désespoir….


Réveillons nous !

François Asensi, député FDG : " Les perdants du Grand Paris seront les citoyens "


BullclichLes maires d’Île de France dans leur majorité sont opposés au projet technocratique du Grand Paris qui va aspirer par le haut les compétences essentielles des communes (aménagement, urbanisme, logement, etc.) et déssaisir les maires, les élus locaux et les citoyens des pouvoirs de décisions sur les orientations stratégiques qui seront l’affaire de la Finance. 
Voici l’intervention de F. Asensi, député et maire de Tremblay en France,  lors de l’examen en deuxième lecture, à l’Assemblée nationale, du projet de loi créant les métropoles.
« L’immense majorité des maires d’Île-de-France refuse le projet de métropole du Grand Paris proposé par le Gouvernement, véritable recentralisation étatique qui s’attaque à la démocratie et aux libertés : cette métropole déposséderait les communes de leurs compétences et liquiderait purement et simplement les intercommunalités. En attendant de supprimer à terme les départements et leurs politiques sociales. 

Cette conception est à l’opposé de la métropole démocratique, solidaire et durable que nous défendons.
Malgré cette forte opposition, le Gouvernement et sa majorité ont choisi le passage en force lors de ce nouvel examen à l’Assemblée nationale, rejetant systématiquement nos amendements.
Qu’un parti, en l’occurrence le Parti socialiste, décide seul de l’avenir de l’Île-de-France et impose un tel bouleversement institutionnel va à l’encontre de ma conception de la République. Les institutions sont notre espace démocratique commun, elles ne sont la propriété d’aucune formation politique ou section de l’opinion. Comment imaginer que cette métropole aura la légitimité nécessaire pour exercer ses missions sans un consensus minimal sur ses compétences et sa gouvernance ? Ce passage en force laissera des traces, en brisant les coopérations et les solidarités qui s’étaient créés entre les villes.
Les grands perdants seront à n’en pas douter les citoyens d’Île-de-France. La métropole du Grand Paris ne résoudra aucun des problèmes fondamentaux de leur quotidien. Je parle de l’accès au logement, des défaillances des transports, de la montée du chômage, des inégalités fiscales et territoriales. Bien au contraire, elle les accentuera. Car la mise en place de ce monstre bureaucratique et les fortes incertitudes qu’il entraîne bloquera pendant plusieurs années le développement de l’Île-de-France, notamment les projets ambitieux et innovants engagés par les intercommunalités.
Face à ce déni de démocratie, nous continuons à demander l’organisation d’un référendum pour que les habitants d’Île-de-France soient associés à l’avenir de leur région ».

Ce projet de loi est funeste à plus d’un titre :
1) Ce texte casse les dynamiques de territoire portées par les intercommunalités de petite couronne. Où est l’incitation à la création de richesses quand un changement institutionnel permet à Paris d’annexer sa proche banlieue et de faire main basse sur le dynamisme économique impulsé ?
2) Ce texte ne prévoit aucune répartition des richesses entre les paradis fiscaux de l’ouest parisien et les villes populaires. Il ne prévoit pas non plus de partager équitablement les efforts de construction de logement. Les villes populaires seront, à n’en pas douter, encore une fois mise à contribution sur ce point. Allons-nous assister à la construction de nouveaux grands ensembles dans nos villes ?
3) Ce texte ne va pas simplifier le fonctionnement de l’Ile-de-France ; bien au contraire, la métropole accouchera d’une usine à gaz qui bloquera pour plusieurs années le développement des territoires.
4) Ce texte s’attaque aux communes, socle de notre démocratie depuis la révolution française, en les vidant de leurs compétences.

Au cours de la discussion, F. Asensi a défendu un amendement pour que la compétence d’aménagement des zones d’activités ne soient pas transférée à la métropole du Grand Paris. Cette compétence stratégique doit rester aux communes, sous peine de se voir imposer des programmes d’aménagement qui reproduirait les logiques de sélection des territoires et de ghettoïsation.

mercredi 18 décembre 2013

Une nouvelle étape de l'histoire de Romainville






lundi 16 décembre 2013

Hommage des communistes de Romainville à Nelson Mandéla



Une voix de la conscience humaine disparaît.

Comme de très nombreux habitants de Romainville, nous avons appris avec beaucoup de tristesse la disparition de Nelson Mandela. Il était de ces hommes qui marquent une génération et le symbole historique de la lutte pour la dignité humaine. Son combat, avec ses camarades, contre l’odieux régime de l'apartheid, force l’admiration de toutes celles et ceux qui hier comme aujourd’hui, rejettent le racisme, l'injustice, et le fascisme. 

Ses 27 années de prison, les humiliations et la souffrance quotidienne, n’auront pas fait plier cet homme, sa volonté et sa foi dans le genre humain. Avec ses compagnons de lutte de l'ANC, du Parti communiste sud-africain et la Cosatu, Nelson Mandela aura réussi à vaincre les forces de la régression. 

Il aura su rassembler, pour que le peuple reprenne le pouvoir, et il deviendra le premier président noir de l'Afrique du Sud libérée de l'apartheid. Le combat contre l'apartheid et pour la libération de Mandela a, durant ces longues années de lutte, motivé l'engagement de notre cité. 

Fidèle à nos valeurs de solidarité internationale, notre ville fut de celles, peu nombreuses alors, qui honorèrent

 Nelson Mandela. Une maison de quartier porte son nom depuis 1984. Nous sommes fiers d'avoir contribué dès le début et sans relâche, au développement de la solidarité internationale pour la liberté du peuple sud-africain. nous continuons son combat contre toutes les ségrégations, pour la libération de tous les peuples du monde privés de liberté.


Sofia Dauvergne 

vendredi 13 décembre 2013

L'intervention d'Hervé Bramy en séance du Conseil général



HBSéance départementale du 12 décembre 2013
Débat sur le redécoupage des cantons

Monsieur le Préfet ;
Monsieur le Président;
Mesdames, Messieurs, les Conseillers Généraux,
Nous sommes réunis pour nous prononcer sur le projet de décret de redécoupage des cantons de la Seine-Saint-Denis.
Ce projet suscite de vives inquiétudes et un fort mécontentement, comme nous avons déjà eu l’occasion de l’exprimer.  C’est parce qu’il est, avant toute chose, le produit d’une loi « relative à l’élection des conseillers départementaux … » qui, certes, a fait disparaître les Conseillers Territoriaux, que nous avons condamnée en son temps,  mais une loi  marquée du refus du dialogue, voire certaine fois d’une intransigeance absolue, qui s’est conclue, par voie de conséquence, par l’absence de consensus, comme l’ont relevé les députées et sénateurs(trices) du Front de Gauche, lors du débat parlementaire.
Aussi, avant d’entrer dans l’appréciation de ce décret de redécoupage, permettez-moi de revenir sur les modalités de scrutin retenues pour la désignation des futurs conseillers départementaux.
Ce nouveau mode de scrutin départemental porte, pour nous, le risque d’une profonde atteinte à la pluralité d’expression politique, dont cette assemblée départementale est pourtant actuellement le reflet. Ce mode de scrutin est une bien mauvaise originalité, surprenante à plus d’un titre, en France, voire même en Europe. C’est un scrutin binominal à deux tours, dont le seul avantage – il est vrai– est de garantir une représentation à parité des hommes et des femmes dans les assemblées départementales. Je tiens à préciser, cela va sans dire, que les militant(e)s et les élu-e-s communistes et Front de Gauche comprennent et partagent ce souci d’élargir la représentation paritaire dans les assemblées départementales. En effet, personne ne peut se satisfaire d’une représentation de 13% de femmes dans les conseils généraux. Mais en aucun cas, nous ne soutenons ce scrutin binominal qui tend à amoindrir, voire gommer, toute pluralité d’expression.
Pourquoi avoir retenu ce mode de scrutin, plutôt qu’un vote sur liste paritaire à la proportionnelle intégrale, qui lui seul, permettait de concilier représentation paritaire et pluralisme politique comme c’est le cas pour les conseils régionaux et les communes ? Nous ne comprenons pas ce choix et le trouvons dangereux pour la démocratie, car il porte en germe un renforcement du bipartisme politique. En effet, l’élection d’un ticket homme/femme issu d’un même parti par canton, là où deux élus de sensibilités différentes pouvaient être choisis, va entraîner mécaniquement l’élection de deux élu-e-s d’un même courant politique… Bref, avec ce choix, au nom de la parité, on risque de tuer le pluralisme politique ! Notre attachement à la démocratie, au pluralisme politique ne peut nous conduire à souscrire à une telle évolution !
A quoi peut servir la réduction du pluralisme politique ? Ce scrutin binominal plus que contestable, s’accompagne, et c’est la raison même de ce redécoupage, d’une  réduction du nombre de cantons de 40 à 21. Cette décision va créer de la confusion chez nos concitoyens dans certains des nouveaux cantons, contribuer à éloigner davantage encore les élu-e-s des citoyens, et ce à l’encontre de ce qui devrait être fait. Ce que me demandent les habitants, chaque semaine dans mes audiences ou sur les marchés de ma ville du Blanc-Mesnil, c’est de pouvoir se prononcer sur les choix politiques qui les concernent, d’être associés aux décisions. Ils veulent que leurs voix soient entendues, et ça nécessite des lieux de décisions politiques cohérents avec des territoires cohérents, tout le contraire de la suppression d’un échelon administratif ou d’une reconcentration des pouvoirs de l’autre côté du périphérique.  
Comment ne pas voir un lien entre le projet qui nous est présenté, et la discussion en ce moment même à l’Assemblée Nationale du projet de loi sur la métropolisation ? En effet, plusieurs grands élu-e-s, parmi lesquels deux sénateurs de Seine-Saint-Denis qui siègent au sein de notre assemblée, se sont prononcés publiquement pour la fusion de Paris avec les trois départements de la petite couronne parisienne, ce qui signifierait purement et simplement la disparition du département de la Seine-Saint-Denis. Vous faites adopter une réforme du mode de scrutin des conseillers départementaux, puis vous présentez un projet de redécoupage électoral pour mieux dissoudre le département dans le projet de métropole du grand Paris. 
La presse vous prête, Monsieur Le Président, un avis favorable à cette dissolution des départements, contre l’avis des présidents des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne. Il est vrai que vous ne souhaitez pas qu’une date soit d’ores et déjà fixée pour cette fusion, mais cela ne change rien à votre position.
Si certains trouvent l’action du département inutile, nous pensons au contraire que la Seine-Saint-Denis a été une terre de fortes innovations sociales, éducatives, culturelles et écologiques. Par exemple lorsqu’elle fut la pionnière d’un dispositif de lutte et de prévention contre les violences faites aux femmes qui se généralise aujourd’hui à travers la France. Innovation également lorsque le Conseil général remboursait la moitié de la carte de transport imagin’R aux collégiens et lycéens, lorsqu’elle permettait à chaque élève de sixième d’avoir un ordinateur portable, quasi-indispensable aux recherches et au travail scolaire, autant de mesures que vous avez supprimées…
Je le dis simplement mais avec solennité, quel que soit le découpage final nous irons à la rencontre de nos concitoyens pour les appeler à retrouver ensemble l’élan créatif qui a façonné l’originalité de la Seine-Saint-Denis. Quel que soit le découpage final, nous œuvrerons aux rassemblements les plus larges pour nous sortir de l’austérité qui structurent significativement les politiques publiques ici et dans le pays. Quel que soit le découpage final, nous créerons les dynamiques citoyennes aptes à inventer un autre avenir à notre département qui redonnera toute sa place à l’humain.
J’en viens maintenant au fond de cette proposition de redécoupage des cantons. Je me limiterai ici aux principes. Peu avant l’été, le PCF a communiqué au Préfet de l’époque, en lien avec les conseillers généraux du groupe Communiste et Front de Gauche, un projet destiné à alimenter la réflexion sur ce projet de redécoupage. Hélas, Monsieur le Préfet, cette proposition n’a été que très partiellement prise en compte.
Pour tout vous dire, les incohérences de ce projet sont évidentes et dans des secteurs trop souvent en profonde contradiction avec les dynamiques communales en Seine-Saint-Denis. Il nie de façon caricaturale de nombreuses réalités géographiques, territoriales et humaines, là où notre proposition de carte, que je tiens à disposition de celles et ceux qui seraient intéressés, se montrait respectueuse tant des logiques territoriales, des cantons actuels, des nouvelles exigences démographiques sur la taille des cantons, tout en respectant le pluralisme actuel de notre assemblée.
Au lieu de ça, nous nous retrouvons avec des particularités territoriales pour lesquelles nos concitoyens, qui n’ont à aucun moment été associés, auront bien du mal à se retrouver. C’est vrai, par exemple, de la ville d’Epinay comme de Tremblay-en-France jusqu’à Montfermeil, à l’opposé des logiques intercommunales. Je précise pour ce dernier projet de canton que cela n’est pas la proposition de Pierre Laporte et de François Asensi mais bien celle du PCF dans les conditions que j’ai déjà indiquées. Enfin j’aurais préféré un canton plus peuplé et donc de loin la proposition que nous avions proposée pour mon canton qui réunissait dans leur intégrité les villes de Blanc Mesnil et de Dugny, dont la partie de celle-ci qu’on appelle le Pont Yblon située sur le même versant de l’aéroport que Blanc Mesnil, et dont la population est intégrée à la vie de ma ville. Nous développons d’ailleurs de multiples coopérations afin de faciliter la vie des dugnysiens et des blanc-mesnilois. Enfin dans la configuration actuelle, que comprendront les habitants de la petite partie de Drancy à la cohérence de leur nouveau canton ?
Il est toutefois un aspect malgré tout positif à ce redécoupage. Il permet de reconstituer l’unité territoriale des villes d’Aubervilliers, d’Aulnay-sous-Bois, de Bondy et de Pantin.
Plus qu’à un travail de redimensionnement des cantons, le redécoupage opéré en Seine-Saint-Denis est un travail dont l’inspiration partisane est malgré tout, à nos yeux, évidente.
Je le regrette car il était possible de faire autrement comme nous l’avons formalisé avec notre carte pour à la fois, je le redis, maintenir des réalités démocratiques et territoriales proches de celles d’aujourd’hui sans gommer le pluralisme politique exprimé durant des décennies dans ce département !
Pour toutes les raisons que je viens d’exprimer, cette proposition ne peut retenir mon assentiment. Par conséquent, je voterai donc contre ce décret.
Enfin, je regrette profondément que ce vote ne soit exprimé qu’à titre consultatif, alors qu’il reflète la position des principaux intéressé-e-s… Nous verrons ce que sera l’expression de la majorité des élu-e-s, mais il faudra tenir compte de ces différences d’appréciations. Je vous affirme que les élus de notre groupe restent assurément déterminés à faire évoluer cette carte !
Je vous remercie de votre attention,

Intervention de Florence Haye sur le découpage des cantons


Florence-HAYE
Séance départementale du 12 décembre 2013
Débat sur le redécoupage des cantons

M. Le Président, chers collègues, Mesdames et Messieurs,

Suite à la proposition de redécoupage des cantons du département nous sommes pris d’un profond malaise. Malaise démocratique, alors que notre démocratie est déjà singulièrement bien malade.

Non seulement, ce nouveau mode de scrutin pour les élections cantonales, sous couvert de porter la parité, est une vraie atteinte au pluralisme et au respect des opinions diverses des habitants. Cela a été dit, avec ce scrutin binominal à deux tours sans possibilité de panachage au second tour, un seuil à 12,5% des inscrits pour pouvoir se maintenir, nous ne connaissons pas de scrutin plus conservateur en Europe et qui n’a pour seule vocation que de favoriser la bipolarisation de la vie politique française à l’encontre de nos traditions. Une liste paritaire à la proportionnelle intégrale aurait été la solution la plus respectueuse de la démocratie, de la parité et du pluralisme.

Mais en plus le découpage proposé est une négation totale des Séquano-dionysiens, de leur bassin de vie, de leur vécu et de leurs territoires.

On pouvait s’attendre, en plus c’est un pré-requis de la loi sur les découpages électoraux, qu’avec 2 fois moins de cantons, donc des cantons 2 fois plus grands, on allait pouvoir mieux tenir compte des bassins de vie des habitants, de leur histoire, des dynamiques de territoire. Qu’on allait  proposer l’élection de conseillers départementaux qui soient capables de porter la parole et les projets de Séquano-dionysiens sur une circonscription homogène en termes de projets.
Mais NON ce n’est apparemment pas la priorité de nos collègues socialistes.

La ville d’Epinay coupée en deux, alors qu’elle formait un seul canton auparavant, donc au total 4 conseillers départementaux qui porteraient les aspirations des Spinassiens sur un territoire allant de la frontière du Val-d’Oise au périphérique.
Une poignée de Drancéens qui voteront pour d’autres conseillers départementaux que la grande majorité de la ville.
Que dire des Tremblaysiens qui partagent des gares, un hôpital, une agglomération, des zones d’activités, des services, des équipements culturels, un contrat de développement territorial, une circonscription législative avec Villepinte, mais qui devront choisir les mêmes élus que Montfermeil, sans histoire commune.
Quel respect de l’histoire, des réalités sociales et culturelles !
Et tant d’autres exemples qui ont été donnés ou vous seront donnés par les collègues.

Ne pouvant penser que le PS n’avait d’autre préoccupation que celle des habitants du département, nous avons essayé de comprendre.
Nous avons sorti nos calculatrices et nous avons repris les résultats des dernières élections cantonales que nous avons calqués sur les nouveaux cantons proposés. Oh nous savons bien qu’un découpage électoral ne peut totalement conserver les résultats électoraux et la souveraineté populaire qui s’était exprimée il y a 2 ou 5 ans, qu’une petite prime est toujours donnée à celui qui tient les ciseaux. D’autres redécoupages célèbres l’ont fait par le passé.
Résultat, si ce découpage avait été en cours au précédent scrutin, nous aurions ici entre 4 et 6 élus de droite, entre 8 et 10 élus FDG et tenez-vous bien entre 26 et 30 élus socialistes. Une majorité absolue confortable. Le coup de ciseaux permettant de passer de 42% des conseillers à environ 66%, sans aucun lien avec la réalité politique de notre département.
Et tout d’un coup, tout devient plus clair. N’y aurait-il pas une volonté du parti socialiste d’imposer sa politique, sans discussion, quand bien même elle est de plus en plus contestée.

Il est de notre devoir de faire savoir aux Séquano-dionysiens que dans notre affaire de découpage électoral de ce jour, il a été troqué le respect des habitants, de leurs choix politiques, de leur volonté, de leur lieu de vie contre l’assurance que malgré le rejet grandissant des politiques menées par le gouvernement, le parti socialiste pourrait garder une majorité de départements.

Puis nous avons laissé de côté la calculatrice pour reprendre un projet qui tient tant à cœur nos collègues socialistes, celui de la métropole du grand Paris ou tout du moins de la manière dont ils veulent la construire. Et nous y retrouvons de nombreuses analogies : une construction par le haut, sans aucun respect pour les dynamiques territoriales en cours sur notre département, en éloignant toujours plus les citoyens de leurs élus et des lieux de décision, mais une construction où les compétences transférées permettront qu’ils décident pour d’autres et qu’ils relèguent les territoires et leurs habitants au rang de sous-arrondissement administré.
Quand dans le même élan, le choix est de plus en plus assumé par des élus socialistes franciliens et du département de faire table rase des départements de la petite-couronne, sans partage avec la population et sans réflexion aucune sur la pertinence des politiques départementales au service des habitants, cela fait écho avec le découpage proposé. On voudrait que les électrices et électeurs se désintéressent totalement de ces élections qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Vous comprendrez donc mes chers collègues que par respect de la démocratie et des habitants de notre cher département, nous ne puissions qu’être contre ce projet de redécoupage. Nous avions proposé, et il avait été porté au Préfet comme avis, un redécoupage qui tienne compte des réalités de notre territoire, de ses habitants, mais aussi soucieux de garantir un respect maximum de l’échelon communal, lieu de base de la démocratie de proximité. Il n’en a été tenu aucunement compte. C’est regrettable, mais nous souhaitons bien le faire connaître aux Séquano-dionysiens.

Je vous remercie.

jeudi 12 décembre 2013

Quatre dossiers brûlants !


1/ Non au « Grand Paris-Métropole. »
Cette nouvelle loi est à changer, car, en matière de transport, de logement, d’urbanisme, d’environnement etc.. , les décisions dépendraient -pour 7 millions de Franciliens dont 26 000 Romainvillois – d’un directoire nommé par le gouvernement, soumis à la haute Finance, sans tenir compte  de votre avis. La concurrence entre les territoires remplacerait la coopération. Et de  nouveaux impôts auraient à financer cet étage institutionnel supplémentaire. Une vraie folie ! La métropole, celle où vous pourrez faire prévaloir vos priorités est donc à construire, avec  vous, à l’opposé de ce monstre anti-démocratique qui vient d’être adopté par l’Assemblée Nationale.

2/ Défendons l'hôpital André Grégoire  et les services publics
Ils ne sont pas un coût, mais un plus pour la société et fondent le modèle social de la France. N’ont-ils pas été créés pour permettre l’accès de tous les citoyens aux services collectifs ? Ils sont menacés de privatisation  à cause de la recherche aveugle de la rentabilité financière soutenue par le gouvernement.
A nous, non seulement de les défendre, mais de les développer et de les démocratiser. C’est le cas de l’école, de l’énergie, de la santé, des transports etc… N’acceptons pas pour  nos enfants,  des classes surchargées et des enseignants mal payés  et peu considérés par l’Etat.
Ne laissons pas détruire l'hôpital intercommunal, ce fleuron de la santé publique. Des avancées ont été obtenues mais le danger n'est pas écarté, notamment avec le transfert envisagé de la clinique des Lilas, contrairement aux engagements pris en 2012 par le Président de la République. Ne cédons pas aux promoteurs immobiliers, qui s'attellent à vendre la mémoire de notre ville

3/ Dans le cadre d'un parcours résidentiel : 30 % de logements sociaux dans toutes les opérations
Permettre aux familles et aux jeunes de continuer à vivre dans leur commune c'est agir pour un logement accessible à tous. La liste des demandeurs de logement social ne cesse de s'allonger. La seule construction de logements en accession à la propriété ne peut pas être la seule réponse. Garder à Romainville son caractère populaire et solidaire implique d'agir pour que ces familles, ces jeunes ne soient pas contraints à se loger toujours plus loin.

4/ La démocratie locale en actes
Elle a besoin d’actes, car les mots seuls sont trompeurs. Des actes qui permettent à tous les romainvillois d’être réellement  écoutés, de pouvoir initier des projets, d’ infléchir et de contrôler la mise en œuvre des décisions municipales, voire même de les remettre en cause. Que de temps et d’argent gâchés, faute d’avoir fait de la démocratie directe, une règle de la gestion municipale de gauche ! Les citoyens, les contribuables romainvillois n’ont ils pas à faire valoir ces droits qui doivent être au cœur de la pratique quotidienne des élus ? La démocratie participative, c’est le moyen d’assurer une gestion sociale et solidaire, moderne et efficace de la Ville.
La liste des attentes des romainvillois n’est évidemment pas exhaustive. Ces derniers seront au centre de la campagne des élections municipales qui s'engage. 

mercredi 4 décembre 2013

Nexity à Romainville, toujours et encore !!


La semaine dernière les habitants de la cité Gagarine ont eu la visite de représentants de  Nexity. Ce promoteur immobilier, bien en cour à Romainville, en sera avec le nouveau projet « Confidence » à sa troisième réalisation après les Villas Respiro et Soléa et la galère et les turpitudes qu’ont connus propriétaires et locataires. Alors que nous disent cette fois ces marchands d’illusion. Sur un beau papier glacé on invite donc les locataires de la cité Gagarine à devenir propriétaires du 15 novembre au 15 décembre.

L’annonce est alléchante : « À 28 et 32 ANS, NOUS SOMMES PROPRIÉTAIRES, POURTANT NOUS GAGNONS 2200 € NET PAR MOIS ET CET HIVER NOUS PARTONS EN VACANCES. VOTRE DEUX PIÈCES À PARTIR DE 633 € / MOIS ». Nous avons commencé à vouloir en savoir un peu plus en allant sur le site sur lequel nous étions invités à nous rendre. Nous avons d’abord constaté que les 633 € annoncés correspondent à l’achat d’un deux pièces dont le coût s’élève à 138 000 €. Or le prix d’un T2 dans la résidence « Confidence » donnant sur les rues Gabriel Husson et Joseph Bara EST DE 206 000 €. Les 633 € deviennent alors 949 € par mois. NOTONS QUE LE PRIX DU M2 S’ÉLÈVE À 5100 €. Avec un taux de TVA à 7%. Mais on nous prévient qu’un certain nombre d’appartements ne pourront en bénéficier. Ainsi avec une TVA à 19, 6% (pour l’instant), le prix d’achat s’élève à 226 000 € soit 5500 le m2.

On appelle cela purement et simplement une publicité mensongère. La preuve. Selon l’étude annuelle réalisée par Emprutis.com, un bien immobilier coûte en moyenne en France 220 387 €. Du jamais vu ! Et comme l’indique un article du « Parisien » du 4 novembre, nous le citons : « Un montant vertigineux qui confirme que seul les français les plus aisés poussent aujourd’hui la porte  des agences immobilières. Un chiffre résume la situation : le revenu net moyen par foyer du candidat à la propriété s’établit en 2013 à 4500 €, soit 800 € de plus qu’il y a neuf ans. Autant dire qu’il exclut de  fait des millions de français. Selon les derniers chiffres publiés par l’Insee moins de 20% des foyers perçoivent plus de 4467 € par mois, tous revenus confondus…Oubliée, la divine période des Trente Glorieuses où l’ouvrier de 25 ans pouvait s’offrir son premier logement, assez vaste pour installer femme et enfant. UN QUART DE SIÈCLE PLUS TARD, CE DERNIER, PEINE À SE PAYER UN SIMPLE LOYER ». 

Telle est la dure réalité qui confirme deux choses. Parler de parcours résidentiel, comme on l’entend et l’écrit si souvent dans notre ville implique que dans tous les programmes soient inclus 30% de logements sociaux, sauf à voir fuir toujours plus loin des familles, des jeunes de notre ville qui désirent continuer à y vivre. En second lieu il est temps, vraiment temps, de prendre des dispositions contraignantes à l’égard des promoteurs immobiliers, car si les logiques spéculatives devaient l’emporter c’est l’esprit même de notre ville qui mourra à petit feu et qui finira par disparaître, et avec lui son patrimoine historique. Si la politique, au sens noble du terme, l’emporte sur le marché nous pourrons alors préserver une ville populaire, fidèle à son histoire. L’enjeu est de taille. Les prochains mois sont propices à l’engagement de ce débat citoyen sur l’avenir de notre ville.

vendredi 29 novembre 2013

Grand Ségur : Victoire du pot de terre contre le pot de fer !




NOUS PORTONS À VOTRE CONNAISSANCE LE COMMUNIQUE QUE NOUS A ADRESSE "L'ASSOCIATION DE SAUVEGARDE DU VILLAGE DE ROMAINVILLE

A tous nos chers adhérents et sympathisants,

"Nous sommes très heureux de vous annoncer notre VICTOIRE contre le permis de construire "Grand Ségur", accordé par la Mairie de Romainville au promoteur Fiminco en juillet 2012, et du permis modificatif accordé en juillet 2013.

Le jugement du TA de Montreuil nous est TOTALEMENT FAVORABLE !!!

La démarche du groupe de riverains, soutenus par l'Association de Sauvegarde du Village de Romainville, était donc cohérente.

LE POT DE TERRE CONTRE LE POT DE FER, ça peut résister!

Nous attendons la suite des autres procédures devant le TGI de Bobigny pour le 16 décembre.

Merci pour votre soutien. 

Bonne soirée et à bientôt",


ASVR93230 

dimanche 24 novembre 2013

  

UNE GESTION SOLIDAIRE ET DÉMOCRATIQUE
LE FRONT DE GAUCHE PROPOSE DES ATELIERS CITOYENS POUR UNE LISTE D’OUVERTURE
FAIRE VIVRE LA DÉMOCRATIE À ROMAINVILLE : C’EST LA BASE DE TOUT !

En prévision des élections de mars 2014, le Front de gauche romainvillois organise des ateliers de réflexion sur l’établissement du futur programme. Celui-ci sera établi en concordance avec les rominvilloises et romainvillois. Nous avons déjà discuté du logement, de la préservation du patrimoine, des projets écologiques, de l’emploi et des services publics, des activités physiques et sportives. Mais la question clef à Romainville, c’est la démocratie. La démocratie participative est un atout pour la gestion et pour définir les choix de la politique communale. C’est au plus près des citoyens que peuvent s’élaborer les meilleures politiques publiques, c’est dans l’écoute fine des besoins et des initiatives qui émergent des habitants.
Les grandes décisions ne peuvent être prises sans la concertation du peuple. De nos jours le manque de transparence ne peut que nuire aux citoyens et profiter aux décideurs.
Les ateliers thématiques sont-ils suffisants pour permettre l’implication du plus grand nombre ? Quelles nouvelles pratiques du dialogue doit-on instaurer ? Qu’attendez-vous du rôle des élu-e-s municipaux ? Pensez-vous que la création de la « Métropole de Paris » ira à l’encontre de la démocratie de proximité ? C’est pour ces raisons que les ateliers vous concernent.

NOUS VOUS INVITONS À PARTICIPER À L’ATELIER SUR LA DÉMOCRATIE, JEUDI 28 NOVEMEBRE À 19 h 105, 107 RUE GABRIEL HUSSON (face du magasin Simply-Market)

Cet atelier est ouvert à tout romainvillois(e) uniquement soucieux de leur avenir avec la volonté d’agir ensemble.
Votre avis nous intéresse ! Venez nombreuses et nombreux 



                                                              

mercredi 20 novembre 2013

Atelier sur le Sport le Jeudi 21 novembre


                      


UNE GESTION SOLIDAIRE ET DÉMOCRATIQUE POUR 
                                   ROMAINVILLE                                

LE FRONT DE GAUCHE PROPOSE DES 
   ATELIERS CITOYENS POUR UNE LISTE D’OUVERTURE

UNE VILLE POUR LE DROIT AUX ACTIVITÉS SPORTIVES

La pratique du sport est un droit pour tous. Le sport citoyen est issu du monde du travail. Il a rapidement évolué vers des associations. Il s’appuie sur un bénévolat militant pour développer un sport associatif parfois tout au long de sa vie. Ne devrait-il pas être plus accessible aux milieux populaires et en difficultés sociales ? Son éthique se démarque des tendances dominantes que sont l’élitisme, la concurrence, la marchandisation. Les activités physiques et sportives sont porteuses de pratiques éducatives, sociales et culturelles. Elles se doivent de favoriser la lutte contre les formes d’exclusion et contre la violence. Favorisant les relations humaines et conviviales elles établissent des rapports de solidarité entre toutes et tous. Pour toutes ces raisons, ne faudrait-il pas envisager dans notre ville, une intervention publique plus forte et une valorisation du bénévolat ? Une plus grande transparence dans l’attribution des subventions ne s’impose t’elle t-il pas ? Ne conviendrait-il pas de mettre en place une tarification solidaire pour contribuer à lever les freins à l’exercice des activités sportives ? Une instance de concertation permettant aux acteurs du mouvement sportif de  se rencontrer, d’échanger, n’est-elle pas nécessaire ? Ne pourrait-elle pas prendre la forme d’une commission municipale réunissant les responsables des associations, des clubs et les élu-e-s ? Ne faut-il pas, en vue d’améliorer les équipements, imaginer un plan d’investissement à partir des priorités dégagées par le mouvement sportif ?

NOUS VOUS INVITONS À DONNER VOTRE AVIS, À CONTRIBUER À LA 

CONSTRUCTION DE PROPOSITIONS ALTERNATIVES EN PARTICIPANT 

À L’ATELIER CONSACRÉ AU SPORT

JEUDI 21 NOVEMBRE À 19 h, CITÉ JACQUES DUCLOS, 180 RUE

JEAN JAURÈS




Image illustrative de l'article Convergences et alternative

François Hollande en Israël et en Palestine : Des paroles, mais pas d'actes


François Hollande, en réaffirmant lors de son voyage en Israël, la position française de la nécessité de deux Etats et la condamnation de la colonisation, a pris en compte les exigences de millions de Français pour une paix juste et durable dans cette région.

Les déclarations et lettre ouverte des anciens ambassadeurs, de la plateforme des ONG françaises, de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, ont bien mis en évidence le message dont le Président de la République devait être porteur.
Toutefois, aux paroles, il est urgent d'ajouter des actes.

Ainsi, la France pourrait sans attendre reconnaître l'Etat palestinien, appuyer sans réserve la directive contraignante adoptée par l'Union européenne sur l'économie israélienne dans les territoires occupés, y compris Jérusalem-est, et adopter l'étiquetage, comme d'autres pays, sur les produits venant des colonies.

Ces décisions seraient le signe d'un engagement véritable des autorités françaises à agir pour trouver une issue au blocage actuel provoqué par l'attitude du gouvernement israélien.

Il est encore temps. La mobilisation de tous reste le meilleur moyen de permettre à notre pays de retrouver une crédibilité quant à son engagement pour la défense de la paix et des droits des peuples dans la région.

lundi 18 novembre 2013

Appel du SNU ipp de Romainville

NOUS PORTONS A VOTRE CONNAISSANCE UN TRACT DU SNUipp ROMAINVILLE


vendredi 15 novembre 2013

Un débat démocratique bien difficile à obtenir sur la métropole !

                            


Notre groupe a soumis hier matin en séance du Conseil général un vœu concernant la loi d’affirmation des métropoles.

La création des métropoles, monstres technocratiques éloignés des habitants, est une mise à mort de la démocratie locale. Stéphane Troussel, en refusant dans un premier temps la présentation de ce vœu et le débat sur cette question, applique à la lettre la stratégie socialiste qui consiste à imposer à marche forcée le processus de métropolisation aux élu-e-s et aux habitant-e-s.

Le Président du Conseil général n’a pas hésité à nous accuser de petits arrangements avec la droite autour de ce vœu pour finalement accepter de débattre de notre texte en fin de séance et enfin de procéder à un vote. Tant de tergiversations pour si peu, tant de temps et d’énergie perdus pour tenter de différer la parole de notre groupe… Et tout ceci pour constater que les élu-e-s socialistes du Conseil général ont finalement voté de concert avec… ceux de l’UMP ! 

Notre vœu, finalement soumis par Stéphane Troussel à l’Assemblée départementale, aura permis un débat éclairant sur les approches des différents groupes quant au processus de métropolisation. Que deviendront les départements ? Quelle sera la capacité du Grand Paris à répondre aux véritables besoins des territoires en termes de démocratie mais également en termes de ressources financières ? A la question des moyens, nos collègues socialistes nous répondent « péréquation métropolitaine », c’est-à-dire mise en commun des ressources de toutes les villes et communautés d’agglomérations de la petite couronne. De notre côté, nous pensons que cette mise au pot commun est loin d’être suffisante, que les ressources doivent aussi venir de l’Etat, seul garant d’une véritable équité financière territoriale et nationale.

Nos collègues socialistes de la majorité nous parlent également de compétitivité avec de grandes métropoles à travers le monde, comme Nicolas Sarkozy le faisait déjà en 2008 lorsqu’il posait les premiers jalons de la création de grandes métropoles dans notre pays. De ce point de vue, le parti socialiste est dans la parfaite continuité de son prédécesseur de droite.

Mais à quoi sert d’être compétitif face à Wall Street, la City ou Shanghai si les habitants de la Seine Saint-Denis ne retrouvent pas le niveau d’emploi et de vie dont ils ont besoin ?

Ainsi, nous défendons l’idée d’un véritable débat avec les habitants autour des enjeux liés à la création de métropoles et sommes favorables à leur consultation par le biais d’un référendum. S’il s’agit uniquement de faire de la population, à l’instar des ouvriers de PSA Aulnay, la variable d’ajustement des profits des actionnaires du CAC 40 alors plus que jamais, nous nous opposons au Grand Paris tel qu’il nous est proposé ! Tel était le sens de notre vœu et, quelles que soient les tentatives pour nous faire taire, nous ne reculerons pas sur la nécessité de véritables débats démocratiques autour de tels enjeux


lundi 11 novembre 2013

Une contribution de Robert Clément

Je viens de prendre connaissance du statut de ma camarade Marie-George Buffet appelant à une marche le 1er décembre répondant ainsi à l’appel lancé par Jean-Luc Mélenchon. Je partage les préoccupations qu’elle exprime avec gravité. 

Oui la colère et la déception sont immenses face à la politique du pouvoir socialiste qui ne fait qu’aggraver toutes les souffrances provoquant d’incommensurables drames humains! Non, nous ne pouvons pas laisser la droite et l’extrême droite battre le pavé en tentant de dévoyer la légitime colère des salarié-e-s. Oui il faut faire renaître l’espoir ! Oui il y a urgence ! Oui il y a danger !

Alors oui il faut agir, oui il faut cette marche et pourquoi pas le 1er Décembre. Mais la mobilisation sera d’autant plus grande si les contenus en sont clairs et mobilisateurs. Cette marche ne saurait se résumer en une bataille de « bonnets ». Elle ne saurait se limiter, c’est en tout cas mon point de vue, au refus de l’augmentation de la TVA au 1er janvier. 

Elle devrait être l’occasion de porter l’exigence d’une autre politique fiscale, juste et efficace. Et c’est possible si on s’attaque avec courage au coût du capital, aux prédateurs financiers. C’est ainsi, je le pense que nous pouvons faire reculer résignation et fatalité. C’est ainsi que nous pouvons rassembler, bien au-delà de celles et ceux qui se reconnaissent dans le Front de gauche. 

Enfin j’estime qu’il est urgent que ces contenus soient décidés collectivement par la coordination du Front de gauche. Une action puissante a besoin de clarté.

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