LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mardi 28 février 2012

Changement de nom !

Les locataires viennent de recevoir un courrier du Président de l’OPH pour les informer que ce dernier change de nom. Il se dénomme maintenant « Romainville Habitat ».
L’importance d’une telle décision n’aura échappé à personne. Les changements de nom semblent être une obsession chez monsieur Champion. L’information qui vient de nous parvenir n’est plus adressée aux locataires, mais aux « résidents ». Ca fait plus chic, sauf que ces résidents sont toujours locataires et que pas grand-chose ne change dans leur quotidien. Derrière des propos rassurants et techniques se cache en fait une « privatisation rampante de l’OPH ». C’est déjà le cas pour une partie essentielle du personnel qui n’appartient plus à la fonction publique. Cette réalité se retrouve derrière cette formule : « professionnalisation des équipes de l’OPH ».
Mais nous souhaitons nous arrêter sur deux questions évoquées dans cette « circulaire ».
On y évoque « l’organisation des commissions d’attribution de logement dans une optique de parcours résidentiel et de mixité sociale ». À notre connaissance cette commission d’attribution a pour vocation d’attribuer des logements du parc géré par l’OPH. Un parcours résidentiel ne peut se concevoir que de deux manières : « être locataires ou propriétaires ». On en dit trop ou pas assez. La première des missions d’une commission d’attribution de logements, c’est d’agir dans la « TRANSPARENCE ». C’est cette exigence que demandent les quelques 1500 demandeurs de logement.
En second lieu on revient comme une litanie sur la nécessité de mettre fin « à la stigmatisation dont peuvent souffrir les occupants du parc social et rendre à chaque habitant un sentiment d’appartenance au territoire de Romainville ». Cette insistance à parler de stigmatisation dissimule mal la condescendance et le mépris dont on fait preuve à l’égard des locataires de l’OPH. « Stigmatisation, résidents, mixité », autant de termes utilisés pour tenter de « cacher ces pauvres que je ne saurais voir ». N’en déplaise à monsieur Champion les locataires de l’OPH « ont le même sentiment d’appartenance au territoire de Romainville » que les autres habitants. Cette façon d’opposer les citoyens entre eux est détestable. Enfin, on nous dit que « cette nouvelle dénomination ne changera en rien les engagements pris par l’OPH en matière de qualité de service ». Pour le coup, ce n’est pas une bonne nouvelle. Surtout pour les personnes menacées d'expulsion que monsieur le Président de l'OPH refuse de recevoir.

mardi 21 février 2012

Réponse à Claude Bartolone : " La Seine Saint Denis a encore de beaux jours devant elle " ! (Robert Clément)

Ainsi, celui qui en 2008, voulait faire entrer la Seine Saint Denis dans le 21ème siècle propose de lui faire faire un bond en arrière d’un demi-siècle. Pour combattre les inégalités sociales et procéder à une autre répartition des richesses, Claude Bartolone propose en effet la fusion de notre département avec Paris, les Hauts de Seine et le Val de Marne. Rien de très innovant. C’est ce que propose le maire UMP des Pavillons sous bois, le maire de Sevran et dernièrement le Médef.

C’est un fait indiscutable, l’agglomération parisienne, qui constitue l’espace le plus riche de notre pays, est aussi un lieu d’inégalités dans tous les domaines (salaires, emploi, logement, éducation, transports…)
Ces fractures se sont accrues ces cinq dernières années sous les coups de boutoir de la politique destructrice du gouvernement Sarkozy-Fillon. Elle a conduit à une explosion des dépenses sociales touchant davantage la Seine Saint Denis que les autres départements de la petite couronne. Elle s’est accompagnée d’une attaque en règle contre les finances des collectivités locales. Certaines se trouvent au bord de l’asphyxie. Si je partage le constat de Claude Bartolone, sa réponse ne me paraît pas être à la hauteur des enjeux. Elle est marquée, à mon sens, par deux défauts majeurs. L’illusion qu’un grand soir institutionnel serait susceptible de répondre aux défis qui sont à relever et surtout une vision ne dépassant pas le cadre de la politique actuelle, d’où l’absence de toute proposition portée par une nouvelle majorité de gauche.

L’acte de naissance de la Seine Saint Denis et des autres départements appartenant aujourd’hui à l’Île de France, résultait à l’évidence d’un choix politique. Avec le recul, et tout en prenant en considération les conditions de l’époque, il nous faut aujourd’hui répondre à une question : Fallait-il conduire cette décentralisation ? Pour ma part je réponds oui. Et faut-il revenir 50 ans en arrière ? Sans plus d’hésitation, je dis non, et je m’en explique. D’abord, parce que je ne souhaite pas que disparaisse notre département, sage de son passé, impatient de la jeunesse de ses habitants, où au fil du temps se sont élaborées des solidarités, des savoir-faire, des liens qui unissent les femmes et les hommes au réel. Je ne veux pas que disparaisse l’unité profonde de notre département, sa cohérence. Je ne veux pas que disparaisse une terre où plongent de multiples racines, une terre qui réunit le monde, une terre qui a souffert de la souffrance des hommes, une terre parfois violentée, qui a connu les bidonvilles, les cités de transit, une terre qui souffre encore du chômage, de la mal vie, de l’incertitude du lendemain, mais aussi une terre, de culture, de création, de coopération où se fabrique l’avenir. Je connais bien cette terre de Seine Saint Denis, j’ai vu les mutations profondes qui l’ont labouré durant ces trente dernières années. Je connais bien ses habitants, ses femmes, ses hommes, pour m’être souvent trouvé à leurs côtés lorsqu’il fallait s’insurger contre l’injustice, le mépris et l’intolérance. Je ne fais pas partie de celles ou de ceux qui s’offusquent lorsque les jeunes de nos quartiers nous disent qu’ils sont du « neuf-trois » ou du « neuf-cube ».J’y vois au contraire une marque de fierté et d’attachement à notre département et à son histoire. À leur manière, ils nous disent qu’ils veulent être reconnus et respectés, qu’ils ne sont pas des « moins que rien ».

Je le dis avec gravité, j’ai ressenti dans les propos du Président du Conseil général comme un sentiment d’impuissance, une sorte de renoncement, d’autant plus incompréhensibles que nous nous trouvons à la veille d’importantes échéances électorales. La gauche devrait les aborder avec la volonté de faire renaître l’espoir, de créer une vraie dynamique de changement. Au lieu de cela, Claude Bartolone donne l’impression, comme François HOLLANDE d’ailleurs, de baisser les bras face à la finance, répétant à chaque passage dans les médias que « l’argent public sera rare » et appelant nos concitoyens à faire preuve de modération et de réalisme. Une formule de l’interview accordée au journal le « Monde » illustre à merveille cet état d’esprit, je la cite : « Les élus franciliens ne doivent pas aller demander à François Hollande, s’il est élu, de régler les contradictions de cette région ». Cela veut-il dire que rien ne changerait avec la victoire de la gauche et que les inégalités sociales et territoriales dont souffre notre région ne trouveraient de solution que dans un partage, certes nécessaire, entre Paris et les trois départements de la petite couronne ?

Nous retrouvons là, la contradiction qui travaille en profondeur le Parti socialiste. Alors que la mise en œuvre d’un vrai changement exige de s’émanciper de la tutelle des marchés financiers et de faire des choix répondant aux besoins humains, alors que s’impose une maîtrise publique des banques, une autre utilisation de l’argent et du crédit au niveau national et européen pour financer des projets économiquement et socialement utiles, alors que le pays a besoin d’une fiscalité nouvelle, alors que tout appelle à des pouvoirs nouveaux pour les salariés et les citoyens, alors que doit s’affirmer un rôle nouveau des collectivités territoriales disposant des moyens nécessaires pour assumer leurs missions, force est de constater que le candidat socialiste, comme Claude Bartolone, continuent de s’inscrire dans le cadre de l’actuelle politique européenne, pourtant rejetée par une majorité de nos concitoyens. La priorité étant accordée à la réduction des déficits, renvoyant à plus tard la réponse aux attentes sociales de millions de français-e-s.

En prenant connaissance de cette proposition, je me suis demandé s’il était question de répondre aux difficultés financières du Département ou de s’attaquer réellement aux inégalités sociales et territoriales. S’il s’agit de la première hypothèse, ce que je crois, pourquoi revenir au « département de la Seine » ? Il est parfaitement possible de répartir les richesses en mutualisant les droits de mutation et grâce à une péréquation intégrant les revenus des habitants et les dépenses sociales.

Claude Bartolone nous dit dans son entretien à « Libération », je le cite : « En 2008, quand Philippe Dallier a préconisé la fusion des quatre départements dans son rapport, j’étais réservé. Je pensais que la péréquation financière suffirait à corriger les inégalités. Force est de constater que ce n’est pas le cas ». Mais à quel système de péréquation fait-il référence ? Celui inventé par le gouvernement a consisté à faire payer davantage la Seine Saint Denis. Que s’est-il passé depuis 2008, sinon le vote de la réforme Sarkozy-Fillon, véritable machine de guerre contre la République, que la gauche au pouvoir devrait s’empresser d’abroger dans sa totalité. Une majorité bien ancrée à gauche ne pourrait-elle pas mettre en chantier une véritable réforme des finances locales prévoyant un calcul de la taxe d’habitation qui prenne en compte les revenus des habitants ? À un moment où les dividendes des actionnaires explosent, n’est-il pas temps d’envisager la taxation des actifs financiers ? Par ailleurs, l’asphyxie financière des départements, et particulièrement du nôtre, est due pour l’essentiel aux dépenses liées à l’APA et au RSA et non compensées par l’État. Sa dette, à l’égard de la Seine Saint Denis s’élève à 900 millions d’euros. Il est justifié de demander son remboursement.
Pour ma part, parce que j’estime que l’État doit assurer la cohésion sociale sur tout le territoire et permettre l’égalité des droits fondamentaux pour tous je suggère que le versement du RSA soit, à nouveau, assumé par l’État. Quant à l’autonomie des personnes âgées dépendantes, son inscription comme un droit, au même titre que le droit à la santé ou à la retraite s’impose. Il implique la création d’une 5ème branche de la sécurité sociale.

Mettre ses espoirs dans « un grand soir institutionnel » pour réparer les forts déséquilibres et les profondes inégalités sociales et territoriales dont souffre notre région est tout aussi mortifère que le statu quo. Mieux vaut prendre les choses à l’endroit et mettre au cœur de la réflexion, ce qui fait la vie quotidienne des habitants : salaires, emploi, formation, logement, transports, services publics. Et comment imaginer que nous pourrions y répondre sans que soient portés d’autres choix, d’autres logiques économiques, sociales, écologiques et démocratiques. L’agglomération parisienne est une mégapole internationale. Elle ne peut se passer de l’intervention de l’État en tant que garant de la solidarité nationale.

Pour justifier la « voie technocratique » qu’il préconise, Claude Bartolone écrit (toujours dans Libération) : « La création d’un département comme la Seine Saint Denis pouvait se comprendre à un moment où les usines étaient là et où les gens vivaient et travaillaient au même endroit. Aujourd’hui, ils bougent…Il faut une gouvernance qui corresponde à la vie réelle des habitants ». Loin de moi l’idée de nier les mutations intervenues ces trente dernières années dans notre département et notre région. Mais pourquoi ce raisonnement ne s’appliquerait-il pas à d’autres départements de l’Île de France ? L’immense majorité des salariés du Val d’Oise ou de la Seine et Marne travaillent hors de leurs murs. Faudrait-il donc supprimer aussi ces deux départements ?
Ce « département unique » présente, par ailleurs, deux autres inconvénients. Il éloignerait nos concitoyens des pouvoirs de décision et aurait le fâcheux désavantage de réduire le fait métropolitain à Paris et aux trois départements qui l’entourent en ignorant les autres territoires.
Cela conduirait inévitablement à un affaiblissement du rôle de la Région, à un moment où celui-ci devrait être affirmé. Ce département, nous dit-on, serait « spécialisé dans le social ». Ainsi il y aurait, d’un côté, Claude Bartolone, le dirigeant du Parti socialiste, qui milite contre la suppression de la clause de compétence générale des départements que comporte la réforme des collectivités territoriales de Sarkozy et, de l’autre, le Président du Conseil général de la Seine Saint Denis qui se prononce pour un département avec une spécialisation des compétences. Comprenne qui pourra.

Le fait métropolitain dans l’agglomération parisienne est une réalité, mais elle ne saurait se réduire à Paris et aux trois départements qui l’entourent. La réflexion engagée par Paris Métropole et qui n’en ait qu’à ses débuts m’apparaît en tous cas plus prometteuse et plus innovante que ce retour au 20ème siècle.

Robert Clément

lundi 20 février 2012

François Hollande, The Guardian, et le traité Sarkozy-Merkel (la chronique de Sébastien Crépel)

Après les rectificatifs de François Hollande qui ont suivi sa phrase au quotidien britannique The Guardian, cette semaine (« il n’y a plus de communistes en France, ou pas beaucoup »), tout serait, paraît-il, rentré dans l’ordre.
Martine Aubry a réaffirmé, après le candidat du PS, son respect vis-à-vis du Front de gauche et du PCF, sujet sur lequel il n’y a guère de matière à polémique. Une parenthèse si bien close que le Journal du Dimanche n’hésitait pas, hier, à mettre la charrue avant les bœufs en spéculant sur l’entrée future de « ministres communistes au gouvernement » ! Or, si « l’incident est clos », selon Jean-Luc Mélenchon, sur le chapitre de savoir s’il demeure ou non des, communistes en France, le débat sur la conduite que la gauche doit adopter face aux marchés, en revanche, est toujours ouvert. Car sur ce point, le candidat PS n’a ni corrigé ni démenti les propos que lui prêt le quotidien britannique.

Qu’a dit exactement François Hollande ? Il a expliqué que la City, place financière de Londres, n’avait rien à craindre de l’arrivée de la gauche au pouvoir en France, car celle-ci a, durant des années où elle a été au gouvernement, »libéralisé les marchés et ouvert les marchés à la finance et aux privatisations ». Certes, pour être tout à fait juste, on doit dire que François Hollande ne se fait pas l’apologiste de la dérégulation financière, puisque, s’il fait crédit aux premières années du gouvernement de Tony Blair d’avoir su, »après une longue période de thachtchérisme, rétablir l’éducation, la santé, et le service public », il déplore que le premier ministre travailliste ait ensuite « succombé à l’idée dominante selon laquelle les marchés pourraient se réguler eux mêmes et à la notion qui veut que les marchés et le libéralisme seraient en eux-mêmes facteurs de croissance…Nous en avons vu les conséquences ». Mais François Hollande n’en reste pas moins le partisan d’une régulation timide de la finance, dont il veut assurer la protection des intérêts, et entend le faire savoir à Londres, explique The Guardian. Or, c’est bien dans cette optique politique de rassurer les marchés en non par plaisir de froisser les communistes, que François Hollande a déclaré qu’il n’y a plus de communistes en France ou pas beaucoup », les craintes concevables quand « Mitterrand avait nommé des ministres communistes au gouvernement » en 1981 n'étant plus fondées, selon lui.
Plus grave, toujours selon ses propos rapportés dans le même article, le candidat PS ne demanderait plus de « négociation totale » du traité Sarkozy-Merkel, mais simplement de lui « adjoindre une clause au sujet de la croissance économique » Pis François Hollande souhaiterait même, s’il est élu faire « ratifier le traité par le Parlement français après l’élection », et « ne le soumettrait pas au référendum ».

Comment ne pas faire le lien entre ces déclarations et les débats qui traversent le PS sur le vote, demain, à l’assemblée nationale, de la mise en place du mécanisme européen de stabilité (MES), ce fonds de secours prêtant aux États en difficulté en contrepartie de l’acceptation par ces derniers du renforcement de l’austérité prescrite par le futur traité Sarkozy-Merkel ? Lors de son bureau national, réuni mardi dernier, le PS a penché pour l’abstention sur ce texte. Explication, par Martine Aubry, dans le Parisien d’hier : les socialistes sont favorables au MES comme fonds de secours, mais hostiles au traité de Merkel et Sarkozy, « qui font de l’austérité l’alpha et l’oméga
de toute politique ». On notera comme un point positif le fait que la première secrétaire du PS, qui s’était prononcée pour le « oui » au traité constitutionnel européen en 2005, se dise aujourd’hui opposée à ce nouveau traité, tout comme l’ex-strauss-khanien Jean-Christophe Cambadélis. Mais
alors, il faut aller au bout de la logique. Et voter contre, demain, le projet de loi qui conditionne explicitement le MES à la ratification du traité Sarkozy-Merkel.

dimanche 19 février 2012

Front(s) : éloge à Jean-Luc Mélenchon ...

Retouvez chaque vendredi le bloc notes de Jean-Emmanuel Ducoin dans L'Humanité.
" Le candidat à la présidentielle est devenu ce que certains souhaitaient et ce que d’autres n’imaginaient pas: un accélérateur de dynamisme. Idéal. Mais quel est, comme disait Jaurès, « l’idéal supérieur » qui éloignerait le nihilisme tout en chassant le « parlementarisme mesquin, absorbé par des besognes incohérentes ou égaré dans de misérables intrigues » ? Comment le nommer, sinon « société nouvelle », proclamée de tout temps par les traditions socialistes et/ou communistes, portant en elles le plus noble effort de combat des nécessiteux et des travailleurs, et l’une des plus essentielles contributions de pensée depuis des siècles ? En ces temps de tempêtes, ici-et-maintenant, comment revivifier l’idéal marxiste de propriété sociale des moyens de production, donnant un fondement réel, concret, à la liberté de tous harmonisée aux activités collectives, en le mariant avec la flamme républicaine, celle par laquelle la nation se constitue en tant qu’idéalcommun ? Mélenchon. Que les lecteurs pardonnent la vivacité trop solennelle de ces mots. Voyez-vous, le bloc-noteur se trouve parfois, trop rarement, porté par un enthousiasme qu’il ne saurait cacher, faute de trahir la cause à laquelle nous nous assignons tous, nous autres héritiers de l’Idée : le progrès de l’humanité. En l’espèce, le candidat à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon suscite en nous un optimisme qui dépasse de beaucoup le strict cadre des seuls partisans engagés du Front de gauche. Favorisant dans un même mouvement la mobilisation des militants de toutes les organisations de la coalition du Front (tous plus enclins, rappelons-le au passage, à défendre des idées qu’à jouer les supporters d’un guide suprême) et la diffusion par capillarité dans le corps social d’un discours commun de très haute ampleur, parvenant à la fusion entre l’idéal communiste-marxien et l’idéal républicain, Mélenchon est devenu ce que certains souhaitaient et ce que d’autres n’imaginaient pas : un accélérateur de dynamisme. Et c’est peu dire. Le succès en librairie du « programme partagé » intitulé l’Humain d’abord illustre à sa manière le vaste champ d’appropriation des idées. Pour la première fois depuis longtemps – 1981 ? –, se sent concernée la part de notre peuple qui ne participait plus à un jeu politique devenu pour elle insignifiant.
Philosophie. Que dit également Mélenchon dans certaines assemblées républicaines ? Ceci : « J’appartiens, avant toute chose, à la tradition philosophique des Lumières dont je considère qu’elle est incarnée en politique – mais je n’y ramène pas tout mon engagement philosophique – par la gauche révolutionnaire, à laquelle j’ai adhéré depuis mon plus jeune âge. » Si la raison est politique, la politique n’existe qu’à la condition impérieuse de laisser une distance réflexive entre sa pratique et sa connaissance. Mélenchon : « Cela permet de s’élever de ce qui est à ce qui devrait être. » Alors il le dit dans les meetings, debout, le poing levé vers les foules compactes : « Prenez la parole ! Ne la réclamez jamais, ne suppliez pas qu’on vous la donne. Ce pays nous appartient, prenez le pouvoir ! » Il s’insurge, râle, explique, prend le temps de toutes les pédagogies où l’écoute devient la règle, ressasse autant de fois que nécessaire. Ne nous y trompons pas. Ce que tous les artisans du Front de gauche ont choisi d’engager ne se réduit pas à une élection. Lorsqu’ils appellent les ouvriers à retrouver leur fierté, leur solidarité, lorsque, partout, les salles trop exiguës se remplissent de milliers de personnes qui retrouvent les chemins d’une espérance, le front dressé, nous sentons que les liens de l’intelligence collective cessent – enfin – de se dénouer.
Consciences. Pour tenir le fil de la continuité, le Front de gauche ne vise qu’un objectif : réveiller les consciences citoyennes ! Et puis redonner de la dignité à tous les citoyens, les inviter à devenir eux-mêmes des acteurs d’idées et d’arguments, des propagateurs d’idéal, pour nous laver des souillures d’années de mise au rebut et d’humiliations, pour nous élever et regarder au-delà de l’horizon et voir monter dans nos cœurs et dans nos yeux l’invitation au plus-loin encore… Dites-le autour de vous : les moments « d’éducation populaire » servis par un orateur hors normes comme Mélenchon n’irritent que ceux qui méprisent le peuple. « Nous sommes une assemblée, proclame-t-il. Et parce que nous sommes un collectif, nous sommes une assemblée d’intellectuels. Tous les jours nous devons apprendre… comme moi-même je dois apprendre de vous. » Alors nous nous écoutons, nous nous enrichissons mutuellement. Puis nous allons répandre les idées acquises… Conclusion ? Nous assistons avec émerveillement au retour du voyage initiatique en politique, pour que, toutes générations aux regards confondus, resurgisse en nous l’émotion d’être ce que nous sommes, de le crier, sans plus céder un mètre de terrain à qui que ce soit ".

samedi 18 février 2012

une politique à courte vue

Lorsqu'il y a une grève en France, on ne la voit pas disait jadis le Président de la République. Parmi les millions de manifestants en lutte pour la retraite, certains avaient inscrit sur leur pancarte " Eh là, tu nous vois Nicolas ! "

Lorsqu'à la City, le candidat socialiste voulant rassurer les financiers, prétend qu'en France il n'y a plus de communistes (ou plus beaucoup) on a envie de lui dire " Eh là François le score de Mélenchon (9%), tu l'as vu.
C'est vraiment faire une politique à courte vue !

Un communiste romainvillois ...invisible

lundi 13 février 2012

Grèce : "Qui sème la misère récolte la colère" (Pierre Laurent)

Les dirigeants européens et le FMI ont exigé du gouvernement grec – non élu et illégitime – un nouveau plan d'austérité pour le déblocage de l'aide de l'UE. Cette aide n'est pourtant pas destinée au développement social dont la Grèce a un besoin vital, mais à garantir le remboursement des dettes de l'Etat grec aux banques.
Ceux qui en France, Nicolas Sarkozy en tête, ont mis la pression pour que ces mesures indignes soient adoptées - et qui d'ailleurs imposent les mêmes aux français - nous font honte. Ils ne représentent pas le peuple français, solidaire du peuple grec.
C'est le 8ème plan d'austérité qui, comme les 7 premiers, est censé régler une fois pour toutes le problème de la crise de la dette grecque.
Les 7 autres plans ont consisté à baisser les salaires des fonctionnaires de 50%, à privatiser les services publics, fermer des écoles et asphyxier les hôpitaux, pour au final, n'avoir pour conséquence que l'explosion du chômage, de la précarité et de la pauvreté.
Aujourd'hui, alors que la récession économique est bien installée, la troïka remet le couvert et le pays est mis sous tutelle pour de nouvelles attaques sur les retraites, la suppression du salaire minimum dans le secteur privé, nouvelles suppressions d'emploi dans la fonction publique... Bref, les mêmes recettes, la même méthode et les mêmes qui trinquent.
Comment alors ne pas comprendre l'exaspération populaire qui s'exprime en ce moment même à Athènes et dans de nombreuses villes grecques ? Comme on dit «Qui sème la misère récolte la colère».
Le PCF soutient les citoyens grecs en lutte et les parlementaires de gauche qui ont porté la parole du peuple dans la Vouli en votant contre ce texte dangereux pour la Grèce comme pour toute l'Europe. Il appelle, aux côtés de ses partenaires du Front de gauche, au rassemblement ce soir devant l'ambassade grecque à 18h30 à Paris.
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, Président du PGE

Paris, le 13 février 2012.

Lundi 13 février à Paris : Appel unitaire à rassemblement en solidarité avec le peuple grec

Dimanche le peuple grec a dit non à la soumission de la majorité de ses députés au diktat des marchés. Il dit non à un plan d'austérité imposé par le FMI et l'union européenne qui finirait de l'étrangler. Il crie "résistance" en son nom mais aussi en celui de tous les peuples européens qui sont victimes du système financier.Il lutte pour nous tous.Nous appelons toutes les forces de gauche et plus largement tous les progressistes à lui apporter leur solidarité :

Lundi 13 février à 18h30 à proximité de l'ambassade grecque et du bureau du FMI, place d'Uruguay (angle avenue d'Iéna et rue Auguste Vaquerie) à Paris 16ème.
Premiers signataires : Alternatifs - Front de Gauche - Parti de Gauche, PCF, Convergences & Alternative, FASE, Gauche Unitaire, République & Socialisme, PCOF, M'PEP, MRC (75)...

dimanche 12 février 2012

Souriez, vous êtes filmé !

Au conseil du 25 janvier dernier, la majorité municipale a proposé et adopté l’installation d’un système de vidéo protection des bâtiments communaux.

Une décision de cette importance aurait mérité mieux qu’une simple note de trois pages, dans laquelle on explique que la mise en place de ce dispositif est justifiée par les dégradations que subissent les équipements municipaux.
Il est écrit : « La ville a donc décidé de se munir d’un dispositif de vidéo dédié à la protection des bâtiments communaux. Il s’agit de prévenir et dissuader de telles actions et pouvoir éventuellement en identifier les auteurs. » Or il faut appeler les choses par leur nom, il s’agit ni plus ni moins de créer un système de vidéo surveillance dans les locaux de la police municipale.

C’est ce qu’a fait observer Sofia Dauvergne dans son intervention. Elle a par ailleurs fait remarquer que l’installation de 31 caméras sur 10 bâtiments communaux avec un champ de vision sur les abords aurait mérité une concertation avec le personnel communal et la population. À cette question madame la maire adjointe au personnel a même cru devoir répondre que le personnel ne serait pas consulté. Sofia Dauvergne a encore fait remarquer l’inefficacité d’un tel dispositif, à l’image de différents rapports produits en Angleterre où ce système est omniprésent dans lesquels on s’inquiète également de l’altération du droit à la vie privée. Alors que la note de présentation n’évoquait nullement le cout de cette installation, ce n’est qu’après l’interpellation de Sofia Dauvergne, que les élus ont appris, qu’il s’élevait à 436.000 euros sur trois ans pour 31 caméras.

Rappelant que les choix de sécurité dans une collectivité devaient se faire dans la clarté et en toute transparence et exposant l’opposition des élu-e-s communistes à cette délibération, Sofia Dauvergne a indiqué que la première sécurité est de répondre à l’urgence sociale, que l’obligation de sécurité devait rester une mission régalienne de l’État.

Alors que le gouvernement de droite souhaite multiplier par trois le nombre de caméras sur la voie publique et qu’il se désengage de plus en plus de ses responsabilités, était-ce bien le moment pour la majorité socialiste de céder aux sirènes du pouvoir sur une technologie si controversée ? Nos concitoyens peuvent le constater, depuis la création de la police municipale, nous n’avons jamais vu si peu d’agents de la police nationale. Les effectifs du commissariat des Lilas continuent de baisser. L’État préfère subventionner à 50% ces dispositifs plutôt que d’assurer la présence sur la voie publique, de policiers en plus grand nombre. Surtout que le fonctionnement de ce procédé reste à la charge des collectivités locales.

Nous restons d’autant plus circonspects sur cette décision aussi précipitée que les positions des élus socialistes sont variables.
Ils se font les avocats de ce procédé quand ils dirigent et y sont défavorables lorsqu’ils sont dans l’opposition. À Villemomble la majorité UMP a fait voter la mise en place de la vidéo surveillance « rebaptisée vidéo protection ». Voilà ce que disent les élus socialistes : « la vidéo surveillance est une « duperie ».

Dans leur bulletin ils rappellent que le bilan des villes ayant déjà souscrit à la vidéo surveillance est « négatif » et énumèrent les inconvénients liés au système : « Un cout de fonctionnement, un cout d’entretien et de maintenance ». Ils insistent sur le fait que l’État n’aide qu’à l’installation du système et que le fonctionnement est ensuite à la charge de la ville. « Autant d’argent qui ne sera pas investi dans des structures éducatives et de prévention » disent-ils encore. Ils promettent « d’être particulièrement exigeants sur le rapport qualité/prix/efficacité du rapport annuel ». C'est le langage tenu par les élu-e-s communistes de Romainville.

Des positions à géométrie variable préoccupantes à la veille des prochaines échéances électorales. Des paroles et des actes…Oui encore.

samedi 11 février 2012

Le Front de gauche tient les deux bouts : contenu et rassemblement à gauche pour battre la bande du Fouquet's"





L'Humanité Dimanche de cette semaine consacre un intéressant entretien avec Marie-George Buffet. Nous publions ses réponses à deux questions qui lui ont été posées. HD : Comment analysez-vous l'évolution positive des enquêtes d'opinion pour le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon ?

Martie George Buffet : Les choses bougent. Il y a encore quelques semaines, la question prégnante était de sortir Sarkozy et donc de savoir qui est le meilleur pour le battre. Petit à petit émerge un débat sur les contenus. La crise d'une part et d'autre part le fait que l'action du gouvernement sur la sortie de crise ne soit pas efficace font grandir l'idée qu'il faut trouver des solutions structurelles. Dans ce contexte, grandit l'intérêt sur les propositions pour sortir des logiques et de l'Europe libérale. Cela se traduit par une demande de débat à gauche. Sous cette pression François Hollande commence à tenir un discours contre la finance, qui crédibilise ce que dit le candidat du Front de gauche sur la nécessité de mettre en oeuvre des grandes réformes touchant à la maîtrise des marchés, du crédit, à la relance des salaires, de nouveaux financements sur la protection sociale, sur la BCE...Car aujourd'hui, la réalité, c'est que la présidentielle se joue entre trois candidats de droite et d'extrême droite, Sarkozy, Bayrou, Le Pen, et deux candidats à gauche. Et il me semble que les gens ont besoin de ce débat entre ces deux candidats de gauche. C'est l'un des éléments qui expliquent l'affluence importante des meetings de Jean-Luc Mélenchon. Cette candidature intéresse...après, il faut convaincre. Les gens sont intéressés, sentent que c'est du sérieux, mais l'idée du vote utile reste forte. Aujourd'hui grandit l'idée que le vote Mélenchon peut être un vote utile pour que le contenu du projet à gauche bouge.
HD. À quoi attribuez-vous cette évolution ?
M-G.B La crise fait que les gens se posent des questions qu'ils ne se posaient pas auparavant et qu'ils se rendent compte que ce que nous disions sur les impasses de ce système est vrai. L'idée que l'on ne peut pas régler les choses à la marge grandit. Je pense qu'il peut se produire un renversement sur la notion même de vote utile.
En 1997, nous ne sommes pas en crise, la gauche arrive au pouvoir sur un programme qui N'EST PAS EN RUPTURE AVEC LE CAPITALIME et elle réussit à faire des choses. Mais aujourd'hui, cela n'est plus possible. UNE GAUCHE QUI ARRIVERAIT AU POUVOIR SANS SE DONNER DES MARGES DE MANOEUVRE SERAIT AUTOMATIQUEMENT ENTRAÎNEE DANS LA SUPER AUSTERITE PAR l'UE.
Donc si on veut que la gauche réussisse-et c'est cela le premier objectif du Front de gauche-, il faut qu'elle fasse des réformes qui vont lui donner les moyens de résister aux logiques du système. On ne pourra pas relancer l'économie si l'on ne se donne pas les moyens de la maîtrise du crédit, avec un pôle public du crédit, et les moyens de la relance de la consommation par l"augmentation des salaires.
On ne peut pas parler de relance sans se poser la question d'un nouveau développement des services publics. On ne peut pas en rester, comme l'explique François Hollande, sur un statu quo à ce sujet.
Cest la même chose sur la question des institutions. Prenons la VIè République. Ce n'est pas nous qui avons inventé ce terme. C'est un certain Montebourg qui en parlait. Or aujourd'hui, le PS est dans la "mesurette" sur cette question.
Avons-nous besoin ou pas d'une nouvelle avancée démocratique permettant de développer l'intervention populaire et citoyenne ? Si on veut faire bouger les choses en Europe, nationaliser un certain nombre de banques, donner des droits nouveaux aux travailleurs dans les entreprises, il va falloir créer un rapport de forces populaires extraordinaire et cela appelle de créer cette fameuse VIè République.
Ce que je veux dire, c'est que voter utile, c'est se donner les outils pour pouvoir mener une politique de gauche. Avoir un discours de gauche, ce n'est pas jouer les Messieurs Plus en matière de propositions. C'est montrer ce qu'il est possible de dégager comme leviers pour répondre aux attentes populaires.

vendredi 10 février 2012

" C'est la première fois que je viens à un meeting "

De Lyon à Montpellier et, jeudi soir, au Blanc-Mesnil, les meetings du Front de gauche ont fait à chaque fois salle comble. Rencontre avec des participants du rendez-vous de Seine-Saint-Denis, qui nous expliquent les raisons de leur venue.

Nawel, assistante de direction à Stains :
« C’est la première fois que je viens à un meeting. A la base, je ne
m’intéresse pas à la politique même si, bien sûr, je me reconnais bien plus
dans les valeurs que porte la gauche. J’ai écouté Jean-Luc Mélenchon sur France2. Je ne pensais pas aller jusqu’au bout du débat et, en fait, il m’a convaincu avec son franc parlé et sa sincérité. Car les gens se sentent étranglés, même les classes moyennes sont en difficulté avec le coût de la vie qui augmente. Il y a quelques années, on arrivait à finir le mois, maintenant c’est tout juste. Forcément on pense à ceux qui ont moins et on se demande comment ils font. Pour le logement, c’est pareil : c’est de pire en pire. Les personnes sans logement, les mal-logés… Je les rencontre tous les jours dans mon travail. C’est dur de ne pas pouvoir les aider. Alors ce soir, je viens écouter ce que le candidat propose. Ce qui me plaît, c’est qu’il ne promet pas monts et merveilles. Tout ce
qu’il prévoit de faire est possible. »

Thierry, syndicaliste CGT EDF-GDF Suez :
« C’est important de s’engager dans la campagne. Dans mon entreprise, on a commencé le rassemblement pour le Front de Gauche. À ma grande surprise, ce soir, on sera plusieurs dizaines de salariés et de syndicalistes d’EDF et de GDF Suez du département. Dans mon secteur, le service public de l’énergie, c’est d’abord le positionnement clair du candidat du Front de Gauche sur les services publics et leur renationalisation qui crée l’enthousiasme. Dans des périodes de
froid comme on en vit cette semaine, GDF, EDF, Poweo, Direct énergie continuent à couper l’accès à l’énergie. Comme ils ne peuvent pas le faire directement, ils résilient les contrats. Des milliers de gens se retrouvent sans énergie et avec de grande difficulté pour payer leur facteur. C’est pour cela, je pense, que beaucoup de « Robins des bois », ceux qui remettent l’électricité à ceux qui ont été coupés, sont proches du Front de Gauche et sont très attirés par le
discours et le programme du candidat. D’autant qu’EDF comme Suez font, aujourd’hui, des profits énormes. On annonce près de 3 milliards pour EDF, plus de 5 milliards pour GDF et en même temps c’est 23% de facture de gaz supplémentaire pour les usagers. Les privatisations amènent les groupes privés à orienter leurs décisions de gestion selon les intérêts des actionnaires plutôt que selon les besoins des usagers. La réappropriation des entreprises de ce
secteur par la nation avec un contrôle des salariés et des usagers est
nécessaire.»

Marcel, étudiant en L3 d’économie à la Sorbonne :
« J’ai vu deux ou trois des interventions de Jean-Luc Mélenchon à la télévision et il m’a fait impression.J’ai eu envie de venir voir. Je me posais des questions par rapport à son programme et je me suis dit qu’en venant j’en saurais un peu plus. Je suis assez sensible au principe de luttes des classes parce que je suis étudiant à la Sorbonne et cette lutte je la vois au jour le jour. Concrètement, moi j’ai une sacoche qui ne ferme pas, j’ai un ordinateur qui est abîmé et je mange au Grec à midi. Mon quotidien est un peu moins joyeux et ensoleillé que pour d’autres. En plus de mes études, je suis intérimaire. Quand j’ai un contrat d’une heure, je touche 8,63 euros net et il me faut une heure pour y aller : ce n’est pas possible de vivre comme ça. Je n’ai pas de bourse, sans mes parents j’aurais arrêté mes études depuis un moment. Et pourtant je suis assez bon. C’est une tendance générale qu’il faut inverser : je vis déjà moins bien que mes parents et j’ai peur que mes enfants vivent moins bien que moi, tout simplement. »

Monica, éducatrice spécialisée à l’aide sociale à l’enfance :
" Ce qui me perturbe beaucoup c’est de savoir qu’on est la cinquième puissance mondiale, un pays extrêmement riche, et que les personnes âgées dépendantes, les personnes handicapées ne sont pas prises en charge. Par le biais de mon travail, je sais qu’on envoie beaucoup d’enfants handicapés en Belgique alors qu’on a la possibilité ici en France d’avoir des institutions qui les accompagnent. Je suis touchée par ces choses qui sont de l’ordre de l’incompréhensible. On n’évolue pas pourtant il y a beaucoup de richesses dans notre pays, de l’argent mais aussi des richesses intellectuelles, de la solidarité. J’ai l’espoir à travers le front de gauche qu’on arrive à recréer cette solidarité, que tous ces gens qui ne comptent pas se fassent entendre. "

*lu sur le site : l'Humanité.fr

jeudi 9 février 2012

Métro Charonne, il y a 50 ans déjà !

Après la dernière déclaration du ministre de l’intérieur sur la prétendue supériorité de notre civilisation (sans doute occidentale !) parce que, selon lui, notre pays respecte la devise républicaine « liberté, égalité, fraternité » on est tenté de rapprocher cette déclaration, purement électorale, à un évènement autrement plus important, qui pourrait à lui seul l’inviter à un peu plus de réserve. Je veux parler du 50ème anniversaire du massacre de Charonne le 8 février 1962. Ce jour là, sous les ordres d’un préfet de police nommé Papon, d’un ministre de l’intérieur, Roger Frey et sous la présidence du Général de Gaulle, la police a osé réprimer une manifestation pacifique qui voulait protester contre les crimes perpétrés par la sinistre OAS (un enfant venait de
perdre la vue après l’explosion d’une bombe). Le bilan fut terrible : 9 morts dont 8 communistes, des centaines de blessés dont 2 Romainvillois, Nicole Léonet et Louis Boutet, conseiller municipal.

Je me souviens que ce 8 février, la place de la Bastille, où était initialement prévue la manifestation, était entièrement investie par les policiers, dont certains ne cachaient pas leur
intention « casser du manifestant … » Très vite les cortèges qui s’étaient reconstitués dans les rues avoisinantes seront chargés brutalement jusqu'au métro Charonne où aura lieu une véritable tuerie. La répression fut d’une violence inouïe, les témoins se souviennent des lourdes grilles d’arbres lancées sur les manifestants coincés dans les escaliers de la station de métro,
des coups de matraque assassins…
Je me souviens que ce soir, de retour à Romainville, j’attendais le bus ramenant quelques camarades qui avaient organisé une sortie à Paris, au TNP. Je devais leur annoncer la triste
nouvelle…(La culture leur a peut-être sauvé la vie…)

Nous étions effondrés mais aussi emplis de colère, de rage : comment un gouvernement avait pu se rendre responsable d’une chose pareille ?

Chaque année, en ce début février, nos pensées vont vers ces militants, victimes innocentes de cette barbarie. Ces femmes, ces hommes, ce jeune qu’un million de citoyens avaient
accompagné le 13 février au Père Lachaise.

Aujourd’hui encore nos pensées vont vers vous : Daniel, Fanny, Anne-Claude, Suzanne, Edouard, Maurice, Hippolyte, Jean-Pierre et Raymond.

Au cours de notre histoire, notre peuple et sa classe ouvrière one porté haut le drapeau de la civilisation en luttant pour le progrès social, la démocratie, la solidarité et la paix.

Pendant que d’autres foulaient au pied ces valeurs et réprimaient parfois férocement celles et ceux qui osaient les défendre.

Alors, monsieur le Ministre, gardez vos leçons pour vous !

UN TÉMOIN ROMAINVILLOIS

* À LIRE LE REPORTAGE DE L’HUMANITÉ-DIMANCHE

mercredi 8 février 2012

Le ministère de la jeunesse et des sports n'est pas une cuillère de bois !

" Si je fais 2-3%, on va me donner le ministère des Sports ", voilà comment Eva Joly considère ce ministère : comme une cuillère de bois que l’on offre aux derniers ! Elle avoue ainsi son désintérêt pour la place du sport dans notre société et crédite peu d’importance au rôle que l’Etat doit jouer dans un secteur qui concernent des dizaines de millions de Français.
Ce que le mouvement sportif attend d’une ou d’un candidate à l’élection présidentielle, c’est qu’elle ou il relève le gant avec un projet ambitieux pour le développement des activités physiques et sportives avec un ministère des Sports qui joue pleinement son rôle.
La droite a détruit ce ministère avec cinq ministres ou secrétaires d’Etat qui se sont succédé sans que n'ait été adoptée une seule loi d’orientation porteuse de véritables ambitions pour le sport français.
Avec le Front de gauche, nous ferons tout pour prendre le chemin du renforcement des moyens, des missions, de la présence partout sur le territoire du ministère des sports. Ainsi pour relever les défis de l’avenir du modèle sportif français, nous proposons d’adopter une loi cadre qui réaffirme unicité du sport, définissant les principes de l’action publique et reconnaissant le rôle de chaque collectivité et du mouvement sportif dans cette action.

mardi 7 février 2012

Pour le logement social !

LE 30 JANVIER, A l'INITIATIVE DES COMMUNISTES ET DU FRONT DE GAUCHE DE ROMAINVILLE, UNE DELEGATION S'EST RENDUE EN MAIRIE POUR FAIRE VALOIR SES REVENDICATIONS EN MATIERE DE LOGEMENT SOCIAL. LA DEMANDE DE RENCONTRE EXPRIMEE AUPRES DES ELUS, ET PARTICULIEREMENT DE MONSIEUR CHAMPION, LUI A ETE REFUSEE. ELLE A SEULEMENT ETE ACCUEILLEE PAR LA POLICE MUNICIPALE. NOUS VOUS LAISSONS LE SOIN D'APPRECIER LE SENS DU DIALOGUE QUI LES ANIME.

Le sommet de l'Hypocrisie


lundi 6 février 2012

Si on parlait service public !

Hier matin quelques flocons ont tapissé Romainville d’un léger manteau blanc. Rien de bien méchant et malgré le vent glacial, comme chaque dimanche nous nous sommes retrouvés au marché. Cependant en voyant les rues recouvertes de cette mince couche de neige, une idée nous a traversé l’esprit. Depuis quelques temps déjà, les élus de la majorité municipale ont décidé que le nettoiement de 70% des voies publiques serait assuré par le privé. VÉOLIA, plus exactement. En cas d’intempéries est-ce cette entreprise qui est chargée du déneigement ?
Si tel est le cas, quelles garanties a-t-elle donné pour l’assurer avec sérieux ? Imaginons en effet quelles auraient été les difficultés de circulation si l’épisode neigeux avait été plus intense. Si cette tâche ne devait pas être assurée par le privé, on se demande comment un service public gravement affaibli par une politique d’austérité qui n’ose pas dire son nom, pourrait l’assumer dans de bonnes conditions. Pourtant c’est bien du côté du service public que se trouve l’efficacité pour accomplir ce genre d’intervention. Au lieu de le détruire et de le discréditer, il est urgent de se battre pour sa défense et sa pérennité. Nos concitoyens ont tout à y gagner.

dimanche 5 février 2012

Le 8 février : 50ème anniversaire de Charonne

Après avoir semé la terreur en Algérie l’OAS, organisation criminelle d’extrême droite, va étendre l’insécurité sur le territoire métropolitain. Les attentats se développent et prennent de l’ampleur en novembre, décembre 1961, en janvier 1962.
Le 7 février 1962, dix attentats au plastic sont commis par l’OAS suscitant une profonde réprobation dans l’opinion publique.
Le 8 février 1962, à l’appel des UD CGT Seine et Seine et Oise, de l’Union Régionale CFTC, de
l’UNEF, du SGEN, de la FEN de Seine et Oise, une manifestation est organisée avec le soutien du
PCF, du PSU, des Jeunesses Communistes, des Jeunesses Socialistes Unifiées de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne et du Mouvement de la Paix.

Cette manifestation pacifique contre les attentats de l’OAS, la complicité du gouvernement et la poursuite de la guerre en Algérie est réprimée avec une violence terrible et meurtrière.
Neuf syndicalistes tombent sous les coups des forces de police placées sous l’autorité de Papon, Préfet de police et Frey, Ministre de l’intérieur ; des centaines d’autres sont gravement blessés.

Ainsi, Anne-Claude Godeau, Fanny Dewerpe, Suzanne Martorell, Daniel Fery, Jean-Pierre Bernard, Edouard Lemarchand, Hyppolite Pina, Maurice Pochard et Raymond Wintgens sont lâchement assassinés.

Le 13 février, un million de Parisiens leur rendant hommage au cours d’obsèques grandioses, de la République au Père Lachaise, élevait une protestation solennelle : paix en Algérie, droit du peuple algérien à son indépendance.

Le massacre de Charonne s’inscrit dans une période plus large de brutalités policières et de luttes contre la colonisation. La plus sauvage des répressions est marquée par des dates :
• Le 14 juillet 1953, sept manifestants dont 6 algériens sont tués par la police.
• Le 17 octobre 1961, des milliers de manifestants algériens défilent pacifi quement à Paris, plusieurs centaines seront assassinés par la police de Papon. Derrière les auteurs, n’y a-t-il pas des responsables à ce moment là aux plus hauts niveaux de l’Etat ?

Charonne va constituer un tournant, un basculement de l’opinion publique française qui va aboutir le 19 mars 1962 à la fi n de la guerre et au 1er juillet 1962 à la proclamation de l’indépendance de l’Algérie.
En donnant leurs vies pour la justice, la liberté et la paix ces militants ont oeuvré pour que vivent toutes les valeurs du progrès social d’antiracisme, de solidarité.

Celles-ci sont pleinement d’actualité au moment où tant de peuples se révoltent et cherchent des voies nouvelles pour la démocratie et la coopération internationale, au moment où l’extrême droite en France et en Europe relève la tête de façon inquiétante.

En une période où le besoin d’histoire est si prégnant dans la société française, où est revendiquée une exigence de vérité, il n’est pas inutile de se souvenir, de s’indigner et d’agir.
Se souvenir pour honorer la mémoire de ses hommes et femmes, faisant le choix de surmonter leur peur pour refuser le colonialisme et proclamer leur attachement à la démocratie.

Agir pour exiger justice et vérité, reconnaissance par les plus hautes autorités de la France de ces crimes commis par l’Etat que furent le 17 octobre 1961 et Charonne le 8 février 1962.

Organisations signataires :
Comité Vérité et Justice pour Charonne - Union Régionale CGT Île-de-France - Fédération Syndicale Unitaire - Parti Communiste Français - ACCA (Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui) ARAC (Association Républicaine des Anciens Combattants) - FNACA Paris (Fédération Nationale des Anciens Combattants d’Algérie - Paris) - UJRE (Union des Juifs pour la
Résistance et l’Entraide) - AACCE ( Association des Amis de la Commission Centrale de l’Enfance) - ANPROMEVO (Association Nationale pour la Protection de la Mémoire des Victimes de l’OAS) - Institut d’Histoire Sociale CGT Île-de-France - Mouvement Jeunes Communistes de France - CGT RATP - UNEF (Union Nationale des Étudiants de France) - Les amis de Max Marchand, Mouloud Feraoun et leurs compagnons ...

Comme être humain, Claude Guéant ne vaut rien !

Comme être humain, Claude Guéant ne vaut rien !
Claude Guéant devant des étudiants de l'UNI à l'Assemblée nationale s'est livré à une nouvelle provocation xénophobe dont il est coutumier. Pour le
ministre de l'Intérieur, "toutes les civilisations ne se valent pas". C'est lamentable ! Par sa saillie, Claude Guéant remet en selle un des pires clichés racistes qui soit. Ce qui est désormais certain, c'est que comme être humain, Claude Guéant ne vaut rien !

samedi 4 février 2012

" La vérité si je mange "


L'autre matin, sur France Inter une étonnante émission de Pascale Clark : "Comme on nous parle". Imaginez un restaurateur et pas des moindres (5 restos dans le marais à Paris) co-auteur d'un documentaire intitulé " République de la mal-bouffe " dit tout de go que la baisse de la TVA sur la restauration est une arnaque : pas de diminution des prix et pas d'aumentation de salaires...(en s'appuyant sur les statistiques de l'INSEE). Et en plus, il vous raconte comment certains patrons de la grande bouffe industrielle ont fait pression sur Sarkozy pour l'obtenir : " Si vous ne baissez pas la TVA, on fera voter la profession pour le FN ". Ciel, quelle menace ! Mais ça a marché ! Et puis il en rajoute une dernière qui vaut son pesant de boeuf mironton : le ministre du travail aurait envoyé un bulletin d'adhésion à tous les heureux bénéficiares. Résultat 300 réponses positives pour 3 milliards d'euros qu'a couté l'opération ! Calculez, ça fait cher l'adhésion et surtout à nos frais, nous contribuables. Et puis, la cerise sur le gâteau, toujours évoquée dans l'émission : comment, aujourd'hui prétendre créer des emplois en augmentant la TVA alors qu'hier, on prétendait en créer en diminuant la TVA ?
Ca ne serait qu'une politique de Gribouille, si ce n'était pas toujours les mêmes qui profitent !
Le film (sortie très limitée - les distributeurs ont dit niet - le 1er février). Ca s'appelle "REPUBLIQUE DE LA MAL-BOUFFE" documentaire de Jacques Goldstein et Xavier Denamur.
Un auditeur Romainvillois.

vendredi 3 février 2012

Le PCF dénonce les attaques ignobles des soutiens de Marine Le Pen

Jeudi 2 février, lors de la présentation de ses soutiens par Marine Le Pen, un certain Michel Ciardi, fondateur d'une association confidentielle baptisée « Union des Français juifs », s'en est violemment pris au PCF, attaquant « les communistes et les Verts (qui) soutiennent le Hamas, qui veut terminer le travail qu'Hitler a commencé ». Pour lui, « ce sont de braves gens qui n'aiment
les Juifs que morts et ne veulent pas les voir vivants », n'a-t-il pas hésité à dire.
Cette attaque est ignoble, digne de la fange dans laquelle le Front national n'hésite pas à se vautrer. La manœuvre, en plus d'être misérable, est grossière.
Elle aura du mal à faire oublier à quelle point antisémitisme et extrême droite française sont les deux faces de la même pièce.
Le PCF est déterminé à ne pas céder un pouce de terrain devant le discours de
haine de Marine Le Pen et de ses amis !

mercredi 1 février 2012

Bal de Vienne : personne n'a obligé Marine Le Pen à y participer !

Marine Le Pen dénonce une "polémique montée de toutes pièces" par "le système" à propos de son déplacement à Vienne en Autriche vendredi pour assister à un bal de l'extrême droite autrichienne. La pauvrette !
Chacun sait que la candidate du Front National été contrainte et forcée d'assister à ce bal de nostalgiques du nazisme et du pangermanisme où elle était l'invitée vedette !
Au lieu d'essayer de se faire passer une nouvelle fois en victime, elle serait bien plus inspirée de mieux choisir ses amis et fréquentations.
Marine le Pen est xénophobe. Elle déteste les immigrés, c'est pour cela qu'elle est connue et admirée dans toute l'Europe par tous les fous furieux de l'extrême droite européenne. Elle n'a qu'à s'en prendre à elle, et à elle seule.

Parti communiste français
Paris, le 1er février 2012.

Etudiants étrangers : la circulaire Guéant doit être abrogée et non aménagée !
















Voilà des mois que la circulaire relative aux étudiants étrangers poursuivant leurs études en France soulève l’indignation ; elle a été l’objet de prétendus « aménagements » mais qui, laissés à l’appréciation des préfets, conduisent à des traitements obscurs et totalement arbitraires.
Ainsi Trafim Lasy, étudiant pourvu d'un master 2 en mathématiques dans le cadre d’études à l'Ecole normale supérieure, va soutenir son doctorat le 2 février sous l’égide d’un jury de réputation internationale ; on le somme
néanmoins de quitter la France le 7 février, au motif qu’il ne disposerait pas de ressources suffisantes. Pourtant après sa thèse, Trafim Lasy doit effectuer les démarches nécessaires à l’obtention d’un stage doctoral ! Le renvoyer dans son pays le prive de tout moyen de se présenter aux auditions nécessaires et annihile ses efforts de se porter au plus haut niveau mathématique, comme ceux de ses professeurs.
Il est scandaleux de voir des étudiants étrangers brillants ayant choisi la France pour y poursuivre leur formation être victime de textes aveugles et de surcroît portant gravement atteinte à l’image de la France dans le monde.
Le PCF demande aux autorités de tutelle, à la directrice de l’ENS, au président de l’Université Paris Diderot d’intervenir immédiatement pour permettre à Trafim Lasy de poursuivre normalement son séjour en France en levant les menaces d’expulsion dont il fait l’objet. Nous exigeons plus que jamais l’abrogation immédiate de l’intolérable circulaire Guéant.

Parti communiste français

Mario Monti désigné "Européen de l'année" : le choix qui ridiculise l'assemblée nationale

L'Assemblée nationale a remis hier le Prix de l'Européen de l'année à Mario Monti, chef du gouvernement "technique" de l'Italie. N'y avait-il pas d'autres personnalités européennes à féliciter pour leurs actions?
Un indigné espagnol ou grec? Une démocrate hongroise qui combat le populisme d'Orban? Un syndicaliste de la Fiom-CGIL qui se bat pour les droits des salariés chez Fiat en ce moment même?
Le PCF rappelle que Mario Monti n'a pas été élu. Il a été nommé par les marchés, avec l'aval de Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, sans expression démocratique des italiens. Monti a appliqué servilement les injonctions des marchés en appliquant des plans d'austérité brutaux et injustes au peuple italien. Il ne manque pas d'air pour venir parler de son "ambition de mettre l'Italie comme solution et non pas comme source des problèmes de l'Union européenne".
En politique, les symboles sont importants. Ce choix couvre de ridicule l'ensemble des représentants de la Nation et en dit long sur la conception de la démocratie de la majorité UMP.

Avant le meeting de la CGT sur les retraites, Pierre Laurent rappelle la position du PCF et ses propositions pour une retraite à 60 ans à taux plein

















Répondant favorablement à l’invitation à assister au meeting national de lancement de la nouvelle campagne sur les retraites, le 31 janvier 2012, Pierre Laurent rappelle à Bernard Thibault quelques unes des propositions du PCF.
Nous en publions les principaux extraits.
« Les propositions du PCF et du Front de gauche en matière de retraite sont claires et offensives. Nous nous déclarons pour le « départ à 60 ans à taux plein ».
Nous réfutons la pression idéologique qui consiste à imposer de travailler plus en raison de I’augmentation de I’espérance de vie.
Nous considérons que le temps gagné doit permettre d’augmenter le temps de vie après le travail et surtout de vie en bonne santé.
Nous considérons que la limite des 60 ans n’est pas que symbolique, elle est emblématique des grandes conquêtes sociales en écho aux revendications du monde du travail dans toutes ses composantes depuis des années.
Nous n’avons pas oublié que cela a été répété à longueur de manifestations notamment en 2010.
Nous considérons qu’une politique de gauche doit répondre aux aspirations du monde du travail et non les décevoir.
Pour rendre effectif ce droit, nous pensons qu’il faut agir sur plusieurs leviers.
ll est nécessaire en tout premier lieu de mener une politique d’emploi conquérante qui permette de relever le taux et la qualité de I’activité des jeunes, des femmes, de tous les salariés frappés par la précarité et le temps partiel subi. Cette politique doit permettre un relèvement général des salaires et de la part des richesses créées utilisée à financer la protection sociale.
Nous nous prononçons également pour la valorisation des années d’études et pour un revenu d’autonomie de la jeunesse avec cotisation pour la protection sociale qui permette de valider les années entre 18 ans et I’entrée dans le monde du travail. La refonte du mode
calcul des annuités de cotisations doit aussi permettre de prendre en compte la
pénibilité au travail.
ll est évident pour nous que I’effectivité du droit à la retraite à 60 ans passe par un niveau des pensions revalorisé, qui enraye le déclin actuel vers des pensions de misère qui frappe de très nombreux salariés au terme de leur carrière professionnelle,
singulièrement les femmes. Les pensions doivent être réindexées sur les salaires.
La question du financement est évidement déterminante. Nous sommes farouchement attachés à ce qu’il reste basé sur les cotisations salariés et employeurs. Nous rejetons catégoriquement la TVA dite sociale que vous avez, avec justesse, qualifiée " d’arnaque".
L’augmentation des salaires et de I’emploi permet mécaniquement une augmentation du financement assis sur les cotisations.
Nous rejetons aussi le recours à la CSG qui fiscalise le financement de la protection sociale.
Notre attachement au financement par les cotisations va de pair avec notre demande du retour à des élections des conseils d’administration des caisses de la protection sociale.
Nous sommes pour une modulation du calcul des cotisations pour pénaliser les entreprises qui préfèrent les revenus financiers au développement de I’emploi et à la formation.
En complément, nous avançons la proposition d’une contribution des revenus financiers au même taux que les cotisations employeurs. »

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