LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mardi 31 janvier 2012

Logement : des discours aux actes !



















A l’approche des échéances présidentielle et législative, les candidats parlent logement. Nous passerons rapidement sur la dérisoire mesure annoncée dimanche par Sarkozy, consistant à relever de 30% les droits à construire. Dérisoire, lorsque l’on sait que 85% des Français n’ont plus les revenus suffisants pour se loger. Comment imaginer résoudre la crise actuelle avec cette seule disposition ? Cette annonce est d’autant plus déplacée qu’elle vient de celui, qui avec son gouvernement, s’est échiné à sacrifier le logement comme il sacrifie les services publics au profit des seuls intérêts privés.

Quant au candidat socialiste, il envisage la construction de 2,5 millions de logements intermédiaires, sociaux et étudiants, soit 300.000 de plus que dans le précédent septennat, le renforcement de la loi SRU. Il propose, également, de mettre à disposition des collectivités locales des terrains de l’État pour leur permettre de construire de nouveaux logements dans un délai de cinq ans. Dans un débat l’opposant au ministre du logement, Claude Bartolone a soutenu cette proposition, soulignant combien la question du foncier est essentielle, particulièrement en Île de France. Mille fois d’accord.

Mais celui qui est candidat aux élections législatives dans notre circonscription devrait savoir que sa suppléante, par ailleurs maire de Romainville, multiplie les ventes de terrains et de biens communaux à des promoteurs immobiliers pour construire des logements en accession à la propriété avec des prix de sortie qui tournent autour des 6000€ le m2.
Monsieur Bartolone sait-il que les seuls logements sociaux construits depuis 2001, l’ont été pour reloger les familles concernées par les « déconstructions » ? Au nom de la mixité sociale devrait-on souscrire à l’idée qu’il ne faudrait pas un logement social de plus à Romainville, hormis ceux prévus dans le cadre de l’ANRU ?


Oui, il faut battre Sarkozy en mai prochain. Mais la gauche ne peut vaincre que si elle est porteuse d’une véritable alternative. Elle ne peut vaincre que si, dans les actes, elle se distingue des politiques néolibérales. Elle doit se prononcer clairement, comme le proposent les communistes et le Front de gauche pour :

  • L’interdiction des expulsions locatives de toute famille en difficulté économique et sociale.
  • La reconnaissance du logement locatif social comme un droit universel accessible à tous.
  • La construction de 200.000 logements publics sociaux par an pendant cinq ans.
  • Le blocage des loyers dans le public et son encadrement dans le privé.
  • La création d’un service public national et décentralisé de l’habitat et de la ville.
  • La taxation de la spéculation financière et immobilière avec la création d’une taxe « contribution logement » de 10% sur les revenus financiers.
  • Que la proportion du loyer et des charges dans le budget des familles n’excède pas 20% de leurs revenus.

Les organisations syndicales de Seine-Saint-Denis appellent les salariés à ne pas se tromper de colère !

Déclaration des organisations Syndicales de Seine-Saint-Denis :« La crise économique amplifiée par la crise financière internationale, touche durement les salariés, les retraités, les demandeurs d’emplois, alors qu’ils ne sont en rien responsables. La crise menace l’avenir des jeunes, des plus fragiles, met à mal le vivre ensemble et les solidarités ;
elle accroit les inégalités, la précarité, l’insécurité sociale, la pauvreté et l’exclusion.
A rebours des attentes des salariés, sur des mesures en faveur de la justice, de l’égalité et d’une juste répartition des richesses créées par le travail, ce gouvernement n’a eu de cesse d’accentuer les injustices sociales par le biais de multiples cadeaux fiscaux au plus aisés et au grand patronat.
Ce pouvoir, a méprisé le dialogue social, comme le démontre sa surdité face aux exceptionnelles mobilisations sur les retraites, organisé la mise en concurrence des salariés, l’opposition entre français et immigrés et porte ainsi une lourde responsabilité dans affaiblissement du pacte républicain. Cette attitude a contribué à la montée des intentions de vote pour la candidate du Front National à un niveau préoccupant.
Les organisations syndicales de la Seine Saint Denis, s’inquiètent de cette banalisation du Front National. Malgré l’habile stratégie de communication pour tenter de changer son image, ce parti n’a pas changé le fond de sa politique.
Il instrumente le désarroi social, le sentiment d’abandon de façon totalement démagogique et demeure en réalité pleinement inscrit dans une logique de soutien au fort contre le faible et d’exploitation salariale ultime.
Ainsi les organisations syndicales de la Seine Saint Denis affirment avec force que le FN n’est pas un parti républicain comme les autres. Son concept de préférence nationale l’éloigne définitivement des valeurs républicaines de Liberté d’Egalité, de Fraternité et de nos valeurs syndicales.
Le Front National représente un danger pour les salariés, puisqu’il ignore leurs revendications, notamment celles portée massivement par un large mouvement social sur la question des retraites, n’a de cesse d’attaquer la fonction publique et ses agents en prônant l’accentuation des politiques libérales déjà à l’œuvre, et développe un intense anti syndicalisme jamais démentie. Le Front National demeure le relais des intérêts des forces de « l’argent » les plus réactionnaires qui ne manquent aucune occasion pour tenter de précariser et réduire l’emploi et affaiblir les salaires.
Le vivre ensemble, les libertés démocratiques, le développement économique et social ont tout à craindre d’un parti à la doctrine ultra libérale et autoritaire et aux propositions discriminatoires et antisociales.
Les organisations syndicales de la Seine Saint Denis décident de mobiliser leurs adhérents pour contribuer à dévoiler la réalité des thèses et des positions du FN. Elles appellent les salariés du département à ne pas se tromper de colère et à participer massivement aux rendez vous démocratiques qui s’annoncent pour marginaliser le FN et porter leurs exigences en matière de
liberté, d’égalité, de démocratie, de progrès social. »
Bobigny, le 26 janvier 2012

lundi 30 janvier 2012

Sommet européen : l'accord Merkozy ne doit pas être ratifié ! (communiqué de Pierre Laurent)

Les chefs d'État et de gouvernement de l'UE se réunissent en Conseil aujourd'hui pour peaufiner leur projet d'« accord international pour une union
économique ». Loin de permettre une sortie de crise, cet accord est une soumission aggravée aux logiques financières qui conduisent au chaos.

La « règle d'or », qui grave dans le marbre les critères du pacte de stabilité et de croissance, prévoit des sanctions automatiques et des obligations pour les États de négocier des plans d'austérité avec l'UE. Les
chefs d'États s'obstinent dans des choix politiques qui tuent la croissance et jettent les peuples dans la misère et le désarroi.

Ce traité, c'est le débarquement assuré de la « Troïka », le pillage des biens communs et la casse des droits sociaux, dans tous les pays de l'Union.
Avec le transfert du pouvoir budgétaire des parlements nationaux vers la commission, ils remettent en cause les souverainetés populaires, et ils le font sans débat ni consultation des citoyens. C'est une attaque sans précédent des droits politiques élémentaires des peuples européens, un changement de régime vers la dictature des marchés.

Pour avoir une vision claire de l'Europe qu'ils préparent, voyons ce qu'il se passe en Grèce, qu'Angela Merkel veut mettre officiellement sous tutelle; ou en France, où Nicolas Sarkozy vient d'annoncer un 3ème plan d'austérité augmentant les impôts indirects et cassant les conventions collectives sur le temps de travail pour financer de nouveaux cadeaux au patronat.

Au final, c'est l'autodestruction de l'Union Européenne qui est en cours. L'UE ne peut se construire contre les peuples et dans la suspicion permanente entre les États membres. Jamais les institutions européenne n'auront la légitimité qu'elles revendiquent en prenant des décisions autoritaires et néfastes pour les peuples. Jamais l'idée d'union ne sera préservée si un État peut demander la mise sous tutelle d'un autre. Il n'y aura pas d'Union dans la division et la mise en concurrence des peuples.

Au nom du Parti de la gauche européenne, je rejette cet accord international et nous mènerons campagne dans tous les pays de l'Union pour qu'il ne soit pas ratifié.

Sarkozy : le massacre de la protection sociale comme seule ambition













Le président de la république a dévoilé hier une partie de ses objectifs : se débarrasser de la protection sociale à la française.
Derrière le paravent de la compétitivité, il décide non seulement d'exonérer la totalité des cotisations familiales pour les salaires allant jusqu'à 2,1 fois le SMIC, mais aussi d'augmenter la TVA à 21,6%. Quelle entourloupe !

La fiscalisation du financement de la protection sociale n'est pas la solution. Au contraire, il faut revenir à un financement adossé au travail qui est le lieu de la création de richesses. Il faut faire cotiser les revenus financiers à la même hauteur que les revenus du travail et non faire miroiter pour le mois d'août une très hypothétique taxe sur les transactions financières à hauteur de 0,1% .

La machine de guerre contre le monde du travail est lancée par le président-candidat.
La déréglementation du dialogue social avec la primauté sur la loi donnée à des accords d'entreprise est un cadeau attendu depuis longtemps par le patronat. La gauche doit être l'alternative forte et crédible à ce massacre programmé. Avec plus de 300 000 exemplaires vendus, le programme du Front de Gauche « l'Humain d'abord » en est la pierre angulaire.

Sarkozy : "Coup de poignard dans le pouvoir d'achat populaire"

Je suis scandalisé par les annonces de Nicolas Sarkozy ce soir. Au terme d'un quinquennat qui a poussé le pays dans la récession et saccagé l'emploi industriel, il décide, à quelques semaines des élections, deux énormes nouveaux cadeaux au patronat. Premier cadeau : un allègement de 13 milliards d'euros de cotisations sociales patronales essentiellement payé par une hausse de la TVA, autrement dit un coup de poignard dans le pouvoir d'achat populaire.
Second cadeau : la possibilité pour le patronat d'échapper à toute durée légale du temps de travail par le biais d'accord dit de compétitivité. Tout le reste est à l'avenant : matraquage mensonger sur le coût du travail, règle d'or pour les collectivités locales, nouvelle mesure de déréglementation du marché immobilier sous prétexte de crise du logement.
Tout cela n'est que l'énième et dernier coup de force présidentiel. Les privilégiés et les financiers auront été servis jusqu'au bout. Les salariés n'ont plus rien à attendre de ce pouvoir. C'est maintenant à la gauche de construire une alternative solide et le Front de gauche va y consacrer toutes ses forces.

Suite aux annonces de Claude Bartolone, nous appelons à la résistance !

A l’approche du vote du budget et compte tenu de la gravité de la situation financière du département, notre groupe avait demandé à Claude Bartolone de recevoir l’ensemble des maires afin de les informer des perspectives de 2012. Cette rencontre a eu lieu le 26 janvier.

Après nous avoir exposé les fortes contraintes budgétaires du Conseil général liées notamment au désengagement financier de l’Etat et à une fiscalité injuste, Claude Bartolone a annoncé, comme une conséquence inéluctable, la suppression de toutes les aides à l’investissement aux villes (culture, sport, voirie) pendant 3 ans.

Prévoyant que la réaction des maires ne serait pas enthousiaste, il leur a remis une plate forme revendicative à amender dans les semaines à venir.

Nous notons que cette plate forme, inspirée par le programme du PS, ne va pas jusqu’à mobiliser réellement les élu-e-s et la population contre les politiques gouvernementales qui asphyxient les collectivités. On est donc en droit de se demander si ce document n’est pas simplement un flambeau de « bonnes intentions » que Bartolone ne manquera pas de brandir dans le cadre des présidentielles et des législatives, se présentant ainsi comme le grand et unique défenseur de l’intérêt général sans pour autant aller jusqu’au bout du combat.

Quant aux mesures avancées, si certaines sont justes et recueillent notre approbation, elles restent très floues quant aux moyens de leur application et de vraies questions demeurent sur le type de fiscalité et sur le financement envisagé pour les collectivités… Bref, en ne donnant aucune indication sur la façon de battre en brèche les politiques d’austérité du gouvernement, cette plate-forme ne nous semble pas constituer une contre-attaque à la hauteur de la crise dans lequel notre département se trouve plongé.

D’ailleurs on peut s’étonner qu’au moment où le candidat du PS apparaît comme le probable futur président de la République, Claude Bartolone ne soit pas en capacité d’envisager autre chose que la rigueur pour notre département avec cette annonce d’un moratoire de 3 ans pour les villes. Serait-ce à dire qu’aucun changement n’est espéré ?

Considérant qu’il est au contraire de notre devoir d’élus de gauche de s’attaquer aux racines du mal qui plonge les collectivités dans la faillite au détriment des besoins humains des habitants, nous appelons à la résistance et à une large mobilisation de nos maires dans les semaines qui viennent pour porter haut nos revendications et construire ensemble de vraies propositions alternatives.

vendredi 27 janvier 2012

Le changement, c'est pour quand ?

François Hollande a continué ce jeudi sur France2 à faire entendre la musique de gauche qu’il avait entamée dimanche au Bourget.
Mais cette musique reste marquée par deux sons de cloche contradictoires, pour ne pas dire très inquiétants pour notre peuple. Des contradictions "assumées" par le candidat du PS, revendiquant toujours haut et fort
son attachement au Traité européen
de Lisbonne, largement rejeté par l’électorat de gauche en 2005 ! D’un côté, quelques engagements nouveaux et bienvenus comme la suppression de niches fiscales à hauteur de 29 milliards d’euros profitant aux plus riches et aux grandes entreprises. On notera toutefois que même dans ce domaine, l’ambition de Hollande reste très mesurée puisqu’il admet lui-même que 75 milliards de cadeaux fiscaux ont été accordés par Sarkozy aux nantis durant son quinquennat. Pourquoi dès lors ne leur reprendre que la moitié à peine de ces cadeaux ?

Pire, de l’autre côté, le candidat socialiste propose des concessions de fond à son nouvel "adversaire", "la finance". On aura ainsi noté sa "timidité" sur les retraites où l’engagement du retour à 60 ans, plombé par l’exigence de 41 annuités de cotisation et aucun engagement sur son versement à taux plein, reste très éloigné des exigences populaires, telles qu’elles s’étaient exprimées durant le mouvement social de la fin 2010.
On peut également citer les exonérations de cotisations sociales patronales où il retire d’une main, sur les heures supplémentaires, ce qu’il donne de l’autre, avec le contrat de génération.

Lors de l’émission de France 2, il a même cité les nombreuses mesures de la droite qui ne seraient pas abrogées et est resté vague sur les coupes franches qui continueraient de frapper le secteur public et la fonction publique.

Ainsi, loin de s’attaquer à la RGPP, François Hollande a confirmé son maintien... avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur 3 (contre un sur deux actuellement). Les salariés et les usagers des services publics savent au moins à quoi s’en tenir !

Il y a aussi des impasses inquiétantes, en particulier sur les salaires : comment François Hollande peut il penser qu’on pourra attendre 2 ans avant de redistribuer les richesses alors qu’un salarié sur deux gagne moins de 1 500 € ? Le pouvoir d’achat est loin d’être une priorité : dans son programme de 41 pages, le mot salaire n’y figure pas une seule fois.

Rien enfin sur la BCE et l’exigence de lui donner un rôle utile pour l’économie réelle des Etats membres, alors même qu’elle continue à gaver les banques et les marchés financiers !
En fait, François Hollande accepte de rester prisonnier d’une contradiction : tenter de rassurer un électorat de gauche bien décidé à se débarrasser de Sarkozy et de la droite, tout en prétendant respecter les saignées dans les dépenses publiques, telles que les exigent les marchés financiers.

C’est la même contradiction qui conduit, en Seine-Saint-Denis, le Président du Conseil général PS, Claude Bartolone, à engager la collectivité départementale dans les Partenariats Public-Privé pour le plus grand bonheur des grands groupes du BTP, à revenir sur des acquis importants qu’avaient construits les majorités de gauche à direction communiste (carte Imagin’R, Carte améthyste à coût réduit, aides aux villes aujourd’hui "lâchées" par le Conseil général, selon les propres termes du Parisien, politiques novatrices en matière de culture, d’écologie urbaine, de transports,etc...).

La gauche ne gagnera pas en tentant, comme le fait François Hollande, de"donner du sens à l’austérité". Celle-ci n’a jamais permis de sortir de la crise du capitalisme, comme en témoignent les échecs cinglants de ses amis Zapatero et Papandréou. Au contraire, à chaque fois, elle permet aux marchés financiers d’accentuer leur emprise sur le destin des Etats et des peuples ! On ne peut à la fois « rassurer les marchés » et « s’attaquer à la finance ».

Le débat à gauche : une nécessité.
Le Front de gauche propose des solutions concrètes pour sortir de ces contradictions. C’est sur ces solutions qu’il compte continuer à rassembler dans l’intérêt de toute la gauche pour garantir que la politique mise en oeuvre demain par une majorité nouvelle soit conforme aux attentes du pays. Il maintiendra jusqu’au dernier jour l’exigence de discussions et de débat pour que la gauche réponde au défi de la crise.

Jean-Luc Mélenchon, candidat commun du Front de gauche à l’élection présidentielle propose aux millions de Français-e-s de rompre avec l’austérité ultralibérale, de rompre avec la soumission aux marchés financiers et l’injustice sociale. Par sa dynamique, son ambition et ses propositions, le Front de gauche fait la preuve qu’il est la condition et la garantie de la victoire de la gauche en 2012.

jeudi 26 janvier 2012

Programme / Hollande : réaction de Pierre Laurent

François Hollande a continué ce matin, en rendant public son programme, de
faire entendre la musique de gauche qu'il avait entamée dimanche au Bourget.
Mais cette musique reste marquée par 2 sons de cloche contradictoires. D'un
côté, quelques engagements nouveaux et bienvenus comme la suppression de niches fiscales à hauteur de 29 milliards d'euros profitant aux plus riches et aux grandes entreprises. Mais de l'autre, beaucoup de fausses notes, par exemple sur les retraites où l'engagement du retour à 60 ans reste beaucoup trop partiel, ou encore sur les exonérations de cotisations sociales patronales où il retire d'une main, sur les heures supplémentaires, ce qu'il donne de l'autre, avec le contrat de génération.
François Hollande reste prisonnier d'une contradiction : faire à gauche, en prétendant respecter dans le même temps des engagements de réduction des finances publiques pris par la droite à la demande des marchés financiers.
Il y a aussi des impasses inquiétantes, en particulier sur le salaire : comment François Hollande peut il penser qu'on pourra attendre 2 ans avant de redistribuer les richesses alors qu'un salarié sur deux gagne moins de 1 500 € ?
Le Front de gauche propose des solutions concrètes pour sortir de ces contradictions. C'est sur ces solutions que nous comptons continuer à rassembler dans l'intérêt de toute la gauche pour garantir que la politique mise en oeuvre demain par une majorité nouvelle soit conforme aux attentes du pays.

Chiffre du chômage : lamentable échec pour Sarkozy

Hier soir, le ministère du Travail, Xavier Bertrand a publié des chiffres en forte hausse au plan national. Rien ne semble stopper l'ascension de la courbe du chômage. En effet, le nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A atteint désormais 2,87 millions de personnes en France à fin décembre 2011. C'est 29.700 personnes de plus en seulement un mois. Sur un an, le chômage explose de + 5,6 % soit 152.000 chômeurs de plus qu'en décembre 2010.
De mauvais chiffres à mettre au crédit de la politique que nous impose Nicolas Sarkozy.
Le président de la République voulait être jugé sur les seuls chiffres de son bilan sur le chômage. Fermer le ban : il a échoué lamentablement.
En réalité, tout n'a pas été fait pour combattre le chômage. Le Front de gauche, dans son programme « L’humain d’abord » propose en premier lieu le rétablissement des 35 heures. Le smic doit être porté immédiatement à 1 700 € brut pour 35 heures travaillées. La sécurité sociale professionnelle doit prendre en charge les périodes de non emploi et de formation. Enfin, le Front de gauche interdira les licenciements boursiers et instaurera un service public de la formation professionnelle du travail.

Résister à la finance, oui mais comment ?

Depuis quelques semaines, une terrible épidémie semble contaminer un à un les différents candidats à l’élection présidentielle. Tour à tour, chacun reprend le vocabulaire du Front de Gauche. Marine Le Pen avait déjà commencé en affirmant qu’elle voulait “ rendre visibles, les invisibles reprenant ainsi les mots prononcé par Jean-Luc Mélenchon lors de sa première visite – après sa désignation comme candidat commun du Front de Gauche – aux salariés de Fralib.

Récemment, c’est François Bayrou qui a été atteint par le virus en appelant à la résistance lors de son meeting de Dunkerque le 19 janvier dernier.

François Hollande a également repris le vocabulaire du Front de Gauche lorsqu’il a affirmé dans son meeting au Bourget que son “ adversaire, c’est le monde de la finance ”. C’est d’ailleurs sur cette question de la finance que l’épidémie “ Front de Gauche ” semble faire le plus de ravages. S’ils sont sincères, nous ne pouvons que nous réjouir que les autres candidats reprennent nos mots pour décrire les dérives inacceptables du système financier actuel. Mais une fois d’accord sur le constat d’une finance toute-puissance, encore faut-il se donner les moyens de l’affronter directement.

Comme l’a rappelé Jean-Luc Mélenchon lors de son meeting de Besançon, “ on ne combat pas le capitalisme de notre époque avec un pistolet à bouchon ”.La droite au pouvoir a cherché à faire croire qu’elle réformerait la finance mondiale comme le claironnait Nicolas Sarkozy lors de son premier discours de Toulon. Elle ne trompe aujourd’hui plus personne. Toute son action pendant 5 ans n’a cessé de donner toujours plus de pouvoir au monde de la finance. C’est notamment Michel Barnier, en tant que Commissaire européen, qui a augmenté le pouvoir des agences de notation. Grâce à lui, les agences peuvent venir émettre des notations sans que personne ne leur demande !François Bayrou s’est lui aussi récemment emporté contre les dérives de la finance : “ à l’argent roi, nous allons résister ” a-t-il déclaré lors d’un meeting à Dunkerque.

Pourtant, François Bayrou est l’un des défenseurs les plus zélés de la finance : il a été l’un des premiers à défendre la fameuse “ règle d’or ” cher aux financiers. En réalité, Bayrou est un super libéral défendant une super austérité (lien vers la brochure FDG) donnant ainsi toujours plus de pouvoir au monde de la finance.

Enfin, c’est François Hollande qui a récemment déclaré que “ [son] adversaire, c’est le monde de la finance ”. D’une manière générale, plus on connait son adversaire, plus il est facile de l’affronter. Mais pour François Hollande cet adversaire n’a “ pas de nom, pas de visage ”. Pourquoi ne demande t-il pas à son ami, Jean-Pierre Jouyet, président de l’Autorité des marchés financiers, qui sont les grands financiers d’aujourd’hui ? François Hollande a tout de même le mérite d’avancer quelques pistes programmatiques pour freiner le développement d’une finance toute-puissance. La séparation des banques d’affaires et de dépôts, la suppression des stocks options, une taxe sur les transactions financières (encore faudrait-il connaître son montant), etc. C’est bien mais cela n’est pas suffisant.

Seul le Front de Gauche assume aujourd’hui, dans ses mots et dans son programme, une réelle volonté d’affrontement avec les marchés financiers. Standard & Poor’s a déclaré la guerre à la France ; le Front de Gauche dispose des armes nécessaires pour que le peuple Français résiste au monde de la Finance.

Les mesures du Front de Gauche pour reprendre le pouvoir aux banques et aux marchés financiers:
→ Création d’un pôle public bancaire part la mise en réseau des institutions bancaires publiques actuelles ( Caisse des dépôts, Crédit foncier, OSEO, CNP, Banque postale) et la nationalisation de banques privées ;
→ Séparation des banques de dépôts et des banques d’affaires ;
→ Les banques qui ne respecteraient pas la nouvelle réglementation de lutte contre la spéculation seront placées sous contrôle social ;
→ Interdiction des agences de notation ;
→ Blocage des échanges de capitaux avec les paradis fiscaux ;
→ Interdiction des stock-options et des LBO (technique consistant à acheter une entreprise avec des capitaux empruntés et remboursés rapidement en saignant voire en revendant par morceaux la société achetée).
→ Permettre à la BCE et à la Banque de France de racheter directement des titres publics avec un taux d’intérêt très faible voire nul afin de financer des projets socialement et écologiquement justes.→ Agir pour le changement des statuts de la BCE afin de mettre un terme à son indépendance.

mercredi 25 janvier 2012

La mission d'information sur les partenariats public/privé est lancée !

La mission d’information et d’évaluation proposée par notre groupe au sein de notre collectivité sur la question des partenariats public/privé (PPP) est désormais en cours et plusieurs auditions d’experts sont programmées pour les semaines à venir. Pour rappel, notre collectivité a décidé en octobre 2010 de la construction de 12 collèges en contrat de Partenariat Public/Privé. Or, si ces « PPP » sont présentés comme avantageux pour répondre à l’urgence des besoins, ils ne sont pas pour autant sans risque. D’ailleurs, diverses études réalisées sur ces partenariats témoignent d’expériences menées à termes mais dont certaines ont conduit à des situations problématiques, voire inquiétantes ou catastrophiques (exemple du Centre Hospitalier Sud Francilien). Le contexte budgétaire de notre collectivité est extrêmement contraint, notamment du fait des transferts de charges non compensés imposés par l’Etat depuis 2004. Nous considérions donc de notre devoir d’étudier de manière plus approfondie ce dossier afin de pouvoir prendre les meilleures décisions possibles lors de la séance de l’Assemblée départementale dédiée à cette question le 15 mars prochain. Cette mission est composée de 6 élus :

  • Hervé Bramy, (président de la mission) et Bélaïde Bedreddine, pour le groupe communiste citoyen front de gauche pour une transformation sociale et écologique.
  • Daniel Guiraud, (rapporteur de la mission), et Frédéric Molossi pour le groupe socialiste, gauche citoyenne, Europe Ecologie-Les Verts.
  • Jacques Chaussat pour le groupe du centre, des républicains écologistes et sociaux.
  • Pierre Facon pour le groupe La Seine-St-Denis pour demain.
Il a été décidé d’examiner ce contrat de partenariat public/privé en portant attention plus particulièrement sur les points suivants : Le cadre juridique, le rôle des architectes et le volet financier. Le choix des experts sollicités s’est fait dans le souci de recueillir des points de vue divers.
Régis Rioton de l’Ordre national des architectes et Marc Teyssier d’Orfeuil, délégué général du club des partenariats public/privé seront nos premiers invités le vendredi 27 janvier.
Cette audition sera ouverte à l’ensemble des élus du Conseil général. Nous souhaitons que ces auditions nous apportent tous les éléments d’information utiles et nous permettent d’adopter en temps voulu la position la plus pertinente dans l’intérêt de notre collectivité.

dimanche 22 janvier 2012

Discours de F. Hollande : réaction de Pierre Laurent

Nous attendions de François Hollande une vraie entrée en campagne et enfin de la clarté dans les propositions. Nous avons eu l'entrée en campagne mais pas la clarté.
Ce qui était connu des engagements socialistes a été confirmé. Mais ce qui
posait problème dans ses engagements aussi.
Je pense au droit à la retraite à 60 ans, avec une définition très restrictive de l'accès à ce droit, à l'absence de propositions en faveur de la hausse des salaires, à la limitation du nombre d'emplois publics au niveau actuel alors que Nicolas Sarkozy en a supprimé 170.000, à l'absence de remise en cause de la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé et Territoires) et de la tarification à l'activité pour les hôpitaux...Quant à ce qui était imprécis, cela l'est resté. François Hollande déclare que son adversaire, « c'est le monde de la finance ». Au Front de gauche, nous disons enfin ! Mais alors pourquoi ne dit-il rien sur le contrôle public des banques et du crédit ?
Enfin, un étonnement : le candidat socialiste est resté muet sur les contours de la majorité qu'il entend constituer, or personne à gauche ne peut espérer gagner seul.De tout cela, je tire une conclusion : le Front de gauche va être plus que jamais la garantie d'une victoire solide de la gauche face à Nicolas Sarkozy.
Une victoire qui se construira dans la clarté, seule susceptible de mobiliser celles et ceux qui attendent le plus du changement pour pouvoir vivre enfin dans la dignité et la justice.

vendredi 20 janvier 2012

Le tribunal administratif a tranché ! La pompe à ordures est bien une installation classée.




NOUS PUBLIONS CE TEXTE
QUE NOUS A FAIT PARVENIR
L'ASSOCIATION ROMAINVILLOISE POUR LA DEFENSE DE L'ENVIRONNEMENT
(A.R.D.E.)



association.arde.romainville@gmail.com
Le tribunal le tribunal administratif a tranché ! LA POMPE A ORDURES EST BIEN UNE INSTALLATION CLASSÉE.
Des riverains de la centrale d'aspiration pneumatique des ordures ménagères de la ville de Romainville avaient déposé en juillet 2010 deux recours : un contre le permis de construire du bâtiment et un autre contre le préfet qui avait appliqué rétroactivement une circulaire ministérielle modifiant la nomenclature des installations classées. Ce dernier point a permis à la commune de se dispenser d’une enquête publique.
Par ailleurs, selon les textes en vigueur au moment du dépôt du permis de construire, cette construction aurait dû se trouver à plus de 35 mètres des plus proches habitations…

L’enquête publique sera-t-elle réalisée a posteriori dans le cadre de la régularisation qui s’impose ? Au titre de la protection de l’environnement, un contrôle devra être diligenté par le préfet sur les nuisances (bruit, odeurs, poussières…)

Mais on peut aussi se demander si cette pompe est vraiment utile ! Quelle différence pour les utilisateurs entre descendre un sac poubelle pour le mettre dans un local poubelle ou pour le mettre dans une borne ? Surtout quand le sac est trop gros pour passer par l’ouverture…
Il suffit de se promener dans les cités et de voir les dépôts d’ordures autour des bornes pour
s’en convaincre !

Est-ce cette installation qui va inciter davantage au tri sélectif ? Que non ! Il aurait fallu depuis des années que soient créés les emplois d’ambassadeurs du tri prévus lors de la mise en place de la collecte sélective. Et ce système exclut définitivement la possibilité de contrôler si le tri est correctement réalisé. Quel coût exorbitant pour un service rendu nul !

Non, il n’y a pas moins de camions dans la ville, puisque les bennes à ordures continuent de
circuler et qu’il faut de plus des camions pour venir chercher les conteneurs de la centrale d’aspiration… Sans compter les tournées supplémentaires pour ramasser ce qui traîne au pied des bornes.

Et quelle économie pour les utilisateurs ? Dix euros par mois aux dernières nouvelles, car ce chiffre a largement fluctué au cours des mois. Mais on ne nous a pas dit combien coûte le fonctionnement de cette installation, qui certes a permis que Romainville et ses élus passent à la télé, mais n’y avait-il pas d’investissement plus utile à réaliser ?

mercredi 18 janvier 2012

Rencontre-débat le 10 février - Budget départemental 2012 : l'humain d'abord !

Le budget 2012 du Conseil général sera voté le 22 mars prochain dans un contexte plus difficile que jamais. Le gouvernement accuse les collectivités de creuser les déficits publics alors qu’il fait monter le chômage et exploser la précarité, tout en ne compensant pas l’intégralité des dépenses issues des transferts de charge : c’est plus d’un milliard € que l’Etat doit à la Seine Saint Denis. Pouvons-nous continuer à payer le RSA, l’ADPA et les allocations pour les personnes handicapées ? Aujourd’hui, pour le faire, ce sont les aides aux associations et aux équipements sportifs et culturels qui sont réduits ou supprimés. Nous refusons de baisser les bras en nous contentant d’être à terme les gestionnaires d’une collectivité en faillite! Nous refusons la réduction du taux de remboursement de la Carte Imagine R et de la carte Améthyste, la suppression des services importants pour la population, la construction de collèges en partenariat public privé trop coûteux pour le contribuable, la baisse des subventions aux associations et aux villes dans le domaine culturel et sportif. La gestion de notre collectivité doit avant tout répondre aux besoins des femmes et des hommes de la Seine Saint-Denis. Le fatalisme et la soumission ne nous permettront pas d’y parvenir! Nous devons résister et construire des propositions alternatives. Nous vous invitons donc à venir débattre avec nous, à nous exposer vos difficultés et vos attentes afin de construire ensemble les exigences de ce nouveau budget départemental :

Le vendredi 10 février 2012 à 18 h 30. A la salle Philippe Roux à la Courneuve
Au programme de notre rencontre :
Finances publiques, crise, dette, austérité : Quelle réalité ? Quelles conséquences sur le budget départemental et sur la vie quotidienne ? Quelles alternatives possibles ? Quelles propositions ?
Avec les interventions de :
Henri Sterdyniac (économiste à l’Observatoire Français des Conjonctures économiques)
Gilles Poux (maire de La Courneuve)
Pierre Laporte et Gilles Garnier (président et vice-président du groupe au Conseil général)

mardi 17 janvier 2012

"AAA" : La solution passe par un changement de politique du crédit, avec la création d'un pôle public du crédit comme le propose le Front de gauche !

Pierre Ivorra, journaliste économique à l’Humanité, analyse les raisons de la perte du triple A et décrypte les issues possibles à cette déclaration de guerre contre notre peuple. Pourquoi maintenant ?
Standard and Poor’s avait déjà annoncé lors du sommet européen du 8 et 9 décembre dernier qu’elle évaluerait les effets des mesures prises à ce moment-là pour revoir ou non la note de la France.
La décision d’aujourd’hui ne veut pas dire que ces mesures sont insuffisantes, mais que leurs effets ne sont peut-être pas assez immédiats. A cela plusieurs raisons : La zone euro s’enfonce un peu plus dans la récession. En Espagne, le déficit public se dégrade avec les mesures d’austérité qui contractent la dépense publique et instaure un peu plus la crise. Idem en Grèce. Même des pays comme la Finlande sont touchés. L’Allemagne n’est pas non plus dans une situation brillante. Par ailleurs, les politiques de récession prônées par le duo Sarkozy-Merkel engendrent du chômage. Les dépenses sociales vont s’accroître. Dans le même temps, la crise implique moins de rentrées fiscales, donc moins de cotisations. La dette publique augmente donc. Enfin, malgré la baisse de son taux directeur et l’injection massive de liquidités dans les banques, celles-ci ne jouent pas le jeu et ne financent ni la dette publique, ni l’économie réelle. Les conditions de crédit se resserrent, particulièrement pour les PME.
Les conséquences ?
Il est probable que la charge de la dette va s’alourdir, que les taux d’intérêt vont s’accroître et que le différentiel entre les taux d’emprunts de l’Allemagne et ceux de la France vont augmenter. Ces répercussions techniques vont produire des effets en cascade pour l’économie réelle. En première ligne se trouvent les banques. Celles-ci ont déjà annoncé qu’elles n’avaient pas vocation à acheter de la dette publique, donc à soutenir les Etats, comme le PDG de la Société Générale ce vendredi matin. Les compagnies d’assurance sont en deuxième ligne. Celles-ci contrôlent une bonne part de la dette française via leurs contrats d’assurance vie. Mais les Français se détournent de ces produits et préfèrent des produits d’épargne comme le Livret A. La France va avoir plus de mal à financer sa dette sur les marchés. Va-t-on vers un nouveau plan de rigueur pour contracter la dépense publique ? Le cercle vicieux s’accélère.
Y a-t-il un plan B ?
Doit-on rester sous la coupe des marchés, laisser notre sécurité sociale, nos emplois, nos salaires sous la contrainte du jugement des marchés ? La question se pose un peu plus chaque jour. La dégradation de la note française est un coup porté contre la politique du gouvernement. La droite porte une énorme responsabilité dans la situation actuelle car elle a placé le financement de la dette publique sous la coupe des marchés financiers et de fonds étrangers.
La solution passe par un changement de politique du crédit, avec la création d’un pôle public du crédit comme le propose la Front de gauche.
Elle passe aussi par un changement d’orientation de la Banque centrale européenne (BCE). Celle-ci finance les banques. Pourquoi privilégier le sort des banques plutôt que celui des Etats ? Il vaudrait mieux qu’elle finance directement un fonds de développement social et écologique, comme le propose encore le Front de gauche, afin de soutenir l’emploi dans le domaine public ou l’industrie.

lundi 16 janvier 2012

Question de chiffres !

En feuilletant le magazine municipal, nous avons appris que Monsieur Daniel Bordet était devenu membre du bureau du Conseil de développement d’Est Ensemble. Nous lui adressons toutes nos félicitations. Cependant, mettre cette désignation sous la rubrique « initiative citoyenne » est peut-être un peu excessif. De quoi s’agit-il ? Instance mise en place dans le cadre de l’agglomération, elle comprend 81 membres, dont cinq sont des Romainvillois-e-s. Sollicités par les maires des neuf villes, ils sont,
après avoir donné leur accord, désignés par le Conseil communautaire.
Cet article nous rappelle le dirigeant sportif qu’a été Daniel Bordet. C’était hier. Aujourd’hui, l’OMS a disparu, tout comme les tournois internationaux de football, de handball et les foulées romainvilloises. Mais voici, ce qui a retenu notre attention : " L'ancien président de l'office municipal des sports (OMS), est-il écrit, gérait à l'époque 32 clubs et associations et pas moins de 2800 licenciés ". (C'était en 2008; ndlr). Or dans le magazine d'informations municipales de juin 2010, on pouvait lire : "Pas moins de 4232 romainvillois sont aujourd'hui licenciés dans près de 40 structures ". Nous sommes décidément toujours dans l’à peu près. Comment est-il possible que nous soyons passés de 2800 licenciés dans 32 associations à 4232 licenciés dans 40 associations en un an et demi ? Nul doute, que Daniel Bordet, en charge de la commission des sports au sein du bureau du CODEV, saura éclairer nos lanternes en nous informant du nombre de licenciés dans les 9 villes de l’agglomération…Dont Romainville. Nos concitoyens le méritent.

jeudi 12 janvier 2012

Un recul de civilisation ?

Depuis le célèbre « travaillez
plus, pour gagner plus » de Nicolas Sarkozy (dont on a vu le résultat)
jusqu’à la justification du travail du dimanche par le ministre en charge de
cette question, en passant par les 5 millions de sans emploi et les 13 millions de femmes, d’hommes (et d’enfants !) vivant sous le seuil de pauvreté : on peut dire qu’on assiste aujourd’hui à un RECUL DE CIVILISATION.

Il est triste de voir (à la télé) un délégué syndical craindre pour l’emploi et le pouvoir d’achat des salariés de la grande surface où il travaille, si elle n’ouvre pas le dimanche.

Il est triste d’y voir une cliente du même magasin redouter cette fermeture car elle a plus le temps de faire ses courses un autre jour, dit-elle.

Il est triste de voir une jeune mère de famille élevant seule sa fille, non seulement se priver de nourriture mais aussi – dit-elle – d’autres choses qui lui semblent aussi indispensables ;
par exemple : aller au cinéma, s’offrir un dîner au restaurant, acheter un CD ou un livre, inviter un ami ou encore partir en vacances…

Le ministre du travail dit qu’il ne serait pas juste d’interdire à ceux qui le veulent de travailler le
dimanche. On lui parle des bas salaires dans la grande distribution qui obligent les salariés à effectuer des heures supplémentaires, à travailler les week-ends, il nous répond qu’il existe un SMIC. (et sans doute qu’on peut vivre avec ce salaire minimum qui pour beaucoup est plutôt un salaire maximum !)

La cliente, s’est-elle demandée pourquoi elle est contrainte de faire ses emplettes le dimanche ? Ne serait-ce pas parce que les journées de travail sont trop longues, surtout lorsqu’il faut y ajouter les heures passées dans les transports ?

L a jeune mère de famille sauve un peu de sa pauvre vie en acceptant l’invitation au restaurant ou au cinéma que lui offre le Secours Populaire ou la sortie à la mer qu’une municipalité communiste offre à sa petite fille…Elle en a bien conscience.

Être contraint de travailler le jour du Seigneur, de faire des heures supplémentaires, pour les uns, tandis que d’autres sont privés de travail (un jeune sur quatre !) c’est révoltant.

Ne pas avoir les moyens de se nourrir, de se soigner, (la culture devenus un luxe !) et voir que pendant ce temps d’autres engrangent des fortunes considérables, s’octroient des salaires qui dépassent l’entendement, fréquentent les palaces, paradent sur leur yacht et en plus, manifestent leur mépris à l’égard de cette « France d’en bas », s’en prennent à ceux qu’ils nomment des « assistés » ou des « fraudeurs de la sécu ou du RMI » ou des fainéants (les chômeurs, c’est révoltant ! « Salauds de pauvres ! » s’écriait Jean Gabin dans uns célèbre réplique.

Oui, avec cette société capitaliste, « ce président des riches » nous assistons bien à UN RECUL DE CIVILISATION. Ces quelques histoires glanées dans l’actualité d’aujourd’hui nous le démontrent.

(Pour expliquer ce mot de CIVILISATION, le Petit Robert parle d’avancement, d’évolution, de progrès, de culture, d’acquisition…)

Astérix

Toujours plus de grues dans le paysage !

Aujourd’hui, les grues font partie du paysage romainvillois comme les derricks dans un champ de pétrole. Mais qu’y a-t-il derrière ces opérations immobilières, parlons-en un peu au moment où la question du logement pour tous revient en force (Voir Cantona) ?

Il fut un temps, pas si lointain, où il était bien vu à Romainville de critiquer les cités HLM, à coups d’arguments, hélas repris par un architecte réputé, M. Roland Castro (sur FR3). On entendait dire : « Comment a-t-on pu construire des barres, des tours, entasser pareillement des populations ? » « à quoi pensaient les élus , les bâtisseurs des années 60 ? »

Eh bien messieurs, ils pensaient d’abord à reloger les milliers de mal logés Romainvillois, à résorber les nombreux îlots insalubres, à donner un toit à des jeunes désireux de fonder un foyer, sans parler du relogement des expropriés de l’autoroute ; devançant le vibrant appel de l’Abbé Pierre de 1954. Pour ces milliers de Romainvillois, obtenir un appartement digne de ce nom, avec une salle de bain, le chauffage central, était une petite révolution dans leur vie. Mais il aura fallu bien des démarches et surtout des luttes acharnées pour constituer le riche patrimoine de l’office HLM. Et aussi pour donner une dimension humaine aux constructions.

Et donc résister à la volonté des pouvoirs publics, partisans d’une densification à outrance. Exemple : il fut envisagé de construire 2 bâtiments supplémentaires au milieu de la cité Oradour ! Autre exemple : le maire de l’époque, M. Pierre Kérautret n’ayant pu obtenir les terrains de tennis qu’il rêvait installer au milieu de la nouvelle cité Marcel Cachin, il revint de la préfecture avec une bonne nouvelle : les mamans et leurs enfants qui allaient demeurer dans ce grand ensemble, auraient un parc (avec même une petite rivière).

Il reste aujourd’hui des résidences vivables, appréciées par leurs habitants et ces logements
HLM demeurent pour beaucoup l’unique moyen de se loger.

Quant à l’architecture de ces immeubles HLM, elle valait largement ce qui se construit aujourd’hui. Souvenons-nous de la résidence pour personnes âgées de la rue de Benfleet et
regardez ce qui a été construit à la place !

Lorsqu’on observe certaines opérations immobilières, on pourra, se poser la même questions dans quelques années : comment a-t-on pu édifier des immeubles sans caractère, si près les uns des autres (allez faire un tour rue Carnot) pour quelles raisons entasser pareillement des populations en ce début du 21ème siècle ?

Eh bien messieurs, on répondra : parce qu’à cette époque, dans les années 2010, les sociétés immobilières n’avaient qu’une idée en tête : faire du fric !

Astérix

mercredi 11 janvier 2012

Le président de l'OPH nous présente ses voeux !

Les locataires de l’OPH ont pris
connaissance, ce matin, des vœux que leur a adressé monsieur Champion. Au premier janvier 2012 les loyers augmenteront de 1,73%. Sans doute par crainte des réactions, nous apprenons la bonne nouvelle le 11 janvier, alors que la décision a été prise en octobre. En toute transparence, comme toujours.

Les locataires des cités de l’Amitié et Oradour, eux qui ont l’infime « privilège », de bénéficier de vides ordures extérieurs étaient curieux de vérifier comment se traduisaient les promesses de l’automne sur une baisse conséquente de leurs charges.

Dans le courrier qui leur est adressé, les locataires d’Oradour peuvent lire : « Vos charges générales mensuelles vont être revues à la baisse, d’un montant moyen de 5,69 euros mensuels. Cette baisse des provisions de charges mensuelles devrait, pour la majorité des locataires, compenser complètement l’augmentation de loyer ». La belle affaire.

Pour un locataire d’un F4 à Oradour, l’augmentation du loyer s’élève à 6,20 €, à laquelle il faut ajouter une augmentation des places de stationnement de 4%, soit 0,40 €. Le « privilège » dont ils bénéficient se traduit donc par un euro supplémentaire par mois. Le compte n’y est pas, loin s’en faut.

Depuis 2004, les locataires de l’OPH paient deux fois la taxe des ordures ménagères. Celle qui était comprise dans le loyer, à l’époque où elle était intégrée au foncier bâti, et la nouvelle ligne apparue sur leur quittance au 1er janvier 2005. En Avril 2004, dans son éditorial du magazine municipal, madame Valls promettait que la création de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères se traduirait par une baisse des loyers. Les locataires n’ont vu que des augmentations.

Malgré de multiples interpellations, aucune réponse ne nous jamais été apportée. Pardon, le 30 mars 2011, répondant aux élu-e-s communistes, monsieur Champion, en « grand
expert des finances locales » déclarait : « La taxe des ordures ménagères serait apparue en 2004. Cela est faux, archi faux, elle était auparavant INCLUSE DANS LA TAXE D’HABITATION ET LES LOCATAIRES L’A PAYAIT COMME AUJOURD’HUI ». Quelle incompétence, une remise à niveau s’impose.

L’autre scandale concerne les places de stationnement, et non les parkings, que possèdent des locataires de la cité Oradour. L’augmentation se chiffre à 19% entre 2009 et 2012, soit 1,82 €. Leur coût est passé de 8,94 € à 10,76 €. En quatre ans, ces places de stationnement ont permis une rentrée financière de 28.000 €. Où est passée cette somme ?

Ces places ne sont même pas numérotées. Nombre d’entre elles sont défoncées. Elles n’ont jamais connu les moindres travaux. Les communistes des cités de l’amitié et Oradour appellent les locataires à réagir, à intervenir auprès de monsieur le président de l’OPH afin que des réponses précises à ces questions leur soient apportées.

Les communistes des cités de l’amitié et Oradour

Guéant / chasse aux immigrés : " une entourloupe "

Claude Guéant s'est félicité aujourd'hui d'avoir expulsé de France un nombre
jamais atteint d'immigrés. Déjà auteur de phrases mythiques telle que
« la France n'a pas besoin de maçons, de serveurs de restaurants étrangers », Claude Guéant, anti-immigré obsessionnel de la place Beauvau, a présenté son bilan et annoncé ses objectifs : 35 000 reconduites à la frontière et baisses du nombre de titres de séjour accordés. Dans un satisfécit écœurant, discours archaïque à l'appui, Claude Guéant réduit à de froids calculs la vie d'hommes et de femmes tout juste bons à être mis dehors ! Quid de leur situation familiale, sociale ou personnelle ? Pire, comme toujours, le ministre de l'Intérieur stigmatise les étrangers en associant leur présence à la « délinquance étrangère ».
Peut-être faut-il expliquer à Mr Guéant que l'immigration ne produit pas de délinquance. C'est opposer les personnes les unes contre les autres qui engendre la violence. En quoi le bilan détaillé par le ministre de l'Intérieur est-il honorable?
La France et ceux qui y vivent vont-ils supporter encore longtemps cette propagande de haine de l'étranger que le gouvernement leur impose ? Claude Guéant n'est définitivement pas digne de la France, ouverte sur le monde. La traditionnelle et raciste chasse aux immigrés est une entourloupe qui ne sert que les intérêts électoralistes du Front national et de sa candidate
Marine Le Pen.
Le PCF continue de se battre contre les préjugés et pour des conditions de vie dignes en France, pour tous ceux qui y ont élu domicile.

mardi 10 janvier 2012

Voeux "officiels" : Confusion et propos démentis par les faits

Dans le magazine de janvier, madame Valls nous présente ses vœux. Rien de plus normal. Elle souhaite comme beaucoup de nos concitoyens que 2012 soit inscrite sous le signe du changement. Encore faut-il savoir de quoi on parle ? À vouloir ratisser large, à vouloir ménager la chèvre et le chou pour plaire à tout le monde, le propos devient confus et surtout illisible pour celles et ceux qui veulent se saisir des scrutins électoraux du printemps pour que soit mises en œuvre des politiques de gauche radicalement neuves. De quel changement s’agit-il lorsqu’on écrit : " Nos territoires de banlieue doivent bénéficier du renouvellement de leur parc d’habitat, d’un véritable parcours résidentiel, de services publics de qualité, d’équipements sportifs et culturels modernes offrant un véritable panel d’activités, de transports en commun performants. Voilà les signes concrets du changement au quotidien que l’équipe municipale que je conduis s’assigne comme feuille de route ".
Le changement à Romainville, pourquoi pas ? Mais les enjeux se situent ailleurs. Il s’agit de savoir si 2012 va s’inscrire dans le prolongement des années précédentes avec la spirale sans fin des crises sociales, économiques, écologiques, politiques et un recul de civilisation ou si au contraire elle sera celle d’une alternative solidaire, humaine, sociale et écologique face aux logiques financières.
Par ailleurs, on parle services publics, mais le service public local n’a jamais été aussi affaibli. Les deux tiers du service propreté viennent d’être privatisés. On dit ne pas « oublier » les Romainvillois-e-s qui y résident depuis longtemps, mais chaque année, des dizaines de familles et de jeunes sont contraints de partir, faute de réponse adaptée en matière de logement. On invoque la démocratie, mais les élus de l’opposition sont toujours exclus du conseil communautaire d’Est Ensemble. On évoque des « spéculateurs anonymes », mais ils sont présents aux quatre coins de notre ville. Un fossé sépare les paroles et les actes. C’est vrai, le « changement induit de la nouveauté, du renouvellement, de la régénération individuelle et collective ». « Il apparait de plus en plus comme une nécessité impérative ». Au plan national, comme à Romainville.

lundi 9 janvier 2012

Le Pen : Libération bafoue l'éthique du journalisme

Dans son édition de lundi, le journal Libération consacre sa une à Marine Le
Pen avec un titre inquiétant « 30% n'excluraient pas de voter Le Pen ». Quand on regarde les chiffres dans le détail, il apparait que le journal a additionné les « Oui probablement et certainement » aux « Non probablement pas ». Quelle grossière manipulation. Avec ce genre de bricolage qui additionne tout et son
contraire ! Les niveaux d'opinions mesurés pour l'extrême droite sont suffisamment préoccupants pour que Libération ne fasse apparaître une fois de plus le poison Marine Le Pen. Il s'agit ici de faire peur à tout prix à l'électorat de gauche pour le forcer à un vote refuge pour le candidat socialiste. Ces procédés bafouent l'éthique du journalisme.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF,
Paris, le 9 janvier 2012

samedi 7 janvier 2012

Nous, peuple souverain, sommes citoyens, non sujets européens, par Anicet Le Pors

Jean-Jacques Rousseau s’efforçait de définir ainsi les citoyens dans le Contrat social : « À l’égard des sociétés, ils prennent collectivement le nom de Peuple, et s’appellent en particulier citoyens comme participant à l’autorité souveraine ». Il annonçait ainsi le transfert de la notion de souveraineté du monarque au peuple. La nation sera introduite par l’article 2 de la Déclaration des droits de 1789 : « Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la nation ». La constitution de 1793 ajoutera en son article 7 : « Le peuple souverain est l’universalité des citoyens français ». La constitution de la IVème République retiendra la notion de souveraineté nationale que l’on retrouve dans la constitution de la Vème République en son article 3 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et la voie du référendum ».La souveraineté est une, en ce qu’elle légitime l’exercice du pouvoir politique et de ses instruments (création monétaire, État de droit, politiques publiques, relations internationales). Il est courant d’en distinguer deux aspects, la souveraineté nationale et la souveraineté populaire. La première ne prétend pas à la seule représentation des citoyens existants, mais veut aussi traduire les aspirations de la continuité des générations. La seconde tend à privilégier la démocratie directe par rapport à la démocratie représentative soutenue par la première. La souveraineté ne saurait être déléguée si certaines compétences peuvent l’être. C’est dans le contexte très particulier du lendemain de la deuxième guerre mondiale que le préambule de la constitution de 1946 a prévu que, sous réserve de réciprocité, « La France consent aux limitations de souveraineté nécessaires à l'organisation et à la défense de la paix. ».Restera constante, par ailleurs, la règle selon laquelle « Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois » (article 55 de la constitution). La souveraineté ne saurait cependant être préservée par le seul respect formel des règles du droit positif. On a vu comment le gouvernement est parvenu à contourner par la voie parlementaire le rejet par le peuple français, en 2005, du traité constitutionnel de l’Union européenne pour aboutir à ses fins avec le traité de Lisbonne qui serait aujourd’hui complété dans les mêmes conditions. Au-delà de ces manœuvres juridiques, il y a aussi perte de souveraineté sur le plan économique. La France a abandonné à la Banque centrale européenne son pouvoir monétaire.Avec l’inscription dans les traités européens de la « règle d’or » de l’équilibre budgétaire sous peine de sanctions, elle perdrait aussi son pouvoir budgétaire, c’est-à-dire la conduite de l’ensemble des politiques publiques et, par-là, serait mise en cause l’existence même de ses services publics et la notion d’intérêt général qui fonde leur existence.Y compris en ce qui concerne le problème de la dette, la France perdrait la maîtrise de sa gestion sous couvert de coordination des politiques budgétaires et financières soumises aujourd’hui au diktat des marchés financiers mondiaux et de leurs agences de notation dépourvus de toute légitimité politique.La souveraineté, c’est donc aussi la reprise en mains par la nation de sa politique économique : le Japon est deux fois et demie plus endetté que la France et pourtant il ne connaît pas les tourments européens pour la simple raison que les titres de la dette japonaise sont possédés, non par les marchés financiers mondiaux, mais par … les Japonais.L’abandon de la souveraineté c’est aussi, pour le pouvoir sarkozyste, l’occasion de mettre la France aux normes exigées par l’ultralibéralisme prévalant au sein de l’Union européenne. La souveraineté nationale et populaire a permis : un service public occupant un quart de la population active, un système de protection sociale basé sur la solidarité, un principe de laïcité fondant la responsabilité civique, un modèle d’intégration établi sur le droit du sol, une démocratie locale aux multiples foyers.Ce sont pour le pouvoir actuel autant d’« anomalies » qu’’il veut supprimer. Comme l’écrit le philosophe Marcel Gauchet : « Le programme initial du sarkozysme, c’est un programme de banalisation de la France ».À l’inverse, la défense de la souveraineté nationale c’est, pour le peuple français, le moyen de se réapproprier son histoire, la démarche rationnelle et la morale républicaine.

Invitation du Front de gauche de Romainville

LE FRONT DE GAUCHE DE ROMAINVILLE VOUS
INVITE
À UNE PROCHAINE ASSEMBLÉE
CITOYENNE :
À VOUS LA PAROLE !
COMPRENDRE
JEUDI 12 JANVIER À19h SALLE JEAN LURCAT
DÉBAT SUR LA CRISE
20h30 DÉBAT INTERACTIF AVEC LE FRONT DE GAUCHE
DE ROMAINVILLE
SUR L’INTERVENTION TÉLÉVISÉE
DE JEAN-LUC MÉLENCHON

jeudi 5 janvier 2012

Devinette : qui a dit : "il faut qu'à chaque mandat corresponde un individu " ?

C’est madame Corinne Valls. Quand ? Nous allons vous le révéler. Élue maire le mardi, elle accordait, le jeudi 21 mai 1998, une interview au Parisien. Nous passons sur les priorités qu’elle disait se fixer. Mais nous ne résistons pas à l’envie de publier une de ses réponses : « La question des jeunes fera aussi partie de mes priorités. Je m’occuperai directement des affaires de la jeunesse. Il s ont du mal à trouver des repères dans notre société ». De quoi rester pantois.
Mais revenons à nos moutons. Afin de ne pas être accusés de citer une phrase sortie de son contexte, nous publions la réponse à la question du journaliste dans sa totalité : « Notre parti est en pleine mutation. Les choses bougent. C’est la première fois qu’une femme devient maire de Romainville. La démission de Robert Clément est un acte politique qu’il convient de saluer. Il est conseiller général, chargé de l’exécutif départemental, IL FAUT QU’À CHAQUE MANDAT CORRESPONDE UN INDIVIDU. Cela dit la succession de Robert Clément ne sera pas chose facile. Je ne vous cache pas que je suis un peu inquiète ». Modestie ou manière de cacher son jeu ? Chacun(e) se fera sa propre opinion. Depuis elle a fait du chemin. Elle n’est plus inquiète. Envolées les grandes déclarations sur « les décisions imposées par les appareils politiques » sur les « pratiques nouvelles à imaginer ». Maire, Vice Présidente du Conseil général, conseillère communautaire à Est Ensemble, la voilà suppléante socialiste aux élections législatives…Et peut-être davantage, puisque Claude Bartolone s’est reconverti en admirateur de François Hollande. Sait-on jamais ? Comme on dit chez nous, l’appétit vient en mangeant. À tel point que cela devient de la boulimie.

mardi 3 janvier 2012

Un candidat en campagne !

Le 3 janvier est décidément la date fétiche de Claude Bartolone. Le 3 janvier 2011, nous avions reçu son
calendrier nous adressant ses vœux. Il se présentait alors comme le député de Pantin, de Bagnolet, du Pré Saint Gervais et des Lilas.
Évidemment, l’immense majorité des habitants de notre ville est tombée des nues. Quant aux plus avertis, ils avaient compris que c’était une manière de dire à Élisabeth Guigou « d’aller chercher une place ailleurs ». En ce 3 janvier 2012, nous sommes destinataires d’un autre calendrier. Mais cette fois, Claude Bartolone est le député de nulle part. Les noms des villes de sa circonscription ont disparu. Cette année, c’est le candidat, flanqué de sa suppléante, qui entre en campagne, en nous appelant élégamment, photo à l’appui, à voter pour eux. L’inconvénient dans l’histoire c’est que les citoyens des sept villes qui composent les deux circonscriptions ne savent plus s’ils ont encore un(e) député(e) jusqu’au mois de juin. Champion des chaises musicales et imprudent en prédisant que ce serait l’APOCALYPSE si DSK ou Martine Aubry n'étaient pas candidat-e-s à l’élection présidentielle, reconnaissons à Claude Bartolone une capacité exceptionnelle à retomber sur ses pieds. Député depuis trente ans, c’est le métier qui parle.

lundi 2 janvier 2012

Agglomération parisienne : gouvernance ? Institutions ? (une contribution de Robert Clément)

Chose promise, chose due. J’exprime mon point de vue sur l’organisation du territoire et la nouvelle étape de la décentralisation qu’il convient d’engager. Dans le pacte territorial adopté par le Conseil communautaire, on peut lire :
« Est Ensemble engagera aussi la réflexion pour participer pleinement à la réorganisation institutionnelle générée par l’émergence du fait métropolitain et du Grand Paris, et être ainsi un territoire moteur du polycentrisme (*) ». Il est écrit par ailleurs : « L’importance de la communauté d’agglomération Est Ensemble en fait une COLLECTIVITÉ TERRITORIALE qui compte dans le fait métropolitain ». Loin de moins l’idée de nier la place d’Est Ensemble, mais de là à parler d’une collectivité territoriale, il y a un pas, que ne franchirai pas.

Depuis plus de vingt ans tous les gouvernements qui se sont succédé ont eu une seule obsession : Comment adapter le paysage institutionnel français à une construction européenne soumise à la suprématie des marchés financiers ? Comment faire des collectivités locales des relais les plus performants possibles d’une politique de régression ? Comment mieux rentabiliser la manne financière que constituent leurs dépenses ?

Les sommets auront été atteints avec la loi constitutionnelle votée en mars 2003. Elle a été pour Raffarin la « mère de toutes les réformes ». Elle va bouleverser la vie quotidienne des habitants en étant à l’origine de l’asphyxie financière que connaissent aujourd’hui les collectivités locales, en premier lieu les départements.

La réforme Sarkozy-Fillon, votée en 2010 est, quant à elle, une machine infernale contre la République, la démocratie, les services publics et la souveraineté de notre peuple : Constitution de féodalités, avec des super-régions et des métropoles. Suppression progressive des communes et, à terme, des départements transformés, avant leur disparition, en relais dociles d’un Etat qui commande tout. Cette réforme doit être abrogée dans sa « totalité ». Ce devrait être l’une des premières mesures d’une nouvelle majorité politique en 2012.

Si la « gauche », dans sa diversité, est unanime pour se prononcer sur une réforme de l’Etat et un nouvel acte de la décentralisation, les choses deviennent plus floues lorsqu’il s’agit d’énoncer des propositions concrètes. François Hollande indique « qu’il faut en finir avec une superposition d’échelons ». Europe Ecologie les Verts est plutôt favorable à une Europe des régions. Les intercommunalités devraient être élues au suffrage universel, mais, sur une liste spécifique selon certains dirigeants du Parti socialiste. Bref, il est temps que tout soit mis sur la table. Nos concitoyens doivent savoir.

J’en arrive aux questions qui concernent notre région. Le terme de « Grand Paris » ne me convient pas. Il peut faire ressurgir dans l’imaginaire un passé, où l’arrogance et la domination de la capitale à l’égard de ses « voisins » ont été totales. Ce n’est sans doute pas un hasard, si le syndicat mixte regroupant 196 collectivités territoriales a pris le nom de " Paris-Métropole ".
Créé en 2009, il a choisi la coopération pour élaborer des positions communes sur les déplacements, le logement, la solidarité financière… Pourtant, certains pensent qu’il faut
maintenant entrer dans l’ère d’une nouvelle « gouvernance » de la métropole parisienne pour améliorer les conditions de vie des franciliens et répondre à l’exigence démocratique. Utilise-t-on ce terme de « gouvernance », par ailleurs mis à toutes les sauces, parce qu’il ne se substitue pas au gouvernement tel qu’on le conçoit classiquement ?
Parce qu’il sert à désigner le mode ou la manière de gouverner tandis que le gouvernement renvoie aux institutions, aux dirigeants ? D’autres comme le maire de Sevran ou des Pavillons sous bois, rejoints en cela par le Medef, semblent être orphelins du département de la Seine, en proposant de regrouper Paris et les départements de la petite couronne. Puis, c’est Jean-Marie Le Guen qui déclare en octobre 2010 : « Il faut mettre en œuvre une vraie solidarité financière dès 2012 au niveau de l’agglomération et installer un Conseil du Grand Paris élu au suffrage direct avant 2020 ».

Ainsi, pour certains il y aurait trop de communes, les départements devraient être supprimés pour les uns, confortés pour les autres. Paris et sa petite couronne devrait s’organiser de manière spécifique, en ignorant les autres territoires qui participent pleinement au développement de la Région. Cette dernière devrait laisser une partie de sa puissance au profit de communautés d’agglomération, ou au contraire être renforcée dans son rôle.

Ainsi, d’aucuns-e-s mettent leurs espoirs dans un « grand soir institutionnel » pour réparer les forts déséquilibres et les profondes inégalités sociales dont souffre notre région. Ce n’est pas mon point de vue. Sans en sous estimer la portée, l’essentiel pour l’avenir de l’Île de France n’est pas d’abord la question institutionnelle. En rester là, serait tout aussi mortifère que le statu quo.

Je suggère de prendre les choses à l’endroit. Cela signifie, mettre au cœur de la réflexion, ce qui fait la vie quotidienne des franciliens : le logement, l’emploi, les transports, la formation et penser une nouvelle étape de la décentralisation en incluant l’Île de France, avec ses spécificités.
D’autant que Sarkozy s’occupe de « Son Grand Paris ». Dans tous les domaines, transports, logement, développement économique : sa ligne de conduite est de satisfaire les marchés financiers. Il rêve d’un Grands Paris branché sur Bruxelles et faisant la pige au « Grand Londres » et à Francfort. La loi spécifique de juin 2010 apporte des changements profonds. La création du « Grand Paris Express » est d’abord un projet qui consacre l’idée d’une métropole financière de rang mondial. Sa construction et la mise en œuvre des contrats de développement territorial sur les sites des futures gares sont confiées à la « société du Grand Paris » dans laquelle l’État est majoritaire. Il y a donc nécessité pour les collectivités territoriales de coopérer, de s’organiser pour faire valoir les intérêts des citoyens, avant ceux de la finance.

Quelles sont les exigences que devrait porter une réforme de l’État et un nouvel acte de la
décentralisation ?

1/ C’est d’abord plus de droits et de moyens aux élus locaux, de nouveaux pouvoirs d’intervention pour les citoyens, les salariés, les forces économiques, sociales et culturelles.
La démocratie sera réellement participative si les citoyens sont véritablement associés à la définition et au contrôle des politiques décidées.

2/ La nécessité de démocratiser l’État, de trouver une meilleure articulation avec les collectivités territoriales ne signifie pas un État minimum. Il doit rester le garant de la cohésion sociale sur tout le territoire et permettre l’égalité des droits fondamentaux pour toutes les citoyennes et tous les citoyens. Quitte à paraître pour un horrible centralisateur, je suggère que l’État assure à nouveau le versement des allocations aux bénéficiaires du RSA. De la même manière, l’autonomie des personnes âgées dépendantes devrait être inscrite comme un droit, au même titre que le droit à la santé ou à la retraite. C’est la 5ème branche de la sécurité sociale.

3/ Je redis ici, mon attachement aux trois niveaux de collectivités, y compris en Île de France. Arrêtons de se laisser « balader » par ce faux débat sur un soit disant « mille feuilles » ou une « superposition d’échelons ». Notre attachement à l’article 72 de la constitution sur la libre administration des collectivités territoriales doit être réaffirmé. De même que le maintien de la compétence générale pour les communes, Départements et Régions.

4/ Les structures intercommunales tiennent une place de plus en plus importante dans l’organisation du territoire. Parce qu’elles ne sont pas de simples prolongements de pouvoirs communaux, elles doivent être recentrées sur des projets communautaires. Aujourd’hui, pour une grande majorité de nos concitoyens, leurs actions apparaissent lointaines et peu visibles. Une démocratisation de ces structures s’impose donc. Elle passe par leur élection au suffrage universel. Les citoyens auront la possibilité de se prononcer sur des projets clairement identifiés et sur les équipes chargées de les mettre en œuvre. Quant au mode d’élection, ma préférence va à un système de fléchage lors du scrutin municipal. Il permet de choisir les conseillers communautaires parmi les conseillers municipaux. Ne jouons pas au plus fin, élire les intercommunalités sur une liste unique, c’est élire un(e) super Maire et condamner à terme, les communes à devenir de simples bureaux d’État civil.

5/ Il est urgent de mettre en chantier une véritable réforme des finances locales. C’est d’abord s’opposer à ce serpent de mer qu’est la spécialisation de l’impôt par collectivité. Le principe de plusieurs impôts est une sécurité financière indispensable. Le calcul de la taxe d’habitation doit prendre en compte les revenus. À l’heure où les dividendes des actionnaires explosent la taxation des actifs financiers reste plus que jamais d’actualité.
Enfin les critères servant de calcul aux péréquations doit être remis à plat, afin que soient intégrés les revenus des habitants, les dépenses sociales, mais aussi les situations particulières auxquelles régions, départements et communes sont confrontées.
S’agissant du cœur de l’Île de France, on peut procéder à une meilleure répartition des richesses, par exemple en mutualisant les droits de mutation ou par une péréquation plus efficace. Cela étant, il serait vain de s’en tenir au partage d’un « gâteau » plus équitable.. L’agglomération parisienne est une mégapole internationale. L’État se doit d’intervenir notamment dans les domaines des transports, du logement, du renouveau industriel et technologique.

En conclusion, le fait métropolitain dans l’agglomération parisienne ne saurait se réduire à Paris et aux trois départements qui l’entourent. Il englobe toute l’Île de France.
C’est pourquoi l’organisation des compétences me paraît essentielle pour affirmer le rôle que doit jouer la région. Prenons l’exemple du logement. En Île de France le levier essentiel reste le foncier et son coût spéculatif. Pourquoi faudrait-il attendre une hypothétique nouvelle « gouvernance » pour intervenir ? Une agence nationale foncière, décentralisée au niveau de la région et dotée de fonds d’intervention pourrait agir contre la spéculation et pour la maîtrise des sols. Aujourd’hui syndicat mixte, pourquoi « Paris Métropole » ne serait-il pas demain un véritable outil stratégique dans la conduite des grands projets ? Il y aurait encore beaucoup à dire, mais il est temps de laisser la place au débat. Sans détours ni tabou.

Robert Clément

(*) Polycentrisme : Existence de plusieurs centres de direction, de décision, dans une
organisation, un système. (Le petit Larousse)

Quel gâchis !

Dans le dernier billet que nous avions consacré à la collecte des déchets ménagers par aspiration, nous l’avions conclu en écrivant : « nous verrons à l’usage ». Nous avons vu.
Ce système génère une multitude de dépôts sauvages qui font le bonheur des rats et défigurent le paysage. Vous pouvez en juger en regardant l’image que nous nous sommes permis d’emprunter à un site Romainvillois. Qu’il en soit remercié.
Rappelez-vous cette inauguration en grandes « pompes » !!! Ces articles de presse commandités par Véolia et Envac, pressés de gagner de nouveaux marchés. On nous promettait une amélioration du cadre de vie, la réduction du bruit, une ville qui « respire ». Les utilisateurs de cette « première française » ne voient rien de tout cela. Les sommets sont atteints pour les locataires du FIAC, d’Oradour et de l’Amitié. Ils ont toujours les camions, passant dans les rues adjacentes et par grand vent ils s’échinent à déposer leurs déchets recyclables. À tel point que cet exercice s’apparente à une épreuve. Très franchement quels sont les avantages de cette méthode pour celles et ceux qui doivent la « subir » ? Aucun, si ce n’est que des millions d’euros ont été jetés par les fenêtres. Pas sûr, que cet équipement imposé par le « fait du prince » laisse un souvenir impérissable dans la mémoire collective.
Nous entendons déjà l’argument suprême de nos édiles : les locataires vont faire des économies sur leurs charges. À cela nous opposons deux arguments. Les locataires concernés verront d’autant moins cette diminution qu’elle sera neutralisée par l’augmentation des loyers qui intervient à la fin de ce mois. Ensuite, faut-il à nouveau rappeler que depuis 2004 ces mêmes locataires paient deux fois la taxe des ordures ménagères ? Sa création devait en effet se traduire par une baisse des loyers. Il n’en fut rien. Le compte n’y est donc pas. Nous terminerons par une suggestion. Que les promoteurs de ce système se livrent avec les journalistes « convoqués » pour l’inauguration, à une enquête d’opinion auprès des locataires concernés. Ses résultats risquent de décevoir ses partisans.

dimanche 1 janvier 2012

Il faut toujours rester prudent !

En ce premier jour de cette année 2012, on nous pardonnera quelques moqueries. Puisque nous allons vivre un printemps électoral, nous avons eu la curiosité d'écouter celui qui sera le candidat du Parti socialiste dans notre circonscription. Au delà de quelques formules consensuelles, notre attention a été attirée par cette affirmation : " En 2012, il nous faut changer autour de François Hollande". Et subitement, nous est revenue à l'esprit, une déclaration du même Claude Bartolone le 27 Septembre 2010 : " Nous n'allons pas entretenir un débat factice entre les deux sur la forme, les petites phrases ou la manière d'être. Le truc qui monte dans le pays, c'est que c'est DSK qui doit y aller. Et s'il n'y va pas, ce doit être Martine Aubry. Si ce n'est pas l'un de ces deux là c'est APOCALYPSE NOW ". Comme quoi, il vaut mieux tourner deux fois sa langue dans sa bouche avant de parler.

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