LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 30 septembre 2011

A Romainville, les promoteurs immobiliers tiennent le haut du pavé !

Hier matin, en ouvrant notre boîte à lettres, nous avons trouvé une énième publicité d’un promoteur immobilier, avec ce titre : « Devenez propriétaire de votre appartement à Romainville ». Il s’agit de la Villa Romana, située dans le quartier des Bas Pays. Encore fallait-il le deviner, puisque le bureau de vente se situe avenue du Président Wilson. Si dans les opérations qui ont lieu dans le centre ville, les promoteurs nous annoncent le prolongement de la ligne 11 pour demain, cette fois « votre appartement se situera à 800 mètres du métro ( ligne 5), proche du centre ville et des équipements scolaires et sportifs ». « Dans le futur quartier de l’Horloge dans lequel des commerces, des logements, un lycée, des espaces piétonniers sont en projet ». « À deux pas de la future base de loisirs de la corniche des forts ». Rien que cela ! Comment un tel environnement ne justifierait-il pas le prix d’un F3 de 65 m2 à 256.000 € ? Vous avez bien lu : près de 4000 € le m2. Nous sommes évidemment heureux pour celles et ceux qui pourront acquérir un tel bien, mais notre pensée ira davantage vers les familles, les jeunes de notre ville qui attendent un logement depuis de longues années. Elles, ils sont 1500 dans cette situation. Notre pays connaît une crise qui rappelle celle des années 1950. Mais elle n’a rien d’une fatalité. Elle résulte des choix politiques et économiques d’un gouvernement de droite qui a décidé de sacrifier le logement social comme il sacrifie les services publics au profit des intérêts égoïstes du privé. Cette situation appelle donc plus de fermeté, particulièrement sur la construction de logements sociaux en plus grand nombre et sur la question des financements. Or qu’en est-il dans notre ville ? Monsieur le président de l’OFFICE PUBLIC DE L’HABITAT (Nous ne souhaitons pas voir disparaître le terme « public », mais nous y reviendrons) indique dans une de ses interventions au conseil municipal, nous le citons : « Les mêmes accusent la ville comme une rengaine usée de livrer la ville en pâture à des promoteurs immobiliers. Je le rappelle : chacun des programmes de logements comporte une proportion de logements sociaux, une partie de logements en accession sociale à la propriété et des logements pour ces nouveaux arrivants qui participeront au développement et au dynamisme économique de notre ville ». Alors qu’en est-il réellement ? Curieux, nous nous sommes livrés à un recensement des opérations immobilières. Si nous prenons en compte celles qui doivent voir le jour d’ici 2013 ( Sente de la ferme, 27-29, 54-56 et 126 rue de la République, 23-27 et 66 rue Carnot, villa Soléa, 14 rue Louise Dory (la fameuse Villa Romana), 91 rue Gabriel Husson, rue Jean Jaurès, rue Veuve Aublet, Avenue de Verdun, les ateliers municipaux, la Villa Respiro, les terrasses du château nous atteignons le chiffre de 780 dont 597 logements en accession à la propriété et 183 logements sociaux. ENCORE FAUT-IL PRÉCISER QUE CES DERNIERS S’INSCRIVENT DANS LE CADRE DE L’OPÉRATION DE REROUVELLEMENT URBAIN ET DESTINÉS À RELOGER LES FAMILLES DES LOGEMENTS «DÉCONSTRUITS ». Si quelques familles Romainvilloises ont pu accéder à la propriété, pour l’essentiel les acquéreurs sont extérieurs à la ville. Là encore c’est monsieur le président de l’OPH qui nous le disait en mars 2010, nous le citons : « La vraie mixité sociale se met en place et a permis- d’ores et déjà et en 4 ans -l’arrivée de 1500 nouveaux habitants sur la ville ». Loin de nous l’idée de fermer nos « frontières ». Notre ville doit rester accueillante. Mais pas au prix de « chasser » celles et ceux qui souhaitent continuer à y vivre. Car alors que devient la mixité sociale tant vantée. Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt, pour maintenir cet équilibre social (nous préférons ce terme), il faut s’engager dans la construction de logements sociaux en plus grand nombre à Romainville et ailleurs.

mercredi 28 septembre 2011


E - le 27 Septembre 2011

Israël autorise la construction de 1100 logements pour colons dans Jerusalem-Est

En marge du début des consultations d'une demande d'adhésion d'un État de Palestine aux Nations unies, le ministère israélien de l'Intérieur a annoncé avoir approuvé la construction de 1.100 nouveaux logements. Ils se situeront dans le quartier de colonisation juive de Gilo à Jérusalem-Est occupé et annexé.

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, avait pourtant maintenu son préalable à toute nouvelle négociations avec Israël: les constructions d'implantations juives en Cisjordanie devaient être gelées. "Nous avons déjà donné", répond le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. L'État d'Israël a donné son feu vert pour l'établissement de nouveaux colons dans Jérusalem-Est. 1100 nouveaux logements vont être construit dans la partie arabe de la ville sainte.

"Je ne pense pas qu'il y ait quelque chose de nouveau. Nous planifions à Jérusalem, nous construisons à Jérusalem, un point c'est tout, de la même façon que les gouvernements israéliens l'ont fait depuis la fin de la guerre de 1967" déclare le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Le gouvernement palestinien a réagi à cette nouvelle par communiqué "Il dit qu'il ne devrait pas y avoir de mesures unilatérales, mais rien n'est plus unilatéral qu'une énorme vague de construction de colonie sur la terre palestinienne". Les autorités palestiniennes font référence ici à la condamnation de la requête de reconnaissance de l'État palestinien à l'ONU, considéré comme un acte unilatéral.

Les États-Unis semble partager avec Israël la même vision de l'unilatéralisme. Au micro de la radio militaire israélienne, Dan Shapiro, ambassadeur des États-Unis en Israël a déclaré " nous n'en avons jamais, dans cette administration ou ses prédécesseurs, fait (de l'arrêt de la colonisation) une condition préalable à des négociations".

En 2010, les Israéliens avaient suspendu en partie pendant dix mois les chantiers de construction de colonies en Cisjordanie. Selon les dernières statistiques officielles israéliennes, la population juive des implantations dans la région s'élèverait à 312 000 personnes.

Samba Doucouré

Forte mobilisation des enseignants

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Des dizaines de milliers d'enseignants ont manifesté à Paris et en Province pour exiger des moyens pour l'école, à l'appel de leurs syndicats.

Rappelons que 50 000 postes ont été supprimés depuis 2007 et que le ministre Luc Chatel prévoit 16 000 nouvelles suppressions pour 2012 : la formation des maîtres et celle des enfants est de plus en plus sacrifiée par le gouvernement.
Les syndicats, la FSU notamment, exigent des moyens pour bâtir l'école de la réussite pour tous.
Les communistes et leurs élus ont salué le cortège en haut du boulevard St Michel et ont distribué les propositions des communistes et du Front de gauche pour l'école.


mardi 27 septembre 2011

Lettre à mon camarade socialiste . En quoi la primaire socialiste propage une politique tournée vers le bipartisme.

Nous publions cette tribune de Jean-Claude Lagron, ingénieur à l'université d'Orsay, parue le lundi 26 septembre dans "l' Humanité" sous le titre "lettre à mon camarade socialiste. En quoi la primaire socialiste propage une politique tournée vers le bipartisme".
"Tu m’as proposé de participer à la primaire organisée par ton parti pour désigner votre candidat à l’élection présidentielle. Je t’en remercie, mais je ne puis répondre favorablement à ton invitation. Je dois cependant admettre que vous avez réussi un joli coup. Avec cette primaire, la complicité des grands médias vous est acquise, car la réélection du président candidat de la droite est très loin d’être assurée. Après cinq ans d’allégeances, cette incertitude suscite déjà dans leurs rangs de petites audaces de fin de règne… et des perspectives de redistribution des places. Je ne puis répondre positivement à ta sollicitation, tout d’abord parce qu’il s’agit de désigner votre candidat à l’élection présidentielle alors que celui que je soutiendrai au premier tour sera celui du Front de gauche. En toute honnêteté intellectuelle, je ne vois pas sur quels critères je pourrais prendre ma place dans un choix qui concerne vos adhérents et vos sympathisants. Comme me l’enseigne votre programme commun interne, mes ambitions me semblent différentes des vôtres. Devrai-je choisir celui ou celle qui s’avérerait être le plus proche de mes convictions ? Il en resterait très éloigné, pas tant dans les propos qu’il pourrait tenir dans ce débat primaire pour se démarquer de ses camarades concurrents, mais dans la politique qu’il mettrait en œuvre en arrivant au pouvoir en tant que président d’un parti qui n’a pas la volonté de s’attaquer aux racines du mal qui ronge le monde actuel. Mon refus de participation s’appuie aussi sur les aspects institutionnels de la grave crise de la représentation politique dans les démocraties occidentales. Je comprends parfaitement que vous ayez l’ambition de tout faire pour occuper l’espace médiatique pour faire gagner votre candidat. Mais est-ce seulement de cela dont il est question ? Certes, la force du spectacle médiatique peut entraîner aux urnes comme pour un vote dans une émission de télé-réalité. Mais, les enquêtes le montrent, l’électeur n’est pas dupe du jeu, puisqu’il ne se fait aucune illusion sur les effets de son vote pour changer sa vie et pour apporter des réponses aux besoins de la société. Votre primaire s’inspire et propage les modèles américain et anglo-saxon, qui éliminent de la scène toute force politique qui ne s’inscrit pas dans l’idéologie dominante. Elle pousse plus loin encore les dérives monarchiques de la présidentialisation, alors que ce qui ronge nos démocraties c’est l’extrême centralisation des pouvoirs, en laissant croire au peuple qu’il serait acteur de son avenir alors qu’il n’est convoqué que pour choisir le prince qui décidera de tout. En quoi ces systèmes politiques et institutionnels sont-ils pertinents pour répondre aux enjeux actuels ? On voit au contraire où ils mènent, tant aux États-Unis qu’en Europe. Je ne souhaite pas que mon pays s’engage dans cette voie. Le bipartisme est un drame pour les sociétés qui le vivent. Je ne saurais donc cautionner cette stratégie. Si, pendant des décennies, la gauche a été porteuse d’espoir pour des millions de Français, de déception en déception, elle a perdu cette crédibilité. On ne peut tricher durablement avec l’espoir déçu. Ce qui me semble déterminant aujourd’hui pour la gauche, ce n’est pas de sombrer plus encore dans la facilité du renoncement ou de se mouler dans le bien-pensant dominant au gré des sondages d’opinion. C’est au contraire d’ouvrir des alternatives à l’hégémonie idéologique et politique des puissances financières qui dévastent le monde et la planète. C’est à ce prix que la gauche regagnera l’engagement et la confiance des Français. Dans le tintamarre actuel, Jaurès aurait peut-être dit : « N’ayant pas la force d’agir ils dissertent. »

jean-claude lagron

Douillet ministre des sports : "un exercice de communication politique"

Roselyne Bachelot, Bernard Laporte, Rama Yade, Chantal Jouanno et maintenant David Douillet... Soit 5 ministres en moins de 5 ans. Voilà le nouveau « tournez manège » des ministères qui montre à quel point le Président de la République dé-considère le sport. Cette nomination est en réalité un pur exercice de communication politique. Depuis l’élection de Nicolas Sarkozy, le ministère des Sports est un bateau qui coule, sabordé successivement par ses derniers capitaines. La tendance reste à la disparition pure et simple du Ministère des sports. L'ancien député David Douillet avait d'ailleurs remit l'an dernier au président de la république un rapport intitulé « L’attractivité de la France pour l’organisation de grands événements sportifs ». L'orientation sport-business du nouveau ministre en charge des sports ne présage rien de bon pour le sport français et les valeurs qu'il est censé véhiculer. Dans son programme, l'Humain d'abord, le Front de gauche propose de redonner au ministère de la jeunesse et des sports les moyens qui lui sont nécessaire avec ses services déconcentrés et ses établissements publics. Il faut rétablir un centre régional d'éducation populaire et de sport par région et porter le budget du ministère à 1% du budget national.

dimanche 25 septembre 2011

Forte mobilisation attendue mardi pour la grève des enseignants


Société - le 25 Septembre 2011

Les syndicats appelant à la grève mardi n'ont pas digéré que le ministre Luc Chatel ait communiqué en cette rentrée sur la nécessité de cours "sur-mesure", alors que se multiplient les suppressions de postes qui rendent impossible le suivi individuel des élèves.

"On ne fera pas de la qualité si on n'a pas des personnels formés en nombre suffisant. C'est ce qu'on dira le mardi 27 septembre", jour de grève unitaire, a lancé Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, la principale fédération syndicale de l'éducation, lors de sa conférence de rentrée. Les organisations syndicales veulent peser sur le projet de budget 2012 qui passe mercredi en conseil des ministres et prévoit 14 000 nouvelles suppressions de postes dans l'Education nationale (ce qui en fera 80 000 sur le quinquennat), alors que les effectifs d'élèves augmentent. En cette rentrée 2011, l'école primaire est particulièrement touchée: elle a perdu près de 9 000 postes, sur un total de 16 000.

L'enseignement privé sera également du mouvement. Son appel à la mobilisation est historique. Est réclamé "zéro retrait d'emploi pour 2012". Les enseignants du privé insistent sur le fait qu’ils sont chaque jour devant une classe, aucun professeur n'est en disponibilité, et qu’il n'y a pas de remplaçants. Le secrétaire général de l'enseignement catholique, Eric de Labarre explique que dans le privé, "la suppression de près de 1500 postes de plus cette année pose d'énormes problèmes. Il a fallu retirer des heures d'accompagnement personnalisé aux élèves, renoncer à un certain nombre de dédoublements".

La mobilisation s’annonce forte. En primaire, où les grévistes doivent se déclarer 48 heures à l'avance, entre 20,5% de professeurs (selon le ministère) et 54% (selon le SNUipp) devraient faire grève, ce qui devrait être "très significatif dans de nombreux départements" selon le syndicat. Une centaine de manifestations sont prévues dans le pays. A Paris, le défilé doit partir à 14h30 mardi de Luxembourg
.

samedi 24 septembre 2011



Monde - le 24 Septembre 2011

Palestine:un moment historique aux Nations Unies

New-York, envoyé spécial.

Mahmoud Abbas soulève l’Assemblée générale de l’ONU en présentant solennellement la demande d’adhésion de la Palestine.

«J’ai remis au secrétaire général Ban Ki Moon la demande d’adhésion comme membre à part entière des Nations Unies de la Palestine sur la base des lignes du 4 juin 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale» C’est ainsi que Mahmoud Abbas, le président de l’autorité palestinienne, a présenté solennellement ce vendredi 23 septembre la requête de reconnaissance d’un Etat palestinien devant l’assemblée générale des Nations Unies. Il a brandi le document au dessus de sa tête et la salle lui a répondu par une longue ovation debout. Signe que la grande majorité des délégués de l’organisation mondiale est convaincue de vivre un moment historique, et de la possibilité, comme l’affirmera un représentant équatorien, «d’enfoncer une nouvelle clé pour la justice à l’égard des peuples.»

« Nous sommes prêts à revenir immédiatement aux négociations sur la base des références fondées sur le droit international et d’un arrêt total de la colonisation », a souligné le président Abbas, précisant qu’avec cette démarche les palestiniens « ne cherchaient pas à isoler ni à délégitimer Israël » mais l’occupation et la colonisation qui «est en train de détruire une solution à deux Etats.». Le pouvoir israélien actuel, a-t-lancé, a «sapé tous les efforts de paix depuis un an»

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a aussitôt réagi en accusant les palestiniens de «bloquer» (sic) les négociations et en plaidant pour un retour aux seuls pourparlers bilatéraux car «la vérité, a-t-il dit, comme l’avait fait Barack Obama 48 heures plus tôt, c’est que nous ne pouvons pas parvenir à la paix par des résolutions de l’ONU.» Le ministre des affaires étrangères israéliens, Avigdor Lieberman, également présent à New – York , a été encore plus vindicatif estimant que le discours d’Abbas constituait «une incitation à la violence.».

Après les pressions pour que le président de l’Autorité palestinienne renonce purement et simplement à sa demande d’adhésion à l’ONU, la partie de bras de fer promet de se poursuivre maintenant avec Tel Aviv, Washington et ses alliés. Compte tenu du maniement des arcanes de la procédure onusienne l’examen de la requête palestinienne pourrait durer plusieurs semaines, voire mois, avant un vote du conseil de sécurité.

Les Etats-Unis sont sur la défensive. Et Barack Obama voudrait mettre à profit ces délais procéduriers pour convaincre un maximum d’Etat membre du conseil de ne pas apporter leur soutien à la reconnaissance de l’Etat palestinien. Et d’empêcher que le cap des 9 voix de majorité requises ne soit franchit. L’administration Obama s’éviterait ainsi d’avoir à recourir à un veto qui serait désastreux pour l’image des Etats-Unis. Au moment même où ils essayent de reprendre la main sur les pays du printemps arabe après avoir été discrédité par leur soutien sans faille durant des décennies aux dictateurs déchus.

La délégation palestinienne a fait savoir qu’elle se réservait d’examiner « en temps voulu »l’option d’un passage devant l’assemblée générale de l’ONU en cas de rejet du conseil de sécurité ou d’allongement sans fin de la procédure. Si une telle option peut lui permettre d’éviter le blocage de Washington, elle n’ouvrirait cependant la voie qu’à une reconnaissance de la Palestine comme état non membre avec statut d’observateur aux Nations Unies.

Les palestiniens passeraient ainsi tout juste au dessus de leur statut actuel d’entité. Et même cette option là, défendue par Nicolas Sarkozy quand il a présenté les propositions «médiatrices» françaises à la tribune de l’ONU, serait assortie de conditions très restrictives. Il faudrait que les palestiniens s’engagent à ne pas recourir à tous leurs nouveaux droits et singulièrement à celui de porter plainte devant la Cour pénale internationale contre Israël. La colonisation ou les crimes de guerre commis par l’armée israélienne resteraient ainsi intouchables. Ce souhait d’installer un droit international «light» pour les palestiniens suscitait d’ailleurs hier l’indignation de l’ONG de défense des droits de l’homme, Human rignts watch.

L’absence de tout préalable serait l’autre condition invoquée par le «médiateur» Sarkozy pour en revenir à un processus de négociation israélo-palestinien que le chef de l’Etat français verrait déboucher d’ici un an. Traduisez: l’autorité palestinienne serait contrainte d’accepter de discuter en dépit de la poursuite de la colonisation. Chose qu’a clairement refusé Mahmoud Abbas à la tribune.

Ces manœuvres d’arrière-garde qui révèlent en fait l’affaiblissement politique de l’Empire ou de ses affidés plus ou moins proches comme ceux de la Sarkozie, sont dangereuses pour la paix. Elles se heurtent aux aspirations démocratiques et sociales nouvelles qui se sont fait jour parmi les populations de la région. Jusque chez les israéliens qui descendent aujourd’hui par milliers dans la rue pour contester la politique du gouvernement Netanyahu – une politique extrémiste sur le plan de l’économie comme sur celui des droits de l’homme et des peuples. Et c’est d’abord en cela que la démarche du président Abbas rencontre aujourd’hui l’histoire.

Fillon / retraite à 67 ans : "nouvel acte de soumission aux spéculateurs et au Médef "

Pour faire passer la pilule indigeste à l'opinion publique, le Premier ministre prend prétexte de « l'alignement sur l'Allemagne ». Mais il omet sciemment de préciser que le départ à taux plein peut se faire au bout de 35 ans de l'autre coté du Rhin, contre 41 ans et demi désormais en France. Subtile différence...

Le bras d'honneur du gouvernement aux salariés, à l'automne dernier lors du passage en force de la réforme des retraites n'a pas suffit. Monsieur Fillon cherche maintenant à imposer de fait la retraite à 67 ans en prétendant qu'elle est inévitable. Son projet d'alignement sur l'Allemagne entraînera une régression sociale et économique pour les deux pays.

Cet enfermement dogmatique qui consiste à se coucher devant les seuls intérêt du capital mène notre pays droit dans le mur. Il y a urgence à changer de logique !

Le financement de nos retraites peut être assuré dans l'immédiat en faisant cotiser les revenus financiers et spéculatifs au même niveau que les revenus du travail salariés. C'est par la reprise en main de l'économie par les citoyens et les salariés, pour qu'elle réponde aux besoins sociaux, au pouvoir d'achat, à la création d'emploi... que nous sortirons de la crise.

L'humain d'abord, pas les marchés financiers !

vendredi 23 septembre 2011

Karachi, Kadhafi, Bourgi : allons enfants de la Patrie !

Bon, récapitulons.« Karachi » c’est l’histoire d’une vente d’armes, de sous-marins plus exactement. Un des intermédiaires de l’opération, Takieddine de son nom, est soupçonné d’avoir contribué au financement illicite de la campagne de Balladur, dans laquelle Sarkozy s’était engagé, pariant sur le mauvais cheval. Les intéressés contestent. La justice poursuit : qu’elle est vilaine ! Potentiellement concernés : outre Ballamou, son bras droit de l’époque, Nicolas Sarkozy, ses fidèles Bazire et Gaubert, et j’en passe.

« Kadhafi » c’est l’histoire du bombardement aveugle et du massacre systématique du peuple libyen par l’OTAN. Mais avant cela, c’est une affaire de fric. Apparemment, lorsqu’on était copains comme cochons, on faisait du business avec la Libye, et Monsieur Takieddine, selon les infos diffusées par Médiapart, était l’un des principaux intermédiaires. Ajoutez à cela que le fiston du Guide libyen himself dit avoir les preuves du financement occulte de la campagne présidentielle de Nicola Sarkozy… Les concernés démentent. Médiapart enquête. Potentiellement touchés : Sarkozy, Hortefeux, Guéant, Copé

« Bourgi » c’est l’histoire d’un mec, avocat de profession, qui, pris d’une crise subite de bonne foi (c’est un truc qui ne pardonne pas, semble-t-il), aurait « confessé » avoir porté tout un tas de mallettes de fric africain à Chirac et Villepin. Il est copain avec Sarko, et jure que ça s’est arrêté avec lui. Que nenni, répondent les autres, rien n’a changé dans la Françafrique…. Calomnies, assène la Chiraquie à coups de procès en diffamation. Personnes concernées : le pouvoir chirako-sarkozyste dans son ensemble.

Et pour agrémenter d’une chansonnette ce beau spectacle, Jean-François Copé vient d’entonner une Marseillaise martiale de derrière les fagots. Il propose, sans déconner, que les jeunes français et les candidats à la naturalisation prêtent un « serment d’allégeance aux armes de la France ».

Disons tout d’abord que, si les dîners chez Monsieur Takieddine lui en laissent le loisir, Monsieur Copé pourrait avantageusement jeter un coup d’œil à la Constitution Française. Il apprendrait que la République a un seul symbole officiel : le drapeau tricolore (art. 2 al. 2 : « L'emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge »). C’est vrai qu’à l’époque de la Royauté, il y avait de jolies armoiries, ou « armes », glorifiant la maison de France. Mais la République, précisément, a choisi de ne jamais officialiser aucun emblème (autre que le drapeau). Nom d’un banquier, le patron de l’UMP ignorerait donc qu’il n’y a plus d’« armes de la France » ! Ou alors il confond avec la faucille et le marteau ?

Le plus marrant dans cette affaire, c’est que pour essayer de sauver la face devant les journalistes, le big boss de l’UMP a fait mine de viser l’allégeance à l’« armée françaises » et non plus aux « armes de la France » (qui n’existent pas), ce qui est encore plus bouffon. Et oui, car les obligations relatives à la défense nationale sont déjà fixées par la loi, et ce n’est pas avec un serment qu’on les rend applicables !

Pour ajouter au micmac, ces génies de l’UMP ont essayé de défendre leur usine à gaz en disant qu’ils s’inspirent du modèle américain ! Or, c’est doublement grand-guignolesque. D’une part, les ricains font leur serment d’allégeance un peu partout, et spécialement à l’école : ça n’a rien à voir avec la nationalité, et des milliers d’écoliers non-américains prêtent ce serment chaque année, sans acquérir pour autant la nationalité ricaine. D’autre part, le serment en question consiste à prêter allégeance au drapeau américain (voici le texte en entier, pas laïc pour un sou : « I pledge allegiance to the flag of the United States of America, and to the republic for which it stands, one nation under God, indivisible, with liberty, and justice for all »). La référence au modèle américain prouve donc que c’était bien un serment aux « armes » françaises (inexistantes en droit, et substituée par erreur au drapeau) qui était visé par le projet UMP, et non un serment aux armées.



Politique - le 22 Septembre 2011

Fillon souhaite un départ à la retraite à 67 ans

Le Premier ministre souhaite plus de « convergence » franco-allemande. D’un point de vue fiscal, on le savait, mais au niveau des retraites aussi. Et l’âge de départ à la retraite outre-Rhin passe à 67 ans en 2030…

C’est un souhait exprimé. Non une promesse de réforme. En tout cas pour l’instant : "la récente réforme des retraites est un élément de la convergence sociale et le gouvernement n'envisage pas d'aller au-delà dans les prochains mois." On tente de rassurer rapidement, car ce jeudi à Matignon, François Fillon, évoquant la "convergence" fiscale entre les deux pays, s’est livrer à un plaidoyer pour un rapprochement des durées de travail et de l'âge de départ en retraite entre les deux pays. "Il faudra aller vers un temps de travail commun, il faudra aller vers un âge de retraite commun, il faudra aller vers une convergence progressive de l'organisation économique et sociale de nos deux pays" a-t-il déclaré.

Un discours un peu hors contexte, lors de la remise du prix de l'audace créatrice à Matignon. L’argument invoqué est une fois encore : la compétitivité française.

jeudi 22 septembre 2011

Transports : Le T- ZEN3 ne doit pas être livré aux intérêts mercantiles des grands groupes privés !

Le T-Zen 3 est un projet de transport en commun en site propre qui circulera, à l’horizon 2015, de Paris (Porte de Pantin) jusqu’aux Pavillons-sous-Bois (gare de Gargan).

Outre son tracé, aujourd’hui soumis à débat public, les usagers, les élus locaux et les citoyens doivent également pouvoir être associés au choix du mode d’exploitation de cette future ligne de transports collectifs, sur un axe stratégique pour l’ensemble du Coeur de la Seine-Saint-Denis.

Le tracé du T-Zen 3 reprend en effet 97 % de l’itinéraire des 147, 151 et 330 sur un tronçon portant l’essentiel de la charge de ces lignes, aujourd’hui exploitées par la RATP et dont celle-ci détient les droits de ligne jusqu’en 2024 aux termes de la loi ORTF. Le STIF et son Président Jean-Paul Huchon laissent aujourd’hui ouverte la possibilité d’une mise en concurrence de l’exploitation.

Hors, rien ne contraint le Président socialiste de la Région à mettre la RATP en concurrence pour l’exploitation du T-Zen3.

La preuve ?

22 septembre 2011

L’exploitation de ligne T-Zen 1 a été attribuée par le STIF à la société Veolia pour une durée de six ans (décision du c.A. du STIF en date du 9 décembre 2009) sans appel d’offre ni mise en concurrence, en vertu du fait qu’elle possédait les droits des lignes roulant antérieurement sur une partie de l’itinéraire de la nouvelle ligne créée.

La même décision peut être prise au profit de la RATP pour le TZen3, ce qui lèverait d’ailleurs toute ambiguïté quant a la vision que porte la Région sur le devenir du réseau de surface, historiquement exploité par la RATP.

Le STIF, comme il l’a appliqué après le vote de la Loi ORTF en faveur de Veolia pour le T-Zen1, peut choisir d’attribuer en "gré à gré" l’exploitation du T-Zen 3, à la RATP, partenaire de l’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France depuis 62 ans. L’application du règlement européen OSP et la mise en concurrence de la RATP avec des opérateurs privés ont en effet conduit à une dégradation de la qualité de service rendu aux usagers, au nom d’une prétendue compétitivité et de la réduction des coûts qu’elle impose.

Cette logique de concurrence et de privatisation est peu conforme aux intérêts des usagers des transports et des territoires. Le STIF et sa Présidence doivent mettre le service public au coeur de la politique régionale de transports, en s’appuyant sur les opérateurs publics existants, en démocratisant les choix en matière de politiques de transports publics et en mobilisant de nouveaux financements, en particulier au travers du Versement Transports.

Dans cette perspective, les groupes des élus communistes des communes directement concernées par le tracé sont porteurs d’un voeu dans chaque conseil municipal et au Conseil général, demandant que le STIF et son Président Jean-Paul Huchon inscrivent l’exploitation par la RATP du TZen3 dans le contrat STIF-RATP en cours de négociation et dont l’entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2012.

Alors que la droite et N. Sarkozy mettent tout en oeuvre pour démanteler les services publics, la gauche doit plus que jamais assumer ses responsabilités et faire un choix sans concession : celui du service public !

Exécuté aux Etats-Unis, Troy Davis a clamé son innocence jusqu'au bout

Monde - le 22 Septembre 2011. Troy Davis, devenu un symbole de la lutte contre la peine capitale, a été exécuté mercredi aux Etats-Unis après avoir clamé son innocence jusqu'au bout, mais sans pouvoir remporter son ultime marathon judiciaire.

Juste avant l'injection mortelle au pénitencier de Jackson (Géorgie, sud-est), cet Afro-américain de 42 ans a répété qu'il n'était pour rien dans la mort du policier blanc pour laquelle il a été condamné en 1991.

"Ce n'était pas de ma faute, je n'avais pas d'arme", a déclaré Troy Davis, selon une journaliste locale qui a assisté à l'exécution aux côtés de parents de la victime. "A ceux qui s'apprêtent à m'ôter la vie, que Dieu vous bénisse", a-t-il ajouté.

Initialement prévue à 19H00 locales (23H00 GMT), l'exécution a été retardée de plus de quatre heures, dans l'attente d'une décision de la Cour suprême des Etats-Unis, qui a finalement autorisé sa mise à mort. Le décès a été constaté à 23H08 (03H08 GMT jeudi), une quinzaine de minutes après le début de l'exécution.

Les centaines de manifestants présents à l'extérieur de la prison ont accueilli la nouvelle dans un profond abattement après avoir espéré pendant des heures un improbable geste de la plus haute juridiction du pays.

Le gouvernement français a rapidement réagi pour regretter l'exécution.

"Nous déplorons vivement que les nombreux appels à la clémence n'aient pas été entendus", a fait savoir le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Condamné à mort pour le meurtre du policier Mark MacPhail tué par balles sur un parking de Savannah en 1989, Troy Davis avait déjà échappé à trois exécutions grâce à de multiples recours judiciaires évoquant des doutes quant à sa culpabilité.

Lors du procès, neuf témoins l'avaient désigné comme l'auteur du coup de feu mais l'arme du crime n'avait jamais été retrouvée et aucune empreinte digitale ou ADN n'avait été relevée. Depuis, sept témoins s'étaient rétractés, certains d'entre eux affirmant avoir été incités par la police à accuser Troy Davis.

La décision de la Cour suprême a mis fin à une journée d'intenses efforts de l'avocat de Troy Davis, qui a réclamé une suspension de l'exécution en assurant avoir "de nouvelles preuves" exonérant son client.

La requête déposée mercredi matin par Me Brian Kammer citait notamment "un faux témoignage" du médecin légiste qui a autopsié le corps du policier décédé. Mais cette requête a été rejetée successivement en première instance puis par la Cour suprême de Géorgie et enfin par la Cour suprême des Etats-Unis.

La veille, le comité des grâces de Géorgie avait rejeté un précédent recours, ouvrant la voie à l'exécution. Troy Davis s'était ensuite adressé par écrit à ses partisans depuis le couloir de la mort où il se trouvait depuis 20 ans, affirmant que "le combat pour la justice" ne s'arrêterait pas avec lui.

Le président Barack Obama avait fait savoir mercredi soir qu'il se refusait à intervenir. Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a indiqué qu'il n'appartenait pas au président "de peser sur des affaires spécifiques comme celle-ci, qui est une procédure d'Etat fédéré".

Interrogée sur la chaîne de télévision CNN, Anneliese MacPhail, la mère du policier tué en 1989, a dit attendre "soulagement et paix" de l'exécution de Troy Davis, après "l'enfer" qu'elle a vécu depuis la mort de son fils.

Présenté par ses partisans comme le prototype du Noir condamné à tort, M. Davis jouit de l'appui de personnalités comme l'ancien président Jimmy Carter, le pape Benoît XVI ou l'actrice Susan Sarandon et des centaines de manifestations de soutien ont eu lieu partout dans le monde.

Le New York Times avait dénoncé "les nombreuses graves erreurs" commises dans le dossier Davis, qui selon le quotidien prouvaient à nouveau "la barbarie de la peine de mort".

Quelques heures avant Troy Davis, au Texas (Sud), Lawrence Brewer, un Américain de 44 ans membre du Ku Klux Klan condamné pour un meurtre raciste, était lui aussi exécuté.

Les Etats-Unis ont pratiqué 46 exécutions en 2011.

mercredi 21 septembre 2011

Les Lilas, une belle et juste cause locale et nationale : rassemblement le 24/09

Les Lilas, maternité exemplaire et Centre IVG de qualité,
sont en difficulté, comme des dizaines de sites de santé de proximité.

IL FAUT LES SOUTENIR MASSIVEMENT ET ÊTRE ENSEMBLE LE 24 SEPTEMBRE
A 11H POUR LA MANIFESTATION (regroupement dès 10h30)

Tous leurs documents, pétitions, itinéraire de la Manifestation, Tracts... sont sur le site de la Coordination
http://www.coordination-nationale.org/index.htm

Communiqué
Aux Lilas, un État aveugle et son exécutant docile l'ARS veulent continuer scandaleusement à réduire l'offre de soins.

Mais en plus ils s'en prennent à une conception de la santé qui nous est essentielle. C'est à dire une santé qui permet aux femmes (et à leurs compagnons) de choisir d'interrompre ou de poursuivre leur grossesse, et qui met les rapports humains au centre en écoutant et respectant les désirs des futurs parents.
Des dizaines de centres d'IVG, des centaines de maternités ont déjà disparu de notre territoire. Des maternités-usines naissent un peu partout.
Ce n'est surtout pas ce que nous voulons !!!
Nous exigeons d'arrêter les restructurations stupides, dangereuses, coûteuses, inégalitaires.
Nous exigeons de maintenir des structures de proximité, proche des personnes, pour renforcer la médecine égalitaire, solidaire et humaniste que nous défendons.
TOUTES ET TOUS AUX LILAS LE SAMEDI 24 SEPTEMBRE

NOUS ACCUSERONS UN RÉGIME QUI DÉTRUIT NOTRE QUALITÉ DE VIE ET DE SOINS
LA MATERNITÉ ET LE CENTRE IVG DES LILAS DOIVENT ÊTRE MAINTENUS ET SOUTENUS !!!

Pour la Coordination Nationale Michel ANTONY

Les personnalités et organisations qui soutiennent le mouvement :cliquez ici


Du rêve à la réalité !

Histoire de commencer l'année 2011 avec le sourire, nous avions publié sur notre blog un billet qu'il nous paraît utile de porter à nouveau à votre connaissance. Histoire de se rafraîchir la mémoire. :

"APRÈS VÉRIFICATION, ROMAINVILLE N’A PAS CHANGÉ DE DÉPUTÉ (E)"

« Décidément dans notre bonne ville de Romainville nous allons de surprise en surprise. En ouvrant nos boîtes à lettres, ce lundi 3 janvier, nous avons trouvé un joli petit calendrier avec l’adresse du blog du député et la liste des villes où nous pouvons le rencontrer. Nous trouvons Bagnolet, Le Pré Saint Gervais, Pantin et Les Lilas. Innocemment, nous cherchons Romainville et nous y découvrons la photo de Claude BARTOLONE. Ainsi, en entrant dans cette nouvelle décennie, nous aurions, sans nous en rendre compte, changé de circonscription et de député (e). Dans ces cas là, il vaut mieux aller vérifier à la source. Nous nous sommes donc rendu sur la blog de celle que nous croyions avoir élue en 2007, c'est-à-dire madame Élisabeth GUIGOU. Après vérification, il n’y a pas eu d’élections législatives entre Noël et le nouvel an. Madame Élisabeth GUIGOU est bien toujours notre députée, en principe jusqu’en 2012…Et peut-être après. Qui sait. Sur son blog, nous y trouvons, « La lettre de la députée », dans laquelle, elle nous dit « que l’on, peut compter sur elle pour être à notre écoute et qu’elle continuera à nous défendre à « l’Assemblée nationale ». Elle ne manque d’ailleurs pas de nous présenter ses vœux en indiquant, nous la citons : "2011 va être le 30ème anniversaire de l’élection de François MITTERRAND. J’espère que cela saura inspirer la gauche pour que nous puissions tirer le meilleur parti des primaires entre las socialistes. Que ce ne soit pas des combats de personnes … ". Naturellement, il n’est nullement dans nos intentions de nous ingérer dans un débat qui concerne le Parti socialiste, et lui seul. En tant qu’observateurs, nous verrons si notre députée aura été entendue pour les présidentielles…et les législatives. Mais surtout, nous sommes rassurés et soulagés. Nous n’avons pas oublié d’aller voter, comme nous l’avons cru un instant.


Publié le 03 janvier 2011.


Or hier, dans le cadre d’une interview publiée dans le « Parisien », à cette question de la journaliste : Serez-vous candidat aux législatives en 2012 ? Claude BARTOLONE répond : « OUI, POUR LA SEPTIÈME FOIS DEPUIS 1981. CE SERA DANS MA CIRCONSCRIPTION QUI COMPREND MAINTENANT LES LILAS, LA VILLE OÙ JE VIS. JE L’AI FAIT SAVOIR DEPUIS LONGTEMPS »
La boucle est donc bouclée. Nous le répétons. C’est au Parti socialiste et à lui seul qu’il appartient de désigner ses candidat-e-s. Que l’on nous permette, cependant, par respect pour les habitants de notre ville et de notre circonscription d’apporter quelques utiles précisions. La circonscription de monsieur BARTOLONE comprenait Bagnolet, Pantin, Le Pré Saint Gervais, et Les Lilas. Bagnolet est rattaché à Montreuil et Pantin à Aubervilliers. Les Lilas et Le Pré Saint Gervais feront donc partie de la circonscription de madame GUIGOU qui continue de comprendre Noisy-le-Sec, Romainville et Bondy Sud-est, et non l’inverse. Naturellement cela peut paraître anecdotique. Pas tant que cela. Nos concitoyens attendent de la gauche qu’elle leur parle un langage de vérité et de responsabilité, dans la clarté et la transparence. C’est ce à quoi souhaitent s’attacher les candidat-e-s du Front de gauche, auquel appartient le Parti communiste Français. Pour chasser Sarkozy en 2012 et pour libérer notre pays du poison libéral et des agences de notation. « Pour que la gauche française décide, une fois au pouvoir, comme le rappelait Pierre LAURENT samedi dernier, si elle assume ou non son rôle : celle d’ouvrir des brèches, ouvrir un passage pour se libérer du capitalisme financier. Renvoyer les électeurs à leurs déceptions, ce serait les jeter dans les bras de la droite ou du FN ».

mardi 20 septembre 2011

Aide alimentaire européenne : le temps presse ! ( communiqué )

Réunis aujourd’hui à Bruxelles, les ministres européens de l’agriculture n’ont pas réussi à s’accorder sur l’avenir du Programme européen d’aide aux plus démunis (PEAD) et ont, une nouvelle fois, différé la décision.
Les Banques Alimentaires, la Croix Rouge française, les Restos du Cœur et le Secours populaire français déplorent une décision qui hypothèque l’avenir de millions d’Européens démunis, et constatent que malgré tout le travail d’alerte, d’anticipation et de conviction effectué ces derniers mois, le Gouvernement français n’est pas parvenu à convaincre ses collègues de la minorité de blocage.

Que faut-il faire pour être entendu ? Quand la Commission européenne, 85 % des députés européens et 19 Etats membres sont favorables à l’évolution immédiate du règlement pour éviter une crise alimentaire majeure dès 2012 ! Est-il supportable que 6 pays s’opposent au principe de solidarité (Allemagne, Royaume-Uni, République Tchèque, Suède, Danemark, Pays-Bas)?

Derrière cette décision, se cache la détresse d’enfants et de familles, de personnes âgées, de chômeurs, de travailleurs pauvres, de jeunes… qui ne parviennent pas à se nourrir.

La prochaine réunion des ministres européens aura lieu fin octobre. D’ici là, les associations françaises ne baisseront pas les bras pour sauver les 130 millions de repas distribués en France grâce au PEAD et ainsi éviter une crise alimentaire indigne de l’Europe.

Ce nouveau temps européen doit être mis à profit au plus haut niveau de l’Etat pour effriter et convaincre la minorité de blocage.

Pour éviter la catastrophe annoncée, nous comptons sur l’implication totale du Gouvernement français qui a désormais une obligation de résultat.

Quand la crise frappera l’Europe et la France, nul ne pourra dire qu’il ignorait la gravité de la situation !

Communiqué du 20 septembre 2011

Les Pinçon-Charlot : « La guerre des classes s’accompagne d’une guerre psychologique »

Le couple Pinçon-Charlot, deux sociologues spécialisés dans l'étude de la grande bourgeoisie, réédite une version augmentée de leur ouvrage, déjà présenté sur Dialogue Clichois, « Le président des riches ».
Cet ouvrage examine point par point les contours de « l’oligarchie » qui gouverne la France, dont la bande du Fouquet's n'est que la face émergée.
Devant le succès rencontré, « Le président des riches » est réédité en poche, augmenté d’une analyse des récentes "affaires" (Lagarde-Tapie, Woerth-Bettencourt, Mediator) et d’une promenade sociologique au Grand Prix de Diane à Chantilly, la viller d'Eric Woerth..
Voici des extraits de l'entretien qu'ils ont donné à Erwan Manac'h, sur le site du journal Politis.

Politis.fr : Comment analysez-vous le succès de votre ouvrage ?

Monique Pinçon-Charlot : Il y a une sorte de brouillard idéologique. Les mots que nous mettons sur ce que vivent les gens adoucissent considérablement leurs souffrances, car nous regardons les choses avec des lunettes très spécifiques. Pour nous les riches mènent une « guerre des classes », qui vise à réduire au minimum les coûts du travail.
Ils utilisent la dette et le déficit comme armes pour détruire les services publics, maintenir des salaires bas...

Politis.fr : Dans la « guerre des classes » qui se joue selon vous aujourd’hui, la « conscience de classe » n’existe que du côté des dominants...

Michel Pinçon : Oui, la bourgeoisie fonctionne en réseau avec des interconnexions très fortes entre les familles. Il existe un militantisme insoupçonné mais très efficace, sur les problèmes urbains par exemple.
La conscience de classe se traduit aussi dans les urnes. Les beaux quartiers ont voté en masse pour Nicolas Sarkozy, tandis que les votes sont dispersés dans les quartiers populaires. Il n’existe pas la même unité idéologique, la même conscience politique, que dans la bourgeoisie.

Politis.fr : Guéant qui multiplie les sorties aux accents xénophobes, la « Droite populaire » qui organise un « apéro saucisson vin rouge »... Les discours extrémistes s’adressent-ils aux riches ?

Michel Pinçon : Les discours xénophobes existent dans la bourgeoisie, mais l’élite cohabite surtout avec des ambassadeurs, des hommes d’affaires. Les étrangers que les riches côtoient ne sont pas dans la même situation sociologique que dans les quartiers populaires.

Monique Pinçon-Charlot : Le vote Front National à Neuilly est d’ailleurs extrêmement bas. Le discours de Sarkozy s’adresse surtout aux milieux populaires. C’est la stratégie du « diviser pour mieux régner ».

Politis.fr : Comment jugez-vous le positionnement idéologique et politique de la gauche ?

Monique Pinçon-Charlot : Ce qui est terrible, c’est que le principal parti de gauche, le Parti socialiste, a fait énormément pour sauver le système et installer le capitalisme spéculatif et financier, dans sa phase néolibérale.

Michel Pinçon : Nous sommes dans un régime censitaire : à l’Assemblée, 1 % seulement des élus sont d’anciens ouvriers ou employés alors que ce groupe représente 54 % de la population active. Au même moment, l’abstention est proche de 80 % dans certaines cités. En somme, tout se passe comme si pour être élu comme pour voter, il fallait appartenir aux milieux favorisés.

Politis.fr : Dans les allées de l’université d’été du Medef, les patrons critiquaient presque unanimement les méfaits de la spéculation. La crise amène-t-elle une remise en question idéologique des dominants ?

Michel Pinçon : Certainement.

Monique Pinçon-Charlot : La volonté de « moraliser l’économie » est aussi une stratégie de communication qui s’inscrit dans la guerre psychologique. L’appel de Maurice Lévy pour une taxe exceptionnelle des très hauts revenus est un bel exemple : c’est de la propagande.

Michel Pinçon : Maurice Lévy est d’ailleurs patron de Publicis, c’est son métier.

Politis.fr : Croyez-vous en une société sans élites ?

Michel Pinçon : Je crois en une société où il n’y aurait que des élites. Avec un réel partage de la culture et des connaissances. Car le problème aujourd’hui n’est pas seulement la concentration de la richesse matérielle aux mains d’une minorité, c’est que la richesse culturelle et intellectuelle n’est pas accessible pour tous.

Le président des riches. Enquête sur l’oligarchie dans la France de Nicolas Sarkozy, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, La découverte, 9,50 €

dimanche 18 septembre 2011

Pierre Laurent : " Tenez vous prêts"

Discours de Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, dimanche, Fête de l'Humanité.
Amis, Camarades,
J'ai vu comme vous le Premier ministre de la France paraître à la télévision, la mine triste, la nuque courbée. Et le voici qui rassure les marchés, les caresse ne vous inquiétez pas, tout ira bien, ca va saigner...

J'ai vu le Président de la République, la Chancelière allemande et tous les autres à genoux devant leurs nouveaux maitres, les marchés financiers, les banques, les agences de notation.

Je les vois, comme vous, depuis des mois, dressés, comme des animaux de foire à sauter dans les cercles de feu aux ordres de la la finance qui se gave. Leur politique se nourrit de misère, de chômage, de précarité. Pour leur profit, ils ont mis notre avenir en crise.

Chaque jour, sur les antennes, leur discours vise un but : que les travailleurs et les travailleuses acceptent leurs nouveaux maitres, que nous baissions la tête, que nous, les foules, avalions toute fierté.

Alors, aujourd’hui, devant vous, je veux dire que le peuple de la Révolution française doit se relever. Nous sommes un peuple libre. Nous n'obéirons pas. Nous n'accepterons pas. Nous sommes debout. Avec tous les salariés, les syndicalistes, les indignés d’Europe, parmi les peuples arabes, avec le peuple palestinien qui demande à vivre libre, avec les jeunes révoltés israéliens, parmi les peuples du monde, nous avons le devoir de dire NON.

NON, ce n'est pas aux peuples de payer la crise, c'est aux marchés financiers !

Et comme le 4 aoùt 1789, où ceux qui votèrent l’abolition des privilèges se placèrent à gauche, ceux qui aujourd’hui se placent à gauche doivent envoyer un message clair : notre but est de supprimer tous les pouvoirs de la nouvelle aristocratie financière et de rétablir le peuple dans son bon droit.

Il paraît que Nicolas Sarkozy n’est pas encore candidat... et pourtant il est déjà en campagne. Avec un objectif : nous décourager car ils sont prêts à tous les coups tordus pour nous accepter une seule politique : la leur.

Alors, lui et son Premier ministre nous somment de nous rallier : « Union sacrée ! » disent ils Pour faire quoi ? La règle d’or, le triple A, la nouvelle gouvernance européenne… Ca vous fait rêver, non ? En vérité, ce sont de jolis mots mais la règle d'Or est une camisole de force avec un seul principe : la soumission, toujours et encore, la soumission à la finance.

Alors, aujourd'hui, nous toutes et tous ici rassemblés, faisons un serment.

Depuis cinq ans, le président, valet à la tête d'une armée de valets, abîme le pays, avilit la République. Nous savons tous dans quel état cinq ans de sarkozysme laissent le pays. Alors cinq ans, ça suffit !

Alors, oui faisons ce serment : dans huit mois, nous débarrasserons le pays de Nicolas Sarkozy ! Sarkozy, ton règne est fini, Sarkozy, dehors, Sarkozy entrera bientôt au panthéon des dangereux inutiles !

Amis, chaque jour leurs mots ne visent qu'un but : diviser, toujours diviser. Entre le grec et le français, entre l'immigré et le natif, entre le CDD et le CDI, entre le public et le privé, entre celui ou celle qui se pense de la classe moyenne et l'ouvrier.

Et nous tombons dans leurs pièges... Nous essayons de nous distinguer. De dire que nous avons un peu plus. Avec ce portable, avec ces vêtements, avec ce boulot, nous pensons avoir un peu plus.

Pourquoi ? Pourquoi ne pas être fier d'être simplement des étudiants, des travailleurs ? Pourquoi ne pas être fiers, nous qui n'exploitons personne, qui nous éduquons, qui produisons les biens, matériels et intellectuels, utiles à la communauté humaine ?

Pourquoi s'extasier devant leurs journaux people qui montrent ces belles personnes si riches et si misérables ?

Pourquoi ?

Autour de vous, chaque fois qu'un de vos amis perdra son temps à haïr celui qui a un peu plus, celui qui est différent, dites-lui : arrête, arrête, sois fier, sois fier car l'ouvrier le plus exploité sert mieux la République par son travail que tous les Ministres assis sur les bancs du gouvernement.

Autour de vous, chaque fois qu'un de vos amis pensera qu'il est de la classe moyenne, qu'il est un peu protégé, dites-lui : tu as un peu plus mais pas grand chose de plus alors sois fier, sois avec nous, car ceux qui travaillent ont une seule force, et cette force c'est d'être ensemble. Et cette force peut tout changer !

Autour de vous, chaque fois que vous entendrez maudire la politique, répétez-le, dites-le fort : la politique sans le peuple, c'est la liberté des puissants. La liberté du peuple, c'est la politique, par, pour et avec le peuple.

Dans la tempête, l'histoire retient celles et ceux qui se lèvent, qui se tiennent droit, qui indiquent un chemin nouveau. De Robespierre à Marx, de Jean Jaurès au Mahatma Gandhi, l'histoire retient celles et ceux qui ont eu le courage d'en changer le cours.

Alors aujourd'hui, alors que chaque jour meurent de faim des êtres humains que le cout de dix jours de guerre pourrait sauver pendant une année entière, faites passer le message, dites le autour de vous, il est temps d'être debout : car aujourd'hui la mobilisation de la jeunesse et du monde du travail n'est pas un problème, c'est la solution à la crise !

Dans huit mois aura lieu l'élection présidentielle. Nous devons ensemble prendre une décision. Allons-nous lutter ? Allons-nous décider que l'élection présidentielle et les élections législatives marqueront le grand retour du peuple sur la scène politique ?

La gauche populaire, la gauche vivante, la gauche syndicale, la gauche intellectuelle sont en France des forces immenses. Et pourtant nous ne sommes pour le moment qu'un désordre de courage.

Notre responsabilité est de trouver le chemin de l'unité !

Comment ? En disant ce que nous voulons, tous ensemble. En cessant de laisser à la porte du bureau de vote l’essentiel de ce que nous pensons lorsque nous sommes rassemblés dans la rue.

Oui, nous n’oublierons pas à la porte du bureau de vote ce qui nous a rassemblés dans la rue pour les retraites.

Oui, nous voulons la maîtrise publique du secteur bancaire et financier, pour mettre hors d’état de nuire les spéculateurs et ouvrir le crédit pour répondre aux besoins d’un nouveau développement social, industriel, écologique. Et il faut dire les mots qui fachent : oui, il faudra nationaliser des banques !

Oui, nous voulons abolir l’insécurité sociale. Oui, nous voulons briser le tabou sur les salaires. Et après avoir recueilli cet été 250.000 signatures sur notre pétition nationale, nous marcherons à travers tout le pays car les salaires ne sont pas le problème mais la solution !

Oui, nous voulons refonder la République. Oui nous voulons une sixième République. Et il faut dire les mots qui fache : nous voulons de nouveaux droits pour les travailleurs, nous voulons des pouvoirs pour la gestion des entreprises, nous voulons la démocratie sociale, car sans elle, la gauche se brisera sur les puissances d’argent.

Oui, nous voulons refonder l’Europe, avant que la crise ne la fasse voler en éclats. En 2005, nous avions raison. Il fallait changer d’Europe. Aujourd’hui, qui à gauche peut le nier ? Oui, nous voulons élever la voix de la France en Europe pour lever l’espoir des peuples d’Europe. Et il faut dire les mots qui fache : pour changer l'Europe, il faudra balayer le traité de Lisbonne !

***

Pour dire tout cela, pour vous donner la force de porter ces idées jusqu’au pouvoir, nous avons forgé notre union, nous avons forgé le Front de gauche.

Ici même, l’an dernier, nous nous étions lancé un défi. Etre prêts pour le combat.

Nous avons tenu parole. Nous sommes prêts, nous sommes unis. Avec notre candidat commun à l'élection présidentielle, et quel candidat ! Jean-Luc Mélenchon.

Avec toutes ces forces du Front de gauche ici rassemblées.

Avec notre programme L’humain d’abord. Avec les candidats communs que nous présenterons partout aux élections législatives ! Car demain, c’est à l’Assemblée et au Sénat que se voteront les lois, pas à l’Elysée.

Alors, à présent tout dépend de vous. Il suffit parfois d'une étincelle pour embraser la plaine. Il suffit qu'une seule, qu'un seul d'entre nous, se mette à espérer pour que des millions espèrent.

Un mouvement civil, un mouvement pacifique, un mouvement d'éducation populaire, un mouvement doit se lever.

Car aujourd'hui, se lever ce n'est plus seulement défendre la justice sociale, c'est défendre le droit des peuples à disposer d'eux-même.

Alors, le Front de gauche n'est pas d'abord ici sur cette scène. Non. C'est à vous de décider si le Front de gauche est ici, parmi vous, si cela vaut la peine de monter des escaliers, de frapper à la porte du voisin, de donner vingt euros pour payer quelques affiches.

C'est à vous de décider et sachez une chose : les femmes et les hommes qui vous parlent ont décidé d'être dignes de vous, d'être dignes du rendez-vous de l'histoire, nous sommes unis. Que vous soyez membre d'un parti ou pas, que vous soyez d'accord avec tout ou pas, c'est à vous de décider, nous sommes prêts, nous avons l'énergie pour combattre mais l'énergie de la victoire est dans vos mains, dans vos seules mains.

Il suffira d'un signe. Et le moment viendra, tout changera de place.

***

Alors amis, camarades, quand après cette magnifique Fête, vous rentrerez chez vous, tenez-vous prêts.

Tenez vous prêts pour les mobilisations qui nous attendent car le combat n’attendra pas 2012.

Tenez vous prêts à participer aux assemblées citoyennes du Front de gauche dans tous le pays.

Tenez vous prêts pour la victoire.

Et le jour d'après, quand nous aurons chassé Nicolas Sarkozy, Marine Copé et Jean-François Le Pen... Le jour d'après ?

Aux journalistes qui sans cesse me demandent quelle sera notre position quant à l'installation d'un nouveau gouvernement de la France, la réponse est simple : nous combattrons tout pouvoir, quel qu'il soit, qui se fixerait comme but de devenir le serviteur misérable de la nouvelle aristocratie financière et nous soutiendrons sans réserve un gouvernement décidé, contre les banques et contre les marchés financiers, à rétablir les conditions d'une démocratie véritable.

Et permettez-moi un mot à l'attention de mes amis socialistes de d'Europe Ecologie/Les Verts. Ma franchise sera excusée.

Il y a vingt ans vous nous disiez : soyers démocratiques et nous sommes devenus démocratiques.

Il y a dix ans vous nous disiez : soyers écologistes et nous sommes devenus écologistes.

Alors aujourd'hui, à vous amis socialistes et écologistes, nous vous disons : soyez de gauche !

Oui, il est l'heure pour la gauche de se désintoxiquer du libéralisme !

Amis, Camarades, tenez-vous prêts et faites passer le message. Le lendemain de la victoire, c'est la grève, c'est la mobilisation, c'est la lutte, c'est la poursuite du mouvement qui permettra que l'espoir devienne la politique de la France.

***

Amis, Camarades, alors que nous fêtons le trentième anniversaire de l'abolition de la peine de mort, Marine Le Pen vient de demander aujourd'hui même un référendum pour la rétablir.

Qu'il me soit permis de lui répondre : la France est ici, du côté de Voltaire, de Rousseau, de Jaurès, de Rol-Tanguy, de Manouchian, de Guy Mocquet ! Marine Le Pen, votre père vous a mal appris l'histoire de France : Vichy n'est pas la France, ceux qui torturèrent en Algérie n'était pas la France et vous n'êtes, vous, Marine Le Pen, qu'un bourreau déguisé en amie du peuple.

Dehors, dehors Sarkozy, dehors Le Pen,

Vive la liberté ! Vive le Parti communiste français !

Vive le Front de gauche !

Vive la République !

Et Vive la France !









vendredi 16 septembre 2011

Fête de l'Humanité : une entrée en matière combative

FÊTE DE L'HUMANITÉ. Marie-George Buffet, Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Christian Piquet, Martine Billard, entre autres, ont inauguré ce vendredi après-midi le stand du Front de gauche, le livre du programme partagé en main. Une entrée en matière combative dans une Fête de l'Humanité rampe de lancement vers les présidentielles et législatives de 2012.

"Le peuple de France a la chance d'avoir deux élections primordiales. Elles ont lieu cette année. Tant mieux, c'est le moment où l'on voit la violence de la crise, en particulier en Europe", affirme Jean-Luc Mélenchon. Le candidat à l'élection présidentielle en profite pour faire entendre la différence du Front de gauche: "Ils veulent partager les dettes. Nous, nous voulons partager les richesses. Nous voulons le retour du pouvoir dans les mains du grand nombre. Que le peuple s'empare des dossiers pour les règler. Nous ne sommes pas là pour célébrer un homme, un parti, je ne sais quelle organisation, mais pour faire avancer un processus de révolution citoyenne."

"Ca n'a rien à voir avec les crises de nombrilisme comme hier", ironise le leader du Parti de gauche en référence au premier débat des candidats aux primaires du PS, qui s'est tenu jeudi soir. "Nous avons un programme. Les gens doivent s'en emparer car voici le futur. Je leur demande: que ferez-vous, accompagner la crise ou en sortir? Ne vous remettez pas à un sauveur, ne comptez que sur vous-mêmes, ce programme partagé est notre point de départ."

Auparavant, Pierre Laurent a prévenu: "Ecoutez bien ce qui va se dire dans les allées de la Fête. Nous sommes prêts. Nous avons un candidat, un programme, un accord pour les élections législatives et surtout, nous comptons sur la dynamique populaire et citoyenne qui va se mettre en marche ici, à la Courneuve. C'est le point de départ. C'est une Fête qui va rester dans les mémoires."

"Sur les lignes de fracture de la crise", par Patrick APEL-MULLER

Le chaudron de la crise bouillonne, lâchant des nuées de vapeurs toxiques contre l'emploi, les salaires, le progrès social. Les marchés financiers se convulsent, tremblant d'impatience devant la perspective de nouveaux profits, chut du chaos et des gâchis monstrueux de valeurs. Les banques françaises qui se sont lancées à l'assaut des dettes souveraines en paient aujourd'hui le prix, elles qui voulaient s'engraisser des intérêts colossaux réglés par les Etats. Les dirigeants européens ont déjà tant cédé aux grands intérêts qu'il ne leur vient même plus à l'idée de résister ; ils appliquent l'austérité qu'on leur a réclamée et veulent enlever aux peuples le pouvoir de dire non en instaurant la "règle d'or" et en échafaudant des modes de gouvernance autoritaires et bureaucratiques. "Big Brother" fait de l'économie...Le mirage des remèdes libéraux s'évanouit. La nature même du système est de plus en plus contestée. La gauche est attendue à ce tournant, celui des revendications sociales et d'un nouvel élan de civilisation pour surmonter l'impasse capitaliste.


La primaire socialiste dans sa première étape qui s'achevait hier soir avec le débat entre prétendants n'a pas répondu à ce défi. Les principaux candidats ont rivalisé en protestations d'attachement à la rigueur. Ce n'est pourtant pas ce qu'attend l'électorat de gauche, ainsi que le montre le sondage Harris Interactive. François Hollande a t-il senti ce décalage de< l'opinion en effectuant un tête-à-queue sur l'enseignement, d'abord converti aux suppressions de postes d'enseignants prônée par Nicolas Sarkozy, puis partisan de 70.000 créations d'emplois ?
Souterrainement encore, le débat parcourt le PS mais la mécanique de personnalisation des enjeux engendrée par la primaire le relègue derrière les querelles d'ego. La fête de l'Humanité qui s'est ouverte hier soir s'est, au contraire, mise à l'unisson des interrogations et des confrontations sur un changement profond de société. Toutes les sensibilités de la gauche vont s'y livrer au difficile exercice des propositions et on peut compter sur la dynamique du Front de gauche pour que tout soit mis sur la table. Son programme partagé qui sera vendu à des milliers d'exemplaires sera décortiqué et porté par Jean-Luc Mélenchon, candidat à la présidentielle, les candidats aux législatives et par tous ceux qui, avec les formations qui ont initié ce rassemblement, veulent une alternative véritable. Cette fête débattra du "pari communiste" choisi par Pierre Laurent, des révolutions arabes, de la peine de mort, des luttes européennes contre l'austérité avec des Indignés d'Espagne, de Grèce ou de France, de l'industrie et de la culture, de la rentrée littéraire et de la géopolitique. C'est un forum géant où la réappropriation populaire de la politique est un fait. On se souvient alors de la phrase d'Aragon : "La parole n'a pas été donnée à l'homme, il l'a prise".

La Courneuve est tout cela et bien plus encore, un lieu unique où un arc-en-ciel culturel est accessible à un prix populaire; La fête se voue aussi au plaisir des sens, celui d'admirer une oeuvre d'art et d'assister à un spectacle, de déguster un confit et de se délecter d'un Meursault, celui de l'amitié et de l'amour souvent. Baudelaire jugeait que la "révolution a été faite par des voluptueux". Pourquoi pas ?

jeudi 15 septembre 2011

Logement social : Urgence !

Le magazine d’informations municipales de ce mois de septembre nous gratifie d’un article dans lequel les Offices Publics de l’Habitat du Département affirment leur refus d’appliquer le surloyer de solidarité et leur volonté d’agir pour défendre l’habitat social. Nous ne serons pas les derniers à nous en féliciter. On peut tout de même se demander si cette opération de communication n’a pas été imaginée pour permettre à monsieur le président de l’OPH de se refaire une virginité à peu de frais. Les locataires n’ont pas la mémoire courte. Ils se rappellent que l’OPH de Romainville a été le seul en Seine Saint Denis à appliquer le surloyer dès 2010. Ils se souviennent aussi du courrier qui leur a été adressé le 29 mars 2010 et dans lequel monsieur le président écrivait : « Le plafond fixé par le gouvernement, est à mon avis trop bas, car il vise comme pour le revenu des impôts, des célibataires. Mais il n’en demeure pas moins que la politique d’attribution doit être encadrée par des critères. LE CRITÈRE DE RESSOURCES ET CELUI D’ÊTRE OU PAS PROPRIÉTAIRE POUR ACCÉDER À UNE HABITATION À LOYER MODÉRÉ. EN TANT QUE PRÉSIDENT DE l'OPH, J’AI PU CONSTATER DES CAS POUR LESQUELS LES REVENUS DES FAMILLES S’ÉTALAIENT ENTRE 120.000 ET 450.000 EUROS IMPOSÉS PAR AN, LOCATAIRES DE LA CITÉ, PRIVANT AINSI LES FAMILLES SALARIÉES ET MODESTES D’ACCÉDER AU LOGEMENT…DANS LA MAJORITÉ DES CAS, CES FAMILLES CONCERNÉES PAR LE SURLOYER SUR LA VILLE OCCUPENT DE GRANDS LOGEMENTS EN SOUS OCCUPATION. » Et pour faire bonne mesure le nombre de familles concernées par le surloyer était précisé pour chacune des cités. Les mêmes arguments étaient développés à l’occasion du débat budgétaire le 31 mars 2010. Mais n’est-ce pas ces mêmes idées que développe la droite ? Déshabiller Pierre pour habiller Paul, version brique et béton. C’est la dernière trouvaille de Sarkozy pour mettre fin à la crise du logement. De dangereux spéculateurs se cacheraient aujourd’hui dans les étages de nos HLM. Le scandale ne se niche évidemment pas dans les immeubles HLM. Il réside surtout dans un manque crucial de constructions sociales. À Romainville aussi. Si l’on excepte les logements construits pour reloger les familles concernées par « les déconstructions », la part des logements sociaux dans les opérations immobilières qui fleurissent dans notre ville est infime. Dans un document de travail de la communauté d’agglomération « Est ensemble » il est fait état de 700 nouveaux logements d’ici 2013. Quelle sera la part de logements sociaux ? Si notre ville doit être accueillante pour celles et ceux qui ont choisi d’y résider, elle ne peut oublier les familles, et particulièrement les jeunes, qui veulent continuer à y vivre. Enchaîner les discours sur les « parcours résidentiels » présente un avantage majeur : celui de ne pas parler de la part du logement social. Et pourtant les besoins sont urgents. Pour commencer à y répondre il faudrait déjà, comme le demandent les communistes et leurs élus, que chaque programme de construction de plus de 10 logements compte 50% de logements sociaux.

lundi 12 septembre 2011

Plongeon des bourses entraînées par les banques

Panique, hystérie, affolement ; encore une journée de crise sur « les marchés ». Les bourses européennes chutent violemment, entraînées par un gros boulet bien lourd : les banques.

Aujourd’hui, le monde de la finance s’est aperçu que la Grèce risquait de faire défaut de paiement. Une phobie contagieuse se développe, dès qu’on prononce le mot « Grèce », les marchés ont envie de sauter par la fenêtre ou de se tirer des balles dans le pied. Surtout qu’ils ont finalement réalisé que des banques françaises possédaient une belle part de la dette hellénique (et encore plus de dette italienne, mais il ne faut pas leur dire) : la Société Générale, qui est décidemment de tous les bons coups, la BNP et dans une moindre mesure le Crédit Agricole.

Et l’agence de notation Moody’s décide là-dessus de menacer les trois banques concernées de baisser leur fameuse note. Ce qui logiquement les fait chuter encore plus vite, pour perdre à l’ouverture des Bourses 10% (Société Générale et Crédit Agricole) jusqu’à 15% (BNP). Les trois banques faisant partie du CAC 40, elles ont amplement participé à la chute matinale dudit indice.

Crise d’hystérie passagère ? Peut être, mais à force d’en avoir une par semaine, on peut appeler ça krash. Un autre. La chute des banques est violente, leur valeur boursière est passée sous le gouffre atteint au pire moment de la crise des subprimes, au moment où il a fallu les renflouer à coup de milliards d’argent public. L’action de la Société Générale est passée de plus de 140 euros à 15 euros, en quatre ans. 110 milliards d’euros de capitalisation partis en fumée.

Plutôt que de ne traiter des crises au jour le jour, et pour montrer que les marchés ne sont pas lunatiques mais durablement en crise, des petits graphiques sur quatre ans permettent de mieux se rendre compte de la constance de la chute.

L'évolution de la valeur boursière de la Société Général, d'avril 2007 à aujourd'hui.
4 ans et demi de la Société générale (sur Boursier.com)

Et l'ensemble du CAC 40 sur la même période. C'est assez similaire, en moins catastrophique sur la fin. Preuve qu'aujourd'hui, c'est bien les banques qui tirent l'indice vers le bas.

4 ans et demi de CAC 40 (sur Boursier.com)

S'il y a un indice qui a exactement la courbe inverse, c'est bien le cours des CDS, ces outils financiers qui permettent de s’assurer contre les faillites (d'entreprises et d'états). Preuve que les marchés "paniquent" durablement et avec régularité... Et qu'ils ont trouvé comment spéculer sur la faillite des autres.

A retrouvez dans l'Humanité de mardi 13 septembre. Face à la crise : ces banques qu'il nous faudrait ! De la BCE aux banques françaises.


Non à l'école de la jungle !

Le parti communiste poursuit son combat avec tous ceux qui luttent pour que l’école soit le lieu de la réussite de tous les élèves ! Syndicats, chefs d’établissements, lycéens… tous constatent une rentrée difficile. Tous, sauf Luc CHATEL et peut-être le magazine d'informations municipales de Romainville titrant à la une : "Une rentrée réussie."

Les enseignants sont sommés de garantir la « sérénité » dans l’école, d’adhérer au projet de transformation de l’école en entreprise soumise à résultat.
Il n’est plus question de former des individus capables de réfléchir et d’agir ensemble, de faire des choix de vie et de participer aux choix citoyens qui engagent la société. Comment une école qui entretient la peur de l’autre, sépare et divise peut-elle préparer à la vie en société ?

La « 3° révolution » voulue par le gouvernement est celle de la fragilisation des individus (élèves, parents d’élèves, personnels, travailleurs ), de la connaissance au service de la compétitivité , de l’école au service de « l’employabilité »! Bref de l'école au service des patrons, du MEDEF et imbibée de l'idéologie du libéralisme et des marchés financiers.
Le PCF dans le Front de Gauche, se place résolument du côté de l’espoir et de l’ambition ! Il sera dans la rue le 27 septembre au côté de tous ceux qui ne se résignent pas à l’école de la jungle.
L’école ne doit pas apprendre aux élèves à considérer l’ « autre » comme un concurrent. Aucune connaissance ne s’acquière dans un climat de compétition :
tous les enfants et jeunes sont capables d’accéder aux connaissances et aux savoirs, tous sont capables d’accéder à une culture de haut niveau !
Au XXI siècle l’ambition passe par la revendication d’un service public national, assurant l’égalité d’accès aux savoirs sur tout le territoire, et d’enseignants formés, disposant du temps et de la liberté d’esprit nécessaires à l’exercice de leur métier, sous statut de la fonction publique, seul à même de garantir leur indépendance comme nous l'a enseigné le programme du CNR ( Conseil National de la Résistance).
Parents, salariés citoyens battons nous ensemble pour une école démocratisée qui transmette à tous les enfants, quelle que soit leur origine sociale ou géographique, les savoirs indispensables aux futurs citoyens et travailleurs : une école qui ne délègue pas l’apprentissage des savoirs scolaires aux familles et au marché de l'éducatif, qui délivre des formations reconnues par des diplômes nationaux et qui construise une culture commune émancipatrice.

samedi 10 septembre 2011

Si j'étais socialiste...par Jean-Claude Harribey

Nous publions une tribune de Jean-claude HARRIBEY, membre du conseil économique d'Attac, économiste à Bordeaux, parue dans "l'Humanité "du vendredi 9 septembre.

"Si j'étais socialiste..., je voterais très certainement aux primaires, marquant mon attachement à désigner le champion capable de battre SARKOZY, mais je sonderais les candidats sur leur projet avant de peser leur prestance.


Je demanderais à Martine AUBRY quelques précisions sur la sécurité, pas la sécurité marseillaise mais la sécurité sociale. Par exemple, comment la promesse de revenir au droit à la retraite à 60 ans pourrait être tenue si la durée de cotisation reste fixée à 41,5 ans, voire si elle devait augmenter encore ? Est-ce la raison pour laquelle toute idée de RTT est absente du projet socialiste et que la seule croissance est vue comme une solution pour l'emploi ? Je demanderais à François HOLLANDE en quoi la réduction du déficit public à 3% du PIB en 2013 se distingue du critère de Maastricht et de l'inscription d'une "règle d'or" d'équilibre budgétaire dans la constitution ? Imiter le gouvernement ZAPATERO est-il un gage de socialisme ?



Je poserais la même question à Ségolène ROYAL, surtout qu'elle compte battre cette fois-ci SARKOZY en proposant la même chose que lui, adopter cette "règle d'or", à la seule différence que ce sera après lélection au lieu de le faire avant. La conditionner à une fiscalité plus juste n'ôtera pas le fait qu'elle bloquera la politique économique.



Jinterrogerais Arnaud MONTEBOURG pour vérifier qu'il pense que nous avons affaire à une somme de crises nationales. Car, si lma crise est une crise capitaliste mondiale, doublée d'une crise écologique, on voit mal comment voter pour sa démondialisation isolée nous sortyirait de l'ornière. Imposer des droits de douane nous maintiendrait à l'intérieur du paradigme de la concurrence.



Dès que j'aurais trouvé une question à poser à Manuel VALLS, je l'indiquerais..."



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