LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

jeudi 31 mars 2011

Budget primitif 2011 : l'intervention de Chantal Guyard

Intervention de Chantal Guyard Au nom du groupe des élus communistes. "Madame Le maire, Le budget primitif 2011 n’étant que le reflet prévisionnel du compte administratif 2010, il est conforme à vos orientations budgétaires. Nous tenons, une fois encore, à saluer le travail des agents communaux qui, dans le contexte social et économique difficile, œuvrent, chaque jour, à faire vivre le service public en répondant au mieux aux habitants de notre ville. L’élaboration d’un budget et ses choix politiques ont des conséquences importantes sur le quotidien des gens et l’avenir de la ville. Et c’est en cela, que le choix fait par le gouvernement Sarkozy, Mme Labbez, d’attaquer les collectivités territoriales par sa révision générale des politiques publiques veut nous obliger à dépenser mieux tout en améliorant la qualité du service rendu. Mais pour nous, la réalité se traduit par la seule réduction des effectifs des fonctionnaires et la qualité du service rendu est directement affectée par cette logique. La stratégie du gouvernement est, à terme, d’asphyxier financièrement les collectivités en opérant à une non-compensation des transferts de compétences, en baissant les dotations, en supprimant la taxe professionnelle. Comme beaucoup d’élus de gauche, nous disons NON à ce recul de service public et OUI à une nouvelle étape de la décentralisation garant de la démocratie et des solidarités locales. Face à cette situation catastrophique, la gauche doit faire de ses politiques locales un barrage à la régression sociale et ouvrir de nouveaux espoirs. Le budget de notre ville ne doit pas tourner le dos aux attentes qui s’expriment et doit répondre aux exigences sociales et démocratiques à venir. Le budget que vous nous présentez ce soir est loin d’être un budget de combat et de résistance. La seule logique de poursuivre la baisse des dépenses du service public, pour financer la politique d’investissement, ne peut que réduire l’action publique en direction des habitants : sociale, culturelle, éducative, sportive… Le document présenté ce soir, nous semble un budget de transition au vu des transferts de compétences à la communauté d’agglomération Est Ensemble, notamment le transfert de la collecte des déchets. Aussi et comme il me l’avait été précisé lors de la commission des finances, on notera l’absence tant en dépenses et en recettes de la collecte par pneumatique qui doit, nous l’imaginons, se trouver inscrite dans le budget primitif de la communauté d’agglomération Est Ensemble. Qu’en advient-il des dépenses et recettes réalisées et reçues par Romainville ? Quoi qu’il en soit, ce transfert qui ne revêt pas un caractère d’intérêt général pour Romainville, l’est encore moins pour les contribuables des 8 autres villes. Les dépenses d’équipement, en neutralisant la collecte par pneumatique, diminuent en 2011 de 5,88%. Dans le même temps, on constate une prévision à la baisse des subventions d’équipement de 22,49%. Serait-ce la fin du programme d’investissement ou alors la fin des ressources nécessaires à le financer ? Avec un remboursement en capital de l’emprunt qui progresse de 8,25% en 2011, nous serions enclins à retenir la seconde proposition. Il reste, toutefois, deux solutions pour financer les investissements soit vous poursuivez la réduction des dépenses du service public par le dégagement d’un autofinancement, soit vous finissez de vendre le patrimoine qui nous reste (Saint-Ouen, l’ancienne bibliothèque, la maison des associations, le Pelvoux). Pour notre part, aucune des deux propositions n’est envisageable. Mais tout cela risque de ne pas faire le compte, en regard des annonces faites et surtout des besoins à satisfaire ? Comment seraient financés la place des commerces, la construction d’un nouveau centre de santé rue de la République, le projet de la ZAC de l’Horloge et l’aménagement de la couverture de l’autoroute ? Alors que d’immenses besoins restent à satisfaire dans le domaine de la petite enfance, de la jeunesse, de la culture…ce budget privilégie, encore cette année, une diminution des dépenses de fonctionnement des services avec notamment une baisse de 18,36% soit en valeur de BP à BP de -1,661 millions euros, une augmentation des charges de personnel de 1,24%. Il est à noter aussi la diminution de la participation au Comité d’œuvres sociales de la ville de 50%. Par contre, si la subvention aux associations reste stable voire en progression pour certaines, notamment les associations d’anciens combattants et celle de la Caisse des Ecoles qui augmentent de 10,75%, la participation du Centre Communal d’Action Sociale, quant à elle, baisse de 5,91%. Enfin, l’intérêt de la dette, tout comme nous l’affirmions lors du vote du compte administratif, augmente de 15,55% consécutivement aux choix d’investissement. Comme nous l’avions exprimés lors du DOB, le mois dernier, et ce budget le confirme, les contraintes financières que l’Etat nous impose, ne doivent pas nous installer « dans la gestion pour la gestion ». Personne ne nie les changements intervenus dans les comportements. Mais cela ne signifie nullement que les besoins sont moins grands. Différents peut-être, mais pas moins importants, et cela dans tous les domaines. Mais comment y répondre avec un budget de fonctionnement qui passe de 35,900 millions d’euros en dépenses réelles en 2006, à 35,509 millions d’euros en 2011. En 2001, je le rappelle, ce budget s’élevait à 39 millions d’euros. Les gens veulent changer leur vie et nous avons l’ambition, nous élus communistes, de changer la vie des citoyens avec eux. C’est une question de démocratie, de justice sociale et d’égalité républicaine. Il y a urgence aujourd’hui d’y répondre en accompagnant, soutenant, écoutant les Romainvillois. Mais tout cela ne peut se réaliser que par la mise en œuvre d’une vraie politique de gauche. Je vous remercie".

Conseil municipal du 30 mars : l'intervention de Sofia Dauvergne sur le compte administratif.

Intervention de Sofia DAUVERGNE, Conseillère Municipale Présidente du Groupe des élus communistes "Monsieur le premier Maire-Adjoint, Le groupe des élus communistes s’est prêté, une fois encore, au jeu de l’analyse du compte administratif 2010.Cet examen permet d’avoir une vision globale des dépenses et des recettes effectivement réalisées sur notre commune et sur sa gestion. Cette démarche nous est nécessaire afin d’expliquer nos positions dans nos votes d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Pour la section d’investissement : On constate que les dépenses d’investissement sont encore très importantes. Les dépenses d’équipement sont pratiquement à la hauteur de 2009, à savoir à plus de 20 millions d’euros. A elle seule, la collecte par pneumatique représente 22% de ces dépenses, soit 4,4 millions d’euros. Nous persistons à penser que les crédits affectés à cette opération auraient pu être utilisés à satisfaire l’intérêt général. A ce sujet, peut-on nous préciser, en recettes d’investissement, sur quelle ligne budgétaire est inscrite la participation financière de la ville des Lilas ? On peut se demander jusqu’à quand notre ville va-t-elle pouvoir assumer cette politique du tout-investissement et par quel financements ? Certainement plus par la vente de notre patrimoine et des réserves foncières, la quasi-totalité ayant été cédée pour des opérations privées ces dernières années. Notre remboursement en capital de l’emprunt, quant à lui, augmente chaque année davantage, passant en 5 années, de 6,30% des dépenses réelles d’investissement à 12,30% en 2010. Jusqu’où notre commune s’endettera-t-elle ? Je tiens également à souligner que le capital restant dû, ce qui nous reste à rembourser, au 31 décembre 2010 s’élève à plus de 54 millions d’euros alors, qu’en 2005, il n’était encore que de 24,5 millions. Cette progression constante à de quoi inquiéter sur l’évolution de l’endettement communal pour les prochaines années. Pour la section de fonctionnement : Comme nous le signalions dans notre intervention relative au Débat d’Orientation Budgétaires, l’autofinancement, qui est le résultat de l’excédent du fonctionnement, augmente, passant de 6,9 millions d’euros en 2009 à 7,3 millions d’euros en 2010. Vous expliquez que ces autofinancements successifs comme étant la traduction d’une bonne gestion des finances communales et d’une maîtrise des coûts de fonctionnement des services. Alors, qu’au vu du contexte actuel, ce n’est pas de la rigueur dont il faudrait parler, mais plutôt « d’austérité ». Les ministres de droite se succèdent pour nous convaincre qu’il faut réduire les dépenses publiques. Que nous vivons au-dessus de nos moyens. Qu’il faut se serrer la ceinture. Qu’il y a trop de fonctionnaires. On en voit les conséquences politiques dans l’éducation nationale, à l’hôpital, à la poste, à la SNCF… Toucher au fonctionnement, c’est toucher au service public, aux services rendus à la population, au personnel communal. Dans une ville comme la nôtre, où les difficultés de ses habitants grandissent d’année en année, Il n’est pas compréhensible que le fonctionnement des services baisse. En effet, on constate, par rapport au compte administratif de 2009, dans le document une baisse de 4,60% du fonctionnement des services. On remarque également que les dépenses de personnel n’augmentent que de 0,80% voire même diminuent de 2,20 % pour le personnel titulaire alors qu’il augmente de 6,70% pour les non-titulaires. Il est regrettable de constater que sur les 5 dernières années les subventions aux associations diminuent de 6,60%, passant de 327 000 euros à 305 000 euros. On notera, pour la même période, la baisse de la subvention à la Caisse des écoles de 10,20%. Et celle du Comité d’œuvres sociales de la ville qui passe de 203 000 euros en 2006 à 75 000 euros en 2010 pour terminer dans les propositions au BP 2011 à 50 000 euros. Dans le même temps, même si les recettes liées aux prestations (culturelles, sportives, de loisirs, sociales, périscolaires) augmentent, de 2006 à 2010, de 4,80%, elles subissent une baisse vertigineuse de 2009 à 2010 de 8,20%. On constate malgré les augmentations successives de la tarification une non-augmentation des recettes et l’accès de plus en plus difficile de familles à ces prestations. La refonte du quotient familiale devient une vraie urgence. Les impôts, quant à eux, si ils sont additionnes aux dotations de l’Etat et des différentes institutions, sont en légère diminution. Mais je voudrais m’arrêter un instant sur la Taxe d’enlèvement des Ordures Ménagères. Cet impôt supplémentaire est transféré cette année à la communauté d’agglomération Est Ensemble. Un impôt dont personne ne parle mais dont le coût se rajoute à la charge des familles. Alors que l’on a dit ne pas avoir augmenté les impôts. En effet, en créant la taxe des ordures ménagères, en 2004, si cela ne s’est effectivement pas traduit par une augmentation de la taxe foncière pour les propriétaires, cette taxe a été ajoutée au loyer, par exemple, des locataires de l’OPH, payant ainsi deux fois cette taxe (taxe, qui je le rappelle est reversée intégralement par l’office à la ville). Cet impôt représente une augmentation moyenne de 5,5% par an. Quelle position prendra la communauté d’agglomération à ce sujet ? Cette situation financière devient au fil des années préoccupante et elle annonce les prémices de difficultés à moyen terme en raison de choix politiques qui ont pour conséquence principalement une spéculation immobilière à outrance au détriment de l’intérêt collectif de notre population. Aussi, pour toutes les raisons qui nous ont amené à ne pas approuver le budget 2010, nous ne pouvons approuver ce compte administratif qui en découle et confirme nos préoccupations pour l’avenir. Je vous remercie de votre attention".

mardi 29 mars 2011

Remerciements : Un succès pour l'avenir

Une déclaration du Parti communiste français, du Parti de gauche (membres du Front de Gauche) et du NPA de Romainville




Avec plus de 42 % des voix, Sofia DAUVERGNEet Jean-Claude MAMET obtiennent un score prometteur. En recueillant 1731 suffrages, en gagnant 436 voix entre les 2 tours, ce résultat est un gage d’avenir, pour « Une gauche résolument à gauche » à Romainville.


Il est en progression dans tous les bureaux de vote de la ville. Nous remercions les électrices et les électeurs qui ont apporté leurs suffrages, leur confiance et leur espoir pour un changement véritable.


La candidature de la conseillère générale et vice-présidente sortante, n'a pas fait la preuve, pendant la campagne, qu'elle était de nature à combattre sur le fond les propositions et les idées de la droite.


Ce résultat ouvre des perspectives nouvelles qu’il nous appartient de consolider tous ensemble en répondant aux attentes exprimées par la population pendant la campagne. La démocratie, la transparence, l’emploi, le logement, la priorité écologique, la défense du service public, l’audace culturelle, la réussite scolaire, les problèmes de la jeunesse, tous ces sujets ont été débattus au cœur de cette élection. Il faut aussi que nos concitoyens soient respectés et associés à toutes les décisions prises dans cette ville.
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Nous restons vigilants et seront toujours à vos côtés pour agir avec vous, amplifier la démarche de rassemblement que nous avons initiée et poursuivre la lutte contre la casse des acquis sociaux. C’est l’engagement que nous prenons, nous le tiendrons.


D’ores-et-déjà, nous vous invitons à défendre l’hôpital intercommunal André Grégoire dont les urgences chirurgicales de nuit et de week-end sont menacées. Rassemblement de protestation devant l'hôpital Samedi 2 avril à 13h.


Romainville le 28 mars 2011.


Pour le droit aux soins: Rendez-vous le samedi 2 avril devant l'hôpital André Grégoire

POUR LE MAINTIEN DES URGENCES CHIRURGICALES DE NUIT ET DE WEEK-END A L’HÔPITAL ANDRE GREGOIRE POUR LE DROIT AUX SOINS POUR TOUTES ET TOUS. SAMEDI 2 AVRIL 2011 JOURNEE d’ACTION NATIONALE UNITAIRE Alors que l’hôpital André Grégoire répond aux besoins d’urgence de santé de la population de 8 communes, 270 000 habitant-e-s, l’ARS veut supprimer les urgences de nuit et de week-end qui seraient transférées à Aulnay en juin 2011. Il faut donc agir ! Alors que depuis plus de 10 ans, tous les sondages confirment que la population à plus de 86%, témoigne d’un très fort attachement à l’égard des hôpitaux publics, les effets de la loi « hôpital, patient, santé, territoires » aboutissent à moins de démocratie, moins de service public, moins de solidarité, moins de droit aux soins pour toutes et tous.

Le système de santé doit sortir des logiques comptables qui ne visent qu’à transférer les dépenses de santé sur le budget des familles. L’objectif de ce système n’étant que d’ouvrir aux logiques de marché en privatisant l’activité et de confier la couverture maladie et de la perte d’autonomie aux assurances privées. En réponse à la casse permanente du service public de Santé, nous proposons de nous inscrire dans une politique de progrès social permanent :

RENDEZ-VOUS LE 02 AVRIL 2011 DEVANT L’HÔPITAL ANDRE GREGOIRE A 13 HEURES ET A LA BASTILLE A 14 HEURES 30. -

Le développement d’un service de santé public performant, de proximité et accessible à tous. - Le développement d’une politique de prévention sur le lieu de travail, à l’école et dans les centres de Santé.

Une couverture du risque maladie solidaire et de haut niveau.

Un autre financement de la sécurité sociale permettant de dégager des recettes nouvelles au service de la solidarité nationale : cotisations sur l’ensemble des richesses créées et mise à contribution des revenus financiers.

Une gestion démocratique : création de chambres territoriales de Santé au plus près des besoins de la population.

Des budgets correspondant aux besoins d’investissements et d’emplois qualifiés des professionnels de santé pour répondre aux besoins de la population.

Le 02 avril 2011, nous vous invitons à prendre toute votre place de ce temps fort de convergence nationale des usagers, des professionnels de santé et des élus pour :

La défense de l’hôpital public et en particulier pour le CHI André Grégoire, le maintien des urgences chirurgicales et d’imagerie médicale la nuit et le Week-end.

La défense des centres de santé.

La défense des soins de qualité et de proximité.

Des personnels en nombre et formés.

lundi 28 mars 2011

Résultats du second tour des élections cantonales


INSCRITS : 12693


VOTANTS : 4381 34,5%


EXPRIMES : 41OO 32,3%


ABSTENTION : 65,5%


Sofia DAUVERGNE : 1731 42,2%


Corinne VALLS : 2369 57,8%

La clarté sur la lybie

Message de notre camarade Liliane Varbédian.

Bonjour à tous

Pour faire la clarté et donner la position du PCF sur la guerre en Libye, je souhaiterais que l'on diffuse la déclaration de Roland Muzeau en séance du 22/03/2011 à l’Assemblée Nationale. En effet, Sarkozy doit intervenir à la TV dans les jours qui viennent pour asséner aux téléspectateurs qu'en Lybie " ce n'est pas l'OTAN qui exercera le pilotage politique de l'opération..." or le 26/03 l'OTAN qui avait déjà le contrôle de l'embargo maritime a obtenu le commandement de la no fly zone et devrait obtenir le 27 ou le 28/03 l'autorisation des bombardements sur les installations et équipements militaires. Le conseil de l'OTAN aura donc bien le contrôle politique de l'opération même s'il prend "en considération " l'opinion du fameux Groupe de contact qui doit se réunir à Londres le 29/03. D'ailleurs le 1er ministre turc s'est déjà félicité dès le 25/03 que la France ait été mise 'hors circuit" par la prise du commandement de l'OTAN. (C’est en cherchant sur google des infos que je suis tombée sur un article du Figaro qui relatait les faits). Trop peu de gens ne connaissent pas notre position sur cet évènement, on ne peut plus grave, mais qui illustre pourquoi Sarkozy à réintégré la France dans l'OTAN.


Déclaration de Roland Muzeau:

Monsieur le Président, Messieurs les ministres, Mes chers collègues,
Quand dans tant d’autres pays voisins, un débat a eu lieu sur l’opportunité d’entrer en guerre avec la Lybie, ici, dans notre belle démocratie, on ne donne que quelques minutes de temps de parole à la représentation nationale pour s’exprimer.

Que penser d’une telle parodie de consultation démocratique alors que notre pays est déjà entré en guerre ? Ce débat est néanmoins l’occasion pour nous d’exprimer à nouveau notre solidarité avec les peuples arabes en général, et avec le peuple libyen, en particulier, mus par un souffle de libération, aussi profond que légitime.

Cette solidarité avec le peuple libyen ne saurait pour autant annihiler tout esprit critique à l’endroit du comportement de notre propre pouvoir exécutif, dont les choix diplomatiques sont illisibles, contradictoires, et aboutissent in fine à altérer notre crédibilité internationale.

Un déclin que semble signifier l’ultime épisode de l’entrée en guerre de la France contre la Libye dans le cadre de la résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU. Au-delà de l’élan politico-médiatique de ces derniers jours, l’intervention militaire en Libye repose sur deux fictions. L’Elysée et ses portes paroles, repris avec une certaine cécité par la majorité des médias, prétendent qu’il y aurait une unité de la communauté internationale pour soutenir les bombardements en Libye.

Au mieux il s’agit là d’une erreur d’analyse, au pire d’un mensonge, d’une manipulation. Permettez-nous, en effet, de souligner les méfiances et les oppositions qui s’expriment autour de cette intervention militaire. Il suffirait de rappeler ici la position de certaines puissances mondiales comme l’Inde, la Chine et la Russie, qui refusent de soutenir l’offensive militaire.

Mais l’attitude d’autres pays est plus significative encore. Il y a d’abord l’Allemagne, 1ère puissance européenne, qui s’est abstenue sur la résolution lors du vote du Conseil de Sécurité. Son vice-chancelier et ministre fédéral des affaires étrangère, résumait au Guardian sa position en ces termes : « Une solution militaire semble très simple mais elle ne l'est pas.

C'est risqué et dangereux, les conséquences peuvent être imprévisibles (...) Nous admirons la révolution tunisienne mais nous voulons que ces mouvements soient renforcés et pas affaiblis (...) Examiner des alternatives à un engagement militaire, ce n'est pas ne rien faire.». En cela, l’Allemagne rejoint le Brésil, 1ère puissance sud-américaine, qui s’inquiète, par la voix de son ambassadrice à l’ONU du risque d’exacerber les tensions sur le terrain au détriment des populations civiles que nous sommes engagés à protéger. Les Brésiliens insistent sur le caractère spontané des révolutions arabes et alertent sur le risque d’en changer le récit, ce qui aurait de sérieuses répercussions pour la Libye et le reste de la région. Des pays de l’Amérique Latine ont fait savoir le 19 mars dernier « qu’ils rejetaient toute intervention militaire en Libye ». Le chancelier argentin Héctor Timerman a mis en cause le fait que ces attaques contre le territoire libyen menées par les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, n’aient pas fait l’objet d’un large débat au Conseil de Sécurité ou à l’Assemblée Générale des Nations Unies. Le président Uruguayen a, quant à lui, qualifié de "lamentable" l’attaque des forces des forces armées contre la Libye : « Le remède est pire que la maladie ; Sauver des vies à coup de bombes est un contresens inexplicable. C’est à en pleurer. »

Surtout, cette offensive militaire ne trouve pas grâce aux yeux des peuples de la région, qui rejettent la figure dictatoriale de Kadhafi, mais qui refusent également de cautionner toute nouvelle expression de l’impérialisme occidental. Le chef de la Ligue arabe Amr Moussa a critiqué dimanche les bombardements occidentaux sur la Libye, estimant qu’ils s’écartent "de l’objectif d’instauration d’une zone d’exclusion aérienne, et ce que nous voulons c’est la protection des civils et pas le bombardement de d’avantage de civils".

D’ailleurs, en Tunisie, la presse prononce un verdict sévère contre les bombardements aérien, craignant qu’ils plongent le Maghreb et le Moyen-Orient dans l’instabilité, allant même jusqu’à redouter que cette action fasse de la région « une zone de tension et une base avancée pour les forces impérialistes qui n’ont pas intérêt à voir la région vivre un sursaut social révolutionnaire, nationaliste et démocratique» et « souille la bataille du peuple libyen contre la junte corrompue ».

La Turquie a également fait connaitre son opposition à l’option militaire.

L’Union Africaine a, quant à elle, réclamé la fin des opérations militaire contre le régime libyen en rappelant que la « communauté internationale » avait rejeté son offre d’envoyer une délégation de paix en Libye. Dès lors, quel objectif vise cette fiction d’unanimité internationale ? Il s’agit de masquer la réalité politique et géopolitique de cette guerre qui n’est rien d’autre qu’une intervention occidentale menée par des ex-pays colonisateurs. La seconde fiction sur laquelle repose cette offensive militaire, consiste à faire de la France et, de Nicolas Sarkozy en particulier, la force d’impulsion, de conception et de décision à l’origine de cette opération militaire. Or la réalité est cruelle pour l’orgueil national et le narcissisme de notre président.

En effet, nos concitoyens doivent savoir que dans cette opération, notre pays n’est ici que le bras armé des Etats-Unis. Le Washington Post et le New-York Times résument parfaitement l’ordonnancement des évènements : ce sont les Etats-Unis, et eux seuls, qui ont décidé de se lancer dans l’opération diplomatique visant à faire adopter la résolution du Conseil de sécurité décidant de l’emploi de la Force en Libye. S’ils ont créé les conditions pour laisser croire que la France était le leadership dans cette affaire, c’est parce que cela arrangeait bien le Président Obama.

Et contrairement au storytelling concocté par l’Elysée, ce sont bien les Américains qui commandent dans cette « Aube de l’Odysée », sous les ordres du général Américain Carter F. Ham. Aujourd’hui il est même question que les forces armées passent sous commandement de l’OTAN. On ne pourrait rêver mieux pour envenimer encore un peu plus la situation ! Une fois encore, n’en déplaise à la majorité de cet hémicycle : cette guerre contre la Libye, où la France apparait comme en étant l’instigatrice, s’inscrit dans la récente série noire d’incohérences de notre diplomatie française qui lui a fait perdre tout son crédit international.

D’abord, parce que personne n’a la mémoire courte même si certains peuvent être frappés d’amnésie passagère.

Cette nouvelle guerre n’est-elle pas, officiellement du moins comme le prétend le Président Sarkozy, le moyen de se débarrasser d’un affreux dictateur sanguinaire ? Pourtant, n’est-ce pas le même président qui a signé différents partenariats avec Muhamar Kadhafi, en juillet 2007, dont un «partenariat industriel de défense», prometteur pour les sociétés d'armement françaises et pour les affaires de M. Dassault ?

N’était-ce pas un ami que le président de la République et le Président de l’Assemblée recevaient, avec les plus grands égards en décembre 2007, quand pour notre part nous dénoncions avec la plus grande fermeté l’invitation du dictateur libyen ?

N’est-ce pas deux membres du gouvernement actuel (M. Ollier et M. Guéant) qui furent les artisans de ce rapprochement ? N’est-ce pas l’actuel ambassadeur de France en Tunisie qui venait sur les plateaux de télévision défendre ce criminel en se vantant que celui-ci l’appelait « mon fils » ?

Et qui annonce que la France reconnait le gouvernement d’opposition Libyen ? Monsieur Bernard Henri Levy et le Conseil transitoire Libyen au moment même où notre ministre des affaires étrangères négociait une position commune avec nos partenaires européens ! Comment peut-on espérer que l’on prenne au sérieux notre politique étrangère !

On peut dès lors se demander si cette reconnaissance a été envisagée comme il se devait ! En effet, la seule chose que nous savons avec certitude de ce Conseil transitoire libyen c’est que son président est un ancien ministre de la Justice de Kadhafi, que son chef d’Etat major est un ancien ministre de l’Intérieur et que d’autres préfèrent conserver l’anonymat. N’était-il pas nécessaire là encore que notre pays prenne plus de précaution ou, en tout cas, qu’il ne décide pas à la place du peuple Libyen qui est en capacité de le représenter ? Notre politique étrangère met aussi, et surtout, en évidence une politique de deux poids deux mesures en matière de droit d’ingérence. La politique étrangère française a fait valoir le principe de non-ingérence pour justifier son silence assourdissant et son immobilisme lors du soulèvement du peuple tunisien.

Une non-ingérence d’autant plus justifiée qu’il s’agissait d’une ancienne colonie Française. Mais le Gouvernement Français n’hésitait pas, dans le même temps, à proposer au dictateur Ben Ali le savoir-faire de nos forces de sécurité et à réclamer la démission de Gbagbo s’immisçant ainsi directement dans le processus électoral ivoirien. Incohérence toujours et encore de notre politique étrangère quand nous voulons être les premiers à lancer des tapis de bombes sur un pays qui ne nous a pas déclaré la guerre et quand notre diplomatie est totalement muette face à la violente répression du mouvement populaire au Bahreïn par le régime du roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa ?

Ou encore face au massacre de la population civile par le régime du Président Saleh au Yémen ? Pourquoi ne réagissons-nous pas avec humanité et discernement quand l’Arabie Saoudite ou les Emirats arabes unis, pétromonarchies amies, aident le Bahreïn à écraser la révolte citoyenne ? Pourquoi n’y a-t-il pas eu d’interdiction de l’espace aérien pour protéger Gaza de l’aviation israélienne ?

Vous l’aurez compris, Messieurs les ministres, mes chers collègues, notre voix ne s’associera pas à la vôtre pour soutenir, dans un unanimisme béat, l’intervention militaire en Libye. Nous sommes intransigeants sur la condamnation du régime Libyen qui réprime son peuple, et nous jugeons à cet égard légitimes les sanctions votées par l’ONU contre le régime. Contrairement à vous, nous n’avons pas changé d’avis sur l’opinion que l’on peut se faire d’un dictateur sanguinaire comme Kadhafi et, demain non plus nous ne changerons pas d’avis quand bien même la majorité nous promettrait la main sur le cœur que l’homme serait redevenu fréquentable, parce qu’il pourrait sauver notre pays en crise.

Nous ne sacrifierons jamais les peuples au nom du pragmatisme ! En revanche, le discernement nous conduit à condamner les frappes militaires sur la Libye à laquelle la France participe, soutenue par la majorité des forces politiques françaises, avec un entrain qui frise l’indécence. Nous restons convaincus, avec l’écrivain Algérien Boualem Sansal, que « La guerre entre le bien et le mal n’a jamais profité qu’au mal ».

Et pour nous, la décision de bombarder la Libye soulève la question incontournable des risques d’engrenage et de confrontation militaire élargie, avec toutes les conséquences désastreuses que l’on connait pour les populations civiles. La tragédie qu’a connue et que connait aujourd’hui le peuple irakien est encore trop présent en nos mémoires, pour ne pas nous conduire à la plus grande prudence quand le choix de la guerre est préféré aux initiatives qui privilégient des sorties de crise sans intervention militaire. Nous espérons, de toutes nos forces, que cette guerre ne conduira pas le peuple Libyen à regretter, dans quelques mois, le régime de Kadhafi, comme ce fut le cas pour les Irakiens. La résolution 1973 prévoit le gel des avoirs libyens, l’interdiction de voyager de ses dirigeants, un embargo sur les armes, un appel à un cessez le feu, des poursuites devant la Cour Pénale internationale et une zone aérienne d’exclusion. Autant de mesures légitimes pour étouffer le régime Libyen et protéger les populations civiles. Mais, elle ne s’en tient pas là puisqu’elle autorise, dans son paragraphe 4, « les Etats membres à prendre toutes mesures nécessaires » pour assurer la zone d’exclusion aérienne. Un membre de phrase qui justifie, pour la coalition, les bombardements aériens aujourd’hui. Et demain, une offensive terrestre dont les conséquences seraient catastrophiques ? La Russie et la Ligue arabe ont d’ores et déjà dénoncé cette lecture de la résolution, et estimé que la coalition excédait le mandat de l’ONU de faire respecter une zone d’exclusion aérienne. Faire respecter une zone d’exclusion aérienne n’impose pas d’avoir recours à des bombardements qui, immanquablement, feront des victimes civiles. Plus personne ne peut croire au mythe des frappes chirurgicales et à celui de la guerre propre ! La France a mis le doigt dans l’engrenage, elle devra porter la responsabilité d’un échec, tant devant le peuple Libyen que devant le peuple français, si l’option choisie nous conduit à un enlisement. La légèreté dénoncée par les Nations étrangères, au premier rang desquelles, l’Allemagne, l’Inde, la Russie ou le Brésil, nous conduit à nous interroger sur les objectifs réels poursuivis, tant des questions essentielles restent aujourd’hui sans réponse : quelles sont les capacités de frappes de Kadhafi ? Est-il envisagé à un moment d’en passer par une action juridique ou politique pour sortir de la crise ? La réalité anthropologique de la Lybie a-t-elle prise en compte avec les tous les risques d’affrontements tribaux ? Les leçons du fiasco somalien ont-elles été tirées ? Le pire a-t-il été envisagé ? Quel est le plan dans l’hypothèse probable d’un enlisement, d’une partition du pays et d’une division de la communauté internationale encore plus marquée qu’elle ne l’est aujourd’hui ? Trop d’incertitudes pèsent sur cette intervention militaire et ses conséquences. Le risque d’une escalade est trop grand.

Et s’il y a un prix à payer dans l’avenir, il faut souhaiter que ce ne soit pas le peuple libyen qui paie. Il paye déjà trop cher le maintien d’une dictature dont il ne veut plus.

Du reste, nous ne cautionnerons pas la moindre intervention qui ne viserait, comme de plus en plus de voix l’affirment au-delà de nos frontières, qu’à faire main basse sur le pétrole Libyen en instrumentalisant son peuple, en en passant par la scission du pays.

Les députés communistes et républicains font aujourd’hui preuve d’un grand courage politique en refusant de mêler leur voix à l’unanimisme béat et aveugle qui rassemble autour du Président Sarkozy et l’entrée en guerre de la France.

Car, comme le dit fort justement Rony Brauman, jamais des bombardements n’ont permis d’installer la démocratie ou de pacifier un pays !

vendredi 25 mars 2011

Quand le pouvoir aveugle !

Décidément, le temps n’est pas encore venu où madame Valls et ses alliés sortiront de leur bulle pour analyser avec sérénité et humilité le message que viennent de leur adresser les électrices et les électeurs de notre ville. Le mécontentement s’exprime. Des doutes s’installent sur des choix discutables. Le service public est affaibli. La vie associative est réduite à sa plus simple expression. Les principales décisions sont prises en petit comité. Mais ce serait forcément la faute de ceux qui osent contester leur politique. De 2001 à 2004, c'était les socialistes (ne l'oublions pas), puis le comité citoyen. Et évidemment les communistes, qui n’auraient comme seul droit, que celui de se taire et de se rallier sur commande. Les réduire au silence serait tellement plus confortable pour celles et ceux qui pensent avant tout à préserver leur pouvoir.

Qu’on ne se méprenne pas, les divergences qu’expriment les communistes avec la majorité municipale et avec un certain nombre de choix de Claude BARTOLONE au conseil général sont sérieuses. Pourquoi devraient-ils approuver un budget communal avec des dépenses de fonctionnement inférieures à ce qu’elles étaient en 2001 ? Pourquoi devraient-ils approuver une augmentation des tarifs, telle, qu’elle écarte de plus en plus de familles des services sociaux ? Pourquoi auraient-ils du approuver la création de la taxe des ordures ménagères en 2005 qui s’est traduite pour une famille habitant un F3 à la cité de l’amitié par une augmentation annuelle de leurs impôts de 32 % et de 28% pour celle résidant dans un F4 à Oradour, Parat ou Thorez. Sachant que cette taxe est un impôt dont le taux est voté par le Conseil municipal, parler de la non augmentation des impôts est une imposture, en particulier pour les locataires, qui contrairement aux promesses faites n’ont pas vu leur quittance de loyer baisser. Comment oser parler d’un retour à une politique de la terre brulée, alors qu’année après année le patrimoine communal est bradé et que les promoteurs immobiliers imposent leur loi ? Alors arrêtons avec le petit jeu des conflits de personnes. Nos points de vue diffèrent totalement sur les choix prioritaires à conduire dans un moment où la politique de la droite se fait toujours plus dure.

Naturellement une nouvelle fois ces mêmes communistes sont montrés du doigt pour « avoir mis en échec les accords entre les forces de gauche ». Mais qu’apprend-t-on en lisant un journal du matin. « Que mardi, après une réunion la veille au soir avec ses militants, Evelyne YONNET, arrivée en seconde position avait décidé de se maintenir à Aubervilliers ». C’est ce genre de pratiques que l’on a connu en 2008 à La Courneuve et à Bagnolet sans succès, mais aussi à Aubervilliers et à Montreuil. Leur but se résume assez simplement : affaiblir les communistes.
Cela nous rappelle ces mêmes municipales, à Romainville. Au nom de la discipline républicaine, nous nous retirions et avec 42% au premier tour la majorité actuelle avait ses 30 ou 31 élus. En toute démocratie. Quant à l’argument suprême consistant avec ce retrait à donner un signe fort aux abstentionnistes face au front national. C’est une hérésie. Avec une seule candidate au second tour, tous les records d’abstention auraient été battus. Au moins dimanche il y aura deux candidates qui s’opposeront à la montée du front national. C’est plus efficace. Et c'est encore mieux avec Sofia DAUVERGNE.

Dimanche 27 mars votons résolument à gauche !

À lire et à entendre les candidats du parti socialiste, on peut réellement se demander pour quelle élection nos concitoyens sont appelés à voter dimanche prochain. Pour un peu on aurait presque l’impression de nous trouver à la veille d’un second tour d’une élection présidentielle.

1. Dimanche nous allons élire notre conseillère générale. C’est donc sur un bilan et un projet politique que nos concitoyens sont appelés à se prononcer. Pourquoi faudrait-il taire les coupes sombres opérées dans les politiques sociales par les élus socialistes, comme la suppression du remboursement de 50% de la carte Imagin’R ou le passage du prix de la carte améthyste de 15 à 40 euros ? Les habitants de notre ville voudraient également savoir ce qui les attend pour 2011, puisque la majorité socialiste a repoussé au lendemain des élections le débat d’orientations budgétaires et le vote du budget. Voilà ce sur quoi madame la conseillère générale sortante devrait s’exprimer en toute transparence.

2. Par ailleurs, les résultats obtenus par les candidats socialistes et la progression significative de Sofia DAUVERGNE sont un avertissement adressé à la majorité municipale. Dans cette situation, deux attitudes sont possibles. Entendre le message ou retomber dans la politique politicienne que rejettent un nombre croissant de nos concitoyens. C’est malheureusement ce second choix qui prévaut. Au lieu de s’interroger sur les souffrances sociales, sur la mal vie, sur les difficultés d’un nombre accru de familles à joindre les deux bouts, sur une politique municipale qui réserve la partie congrue à l’action sociale, sur l’impact que peuvent avoir les promesses non tenues, et l’aspiration à être écoutés et entendus, nous n’avons droit qu’à une seule réponse : les infamies proférées à l’égard de celles et ceux qui soutiennent Sofia DAUVERGNE. Qui peut croire, mis à part l’auteur de ces écrits, à une collusion des communistes avec la droite ou à leur responsabilité dans la disparition de SANOFI-AVENTIS. De la même manière, il faut singulièrement perdre son sang froid pour affirmer que les communistes mettraient en cause la politique menée à l’égard des retraités en supprimant par exemple les « thés dansants ». Par contre ne conviendrait-il pas de s’interroger sur les tarifs pratiqués qui écartent nombre de retraités des activités qui leur sont destinées ? Ce qui vaut pour les retraités vaut également pour la politique de l’enfance et de la jeunesse.

3. Que dire enfin du flou savamment entretenu sur les candidats présents au second tour.
Il n’est pas inutile de rappeler que la droite et le front national ont été éliminés
dès le premier tour. Deux candidates se présentent donc aux suffrages des électrices et
des électeurs : Sofia DAUVERGNE ET Corinne VALLS. Le combat contre le front
national exige davantage qu’un simple appel au rassemblement au nom des « valeurs
républicaines » C’est nécessaire mais insuffisant. C’est sur le terreau de la misère, de
la précarité, du chômage, sur le sentiment d’être abandonnés que se nourrit l’extrême
droite. Raison de plus pour que la gauche, là où elle est aux responsabilités, apporte
des réponses concrètes à ces souffrances.

mercredi 23 mars 2011

Retour sur les enjeux du second tour des élections cantonales

Loin des insinuations, des calomnies et des polémiques politiciennes, nous croyons nécessaire de revenir sereinement sur les enseignements qu’il convient de tirer des résultats du premier tour des élections cantonales et ses enjeux, à la veille du second tour.
1. Il convient d’abord de s’en tenir aux faits. Dimanche, à Romainville deux candidates se présenteront aux suffrages des électrices et des électeurs. Corinne VALLS et Sofia DAUVERGNE. Leurs résultats n’ayant pas permis à la droite et au Front national de se maintenir. Nous souhaitons, très simplement donner connaissance à nos concitoyens de la déclaration de madame Evelyne YONNET, candidate socialiste à Aubervilliers, arrivée en seconde position avec 28,7% derrière Pascal BEAUDET, candidat du Front de gauche qui a obtenu 30,9%, nous la citons : « Aucun candidat de droite ou d’extrême droite n’est en capacité de se maintenir au second tour, aussi devant la montée de l’extrême droite et l’effondrement de la droite, j’estime de ma responsabilité de vous permettre de choisir le meilleur candidat de gauche pour représenter notre ville au Conseil général, c’est le principe de la démocratie. En effet, je ne crois pas que le rassemblement des forces de progrès puisse se faire après une campagne d’insultes et de mensonges. Aubervilliers mérite mieux qu’un rassemblement de façade… » Sans commentaires.
2. Le premier tour de ces cantonales a été marqué par le rejet de la politique sarkozyste. Il s’est manifesté de trois manières : une abstention record, la montée de l’extrême droite et aussi un progrès de la gauche. Mais au-delà de ce simple constat, la force de l’abstention témoigne d’un doute puissant sur l’utilité du vote et de la politique. Aucun changement ne peut être envisagé s’il n’est pas levé. Les grandes envolées incantatoires sur « le nécessaire rassemblement » ne lèveront pas à eux seuls les doutes et le désenchantement. Nos concitoyens ont besoin d’espérance, d’un projet réellement transformateur qui ne se dissoudra pas dans les vapeurs libérales.
3. En troisième lieu, qu’avons-nous pu constater dans cette campagne. Au porte à porte, dans les rencontres et les multiples discussions auxquelles elles ont donné lieu, avec Sofia DAUVERGNE et Jean-Claude MAMET ? De grandes souffrances, des conditions d’existence insupportables, la précarité et le chômage dont peu de familles de notre ville sont épargnées. Et face a cela, le sentiment d’être abandonné, de ne pas être écouté, et du même coup, des élections qui ne changeront pas leur vie quotidienne. Plus que jamais, ils veulent avoir à leurs côtés des élus disponibles, qui les écoutent, qui respectent leurs droits et leur dignité humaine. C’est cette attention, cette ouverture aux autres, pour écouter vraiment ce qu’ils disent - sans le remplacer par ce que l’on aimerait entendre - que de nombreux habitants de notre ville ont retrouvé chez Sofia DAUVERGNE. C’est ce message que nous ont adressé les 1296 électrices et électeurs, et avec eux de nombreux abstentionnistes.

mardi 22 mars 2011

Les découvertes d'un soir

Au soir du premier tour des élections cantonales, Corinne VALLS et Philippe GUGLIELMI, redécouvrent une gauche à 75% et appellent à « une responsabilité républicaine, car tout manquement à ce principe ferait le jeu de la droite extrême et de l’extrême droite, pour aujourd’hui et pour demain ». Dans toute campagne électorale la confrontation et le débat démocratique sont indispensables si nous voulons que nos concitoyens puissent se forger leur opinion en toute connaissance de cause. Encore faut-il que ce débat d’idées soit emprunt de rigueur, de tolérance et d’honnêteté intellectuelle ? C’est au soir du premier tour que les candidats du Parti socialiste semblent redécouvrir le combat contre la droite et l’extrême droite. Pas un mot n’a été dit sur la politique de Sarkozy dans leur déclaration de candidature ou dans leur profession de foi. Pour notre part, contrairement à leurs écrits nous concernant, nous ne soupçonnons pas les dirigeants du Parti socialiste de ne pas vouloir s’opposer à la politique de la droite et de l’extrême droite, mais ce discours décalé n’est-il là que pour justifier le nécessaire ralliement de Sofia DAUVERGNE et de Jean-Claude MAMET à leurs candidats ?
Par ailleurs, Corinne VALLS et Philippe GUGLIELMI déclarent : « l’ancrage à gauche de notre ville se confirme avec 75% des voix ». Dont acte ! Mais que l’on nous permette de rappeler ce qu’ils écrivaient deux semaines plus tôt, nous les citons : « Ceux qui à longueur de tracts dénoncent, à juste titre, la politique antisociale de Nicolas SARKOZY, passent des alliances de bas étages au plan local avec les amis du président de la République… Ces procédés sont inacceptables. Cette duplicité montre à quel point ces personnes qui se disent de gauche ne défendent pas les intérêts des travailleurs de ce pays. Ils préfèrent la droite réactionnaire… » Pour les besoins de la cause, voilà que sont redevenus fréquentables celles et ceux qu’on accusait de collusion avec la droite. Ce sont aussi ces comportements qui nourrissent la crise politique et démocratique. Comment exprimer, la main sur le cœur et des trémolos dans la voix, son adoration pour les valeurs républicaines, au soir de chaque premier tour d’une élection et continuer d’exclure du conseil communautaire de l’agglomération « Est Ensemble » des élu-e-s qui représentent 32%des voix ? L’exigence d’unité et de rassemblement se jugent d’abord aux actes. Dimanche les électrices et les électeurs de notre ville qui souhaitent s’opposer à la droite et à l’extrême droite, qui veulent être entendus et respectés, qui exigent que les engagements pris soient tenus, que la priorité soit accordée à des politiques qui s’attaquent avec courage à la misère, à la mal vie, à la précarité et au chômage, aux besoins sociaux et écologiques ont la possibilité de l’exprimer en votant pour Sofia DAUVERGNE et son suppléant Jean-Claude MAMET.

lundi 21 mars 2011

Elections cantonales: résultats du premier tour

INSCRITS : 12693

VOTANTS : 4083

ABSTENTIONS : 67, 83%

BLANCS ET NULS : 78

EXPRIMES : 4005

JOÊLLE LABBEZ, UMP : 264 6,59%

SOFIA DAUVERGNE, FDG-NPA : 1296 32,36%

GERARD ABBOU, FN : 639 15,96%

CORINNE VALLS, PS : 1725 43, 07

FRANCOIS DELBOSC, MODEM : 81 2,02%

samedi 19 mars 2011

À qui vous fait penser ce texte de Victor Hugo ?

Que peut il ? . Tout
Qu'a t' il fait ? . Rien
Avec cette pleine puissance,
en huit mois un homme de génie
eut changé la face de la France,
de l'Europe peut être.
Seulement voilà, il a pris la France
et n'en sait rien faire.
Dieu sait pourtant que le Président se démène:
il fait rage, il touche à tout , il court après les projets;
ne pouvant créer , il décrète ; il cherche
à donner le change sur sa nullité ; c'est
le mouvement perpétuel; mais , hélas !
Cette roue tourne à vide.
L'homme qui, après sa prise de pouvoir
à épousé une princesse étrangère
est un carriériste avantageux .
Il aime la gloriole, les paillettes, les grands mots ,
ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir.
Il a pour lui l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le coffre fort .
Il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse.
Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit
et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve énorme ,
il est impossible que l'esprit n'éprouve pas quelques surprises.
On y ajoutera le cynisme car, la France, il a foule aux pieds,
lui rit au nez , la brave, la nie, l'insulte et la bafoue !

Triste spectacle que celui du galop, à travers l'absurde,
d'un homme médiocre échappé !

Extrait de Victor Hugo, dans " Napoléon, le Petit "
réédité chez Actes Sud

AVOUEZ QUE VOUS PENSIEZ A UN AUTRE...

vendredi 18 mars 2011

Lu dans "l'Humanité" du 17 mars : Le point de vue de Guy Trésallet, secrétaire départemental de la FSU 93

Le point de vue de Guy Trésallet : Collège : Bartolone et les sirènes du privé.Après un partenariat en 2009 avec BNP Paribas, poermettant aux financements privés de faire leur apparition dans les collèges publics, le Conseil général de Seine-Saint-Denis choisit en 2010, de recourir au partenariat public privé (PPP) pour construire et rénover des structures scolaires. Douze collèges et neuf gymnases sont concernés, ce qui en fait la plus grosse opération de ce type réalisée en France dans l'éducation ! Le principe du PPP est simple : une collectivité, souvent par manque de moyens, renonce aux financements "classiques" et confie aux grands groupes du BTP, tel Vinci, Bouygues ou Eiffage (pour ce dernier, les PPP, c'est 30% de ses bénéfices), la construction, mais aussi l'entretien et la maintenance du bâtiment sur une période de vingt à trente ans. Pendant ce temps, la collectivité paie un loyer avant dce récupérer le bien à la fin du contrat. Un système de financement critiqué, y compris par la cour des comptes, qui, en 2008, parlait de "gabegie". De fait, le PPP n'accélère pas la réalisation des travaux et ne permet pas de faire de réelles économies. Au contraire : pour un emprunt classique les taux sont aux alentours de 2% ; pour les PPP, de 7à 9%. Les estimations initiales sont largement sous-évaluées. Le plan dit d'investissement pour les collèges portait sur 324 millions d'euros en PPP. Aujourd'hui les surcoûts financiers et d'études dépassent déjà les 150 millions ! En clair, en moins de six mois, avant le le moindre coup de pioche, près 50% de dépassement... De plus, depuis le 1er janvier, le PPP est officiellement assimilé à l'endettement. Le Département de la Seine-Saint-Denis, déjà en grande difficulté, voit donc sa dette augmenter de plus de 960 millions d'euros ! Qui paiera ? Tous les collèges, par la baisse de la dotation globale de fonctionnement. Au-delà, comment s'assurer de la qualité du bâti et du sérieux des travaux d'entretien quand l'entreprise a tout intérêt à tirer les coûts vers le bas ? E t quelles seront les règles d'utilisation des bâtiments hors temps scolaire ? Pour rentabiliser, le propriétaire voudra louer les équipements. Déjà, le conseil général a anticipé avec un "collège type" dont l'une des caractéristiques est le regroupement des "pôles rentables" avec un accès direct du bâtiment, de l'extérieur. Le PPP, c'est externaliser sans le dire nombre de missions et, surtout, éviter d'avoir recours à des personnels statutaires. L'établissement ouvrant plus largement, les contraintes liées aux statuts ne sont pas compatibles avec les exigences des employeurs privés. On comprend mieux le refus du conseil général de toute concertation avec les représetants des personnels...Cela aurait été l'occasion de rappeler à Claude Bartolone que, en 2004, les sénateurs socialistes avaient réclamé l'annulation de l'ordonnance créant les PPP, dénonçant une "privatisation larvée".

mercredi 16 mars 2011

Justifier les coupes sombres dans les dépenses sociales : la chose n'est pas aisée

Après « le dépenser intelligent », madame la conseillère générale sortante a trouvé, sur son blog, une autre formule pour justifier les coupes sombres opérées en 2010 dans le budget départemental, c’est « une gestion responsable et des choix innovants pour la transformation durable du département ». Il est vrai que les habitants de notre ville sont habitués à entendre ces enfilades de formules dont les experts et les technocrates sont friands, mais qui visent surtout chez les politiques qui les emploient à masquer l'essentiel ou dit autrement à « noyer le poisson ». Certes nous comprenons la difficulté dans laquelle se trouve madame la conseillère générale sortante. Faire campagne avec un bilan aussi maigre n’est pas chose aisée. Mais ce n’est tout de même pas une raison pour nous « faire prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages ». Personne ne nie que les budgets des collectivités territoriales soient contraints, mais tout est affaire de choix. En justifiant le passage de la carte améthyste de 15 à 40 euros madame Valls nous dit que cela ne représente que 2 euros par mois. Qu’elle vienne dire cela aux retraité-e-s dont la pension est de 600, 700 ou 800 euros par mois. C’est indécent ! Quant à la carte Imagin’R, là on fait fort. On ne dit pas qu’elle a été supprimée pour les collégiens, les lycéens et les étudiants. Non, on présente son maintien aux « SEULS COLLÉGIENS BOURSIERS COMME UN CHOIX INNOVANT POUR LE MIEUX VIVRE DES HABITANTS DU DÉPARTEMENT ». Quant aux moyens sans précédent pour les collèges, nous rappellerons que de 2001 à 2008 41 millions d’euros par an leur ont été consacrés contre 20 millions de 2008 à 2010. Enfin nous apprenons "qu’un soutien financier est accordé à des équipements culturels de proximité, comme la médiathèque à Romainville". Évidemment, nous le devrions au messie arrivé en 2008. Mais pourquoi ne pas dire qu’en 2006, 550000 ont été votés pour cette même médiathèque ? Pourquoi ne pas dire, toujours en 2006, que 245000 euros ont été votés pour la piscine Guimier ? Parce que le président du Conseil général était à l'époque coomuniste ?

mardi 15 mars 2011

"Chaque heure qui passe rend plus urgent un débat public national sur la politique énergétique"

Au moment où une catastrophe nucléaire de grande ampleur se précise au Japon, je veux redire toute ma solidarité et le soutien des communistes français au peuple japonais. Cette situation doit être prise très au sérieux par les autorités françaises et d'importants moyens de secours et d'expertise doivent être mis au service des populations touchées par cette catastrophe.

Dans ce contexte, le PCF partage l'inquiétude des Françaises et des Français quant à leur propre sécurité et chaque heure qui passe rend plus urgent un débat public national sur la politique énergétique. Ce débat doit être sérieux et conséquent. La catastrophe au Japon ouvre en grand le débat sur le nucléaire et intervient alors même que le réchauffement climatique et la raréfaction des ressources fossiles nécessitent par ailleurs la sortie des énergies carbonées. C'est donc un débat d'ensemble qui doit avoir lieu et une mise à plat générale de nos choix énergétiques.

Je demande, au nom du PCF, l'organisation d'un grand débat public national qui contribue à fixer les conditions précises de la nécessaire évolution du mix énergétique pour garantir en France et à l'échelle mondiale le droit à l'énergie pour tous dans les décennies à venir. Le PCF souhaite d'ores et déjà contribuer à ce débat et organisera à son siège national une grande initiative le 29 mars prochain intitulée « Après la catastrophe nucléaire au Japon, quelle politique énergétique en France ? »

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF.

Catastrophe au Japon. Nucléaire : L'exigence de transparence

Catastrophe au Japon
NUCLEAIRE:
L'EXIGENCE DE TRANSPARENCE
SOLIDARITE
Le tremblement de terre qui a secoué et continue de secouer le Japon a atteint une force inégalée. Les conséquences humaines et environnementales de ce nouveau cataclysme naturel sont dramatiques.
Face à un tel drame humain, l’heure est à la solidarité. Celle des communistes français s’exprime avec la plus vive détermination. Nous vivons heure par heure l’évolution et nous sommes admiratifs face à l’attitude courageuse et responsable du peuple japonais.
Nous nous félicitons que la solidarité internationale s’organise et que la France y contribue avec ses équipes spécialisées. Pour ce qui nous concerne nous entrons en contact avec les organisations progressistes japonaises notamment le Parti communistes japonais.
L’ampleur des destructions environnementales produites par le tremblement de terre puis le tsunami, l'étendue des pollutions de toutes sortes sur les écosystèmes côtiers et à l’intérieur des terres sont considérables. Nous sommes très inquiets des graves accidents nucléaires qui se déroulent actuellement dans les centrales de Fukuschima Daiichi, et Fukushima Daini. Les autorités japonaisescommeinternationales (AIEA) estiment la situation très grave. Il s'agit d'une catastrophe de grande ampleur. Le PCF partage l’inquiétude qui s’exprime au sein de la population française relative au nucléaire. Les accidents au Japon confortent l'exigence d' une totale transparence sur la situation en France. Le PCF demande :

►La mise en place d'un véritable dispositif d'information des citoyen-nes.
►L'audition immédiate et publique par la représentation nationale de l’Autorité de Sûreté
Nucléaire (ASN) et de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN)
►La création d'une commission d'enquête parlementaire sur la réalité de la sureté nucléaire en
France face à toutes les éventualités d'accidents et de catastrophes naturelles.
►Le retour de l'ensemble de la filière de l'énergie dans un grand service public .

CHANGER DE LOGIQUE
Au-delà, ce drame nous conforte dans l'idée de voir plus loin. Face à la crise environnementale notre société doit relever le défi de l'accès à l'énergie pour tous. L'occasion doit être mise à profit pour un vrai débat public et citoyen sur l'impérative maîtrise démocratique au moment où le gouvernement privatise tout. Nous devons apporter des réponses fondamentalement nouvelles. Les ressources sont limitées alors que les êtres humains n'ont jamais été aussi nombreux sur terre. Le droit à l'énergie pour tous les citoyen-nes du monde demeure, pour le PCF, une
exigence car elle constitue un moyen d'émancipation, d'épanouissement d'accès au savoir et de réduction des inégalités. Réchauffement climatique, épuisement des ressources,
forte croissance de la demande mondiale, les termes de l'équation sont connus, mais peu aisé à résoudre. Le PCF propose l'organisation d'un grand débat public national sur les choix de la politique énergétique nationale dans les années à venir. Il devrait porter sur l'utilisation actuelle du nucléaire dans des conditions de sécurité renforcées, mais aussi sur l'ensemble des choix énergétiques menacés aujourd'hui par les logiques du profit. Pour dépasser la crise actuelle, nous avançons :

5 PROPOSITIONS
► Sortir l'énergie de la vision à court terme de la logique capitaliste, et arrêter les politiques de
privatisation et de déréglementation
► Assurer la maîtrise publique et démocratique de la production et de la distribution de toutes les sources d'énergie
► Investir dans la formation, la recherche et le développement des filières industrielles nécessaires pour assurer une diversification réelle des énergies
► Sortir de l'utilisation des sources carbonées et investir massivement dans les énergies renouvelables
► Créer les conditions pour dépasser la fission nucléaire par un investissement public massif dans la recherche.

lundi 14 mars 2011

Manifestation à Paris pour le droit au logement

SOFIA DAUVERGNE A LA MANIFESTATION NATIONALE, LE 12 MARS A PARIS POUR L'ARRÊT DES EXPULSIONS, LA PRODUCTION MASSIVE DE LOGEMENTS SOCIAUX ET CONTRE LE LOGEMENT CHER.

Cantonales : Vers un nouveau manifeste pour la culture en Seine-Saint-Denis, avec les candidats PCF-Front de Gauche

Défendre, promouvoir et relancer la vie culturelle de notre département : c’est un des axes majeurs du projet des candidats du Front de Gauche/PCF tel qu’il a été débattu avec plus de vingt-cinq responsables culturels et artistes de la Seine Saint-Denis venus le 7 mars dernier rencontrer au siège du PCF 93 une brochette de responsables communistes : Hervé Bramy, Gilles Garnier, Eliane Assassi rejoints par Jack Ralite en belle forme.

Dans un propos liminaire, Hervé Bramy a souligné tout d’abord les terribles menaces que fait peser sur la vie culturelle la politique de Sarkozy :

• Elle livre des pans entiers de notre société, notamment ceux de l’art et de la culture aux appétits féroces de la finance et, en l’occurrence, de l’industrie du divertissement.

• Elle pousse au démantèlement de la vie culturelle particulièrement vivace dans notre département, en paupérisant les collectivités territoriales.

• Elle exclut du champ du savoir et de l’émotion les populations modestes

Il a été rappelé combien ces questions étaient de longue date inscrites dans les politiques publiques initiées par le PCF et le mouvement ouvrier, rappelant qu’il avait initié alors qu’il était Président du Conseil général un Appel de haute portée pour défendre la culture en Seine Saint-Denis qui avait recueilli de nombreux engagements. Il s’agissait de mobiliser (non sans succès !) contre les désengagements de l’Etat et aussi de combattre un vent populiste qui soufflait depuis la droite jusque dans les rangs de la composante socialiste de la majorité de gauche.

Hervé Bramy s’est fait l’écho des nombreuses insatisfactions que suscite l’actuel exécutif du Conseil général. L’appel lancé par C. Bartolone n’est suivi d’aucun engagement concret contre la droite tandis qu’un nombre important de structures culturelles se sont vues réduire brutalement voire supprimer leurs subventions sans concertation. Sur le fond, on ne mesure pas une ambition pour relancer des politiques publiques en faveur de la création artistique notamment tournées vers les publics populaires de Seine-Saint-Denis.

C’est ce à quoi s’engagent les élus Front de Gauche/PCF ont précisé Gilles Garnier et Eliane Assassi, évoquant les dangers de la réforme en cours des collectivités territoriales que le PCF combat, différence de taille avec les élus PS qui manifestement s’en accommodent puisque la question n’est nulle part abordée dans leur campagne.

Or la question de savoir ce que deviendra l’héritage culturel de la Seine Saint-Denis si les départements disparaissent en 2014 ? Avec artistes, publics et professionnels, le PCF/Front de Gauche entend sur ces questions participer d’une mobilisation victorieuse. Nous voulons défendre et développer la vie culturelle de notre département !!!

Pour finir, Hervé Bramy a exposé les lignes du projet que mettront en œuvre avec les acteurs de la vie culturelle, les élus Front de Gauche animés du souci de conforter la majorité de gauche en lui donner un exécutif combatif et franchement à gauche :

• Défendre, étendre des politiques publiques de l’art et de la connaissance au bénéfice de tous, rejeter le populisme culturel • Combattre la politique de paupérisation culturelle du pouvoir sarkozyste • Agir pour des financements à la hauteur des besoins • Bâtir de solides partenariats villes/département/région/état • Préserver et développer les budgets départementaux de la culture • Garantir le soutien à la vie cultuelle dans les évolutions institutionnelles à venir • Mettre en place des procédures partenariales démocratiques et transparentes avec les acteurs culturels du département • Développer l’emploi culturel • Promouvoir une action culturelle innovante

La discussion a mis en évidence de sérieuses convergences de point de vue, sur le sens à donner à l’action publique dans le domaine culturel et sur ce qu’on doit attendre de la gauche pour cela. Elle a aussi permis d’exprimer des réserves sur la manière dont les héritages politiques du champ culturel sont aujourd’hui assumés ou pas, ou peu, par des élus communistes et des militants de gauche avec lesquels s’est perdu le contact familier caractéristique de la Seine Saint-Denis voici quelques années, comme l’a souligné Jack Ralite.

Le Sénateur communiste et fondateur des Etats généraux de la culture a tenu, au travers d’une série d’exemple, digressions et citations dont lui seul a le secret, à remettre dans sa perspective libératrice la bataille pour l’art et la culture, inséparable de la lutte contre les inégalités et les dominations. Rappelant au passage cette pensée de Pasolini qui en 1973 déjà pressentait le « grand retournement » auquel travaillait la bourgeoisie, vaste offensive idéologique visant à contrôler les esprits et circonscrire toute critique de l’ordre établi.

samedi 12 mars 2011

Une parodie : le patron du RPR pendant deux décennies envoyé en mission.

Après l’infâme trucage sur une soit disant collusion des communistes avec la droite. Après les propos diffamatoires tenus par une élue socialiste à l’égard d’un militant, madame Valls envoie deux anciens « chefs du RPR », en mission. Quel crédit peut-on sérieusement accorder aux propos de monsieur TRASI, parlant des « arrangements entre l’UMP et les communistes ? Surtout lorsqu’il se trouve en compagnie madame LABBEZ pour dénoncer l’asphyxie financière du Département, dont serait responsable la présidence communiste. Non monsieur TRASI, pas vous et pas ça. Vous nous mettez dans l’obligation de rappeler quelques points d’histoire extrêmement précieux pour la culture de notre mémoire collective. En 1983, monsieur TRASI, a été second de la liste UDR conduite par monsieur BARIAL. Ce dernier rejoignant quelque temps plus tard le Front national, monsieur TRASI devient alors le chef de la droite locale, sous la férule de Robert CALMÉJANE, Sénateur- Maire de Villemomble, puis de Robert PANDRAUD, un proche de Charles PASQUA. En 1989, en 1995 et en 2001 il conduit la liste du RPR. Il est candidat de ce même parti aux élections cantonales de 1985, 1992 et 1998. En 2001, dans un de ses journaux de campagne, il se targue du soutien de madame de PANAFIEU, d’Éric RAOULT, de Michel TEULET, maire de Gagny, de Christian DEMUYNCK, Sénateur-Maire de Neuilly- Plaisance etc… etc…Ce n’est nullement ce que nous lui reprochons. Il l’a fait en totale liberté et nous n’avons pas le souvenir, mis à part le combat sur le terrain des idées, d’avoir vécu une campagne électorale du niveau où elle se situe aujourd’hui. Les plus anciens d’entre nous se rappellent de ses tirades contre François MITERRAND, de ses envolées sur la majorité « socialo-communiste ». Après sa déconvenue en 2001, il se rapproche sur la pointe des pieds de la majorité actuelle. En 2007 il soutient Corinne VALLS. Et en 2008, il obtient enfin la parcelle de pouvoir à laquelle il rêvait depuis tant d’années. Il devient conseiller municipal et vice président de l’OPH. Le voilà converti. Naturellement pour garder un minimum de crédibilité, il est toujours Gaulliste. Mais monsieur SARKOZY se réclame également du Gaullisme, tout comme messieurs FILLON, JUPPÉ ou De VILLEPIN. Et comment monsieur TRASI ne se retrouverait-il pas dans la gestion actuelle de la ville ? Il demandait la création d’une police municipale. C’est fait. Les dépenses sociales étaient trop importantes. Elles fondent comme neige au soleil. Il fallait faire la place aux promoteurs immobiliers. Qu’à cela ne tienne, pour cela, on vend une partie du patrimoine communal. Et puis ses anciens amis (peut-être) qui siègent au Conseil général n’ont-ils pas voté avec madame VALLS et les élus socialistes pour rejeter l’amendement des communistes demandant le maintien du remboursement à 50% de la carte Imagin’R ? Personne n’est dupe. Monsieur TRASI a été envoyé en mission pour tenter de rallier quelques électeurs de droite égarés. Cette politique du grand écart est manifestement le signe d’une certaine fébrilité à huit jours du premier tour. Comment s'étonner dans ces conditions du trouble et parfois du désarroi dans lesquels se trouvent nombre d'électrices et d'électeurs de gauche sincèrement attachés à ses valeurs ?
Raison de plus, pour que les 350 Romainvilloises et Romainvillois, qui ont rejoint le comité de soutien à Sofia DAUVERGNE et Jean-Claude MAMET continuent à mener campagne dans le calme, la sérénité et la bonne humeur.

jeudi 10 mars 2011

Les élus communistes : Inhumaines, injustes, inefficaces, il faut mettre un terme aux expulsions ! "

A quelques jours de la fin de la « trêve hivernale » faut-il rappeler ici la détresse d’un père, d’une mère jetée à la rue, avec ses enfants, au petit matin d’un jour ordinaire, ou souligner l’interminable et exténuante galère des nuits d’hôtel, des hébergements de fortunes pour dire toute l’inhumanité des expulsions locatives. Et parce qu’elles frappent toujours des familles déjà dans les pires difficultés qu’elles aggravent encore, ces expulsions sont profondément injustes. Inhumaine, injuste, cette violence d’un autre temps est aussi inefficace ! Il n’est pas un seul exemple d’une expulsion sans relogement qui ait aidé une famille à surmonter ses difficultés. Bien au contraire les efforts conjoints des intéressés, des travailleurs sociaux, des associations pour s’en sortir s’en trouvent durement contrariée.
Pour l’arrêt des expulsions et contre le logement cher.
Pour la production de logements sociaux.
Sofia Dauvergne fait siennes ces revendications des élus communistes et des locataires. C’est possible tout de suite !Les maires qui ont pris un arrêté anti-expulsion ont raison ! Le gouvernement a parfaitement les moyens de mettre un terme immédiat à cette pratique inhumaine des expulsions.Il est certes, à court terme, nécessaire de légiférer comme l’ont proposé à maintes reprises les parlementaires communistes et républicains, mais dès demain les préfets peuvent avoir pour consigne de ne pas accorder le concours de la force publique pour procéder aux expulsions prononcées pour des raisons économiques. Quant à l’indemnisation due aux propriétaires, elle est bien inférieure aux sommes dépensées par l’aide sociale pour assurer un hébergement même à minima des familles expulsées ! Personne ne l’ignore : il faut du temps pour une famille en difficultés pour surmonter ses impayés et ses dettes. Et la garantie de pouvoir compter sur un logement est indispensable pour sortir de la galère.Le droit au logement est un droit universel
Se loger et loger sa famille est un droit ! Et comme tous les droits humains fondamentaux il faut une action publique forte pour le rendre effectif ! Sans construction massive de logements sociaux, singulièrement en Ile de France, le droit au logement restera pour des dizaines de familles de l’ordre du virtuel. Il est indispensable que l’Etat s’engage à un tout autre niveau dans l’aide à la pierre.

Notre ville compte 1500 demandeurs de logements. Le nombre s'accroît d'autant plus que la priorité a été accordée au relogement des familles logées dans les bâtiments "déconstruits" de la cité Marcel Cachin. Comment parler comme le font les élus de la majorité municipale de "parcours résidentiel" si les jeunes qui désirent continuer à vivre à Romainville ne se voient pas offrir un logement social. Il faut donc continuer à produire de nouvelles constructions. Avec Sofia Dauvergne exigeons :

  • Pas expulsions sans proposition de relogement !

  • L’arrêt immédiat de toutes les procédures d’expulsions pour les familles victimes d’un accident de la vie et de difficultés économiques.

  • Le gel des loyers et des charges.

  • Le plafonnement des loyers à 20 % des revenus des occupants ( loyer et charges comprises).

  • L’abrogation de la loi Boutin.

  • L’abrogation du surloyer dit de solidarité (SLS), en réalité surloyer d’éviction du logement social des familles populaires.

mercredi 9 mars 2011

Hommage de Pierre Laurent à l'occasion du premier anniversaire de la mort de Jean Ferrat

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
Antraigues, le 9 mars 2011
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Chère Colette,
Lorsque Jean s'est éteint, il y a tout juste un an, le 13 mars, on eut dit que chacun de nous ne serait plus que « cette heure arrêtée au cadran de la montre ». Pour nous ses camarades, pour la France, Jean chantait la vie. Il était la vie, alors comment serait la vie sans Jean ? Les communistes français perdaient un frère et la France, un fils, un artiste dans lequel elle se reconnaît tout entière. L'annonce de sa disparition saisit le pays à la veille du premier tour des élections régionales. Jean se rappela alors une dernière fois à nous pour nous dire l'essentiel : les mots tendres de Ma France résonnèrent aux 4 coins du pays et sur toutes les lèvres. Oui, cette France digne et généreuse existe, cette France courageuse et accueillante vit encore, notre France aimante, combative et inventive est bien debout.
Jean n'aura pas vu l'exceptionnel mouvement social contre la réforme des retraites dont on pouvait croire qu'il avait répondu à son appel tant les cortèges portaient sa présence, sa voix ; il n'a pas vu non plus les mouvements populaires tunisiens et égyptiens qui chassèrent leurs tyrans, ces révolutions « couleur d'orange » qu'il aurait tant goûtées, j'en suis certain. « Tu aurais pu vivre encore un peu », me suis-je dit, en venant lui rendre hommage aujourd'hui, avant que le souvenir d'une rencontre à l'humanité ne me rattrape bien vite. Le grand Jean Ferrat, l'humble Jean Ferrat ne laissait personne indifférent.
Depuis un an, la France, sa France, s'est chargée de combler son absence. L'hommage populaire que lui rend chaque jour le pays, jusqu'ici dans sa terre d'adoption d'Antraigues, n'a pas fini d'impressionner. L'empreinte de sa voix à nulle autre pareille est immense. Elle nous est toujours aussi précieuse. Jean avait appris de sa traversée de l'existence que, quelles que soient les difficultés et les obstacles, en faisant confiance à l'espèce humaine et à sa créativité, en cultivant notre fraternité, nous pouvons avoir toute confiance en l'avenir et persévérer : « L'homme ne se laissera pas ravaler au rôle d'animal, ni ne laissera enterrer ses espoirs – nous avait-il dit un jour pour L'Humanité et d'ajouter – La transformation sociale est toujours à conquérir. »
En Jean, le poète et le communiste ne faisaient qu'un : chanter toutes les beautés, toutes les bontés du monde sans en masquer les horreurs ni jamais renoncer à le transformer ; aimer l'autre tel qu'il est, se nourrir de la rencontre, jouir de la vie, des bons vins ou d'un paysage majestueux comme d'une œuvre d'art, puiser dans la contemplation la vitalité et l'énergie de la révolte. Car Jean avait trop intimement connu l'effroi et payé trop cher l'éruption de la barbarie dans ce XXe siècle pourtant autant rempli de promesses que de douleurs ; Jean savait trop bien ce que sont la perte, l'absence, la peine, l'odieux ou l'irrémédiable pour ne pas se jeter à cœur et à corps perdus dans le feu de l'existence.
Il était et serait toujours ce gars dans Ma môme, l'enfant terré dans les wagons de Nuits et brouillard, l'amoureux éperdu d'Elsa ouvrant ainsi à Aragon de nouvelles voies dans le cœur des Français ; il était moi, il était vous, il savait chuchoter à l'oreille de chacun, le rassurer, le réchauffer, le prendre dans ses bras, le secouer aussi, si besoin. Avec Jean, il ne s'agissait pas simplement de vivre, d'attendre satisfaction de la vie, il s'agissait encore moins de survivre mais bien d'exister, d'être –au sens plein du terme ; n'en rabattre ni sur ses joies, ni sur ses colères.
Lorsque Jean écrivit et chanta le Bilan, ce fut pour nous communistes un geste plus salutaire qu'aucune déclaration de personnalité politique ou philosophique. Il parla à ses frères, comme on leur parle dans ces moments où la raison doit triompher ; avions-nous tant combattu pour l'émancipation – la liberté de conscience, d'expression, d'organisation, d'action – pour nous taire quand elle était méprisée, souillée là où, plus qu'ailleurs, elle aurait dû régner ? Lui qui n'était pas membre du PCF, n'en fréquentait pas pour autant, du fait de sa notoriété, que des dirigeants et accordait toute son attention aux militants qu'il croisait et dont il a souvent avoué son admiration ; il ne se voulait ni au-dessus des uns, ni faire-valoir des autres, il était « avec », nous étions ensemble, c'est pourquoi en nous parlant avec autant de franchise que d'amour, Jean ne provoqua pas de fracture et aura sans doute fait, plus que quiconque alors, pour réveiller l'esprit critique et libérer la parole des communistes français.
Chère Colette, à toi, à son frère et toute sa famille, à tous ses amis ici et dans le pays, je veux redire combien chaque rencontre avec Jean fut source de bonheur et de plaisir ; j'ai connu ce bonheur, j'en suis toujours sorti plus riche et avec appétit ; ce bonheur est à présent inscrit en chacun de nous, que nous soyons membre ou non du PCF, la poésie et les mélodies de Jean nous accompagnent et nous rendent à chaque écoute, encore un peu plus humains, encore un peu plus forts, encore un peu plus heureux.

mardi 8 mars 2011

8 mars : L'égalité, c'est pas sorcier !

L'Humanité de ce jour consacre un spécial 8mars, comprenant un dossier de 8 pages qui ouvre la chasse aux idées reçues. Nous publions l'éditorial de Patrick Apel-Muller, Directeur de la rédaction. " L'égalité, c'est pas sorcier !" Un vaste programme tant il reste de chemin pour faire reculer le sexisme, pour que les faits cofirment les proclamations officielles. Les femmes, majoritaires parmi les fontionnaires, ne représentent qu'un préfet sur dix, un recteur sur cinq, et un trésorier-payeur général sur quinze. Elles sont 77% des personnels hospitaliers mais un directeur d'hôpital sur six est une femme. Les vieiles idées réactionnaires n'ont pas disparu et Marine Le Pen, les porte sans complexe, elle qui veut empêcher le remboursement de l'avortement. Bref, les raisons d'être féministe, au féminin comme au masculin, ne manquent pas au début de ce siècle".

dimanche 6 mars 2011

Quand Corinne Valls et le Parti socialiste perdent leur sang froid. Une déclaration des communistes de Romainville et de leurs élus.

"Sur le blog de madame la Conseillère générale sortante, nous retrouvons un odieux montage dénonçant une soit disant "collusion des communistes avec la droite". Pourquoi une telle agitation, un tel délire de sa part et de ses soutiens ? Leur inquiétude et leur désarroi sont-ils aussi grands pour qu'ils en arrivent à des procédés aussi abjects ? Cette nouvelle provocation est indigne de ceux qui l'ont imaginée et mise en oeuvre. C'est une insulte à l'égard de celles et ceux qui n'ont jamais cessé d'agir, hier comme aujourd'hui, contre les politiques de la droite, contre les souffrances et les drames humains qu'elles entraînent pour un nombre croissant de nos concitoyens. Il n'existe pas une collectivité locale, où les communistes auraient décidé de partager sa gestion avec une partie de la droite. Les habitants de notre ville souhaitent une réelle confrontation sur les enjeux de ce scrutin, sur tout ce qui peut contribuer à améliorer leur quotidien. Pour leur part, dans le cadre de cette campagne des élections cantonales, les communistes et leurs élus sont fermement décidés à faire porter le débat sur ces préoccupations essentielles. Faire la politique de l'autruche, en taisant les divergences sur les choix à opérer, c'est cela qui ferait le jeu de la droite. Ainsi, l'intrusion des groupes privés dans le service public de l'éducation, avec le recours aux Partenariats Publics Privés, inquiète celles et ceux qui n'en peuvent plus de la réduction des dépenses publiques et des privatisations rampantes de Sarkozy, Fillon, Attali et consorts. Elle porte un coup terrible à la crédibilité d'une alternative à gauche en 2012 si la gauche n'est pas capable d'impulser, là où elle dirige, des politiques de résistance aux logiques libérales.

Et pour ceux qui ne le savent pas, avec le Parti de gauche et le NPA, les communistes font campagne pour leurs candidat-e-s. C'est Sofia DAUVERGNE et Jean-Claude MAMET, son suppléant".
Romainville le 7 mars 2011

samedi 5 mars 2011

Le 20 mars, avec Sofia Dauvergne, choisissez une nouvelle conseillère générale pour Romainville !

LE 20 MARS, DONNEZ UNE BONNE GAUCHE À LA DROITE, PAS UNE CARESSE, MAIS UNE GAUCHE RESOLUE, ASSUREE, DETERMINEE ET COURAGEUSE.

C'EST CETTE GAUCHE QUE REPRESENTE SOFIA DAUVERGNE.

mardi 1 mars 2011

Une falsification de plus !

"Une falsification de plus". Nous publions cette réaction d'anciens adhérents de "La gaule Romainvilloise". "Après la vente de l’étang de VAILLY par la ville, les adhérents de la Gaule Romainvilloise ont, à l’unanimité, décidé de dissoudre leur société. C’était une évidence pour toutes celles et tous ceux qui savaient que notre association avait partie liée avec la propriété qui était celle de la ville et que ses statuts avaient été conçus à partir de cette réalité et que son maintien se serait effectué dans la plus totale illégalité. Les élus de la majorité municipale le savaient aussi. Mais pour tenter de faire passer la pilule et de canaliser un éventuel mécontentement, on a inventé un subterfuge. Celui d’une convention entre la ville et le propriétaire, afin de permettre aux membres de la Gaule Romainvilloise de pouvoir continuer à pratiquer la pêche. C’est là que se trouve l’imposture. En lisant cette convention, les sociétaires ont d’abord découvert que cette convention pouvait « être dénoncée sans délai par la ville », et que le « propriétaire conservant l’usage des terrains (ce qui paraissait comme une évidence) pouvait décider de na pas autoriser la pratique de la pêche pour cause de travaux ». Cela étant, avant la dissolution de leur association, les sociétaires avaient pris soin de désigner trois d’entre eux afin d’examiner avec la ville et le propriétaire, les conditions dans lesquelles ils pouvaient continuer à pratiquer la pêche. Peine perdue, l’ex- président de notre association vient de recevoir un courrier lui précisant que la ville avait décidé de dénoncer la convention, puisque « La gaule Romainvilloise » n’existait plus. Et voilà, le tour est joué. Sauf que les habitants de notre ville doivent savoir que cette fameuse convention contenait une autre clause. Nous citons l'article II-a : "Deux manifestations par an seront réservées pour les habitants de la ville. Le services municipaux devront fixer les dates avec le propriétaire au moins trois mois à l'avance". Ainsi, en dénonçant la convention les élus de la majorité tournent une fois de plus le dos à leurs propres engagements. Plus d’étang, plus d’association, plus de convention et pas de sorties, non plus. Nous posons donc une question simple. Cette convention ayant été approuvée par le conseil municipal, comment peut-elle être dénoncée sans que ce dernier en soit à nouveau saisi ? Et puis, ce clin d’œil pour finir. L'annonce de la dénonciation de la "convention" adressée à notre président était accompagnée d'un autre courrier. Il était signé par monsieur le premier adjoint au maire et invitait "La Gaule Romainvilloise" à participer à une réunion pour préparer la fête de la ville. Notre association a été dissoute le 5 février. Sans commentaire".

Les anciens adhérents de "La Gaule Romainvilloise"

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