LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

dimanche 27 février 2011

Bilan !

On se pose parfois la question de savoir pourquoi beaucoup de nos concitoyens estiment que « les politiques » se désintéressent de leur sort. Les raisons sont multiples, mais il en une qui nous paraît essentielle. Il s’agit du respect des engagements pris. À la veille de chaque campagne électorale les promesses pleuvent, mais elles restent souvent sans lendemain. Ne nous étonnons donc pas que nos concitoyens manifestent de la méfiance à l’égard de celles et ceux qui les portent.
Prenons l’exemple de l’actuelle campagne des cantonales. Dans les prochains jours, vous prendrez connaissance d’un document de campagne de madame la conseillère générale sortante. Nous vous conseillons de le lire avec attention. Une fois de plus on veut nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Dans la partie « bilan », qui signifie « résultats », on peut lire « PROLONGEMENT de la ligne 12 du métro ET DE LA LIGNE 11 ». Avant les municipales de 2008, les travaux devaient commencer en 2010. Et cette fois ils figurent dans le bilan. Comme le demande Sofia Dauvergne, « TENONS UN LANGAGE DE VÉRITÉ ET PASSONS AUX ACTES RAPIDEMENT ». C’est indispensable si nous ne voulons pas que s’installent lassitude et découragement. On évoque encore, dans cette partie bilan, la création de 3500 nouvelles places d’accueil pour les touts petits. Une parenthèse pour dire que dans les chiffres, il y a de quoi s’y perdre. Sur le blog de Claude Bartolone on en annonce 3100 et dans la lettre de candidature de Corinne Valls, nous arrivons à 4000. On a donc fait une moyenne. Mais combien pour Romainville, personne ne le saura. Sofia Dauvergne propose LA CRÉATION DE DEUX NOUVELLES CRÈCHES MULTI ACCUEIL, DONT UNE AUX BAS PAYS. PAS DE « BÉBÉS À LA CONSIGNE ». Vous trouverez également dans cette partie bilan : « Investissement massif dans les collèges : 21 collèges rénovés ou construits… » La décision vient d’être prise et les voilà déjà construits et pas un mot sur les partenariats public privé qui font craindre le pire. Et comme il manque dans le bilan de madame Valls la suppression du remboursement de 50% de la carte Imagin’R aux collégiens, lycéens et étudiants et l’attribution d’un ordinateur aux collégiens de 6ème, Sofia Dauvergne, « S’ENGAGE À RÉINSTAURER CES DISPOSITIONS ESSENTIELLES POUR PRÉSERVER LA POUVOIR D’ACHAT DES FAMILLES ». Dans cette partie bilan, une autre chose est passée sous silence, l’augmentation de la carte Améthyste de 270%. La conséquence ne s’est pas fait attendre, 40 bénéficiaires de notre ville n’ont pas renouvelé leur demande en 2011. Sofia Dauvergne s’engage « À RÉTABLIR SON PRIX À 15 EUROS AU LIEU DE 40 ». Il est enfin totalement absurde de laisser entendre qu’avant Claude Bartolone rien n’existait et que Romainville n’a pas bénéficié de l’aide du Département. L’opération programmée d’amélioration de l’habitat c’était avant 2008, la couverture de l’autoroute, c’était avant 2008, l’intervention sur la zac Jean Lemoine, c’était avant 2008. La contribution du conseil général pour la construction de gymnases, de médiathèques, le versement des allocations aux bénéficiaires du RSA, l’observatoire des violences faites aux femmes, la protection maternelle et infantile, les 4 crèches départementales, l’allocation dépendance des personnes âgées, l’aide sociale à l’enfance, le fonctionnement et l’investissement dans les collèges…Tout cela existait bien avant l’arrivée d’un sauveur suprême. Nous terminerons par une note d’humour. Dans la partie « mes propositions pour Romainville » nous découvrons dans la rubrique « Écologie urbaine », une magnifique photo d’un plan d’eau. Dans un premier temps, nous avons pensé, après la vente de l’étang de Vailly, que ce dernier avait été transplanté à Romainville ou qu’une pièce d’eau verrait bientôt agrémenter le paysage Romainvillois. Vérification faite, il n’en n’est rien.

jeudi 24 février 2011

Débat d'orientations budgétaires : l'intervention de Sofia Dauvergne

Conseil Municipal du mercredi 23 février 2011

Madame Le Maire,
"Comme chaque année, nous avons à débattre des orientations budgétaires. Nous le rappelons une nouvelle fois, pour nous, ce débat devrait permettre aux élus de s’exprimer sur les priorités, les enjeux et les évolutions de la situation financière de notre collectivité.
Mais pour cela, il aurait été nécessaire de pouvoir disposer d’éléments financiers et budgétaires ainsi que du compte-rendu des échanges exprimés lors d’une commission des finances.
Ce débat devrait, y compris, être précédé de débats publics afin que, démocratiquement, la population soit associée à l’élaboration et aux choix qui en découlent.
Au lieu de cela, il a été pris le parti, une fois encore, de privilégier l’information au moment du vote du budget, j’imagine, lorsque que tout sera bouclé. Nous ne pouvons, à nouveau, que le regretter.
Toutefois, tous les élus de cette assemblée ne pourront qu’être d’accord, j’entends naturellement, les élus de gauche, qu’ils soient dans la majorité ou dans l’opposition, sur la nocivité de la politique menée par le couple Sarkozy-Fillon.
Quand cette année, les dividendes pour les actionnaires des entreprises du CAC 40 affichent un record de 40 milliards d’euros (en hausse de 13%), du jamais vu depuis 2001, et dans le même temps 8 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté et la misère progresse de 2,1% en 2010.
Alors que 172 milliards d’euros sont placés dans les paradis fiscaux et, par voie de conséquence, exonérés de toutes charges et que le grand patronat bénéficie de 22 milliards d’euros d’exonération de cotisations sociales, le gouvernement propose d’instaurer une « TVA sociale » afin d’alléger encore plus les cotisations de ces entreprises, grevant dans le même temps encore plus le budget des ménages.
Notre ville compte 1464 bénéficiaires du RSA, soit 5,57% de la population (dernière statistique de la CAF).
20% de la population Romainvilloise est au chômage et ce chiffre atteint plus de 30% pour les jeunes de moins de 25 ans.
Que l’on ne nous réponde pas que c’est la crise ou des difficultés financières!
La crise actuelle est celle du capitalisme. C’est cette crise que la bande du « Fouquets » fait supporter aux français en érigeant, en doctrine absolue, une politique d’injustice fiscale et sociale.
Quand, après la remise en cause du droit à une retraite digne et pleine à 60 ans, une nouvelle régression démocratique majeure nous est imposée avec la réforme des collectivités territoriales: le gel des dotations, la suppression de la TP.
En effet, au moment où les Français, piégés par cette crise, voient leurs conditions de vie quotidienne précarisées et qu’ils attendent des collectivités plus de soutien encore, le gouvernement fait le choix du pire en remettant en cause les principes fondateurs de notre République : l’égalité territoriale et le devoir de solidarité.
Nombreux sont les services publics qui ont d’ores et déjà été supprimés dans la logique d’économie budgétaire : Tribunaux d’instance, trésoreries, hôpitaux, Poste… , alors qu’ils sont plus que jamais sollicités par les populations.
La logique actuelle de la seule diminution de la dépense publique de l’Etat met en difficulté les communes au détriment de l’égalité entre les territoires et du service rendu aux usagers. Et Romainville n’y échappe pas.
Aussi, quitte à nous répéter et employer les mêmes vocables que l’année dernière, nous nous interrogeons, une nouvelle fois, quant au cadre budgétaire pour notre ville pour 2011.
Cette année encore, tout va bien, semble-t-il, à Romainville car le fonctionnement est maîtrisé et le tout investissement peut continuer.
L’autofinancement augmente, passant de 6,9 millions d’euros à 7,3 millions d’euros, reprenant ainsi de la « vigueur » comme vous le faites remarquer dans votre rapport : de la vigueur au détriment de quelles lignes budgétaires ?
Les dépenses de personnel, les prestations sociales, le fonctionnement des services publics?
Je tiens à faire remarquer que:
En 2001, les dépenses réelles de fonctionnement s’élevaient à 39 millions d’euros. En 2010, elles ne sont plus que de 36 millions d’euros soit une diminution de 7,69%.
En 2001, les dépenses réelles d’investissement représentaient 13 millions d’euros. En 2010, elles passent à 33 millions d’euros soit une augmentation de 153,85%.
Il nous est donc dit, dans ce rapport, que nous allons maîtriser les dépenses courantes de fonctionnement.
Mais parler de dépenses de fonctionnement, c’est parler de services rendus à la population.
C’est parler de politique sociale, culturelle, sportive, éducative.
C’est parler des personnels d’accueil dans les services, de la voirie, des espaces verts, du CCAS, de la Caisse des Ecoles. En un mot, c’est parler de la vie quotidienne des gens.
Aussi, au vu de la situation économique qui vient d’être dénoncée précédemment, cette maîtrise des dépenses revient, en fait, à diminuer le service rendu à la population de Romainville.
Cette population qui va peut être connaître, encore cette année et ce, malgré la refonte tant attendue de la grille du quotient familial, des augmentations tarifaires des prestations sociales, augmentation que nous continuerons à ne pas approuver.
Il est indiqué, dans les perspectives de réalisation 2011, l’opération de la ZAC de l’Horloge, projet structurant, qui devra y associer la population et les élus de ce conseil, contrairement, et n’en déplaise à certains, à l’expérience vécue lors de l’élaboration du projet de collecte par pneumatique, projet onéreux, indésirable et non prioritaire.
L’ouverture de la médiathèque et la construction d’un nouveau gymnase au centre ville ne doivent pas nous faire oublier que nous avons privé la population de l’accès à la lecture depuis 18 mois mais également d’un établissement sportif depuis 2 années, pour un « Monoprix » qui a peine à voir le jour…
Dans cette énumération de perspectives, il n’est pas fait référence au projet de reconstruction de l’école du centre ville. Je rappelle que celui-ci avait fait l’objet d’un vote unanime de notre assemblée.
Nous ne le répèterons jamais assez, si nous sommes favorables à l’investissement, nous sommes totalement opposés à l’investissement à n’importe quel prix. Pour nous, ces choix vont plus dans le sens d’un accompagnement aux politiques de droite, qu’aux politiques fidèles aux valeurs de gauche.
Par conséquent, devant ce tsunami économique et ces choix politiques nationaux, notre débat d’orientations budgétaires doit prendre toute sa signification.
Dans l’élaboration de ce budget 2011, les contraintes financières que l’Etat nous impose, ne doivent pas nous installer « dans la gestion pour la gestion » .
Plus que jamais, nous nous devons de répondre aux besoins et aux attentes des Romainvillois,
Plus que jamais, nous nous devons d’accompagner et de soutenir chacun d’entres eux par une vraie politique de gauche.
Face à la droite libérale, il n’est pas question pour nous, élus communistes, de nous résigner.
Nous avons l’ambition de changer la vie des citoyens. C’est une question de démocratie, de justice sociale et d’égalité républicaine.
C’est pourquoi, nous devons agir, avec la population, pour mettre fin à ces situations injustes, inacceptables et indignes d’un pays qui se dit démocratique.
Aussi, vous l’aurez compris Madame Le Maire, comme nous le demande Stéphane HESSEL" :
« Nous nous indignons »

Création d'une brigade de nuit au sein de la police municipale. Intervention de Chantal Guyard

Création d’une brigade de nuit au sein de la police municipale
CONSEIL MUNICIPAL DE ROMAINVILLE
DU 23 FEVRIER 2011
Madame Le Maire,
Lors de sa création, en janvier 2009, la police municipale nous avait été présentée « Comme un nouvel outil ayant pour objectif de poursuivre la relation de proximité avec la population ainsi que de mieux coordonner les interventions sur le territoire » .
Vous venez de nous donner Monsieur Le premier Maire Adjoint, le bilan d’activité de la police municipal de notre ville. Je vous en remercie.
Mais qu’en est-il du bilan de l’activité de la police Nationale alors que le commissariat des Lilas voit ses effectifs amputés d’année en année?
Aujourd’hui il nous est proposé de créer une brigade de nuit… Je crains que, malheureusement, force sera de constater que, la création de cette brigade de nuit ne réglera pas les problèmes d’insécurité rencontrés dans notre ville et ce, même si celle-ci est moins criminogène que d’autres.
Face au désengagement de l’Etat, pour combattre l’insécurité, il s’agit surtout de mobiliser des moyens exceptionnels et dans des domaines bien plus larges que celui de la police afin de faire, de notre ville, un lieu où il y fait bon vivre.
De plus, je pense que les problèmes que pourront rencontrer les agents en pleine nuit, agents qui je le rappelle n’ont pas la même formation, ni les mêmes possibilités d’action que la Police Nationale, ne seront pas les mêmes que ceux rencontrés en pleine journée (population différente donc actes de délinquance différents).
Quel accompagnement est prévu pour les soutenir ? Quels moyens auront-ils pour agir ?
Pour notre part, nous nous refusons de mettre des agents municipaux en situation potentielle de danger. Nous réaffirmons qu’il faut agir pour la création d’un commissariat de plein droit à Romainville, et que l’action municipale doit être redéployée à des actions de sensibilisation et de prévention . Rassurez-vous, je ne doute pas des actions que peuvent effectuer notre police municipale mais je pense, aussi, que de nouvelles pistes de travail doivent être mises en place :
Ainsi, le groupe des élus communistes vous propose:
· De privilégier la proximité et de renforcer l’action du service public sur le terrain,
· De réinstaurer les conseils de quartier dotés de budgets participatifs,
· De créer une instance locale de concertation sur l’école, pour définir une véritable politique éducative cohérente et partagée,
· De créer un service municipal de la jeunesse qui privilégiera son action éducative par quartier,
· D’augmenter le nombre de médiateurs par l’embauche de médiateurs sociaux et de valoriser et augmenter le nombre de gardiens dans notre ville,
· De développer et valoriser le tissu associatif, social, culturel, sportif…qui, par sa richesse et sa diversité, constitue un point d’appui solide.
Pour nous, le tout sécuritaire et le tout autoritaire ne sont absolument pas les bonnes solutions pour vivre ensemble.
Aussi, vous l’aurez compris, les élus communistes n’approuveront pas ce dossier.

C'est vrai, monsieur Bartolone et madame Valls ne sont pas restés immobiles depuis 2008 !

C’est sans surprise que nous venons de prendre connaissance de la déclaration de candidature de madame Valls pour le scrutin cantonal des 20 et 27 mars prochains. Si vous souhaitiez en savoir un peu plus sur le bilan de ses sept années de mandat, vous en serez pour vos frais. Et surtout, n’évoquez pas les souffrances et les drames humains, les 20% de personnes qui connaissent le chômage à Romainville, les 1500 bénéficiaires du RSA et les 1500 demandeurs de logement, vous vous comporteriez comme d’horribles fatalistes et seriez porteurs d’un discours stigmatisant. « Cachez cette misère que je ne saurais voir » et « vive la prospérité partagée » telle est la rengaine préférée de madame le Maire. Comme si le fait de rappeler les dégâts causés par la politique de la droite au pouvoir, c’était oublier les atouts qui sont ceux de la Seine Saint Denis. Son second leitmotiv est celui de « l’immobilisme ». C’est vrai qu’avec Claude Bartolone, elle n’est pas restée immobile. Les collégiens, les lycéens, les étudiants à qui ils ont supprimé le remboursement de 50% de leur carte Imagin’R en savent quelque chose. Comme d’ailleurs les personnes bénéficiant de la carte améthyste qui ont vu son prix augmenté de 270%. Sur son blog, Claude Bartolone annonce la création de 3100 places de crèches. Comme à son habitude, madame Valls, fait dans la surenchère. Un « clic », et nous voilà passés à 4000. Au fait, combien à Romainville ? Les effets d’annonce valent également pour les collèges. On évoque un plan d’investissement de 700 millions d’euros, mais en se gardant bien de rappeler deux choses :
1/ Que les crédits consacrés à l’investissement ont connu, de 2008 à 2010, leur niveau le plus bas depuis que le département a hérité de cette compétence, au milieu des années 1980.
2/ Que ce plan comporte les fameux partenariats public privé inspirés par les modèles libéraux. Bien plus coûteux pour la collectivité que la maîtrise d’ouvrage publique et avec tous les risques que comporte la mainmise des grands groupes du BTP. Comment croire qu’ils pourraient faire passer l’intérêt du service public avant leurs profits ? En fait, pour avancer, la Seine Saint Denis a besoin d’une politique bien ancrée à gauche. Elle a besoin d’élu-e-s qui ne cèdent pas d’un pouce aux politiques de la droite. À Romainville, c’est Sofia DAUVERGNE et Jean-Claude MAMET.

mercredi 23 février 2011

Lybie-monde arabe / colonialisme : le PCF appelle à la plus grande manifestation samedi 26 février

Dans le cadre de la semaine anticoloniale, le PCF appelle à la plus grande mobilisation samedi 26 février à 15h00, place de la République à Paris, en solidarité avec les peuples arabes en lutte.
La politique des autorités françaises et leur soutien aux dictateurs n’ont que trop duré.
Le PCF apporte son soutien aux peuples arabes qui affrontent une répression brutale, meurtrière insupportable, en Libye notamment.
Par ailleurs, il s’insurge contre le pillage des ressources naturelles, l'accaparement des terres, la recolonisation économique et l'ingérence des multinationales dans la vie politique africaine.
Le PCF ira manifester samedi 26 pour un monde solidaire et de paix, respectueux des droits des peuples et des personnes et appelle tous ses militant-e-s, tous les progressistes épris de justice et de démocratie, à venir exprimer leur soutien aux peuples arabes en lutte
Samedi 26 février à 15 H, départ place de la République "pour sortir du colonialisme"

mardi 22 février 2011

Lybie : la France doit condamner avec force la répression criminelle du colonel Kadhafi

Le PCF condamne avec la plus grande force la répression criminelle perpétrée par le régime du Colonel Kadhafi sur la population libyenne. Loin de vouloir apaiser les choses, le pouvoir de Tripoli attise les tensions. Dans une interview télévisée, Seif Al Islam, fils de Kadhafi, prétend consentir à des réformes tout en menaçant d'entraîner le pays dans la « guerre civile » avec le risque de « rivières de sang ». Ces récentes déclarations sont consternantes ! Nous appelons les autorités françaises à condamner sans détour et à agir de façon urgente pour que cesse ce massacre et que la population libyenne puisse s'exprimer en toute liberté.

USA : le PCF indigné devant le véto américain contre les Palestiniens au Conseil de sécurité

Le Parti communiste français exprime son indignation devant la décision des Etats-Unis d'opposer aux Nations-Unies son veto à une résolution arabe contre la colonisation en Palestine. Une telle décision discrédite l'administration Obama qui bafoue ainsi l'esprit et la lettre des résolutions de l'ONU sur la question de Palestine. Le PCF réaffirme sa solidarité avec le peuple palestinien et rappelle que la paix pour tous et la justice au Proche-Orient passent par l'application du droit international. La France et l'Union européenne doivent se saisir de cette situation inacceptable pour réévaluer d'urgence leur politique et prendre les initiatives qui s'imposent pour pouvoir enfin contraindre Israël à appliquer les résolutions de l'ONU. La France doit exiger que des sanctions soient prises contre Israël tant que ce pays continuera de bafouer les régles internationales. Elle doit reconnaître l'Etat palestinien, proclamé en 1988, comme l'ont déjà fait une centaine de pays dans le monde.

lundi 21 février 2011

LETTRE OUVERTE à Monsieur Claude EVIN


LETTRE OUVERTE à Monsieur Claude EVIN, Directeur Général de l’Agence Régionale de Santé
ARS, Ile de France
35 rue de la Gare
75 935 Paris Cedex19
Monsieur le Directeur Général,

Nous voulons par cette lettre témoigner de notre inquiétude et de celle de la population au sujet de la l’avenir de la chirurgie d’urgence au centre hospitalier André Grégoire, de Montreuil, tout proche de Romainville.
Cet hôpital joue un rôle majeur pour faire face aux besoins de soins de nos concitoyens, et particulièrement en matière d’urgence chirurgicale dans ce secteur de la Seine Saint-Denis. Actuellement le bloc opératoire est ouvert 24 heures sur 24. Une dizaine d’interventions chirurgicales est réalisée en moyenne par week-end de garde.

En effet, il est avéré que la décision est prise de supprimer ce service d’intervention chirurgicale de nuit et de week end dans cet hôpital, et de transférer les opérations et soins d’urgence au centre hospitalier Robert Ballanger d’Aulnay sous Bois, ainsi que les actes complémentaires de radiologie et d’imagerie médicale.

Cependant, les autorités responsables de l’hôpital A.Grégoire se comportent comme si la décision était encore en délibération, alors qu’à l’inverse, les médecins et personnels soignants de R. Ballanger se préparent à accueillir ce surcroît d’activité dès juin 2011, et que la décision, en ce qui les concerne, est bel et bien actée.
Notre lettre a donc deux objectifs :

Le premier est la transparence et la recherche de la vérité. La population a le droit de savoir ! Les décisions de l’Agence régionale de santé (ARS) doivent être connues du public et toutes les informations données. Sinon, cela prouvera encore davantage, s’il en était besoin, que cette ARS a bien pour but ou pour effet de saper les moyens démocratiques de contrôle dont disposaient les citoyens avec le rôle de leurs élus dans les conseils d’administration, ainsi que l’avis du corps médical. L’ARS n’obéit qu’à une logique de gestion et de rentabilité, au détriment de la prise en compte des besoins et même de la simple consultation démocratique.

Le deuxième objectif est de vous faire part de notre intention d’agir pour empêcher ce démantèlement, et de mobiliser pour cela la population, les médecins, les associations, les forces syndicales et politiques. Vous n’avez pas caché à l’automne 2010 votre objectif de regrouper les services de chirurgie d’urgence en une seule plate-forme par département, et c’est concrètement ce qui se profile.

Nous vous demandons donc instamment de faire toute la lumière sur vos intentions, sur les délibérations de l’ARS, de faire connaître tous les documents officiels d’études et de prises de décisions sur ces questions, ainsi que les arguments médicaux qui les justifient, en rapport aux besoins sanitaires de la Seine Saint Denis.

Vous remerciant par avance de l’attention personnelle que vous porterez à notre demande, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur Général, l’expression de nos salutations respectueuses.

Sofia DAUVERGNE
Conseillère Municipale de Romainville Présidente du Groupe des Elus Communistes
Candidate à l’élection cantonale

Jean Claude MAMET
Candidat suppléant (NPA)

Romainville le 15 février 2011

dimanche 20 février 2011

Le PCF condamne la répression brutale en Lybie et au Bahrein

Le PCF exprime sa grande inquiétude et son indignation devant les pratiques répressives criminelles des gouvernements de Libye et du Bahrein qui tirent à balles réelles contre des manifestants. Les peuples de ces pays, comme en Tunisie, en Egypte et dans d'autres Etats du monde arabe, exigent leur liberté, le respect des règles élémentaires d'un Etat de droit et des réponses effectives à leurs attentes d'égalité et de justice sociale. Le PCF apporte tout son soutien à ces exigences légitimes. Il condamne la politique de répression brutale choisie par des régimes incapables d'entendre leur propre peuple et en particulier la jeunesse de leur pays. La France et l'Union européenne doivent rappeler les autorités de Libye et du Bahrein au respect de la vie et des valeurs universelles pour que cesse immédiatement le recours à la force armée contre la population civile.

samedi 19 février 2011

Quelques précisions sur l'histoire du "Trianon"

Ce matin le journal « le Parisien » nous annonce la rénovation du Trianon, afin qu’il retrouve son lustre d’antan. Avec tous les habitants de notre ville, de Noisy et de la Seine Saint Denis, nous nous en réjouissons. Nous y reviendrons, mais auparavant nous voudrions clarifier quelques points d’histoire. La journaliste écrit : « La salle d’art et d’essai, propriété des deux communes, a été inaugurée en 1953 ». Cette formulation pourrait laisser supposer que Noisy-le-Sec et Romainville sont propriétaires de la salle depuis cette date. La direction du Trianon fut assurée de 1936 à 1983 par madame Seigneur d’abord, puis par ses fils. En avril 1944, pendant le bombardement de la gare de Noisy, le cinéma est complètement dévasté. À l’époque une convention avait été passée avec la commune dirigée par Pierre Kérautret et des projections étaient organisées au Palais des Fêtes.
C’est le 21 janvier 1953 que le nouveau Trianon s’ouvre, tout rutilant, avec son bistrot (tenu par Roger Seigneur). C’est en 1982 que les frères Seigneur demandent à rencontrer les élus de Romainville. La mort dans l’âme, ils viennent leur annoncer qu’ils ont décidé de mettre un terme à la longue histoire d’amour qui les lie à « leur cinéma ». Mais ils ne peuvent se faire à l’idée de le voir disparaître du paysage Romainvillois. C’est alors que s’engagent les discussions sur le rachat de la salle par la ville. Les élus de Romainville se tournent alors vers leurs voisins et amis de Noisy-le-Sec.
Ensemble, ils décident, en 1983, d’acheter le Trianon pour une somme de 900.000 francs pour chacune des villes. L’inauguration aura lieu en présence de Jacques Ralite, alors ministre. Il n’est pas inutile, ici, de rendre hommage à René Seigneur, aujourd’hui décédé. Après l’achat du Trianon par les deux villes, René a continué de remplir ses différentes fonctions dans le cinéma, avec la directrice Zoé Mérat. Il était toujours là, déchirant votre ticket d’entrée et vous invitant en souriant à prendre place pour « la dernière séance ». Et à travers la fenêtre de la salle à manger des Seigneur, la masse imposante du Trianon était toujours là, rassurante pour René. Rappelons également qu’à la fin des années 1980, d’importants travaux eurent lieu sur la chaufferie et le changement de tous les fauteuils fût entrepris, grâce aux financements du conseil général.
Pour en revenir aux travaux envisagés, nous osons simplement espérer, qu’il ne s’agit pas une nouvelle fois, d’une annonce sans lendemain, comme nous en avons connu dans un passé récent. En février 2007, c’et le lycée d’enseignement général qui est « voté et financé par la Région », c’est le CMS, dont on annonce « le déménagement », et qui devient en février 2008 un "centre de santé agrandi". Ce même mois ce sont les "travaux du prolongement de la ligne 11 du métro, qui doivent commencer en 2010". Cette prévention nous est inspirée par le contenu de l’article lui-même. Après avoir évoqué les financements qui semblent acquis, la journaliste écrit : "Reste le département pour lequel rien ne sera tranché avant le vote du budget, fin mai, explique le vice-président chargé de la culture, Emmanuel Constant". « Sur le principe, la délibération cadre des cinémas est maintenue, assure-t-il. En revanche, le montant de la participation du conseil général est toujours en discussion ». Alors comment, la journaliste peut-elle écrire, « Que dans l’idéal, les travaux devraient démarrer en mai, jusqu’en octobre », alors que le plan de financement ne verrait le jour qu’après le vote du conseil général, à la fin mai. En tout état de cause, avec tous les amoureux du Trianon, nous souhaitons de tout cœur, que les propositions de sa directrice soient discutées et retenues.

jeudi 17 février 2011

Ne laissons pas les grands groupes du BTP décider de l'avenir des collèges et des finances départementales

Ainsi, face au désengagement de l’État, des Départements se tournent de plus en plus vers les Partenariats Public Privé (PPP) pour financer leurs investissements. En Seine Saint Denis, la majorité PS a voté un plan pour les collèges de 700 millions d’euros, dont plus de la moitié en PPP. Les conseillers généraux communistes ne s’y sont pas associés. Nous les approuvons. Évidemment, il ne s’agirait que d’une opposition entre « ringards » et tenants de « la modernité ». C’est une manière peu élégante de fuir le débat. Car enfin, les communistes seraient-ils les seuls à dire que le PPP est le « cheval de Troie du grand capital » pour reprendre une expression de Claude Bartolone ?

Qui a dit, à leur propos « Je dénonce l’idéologie perverse des PPP et insiste sur les dérives financières que cela entraînerait. L’ambition des PPP est de permettre aux « majors du BTP » de récupérer 15% des 150 milliards d’euros annuels de commandes publiques. Au seul motif d’aller plus vite et de ne pas endetter l’État ou les collectivités, ces PPP permettront à Bouygues et consort de s’émanciper des règles de la concurrence. Le sujet est donc lourd et il suscite une violente hostilité des PME, de l’ordre des architectes et de leurs syndicats, des géomètres, des entreprises de second œuvre ». Le « ringard », c’est Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère. (La bombe qui illustre cet article a d’ailleurs été reprise sur son blog).

Pour justifier le recours aux PPP, Claude Bartolone évoque deux raisons principales. D’abord, le retard pris dans la construction des collèges. Or de 2001 à 2007 41 millions d’euros par an y ont été consacrés, contre 20 millions par an depuis 2008. La seconde raison invoquée tient dans le fait que les PPP ont l’avantage de ne pas alourdir la dette départementale. « Patatras », la gazette des communes a confirmé dans son édition du 11 février, qu’un récent arrêté impose aux collectivités de comptabiliser l’investissement réalisé en PPP comme un endettement. Ce qui apparaissait comme une évidence à tout bon « gestionnaire ».

Lorsque nous lisons les écrits de Claude Bartolone, ou bien encore ceux de sa 3ème vice-présidente, on évoque un plan exceptionnel d’investissement, mais on se garde bien de faire la moindre allusion aux PPP. Et pour cause. Ces PPP, lancés dans une logique de désengagement de l’État et d’ouverture au privé, vise, selon les termes mêmes du Conseil général, « à confier à un tiers une mission globale ayant pour objet le financement, la construction, l’entretien et la maintenance des équipements…La rémunération de l’entreprise fait l’objet du paiement d’un loyer pendant toute la durée du contrat, à partir de la livraison du collège ». Le propriétaire participera au conseil d’administration du collège. Il peut, pour rentabiliser son investissement, être amené à louer ses équipements. Qui peut l’empêcher ? Comment feront les personnels TOS (techniciens et ouvriers spécialisés dans des conditions d’ouverture élargie ? Une seule solution, recourir à l’embauche, et certainement pas dans le cadre de la fonction publique. Claude Guéant, alors directeur de cabinet du ministre de l’intérieur, rappelait en 2006, à propos des personnels TOS que la définition de leurs missions ne « paraît pas exclure le recours à d’autres personnels, voire à des prestataires privés pour l’accomplissement des tâches d’entretien ». On peut, la main sur le cœur, promettre le maintien des personnels et de leurs missions. Que pèsera le conseil général, face aux majors du BTP dont la seule motivation est la recherche du profit ? C’est le propriétaire ayant en charge la maintenance et l’entretien, qui décidera.

Enfin l’un des arguments développés pour faire passer la pilule consiste à soutenir que les coûts de financement des PPP seraient moins élevés. Laissons la parole à Thierry Klopfer, que Claude Bartolone avait mandaté en 2008 pour expertiser la situation financière du département. Voici ce qu’il exprimait dans une interview accordée au journal « les échos » le 10 octobre 2010 : « Le coût de financement du PPP est bien plus lourd que celui d’une maîtrise d’œuvre publique. Les entreprises empruntent à des taux plus élevés qu’elle refacturent aux collectivités et ces intérêts sont de surcroît soumis à la TVA, contrairement à ceux des prêts bancaires ». Ringard aussi, monsieur Klopfer ?

Comment cette intrusion des grands groupes privés dans le service public n’inquiéterait-elle pas celles et ceux qui n’en peuvent plus des privatisations rampantes et des réductions des dépenses publiques impulsées par la droite ? Quelle crédibilité peuvent accorder nos concitoyens à une politique de changement en 2012, si là où elle est aux commandes, la gauche est incapable d’opposer une quelconque résistance aux logiques libérales ? Comme l’ont exprimé les conseillers généraux communistes : « Nous disons oui à un nombre de collèges suffisants dans notre département, à des constructions répondant aux besoins des élèves, des professeurs et de l’administration, mais nous disons non à un risque financier dont les conséquences seraient dramatiques pour les Séquano-dyonisiens. Car il ne faut pas se leurrer, ce sont eux qui paieront ».

mercredi 16 février 2011

L'avenir du service public local au coeur des élections cantonales

À un peu plus d’un mois des élections cantonales, il n’est pas inutile de revenir sur les raisons qui conduisent, nombre de départements à se trouver au bord de la faillite, ainsi que sur les réponses à y apporter. La politique du gouvernement Sarkozy et sa réforme des collectivités qui vise à éloigner un peu plus les citoyens des lieux de pouvoir intervient, en fait, comme l’épilogue d’un processus engagé depuis une vingtaine d’années. Tous les gouvernements qui se sont succédé ont eu une seule obsession : Comment faire sauter tous les verrous, toutes les résistances à la politique d’intégration européenne ? Comment faire des collectivités locales des relais, les plus performants possibles, d’une politique de régression ? Comment rentabiliser la manne financière que constituent leurs dépenses ? Du traité de Maastricht, en passant par celui de Nice et celui de Lisbonne, nous retrouvons une même logique : la guerre économique, la concurrence entre les hommes et les territoires, la financiarisation de toute l’économie vers toujours plus de rentabilité au détriment des dépenses de salaires, de formation, de recherche, au détriment des services publics et des dépenses sociales.

En 2000, une commission présidée par Pierre Mauroy est chargée de préparer l’acte II de la décentralisation. Il est fait état d’une clarification des compétences, du transfert du RMI aux départements. L’avenir de ces derniers y est décrit comme dépendant du développement de l'intercommunalité. Mais le fait le plus marquant aura été l’affirmation dans le cadre de l’Europe, de régions plus grandes et plus fortes. C’est dans ces conditions que Raffarin pourra, en 2003, faire voter une réforme qui est à l’origine de l’asphyxie financière que connaissent aujourd'hui un nombre grandissant de départements. Le RMI, les routes nationales, les personnels TOS des collèges (techniciens et ouvriers spécialisés) sont transférés aux départements. Mais, le projet Raffarin, « la mère de toutes les réformes », comme il se plaisait à le dire, était bien autre chose qu’un acte II de la décentralisation. Avec le vote d’une loi constitutionnelle, il s’agissait d’une réforme aussi importante que celle de 1958 et qui allait bouleverser la vie quotidienne des Français avec les conséquences dont nous mesurons les dégâts aujourd'hui.

Nous étions face à un enjeu de civilisation, mais, à part les communistes, tous les élus se sont placés sur le même terrain que le gouvernement pour réclamer davantage de compétences. Rappelons que cette réforme constitutionnelle a été votée à l’unanimité du parlement, réuni en congrès le 28 mars 2003, à l’exception des députés et sénateurs communistes. Dans ces conditions, il était plus aisé pour Sarkozy, de préparer sur la base du rapport Balladur, son projet de casse des collectivités territoriales. La situation de quasi faillite dans laquelle se trouvent, selon les estimations, un tiers des départements était contenue en germe dans le vote de la réforme constitutionnelle de mars 2003. Avec le transfert de pans entiers de grandes missions de politiques nationales vers les départements et les régions, toutes les inégalités sociales et territoriales se sont aggravées.

Avec la crise, les départements sont confrontés à une hausse sans précédent de leurs dépenses sociales (Revenu de solidarité active, allocation personnalisée à l’autonomie, prestation compensatoire du handicap). Il convient bien entendu d’exiger de l’État qu'il compense « à l’euro » près ces transferts. Mais le moment n’est-il pas venu de demander à l’État qu'il reprenne au nom de la solidarité nationale le versement des allocations aux bénéficiaires du RSA ? De la même manière, alors que le débat sur la dépendance est à l’ordre du jour, le financement de l’APA par les départements doit-il être pérennisé ? Dès sa création, le 1er janvier 2002, les conseillers généraux communistes de notre département se sont appuyés sur cette avancée pour faire reconnaître la dépendance des personnes âgées, qui ont cotisé toute leur vie, comme 5ème risque dont la prise en charge serait assurée par la sécurité sociale. L’actualité de cette proposition ne prend elle pas tout son sens aujourd'hui ? Alors, confrontés à un désengagement massif de l’État, les départements doivent ils se placer sur son terrain, comme par exemple avec les partenariats public privé pour financer la construction des collèges ? Nous ne le pensons pas et nous y reviendrons dans un prochain billet. Pour desserrer l’étau, le vote des 20 et 27 mars va peser.

mardi 15 février 2011

ISF - CAC 40 : "Enrichir les riches, voilà l'urgence de la droite"

Il est des coïncidences qui ne trompent pas. D'un coté, on apprend que les revenus des patrons du CAC 40 sont repartis à la hausse en 2009, 928 000 euros en moyenne contre 864 000 euros en 2008. De l'autre, le gouvernement annonce vouloir relever le plafond de l'ISF de 800.000 euros à 1,3 millions d'euros. Enrichir les riches, voilà l'urgence de la droite !
Non content de se goinfrer sur le dos des salariés, il leur faut en plus que l'État passe à la caisse avec de nouvelles dispositions de défiscalisation ! C'est faire peu de cas d'une société qui part en lambeaux, où l'immense majorité de la population se demande tout simplement : « Comment je vais pouvoir m'en sortir... Quel avenir pour mes enfants? »
Cette cupidité n'a que trop duré. Les temps sont aux changements. Ils viennent de l'autre rive de la Méditerranée avec un vent d'une force puissance 7. Le gouvernement ferait mieux d'y prendre garde et de calmer l'indécent appétit de la bande du Fouquet's.

Gilles Poux : "La loi doit reconnaître les discriminations territoriales"

Nous mettons en ligne une interview de Gilles Poux, parue dans "le Parisien" de ce matin. Le Maire de La Courneuve a tenu, en novembre les premières assises nationales contre les discriminations.

Le Conforama d'Herblay refuse de prendre les chèques d'autres départements. Cela vous surprend-il ?
GILLES POUX : Malheureusement non. Je recueille régulièrement ce type de témoignages. Récemment, une de mes administrées m'a raconté qu'un supermarché des Yvelines lui avait refusé son chèque parce qu'elle habitait La Courneuve ! Au motif qu'une tranche infime de la population est malhonnête, toute la population du 93 est sujette à caution.
Quel est le bilan de ces premières rencontres contre les discriminations ?
GILLES POUX : Nous préparons un livre blanc avec la cinquantaine d'élus et associations qui ont participé aux rencontres. Nous allons nous appuyer sur ce cahier de propositions et de doléances pour interpeller à nouveau l'Etat. Nous allons aussi saisir d'ici la fin du premier semestre l'Assemblée nationale pour qu'elle lance une enquête nationale sur les discriminations territoriales.
Vous avez interpellé l'Etat lors de ces rencontres. Avez-vous été entendus ?
GILLES POUX : A ce jour, rien ou presque n'a changé. La population des quartiers "sensibles" est toujours discriminée. A La Courneuve, le taux de chômage oscille toujours entre 25 et 30% Dans les grands ensembles ...Je viens de solliciter un rendez-vous auprès de Maurice Leroy, le nouveau ministre de la Ville. J'attends sa réponse.
Vous avez déposé en 2009 une plainte auprès de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations ) pour que le lieu de résidence soit reconnu par la loi comme un critère de discrimination. Où en est-on ?
GILLES POUX : Au point mort. Elle a été jugée recevable en février 2010. Mais depuis la fusion de la Halde avec le défenseur des droits, rien n'avance. L'enquête de l'Observatoire national des zones urbaines "sensibles" demandée par la Halde n'a toujours pas démarré et nous n'avons pas de nouvelles du groupe de travail mis en place par le comité consultatif de la Halde. Aujourd'hui, faute de critères, il est impossible de faire condamner une société qui pratique la discrimination à l'adresse. La loi doit reconnaître les discriminations terrritoriales.


samedi 12 février 2011

Patrick Le Hyaric : Pour l'Egypte, ni dictature douce, ni diktat impérialiste

Les égyptiens viennent de démontrer au terme de plus de quinze journées d’une insurrection unie que ce sont les peuples qui font l’histoire. Cela nous réjouit. Les dictateurs ne peuvent leur résister. Avec eux, nous accueillons avec joie et espoir la démission de M. Moubarak.
Les portes blindées du régime viennent de sauter, c’est une belle étape, un premier succès. Le peuple égyptien a besoin du soutien actif de tous les démocrates de tous les progressistes pour démanteler les structures du régime, sa corruption, sa police politique, ses mécanismes de domination et de pillage. Tout ceci doit disparaitre à jamais.
Il ne faut ni remplacer une dictature dure par une dictature douce, ni laisser l’impérialisme dicter ses volontés au monde arabe. Les forces progressistes européennes doivent se porter aux côtés de ce mouvement populaire révolutionnaire. Les institutions européennes et le gouvernement français doivent réexaminer totalement les rapports de nos pays et de l’Europe avec la Tunisie, l’Egypte et tout le monde arabe pour en inventer de nouveaux, basés sur la coopération et au service des peuples.

vendredi 11 février 2011

Du vent sur un plateau

Monsieur voulait être servi sur un plateau, de préférence convivial avait-il réclamé de TF1. Il ne voulait surtout pas être dérangé. Surtout pas de syndicaliste ! Telle était sa consigne. Jean-Pierre Pernaud faisait le service avec complaisance, coupant systématiquement les membres du pannel pourtant soigneusement sélectionné dès qu’ils se montraient contestataires, comme ce jeune agriculteur, très convaincant. Il ne fallait pas déranger le déroulement prévu et l’animateur avait préparé les tableaux statistiques – certains scandaleux comme sur le nombre des chômeurs réduits à moins de 3 millions ! – assortis au discours prévisible de Nicolas Sarkozy. Il voulait apparaître comme un président protecteur … il s’est révélé comme un président sur-protégé. Pas le genre à prendre des risques avec des interlocuteurs informés et indociles !
Le président était venu faire du vent pour éviter les vrais problèmes. Mais qui aura-t-il convaincu ? Dans ce long exercice d’autojustification, il n’a rien annoncé de nouveau. C’est toujours l’austérité pour le plus grand nombre et les plus grands avantages pour les marchés financiers. Il destine l’école à toujours plus de dégradation et ne lâchera rien de mieux pour la justice. Il n’avait rien de mieux à dire aux magistrats que le fait qu’ils étaient privilégiés en manipulant la douleur des victimes. Il annonce une concertation en prévenant qu’il n’écoutera personne. Il prétend être attentif aux situations humaines qu’il réduit à un « élément de langage » qui ne l’oblige en rien.
A force d’ennui et de lieux communs, le chef de l’Etat a tenté d’anesthésier l’opinion, paraissant totalement dépassé devant les évolutions du monde, incapable de commenter l’actualité de l’Egypte autrement que par ces mots de regret : « C’était inéluctable ». Cette mascarade télévisée prépare sa campagne présidentielle. Nicolas Sarkozy a avoué en creux qu’il espère gagner par défaut, en quelque sorte par forfait de la gauche comme si celle-ci en était réduite à commenter les phrases de la femme d’un hypothétique candidat à la candidature. Cet avenir-là n’est heureusement pas écrit.
Edito de patrick Apel Muller dans l'Humanité du 11 février

jeudi 10 février 2011

Les questions que TF1 ne posera pas à Nicolas Sarkozy

Etonnamment, L'Humanité n'a jamais été invitée à poser ses questions au président de la République en privé comme en public, encore moins en "prime time". Il en est de même ce jeudi soir avec l'émission "Paroles de Français" sur TF1 (20h30). Éducation, justice, affaires étrangères, logement, protection sociale, médias : voici donc comment les journalistes de l’Humanité auraient passé au gril le chef de l’État.
A cinq semaines des élections cantonales, pas question de mettre le chef de l’État en difficulté. Jean-Pierre Pernaut, qui endosse cette année encore le costume de passe-plats de luxe, a déjà défini le champ de l’acceptable. Les neuf Français qui composeront le panel, «feront connaissance jeudi midi à déjeuner et Jean-Pierre Pernaut les rejoindra au café, pour leur expliquer le déroulé de l’émission», explique le journaliste du Monde Arnaud Leparmentier : « On n’a pas retenu le thème de l’intégration et de la banlieue», lui a expliqué le présentateur de TF1. Pas plus que la Tunisie, « hors-cadre ». Avant l’émission, la rédaction de l’Humanité se propose de pallier ces manques, en posant ses propres questions.
- Vous avez accusé les magistrats de laxisme à la suite d’un fait-divers sordide. C’est une constante depuis 2002 : juges, enseignants, police. Ce soir, vous exercez votre défiance en direction des journalistes, absents de ce débat. Avez-vous peur de l’exercice du droit de suite, de la mise en perspective de vos réponses ?
- Pourquoi reprocher aux magistrats des dysfonctionnements dont ils ne sont pas responsables ? En manque chronique d’effectifs depuis des années, le Service pénitentiaire d’insertion et de probation de Nantes n’a pu assurer le suivi de Tony Meilhon, condamné à un sursis avec mise à l’épreuve pour « outrage à magistrat ». Une situation que le service nantais avait déjà signalé à la Chancellerie, qui n’a pas réagi.
- Comment pouvez-vous justifier la suppression de 16 000 postes d’enseignants à la rentrée prochaine alors que le nombre d’élèves est en augmentation dans les écoles, collèges et lycées ? En primaire, 8 967 postes doivent disparaître alors que l’on y attend quelque 8 900 nouveaux élèves. Le secondaire accueillera, lui, 48 500 élèves de plus et 4 800 postes de moins.
- « On ne peut laisser les familles seules face à la montée de la dépendance », il s’agit d’une « priorité nationale », avez-vous dit. Vous répétez que la dépendance « doit obéir au principe d’universalité et de paritarisme qui gouverne les autres branches de la Sécurité sociale ». Êtes-vous prêt à garantir un financement basé sur la solidarité nationale dans le cadre du service public ?
- « D’ici à deux ans plus personne ne doit dormir sur le trottoir et y mourir de froid », avez-vous déclaré. Or, depuis 2007, 1 306 sans-abri ont perdu la vie dans la rue, selon les chiffres du collectif les « Morts de la rue » et l’Insee comptabilise près de 100 000 SDF dans notre pays en 2010. Selon votre raisonnement, ils le sont « de leur plein gré » ?
- Vous aviez promis de rompre avec la diplomatie du passé. Or vous avez continué à soutenir autocrates et dictateurs, en Afrique (Gabon), au Maghreb (Tunisie, Algérie). Où est cette rupture diplomatique privilégiant la démocratie et les libertés ?
La rédaction

mardi 8 février 2011

Partenariats public-privé : un gouffre financier, la preuve par le centre hôspitalier Sud-francilien

Le Parisien et l’Humanité ont révélé l’incroyable bérézina financière que constitue la construction du nouveau centre hospitalier Sud-francilien, dans le cadre d’un "partenariat public-privé" consenti à une filiale d’Eiffage.
Rappelons que de nombreuses voix se sont élevées, à gauche et parmi la communauté éducative, contre le recours à de tels financements pour les collèges de Seine-Saint-Denis.
En cause : l’annonce opportune par Claude Bartolone (à quelques semaines des échéances cantonales et après avoir sensiblement baissé le montant des investissements en faveur des collèges depuis 3 ans) de la mise en oeuvre d’un plan d’investissement pour les collèges du département, dont une partie serait réalisée dans le cadre de partenariats public-privé.
Le fiasco financier et technique de l’équipement hospitalier du sud-francilien confortera sans aucun doute l’opinion de celles et ceux qui ne se résignent pas à la privatisation de l’Education nationale et qui ne veulent pas voir les contribuables locaux engraisser les majors du BTP...
Récit de ce naufrage par l'Humanité :

On ne construit pas un hôpital comme une autoroute ou un viaduc  ! Telle pourrait être la morale de la construction du nouveau centre hospitalier Sud-francilien, confiée à une filiale du groupe de BTP Eiffage, dans le cadre d’un partenariat public-privé. Installé entre Corbeil-Essonnes et Évry, cet hôpital géant (1  017 lits, 20 blocs opératoires, 130 salles de consultation…), qui regroupera les actuels hôpitaux de Corbeil-Essonnes, Évry-Courcouronnes et Yerres, doit ouvrir ses portes le 17 mai prochain, après quatre ans de travaux.
Mais alors que le conseil de surveillance se réunissait vendredi, le syndicat SUD santé tire la sonnette d’alarme  : «  Eiffage met à disposition un bâtiment qui ne répond pas aujourd’hui aux réglementations sanitaires en vigueur  », accuse le syndicat. Des installations électriques en passant par la piscine de balnéothérapie ou la pédiatrie, plusieurs éléments posent problème. Il s’agit «  d’ajustements  », relativise le directeur général du centre hospitalier dans le journal le Parisien, «  mais pas de modifications majeures. C’est la suite normale d’une construction. Dans 99 % des cas, Eiffage a respecté ses obligations.  »
Des petits défauts, peut-être, mais qui ont un prix  : les travaux de remise en normes sont chiffrés à 10 millions d’euros, «  qui ne sont pas encore financés à ce jour  », s’inquiète le syndicat, lequel dénonce plus globalement un «  gouffre financier  ».
SUD santé a fait les comptes. «  Les coûts initiaux explosent. Le montant du loyer reversé annuellement au constructeur est passé de 30 à 42 millions d’euros. Le coût final s’élèvera à plus de 1,2 milliard d’euros.  »
En juillet 2010, la chambre régionale des comptes d’île-de-France avait fait le même constat, remettant en cause le choix du bail emphytéotique hospitalier, le considérant «  très onéreux  », «  juridiquement contraignant et financièrement aléatoire  ».
Le rapport démontre d’ailleurs que «  le recours à une maîtrise d’ouvrage publique financée par un emprunt aurait été une solution moins coûteuse, moins hasardeuse et surtout davantage maîtrisable par l’établissement  ».
«  Une simulation pour un emprunt de 344 millions d’euros sur trente ans donne un coût final de 757 millions d’euros, soit une économie de 550 millions d’euros  », calcule Catherine Fayet, secrétaire du syndicat SUD santé au centre hospitalier Sud-francilien. Qui va payer  ? Pour le syndicat, pas de doute  : le paiement des loyers dépendra des recettes liées à l’activité des services et des économies réalisées sur le fonctionnement et les personnels. Quand on sait qu’en 2009, il manquait une centaine de postes sur l’établissement, sans compter les 
250 emplois précaires, tout cela n’augure rien de bon. La solution  ? Que l’établissement «  revienne dans le giron du public  », répond Bruno Piriou, conseiller général communiste de Corbeil.

Péril rue de la convention, suite...

Le 13 janvier dernier, vous avez pu prendre connaissance, sur ce site, d'un courrier que madame Maimoun a adressé au journal "le Parisien" l'informant de la situation de péril du 24-26 rue de la convention. Depuis le blog des "Grands Champs" lui a consacré un reportage accompagné de photos révélatrices de la situation lourde de dangers pour les 16 personnes qui vivent à proximité de ce chantier abandonné depuis un an. Nous publions aujourd'hui l'information que nous a transmise madame Maimoun."lors de l'expertise du 25 Janvier l'expert a dit qu'en aucun cas l'eau ne devait être pompée car elle entraînerait la terre, ce qui provoquerait l'effondrement des maisons. il préconise de vrais et de sérieux travaux pour mettre fin au péril. il a établi un calendrier avec des mesures d'urgences à mettre en place et la première mesure devait être réalisée au plus tard le 4/2/2011. A ce jour rien n'a été fait, le chantier est dans le même état et le danger est le même. Le constructeur semble ne se plier à aucune demande de l'expert. enfin la date limite pour la dernière mesure est le 30 Mars 2011. voilà où nous en sommes, la suite découlera du rapport que l'expert adressera au tribunal après le 30 Mars 2011".

lundi 7 février 2011

Seine Saint Denis : la colère monte chez les parents d'élèves

Des parents d'élèves d'une centaine d'écoles de Seine-Saint-Denis dénonçaient lundi les absences non remplacées d'enseignants en "occupant" les bureaux de direction des établissements, a annoncé la FCPE, la principale fédération de parents d'élèves.
"Une centaine d'écoles sont occupées par des parents, principalement à Epinay-sur-Seine, Saint-Ouen, Bagnolet et Pierrefitte", a affirmé Michel Hervieu, président de la FCPE en Seine-Saint-Denis. "Les cours se tiennent normalement", a-t-il précisé. "Depuis trop longtemps, des remplacements ne sont pas assurés", a-t-il dit.
En juin, plusieurs dizaines de parents d'élèves de Seine-Saint-Denis avaient déjà déposé des recours devant le tribunal administratif de Montreuil contre le ministre de l'Education nationale Luc Chatel pour protester contre les absences non remplacées. "Il y a de nouveaux recours administratifs", selon M. Hervieu. A Epinay-sur-Seine, sur 700 jours d'absence de courte durée depuis septembre, 600 n'ont pas fait l'objet de remplacements, selon la FCPE. Michel Hervieu dénonce "une inégalité territoriale". "La Seine-Saint-Denis, malgré sa population défavorisée, est beaucoup plus maltraitée que d'autres", estime-t-il. "Certains enfants parlent français à l'école seulement, c'est un lieu de sociabilisation, d'intégration et on n'est pas capable de mettre les moyens", déplore-t-il."Depuis la rentrée de janvier le taux d'absentéisme est extrêmement important, pour des maladies essentiellement: on a atteint 15% sur certaines circonscriptions", reconnaît-il. "Le problème des absences est lié à une situation conjoncturelle et non à un manque de moyens", affirme l'inspecteur d'académie.

Magistrats : "Sarkozy et sa majorité sont responsables de cette situation désastreuse"

En charge des affaires judiciaires, les magistrats et les personnels subissent depuis 2002 les interventions répétées de Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur puis Président de la République.
Près de deux lois par an sont votées dans le seul but d'aggraver les sanctions pénales. Cette multitude de lois est si significative de la volonté ultra-sécuritaire du Président et de sa majorité – à chaque drame, une loi – qu’elles se succèdent sans aucune évaluation ni bilan de leur mise en œuvre et de leur efficacité.
Pourtant, les professionnels tirent la sonnette d’alarme sur l’indigence des moyens de la justice : le budget de la France est au 37ème rang européen. La justice française manque de magistrats, de greffiers, de personnels pénitentiaires. Les Services Pénitentiaires d’Insertion et de Probation (SPIP) ont besoin en urgence de 1 000 postes supplémentaires, ne serait-ce que pour appliquer la loi pénitentiaire ! Facile pour le Président de la République de désigner les magistrats, les policiers et les conseillers d’insertion et de probation comme boucs émissaires, quand, à Nantes, ces derniers doivent suivre en moyenne chacun 135 personnes, alors que les préconisations sont de 50 à 60. Au Canada, il y a un agent pour 40 personnes, en Suède un pour 25. Nicolas Sarkozy et sa majorité sont responsables de cette situation désastreuse.
Le Président Sarkozy doit cesser de faire de chaque drame une affaire d'État. Il doit par contre, prendre en compte la question de la justice qui est, elle, l’affaire de l'État.

Nicole Borvo-Cohen-Seat, Responsable des questions de Justice pour le PCF.

samedi 5 février 2011

A l'Union Européenne, toujours la même soumission aux marchés financiers

Le Conseil européen qui s'est réuni à Bruxelles a discuté , sur proposition de la chancelière Angela Merkel et avec le soutien de Nicolas Sarkozy, d'un « pacte de compétitivité » pour une nouvelle « gouvernance économique ». L'objectif est la mise en place d'un dispositif drastique d'hyper-austérité lors du sommet européen de la fin mars. A l'Union Européenne, c'est toujours la même soumission aux marchés financiers ! Malgré les dégâts d'une crise provoquée par l'avidité de la grande finance, l'Union européenne continue de s'aligner derrière les demandes les plus dures contre les peuples européens. Il faut satisfaire les marchés financiers et les exigences de l'Allemagne, comme la retraite généralisée à 67 ans, la mise sous tutelle des budgets nationaux et la baisse des salaires. Une politique somme toute cohérente avec le projet du gouvernement français d'inscrire l'austérité dans la Constitution.
L’idée qu’il faut coûte que coûte s’affranchir de la domination des marchés financiers commence à faire son chemin. La proposition du PCF visant à créer un «fonds européen de développement social» répond à cette exigence. Il doit servir à accorder des prêts à taux minimes pour des investissements publics créateurs d’emplois, pour le développement de la formation, de la recherche, des services publics, pour des infrastructures utiles, des réalisations dans le domaine de l’environnement. Ce fonds doit bénéficier de sources de financement alternatives: le produit d’une taxe sur les transactions financières; des prêts à des conditions exceptionnellement favorables de la Banque centrale européenne, qui doit, pour cela, user de son pouvoir de créer de la monnaie; enfin une contribution substantielle du budget communautaire.
La campagne d’initiative citoyenne européenne, décidée lors du dernier congrès de décembre à Paris du Parti de la gauche européenne, se fixe l'objectif, par la collecte d'un million de signatures à l'échelle de l'Union européenne, d'imposer un grand débat pour une réorientation de la construction européenne.
Ne pas tuer l’idée européenne, c’est d’agir pour changer la politique menée en son nom, et pour cela, de la mettre au cœur des débats pour 2012.
Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, responsable Europe. Paris, le 4 février 2011

jeudi 3 février 2011

La Seine Saint Denis a besoin de faire souffler, à nouveau, le vent de la démocratie

Dernière élection nationale avant 2012, la droite, de l’UMP au Nouveau Centre, veut faire des cantonales « un tour de chauffe » afin de gagner de nouveaux points d’appui à leur politique dans la perspective des présidentielles.
Leur politique nous la connaissons !
Retraite à 62 ans, augmentation du chômage et des plans de licenciements – dans notre département, chez Ducros ex-DHL et PSA à Aulnay, fermeture de Sanofi Aventis à Romainville-, 60 nouvelles suppressions de postes d’enseignants à la rentrée 2011 en Seine-Saint-Denis, fermetures de services hospitaliers et de centres IVG, recul des prestations de PMI, déremboursement des médicaments, asphyxie financière des communes et départements afin de privatiser les services publics de proximité, disparition des départements en 2014, mise en cause des engagements du Grenelle de l’environnement…
Cette politique au service des actionnaires a pour but de faire financer la crise par les citoyens. Alors que les actionnaires du CAC 40 se partageront 43 milliards d’euros en 2011 le pouvoir d’achat du plus grand nombre se réduit. Cette politique nous n’en voulons plus dans le pays ! Nous n’en voulons pas plus au Conseil général !
Alors que doit faire la gauche en Seine-Saint-Denis face à l’aggravation de la crise du capitalisme et face à l’austérité féroce décidée par Sarkozy-Fillon ?

Plus que jamais, face la politique dévastatrice de la droite et du MEDEF, la Seine-Saint-Denis a besoin, dans sa diversité, de se rassembler à gauche, pour donner de la force à ses aspirations. Pour cela, la Seine-Saint-Denis a besoin de faire souffler, à nouveau, le vent de la démocratie. Avec nos candidates et candidats nous voulons agir sans attendre, être debout et solidaires face à la crise, battre la droite et l’extrême droite.
Nous voulons tout faire pour que la gauche gagne et réussisse.
Nous savons que vous exprimez votre doute sur la capacité et la détermination de la gauche à relever les défis du changement.
C’est pour cela que nous voulons travailler avec vous à l’émergence de majorités d’idées qui permettent de bâtir une nouvelle majorité de gauche et écologique, porteuse des exigences de changement les plus fortes au Conseil général en 2011, comme dans le pays en 2012. Voilà l’ambition des communistes et des candidats et des candidates présenté-es ou soutenu-es par le PCF.
Nous voulons contribuer à créer une dynamique citoyenne d’espoir qui soit un point d’appui à vos luttes et transformer tous vos mécontentements en propositions utiles à votre mieux vivre. Avec les électrices et électeurs de gauche et écologistes nous proposons d’agir pour plus de justice sociale et de progrès humain.
Nous voulons impulser un nouvel élan démocratique et porter plus fort la parole de la Seine-Saint-Denis en Ile-de-France : mettre l’emploi et la formation au coeur du développement économique, traduire dans la vie l’ambition de réussite scolaire pour tous les jeunes, bâtir un rempart social contre la crise, porter un projet de haut rang pour la culture, conforter les novations écologiques de la Seine-Saint-Denis !
Nous voulons également réintroduire les aides au financement de la carte Imagin’R pour tous les jeunes scolarisés, à l’achat d’un ordinateur pour les élèves de 6ème, baisser le prix d’accès à la carte améthyste, revaloriser les subventions dans les domaines de la culture ou du sport, soutenir les emplois et l’investissement publics en faveur des collèges, abandonner le recours aux partenariats public-privé.
Nous voulons enfin renouer avec de grandes politiques écologiques qui continuent de faire la singularité et la renommée de notre département. Avec les écologistes sincères et antilibéraux, nous avons toujours trouvé le chemin des convergences au service du développement social, humain et écologique de notre territoire.

Le poète Edouard Glissant est mort

L'écrivain et poète antillais Edouard Glissant, grande figure de la créolité, est décédé aujourd'hui à Paris à l'âge de 82 ans. D'origine martiniquaise, il était notamment devenu célèbre pour son roman La lézarde, paru en 1958.
"Il est mort ce matin. Il était dans un état critique depuis quelque temps mais nous avons travaillé ensemble jusqu'au bout", a déclaré Emmanuelle Collas, directrice des éditions Galaade, qui ont publié une partie de l'oeuvre de l'écrivain.
Né le 21 septembre en 1928 à Sainte-Marie, dans le nord de la Martinique, enfant d'une famille modeste et élève brillant, il a fait des études de philosophie à la Sorbonne en 1946.Docteur ès lettres, il a obtenu le prix Renaudot en 1958 pour La Lézarde. Militant activement contre le système colonial, opposé à la guerre d'Algérie, il fut expulsé des Antilles et assigné à résidence en métropole au début des années 60 par le pouvoir gaulliste.Il a en particulier enseigné en Louisiane (à Bâton-Rouge) et à la City University de New York, où ses leçons sur William Faulkner ont fait autorité.
Edouard Glissant était considéré comme l’un des fils spirituels et turbulents d’Aimé Césaire, et avait notamment fondé le concept d’antillanité, de créolisation et de" tout-monde".

Egypte : l'envoyé spécial de l'Humanité arrêté

Pierre Barbancey a été détenu pendant deux heures dans une caserne cette nuit, avant d'être placé en résidence surveillée. Relâché ce matin, il raconte.
"Vers 22 heures, mercredi soir, j'ai voulu retourner avec d'autres journalistes sur la place Tahrir pour savoir ce qu'il s'y passait. Peu avant d'y arriver, nous avons été arrêtés par des miliciens pro-Moubarak. Ils cherchaient clairement à nous empêcher d'accéder à la place où ils ont affronté toute la journée les opposants au régime. Il faut dire que la télévision officielle ne montre que des images des manifestations. Tout ce qui va à l'encontre de la version officielle, c'est-à-dire ce que montrent les médias étrangers, est combattu. Ces miliciens nous ont livrés à l'armée, qui nous a emmenés dans une caserne proche du centre de la ville. Ils nous ont retenus là pendant deux heures. Nous avons été bien traîtés, en tous cas mieux que les Egyptiens qui s'y trouvaient, dont certains étaient roués de coups de poing et de matraque.
Au bout de ces deux heures, ils nous ont emmenés dans un hôtel où nous avons été assignés. A 7 heures ce matin, j'ai pu regagner mon hôtel. Ca n'a pas été sans mal puisque d'autres miliciens, certains armés de sabre, voulaient nous livrer à nouveau aux militaires. Cette nuit, il était difficile de dire qui étaient vraiment ces miliciens. Mais dans la journée de mercredi, certains portaient des armes à feu et faisaient penser à des policiers en civil.
Il est compliqué de savoir ce qui se passe hors du Caire. Je sais que des barrages empêchent les gens de venir au Caire. Je sais aussi que la situation est très tendue à Alexandrie et à Suez.

mardi 1 février 2011

La France devait bien livrer des grenades à Tunis

Le gouvernement avait donné son accord pour des livraisons de grenades lacrymogènes le jour-même où Ben Ali fuyait la Tunisie.
Le gouvernement français avait bien donné le 12 janvier son accord pour des livraisons de grenades lacrymogènes à la Tunisie, alors que la répression de manifestations contre le régime de Zine ben Ali durait depuis presque un mois.
François Fillon reconnaît, dans un courrier envoyé au président du groupe socialiste à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault, que la France avait bien donné son accord le 12 janvier pour des livraisons de grenades lacrymogènes à la Tunisie. Le Premier ministre précise dans sa lettre qu'elle n'ont finalement pas été livrées.
En effet, le 14 janvier, quelques heures avant que le président Zine ben Ali quitte la Tunisie, les douaniers de l'aéroport de Roissy ont retenu les colis et interrogé leur hiérarchie, explique le chef du gouvernement.
"L'administration des douanes a interrogé le ministère des Affaires étrangères afin d'établir si, compte tenu du pays de destination, l'avis sans objection formulé par ce ministère devait ou non être considéré comme maintenu", explique François Fillon dans sa lettre, envoyée en réponse .
Ce n'est que le 18 janvier, quatre jours après le départ de Zine ben Ali, que la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie a définitivement suspendu les autorisations officielles de livraison de grenades à la Tunisie.
Le 11 janvier à l'Assemblée nationale, à la veille d'autoriser cette livraison de grenades, Michèle Alliot-Marie avait proposé l'aide de la France au régime ben Ali pour la maîtrise des manifestations qui avaient déjà fait de nombreux morts depuis décembre.
Ces propos ont suscité une vive polémique par la suite et Michèle Alliot-Marie a assuré que la coopération policière avec Tunis avait été toujours été exclusivement "institutionnelle".

Réception des voeux des communistes et de leurs élus : l'intervention de Sofia Dauvergne

"C’est avec un immense plaisir que nous vous accueillons dans cette salle pour la traditionnelle cérémonie des vœux des communistes et de leurs élus.
Pour nous il s’agit chaque année de partager avec vous ce moment de convivialité.
J’appelle à venir à mes côtés, la direction de section, les élus, Chantal Guyard, Laurent Pagnier, ainsi que Robert Clément, maire honoraire et pour l’occasion Président du comité de soutien à ma candidature et celle de Jean Claude Mamet, mon suppléant, pour l’élection cantonale du 20 mars prochain.
Je remercie également de leur participation et de leur soutien : Nos partenaires à l’élection cantonale, Jacqueline Guillotin du NPA/local. Bruno Bellegarde, responsable du PG Local.
Martine Louaire, représentant la Fédération du PCF.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Chers amis,
Aujourd’hui J’aurai une pensée pour les deux jeunes hommes assassinés au Niger, et pour leur famille.
Pour les 2 journalistes otages en Afghanistan.
Ne serait-il pas temps de rompre avec la logique de guerre, qui fait de nos concitoyens des cibles et s’avère être une véritable impasse politique ?
Je veux également rappeler que notre compatriote Salah Hamouri est injustement emprisonné depuis deux mille cent vingt huit jours dans les geôles israéliennes
et je souhaite que nos combats soient porteurs de vœux « liberté » pour tous les prisonniers injustement enfermés ou séquestrés.
Et ne pas laisser dans l’oubli Haïti un des pays les plus pauvres du monde ravagé, il y a un an, par un terrible tremblement de terre et touché par le choléra.
Egalement saluer la révolution tunisienne et sa jeunesse dire à quel point elle me remplit de joie et d'espérance dans la capacité des peuples à se libérer de leurs jougs et prendre leur destinée en main.
Et soutenir le peuple égyptien aujourd’hui dans la rue qui manifeste contre la pauvreté, le chômage et la répression.

Un sondage publié en ce début d’année place les Français en tête du pessimisme. 86% d’entre eux estiment que la situation de l’emploi et du pouvoir d’achat va s’aggraver en 2011.
Et ce ne sont pas les déclarations de quelques candidats aux primaires socialistes comme Manuel Valls à propos des 35 heures qui vont permettre à nos concitoyens de retrouver un optimisme à gauche.
Le pessimisme, selon qu’il est rationnel ou raisonné conduit à la désespérance ou à la lucidité.
Gageons alors pour des vœux de lucidité.
Comme le dit, un jeune homme de 93ans, Stéphane Hessel, il faut toujours s’indigner !
A écouter la plupart des commentateurs politiques, 2011 sera une année de transition, une sorte de longue veillée d’armes avant l’assaut de 2012.
En vérité, 2011 s’annonce dans la foulée de 2010 : une année de crise capitaliste aggravée et de brutalité gouvernementale amplifiée d’un côté ;
Une année de luttes et de mobilisations sociales de l’autre.
L’actualité de la fin d’année a mis en avant la question des transports, et la galère endurée par les usagers et les populations paralysées par les rues verglacées.
Si la météo n’est pas pour rien dans les graves disfonctionnement, la principale cause est à rechercher du côté des politiques de rentabilité à court terme et de destruction systématique du service public mises en œuvre depuis des années,
et c’est là qu’il faut trouver la réponse au problème posé : nulle part ailleurs.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets les domaines de la santé, les hôpitaux publics et l’Education nationale sont touchés de plein fouet
Le secteur de l’éducation va atteindre les 66 400 postes supprimés en cinq ans, soit 8% des effectifs dont 16 000 pour la rentrée 2011.
Nous nous engageons dans une année d’indignation politique, de fronts de résistance et de luttes sociales, politiques et démocratiques tous azimuts.
Mais lutter n’est pas suffisant, Résistance oui mais aussi Construction.
Notre objectif est de redonner au peuple, aux forces sociales et citoyennes l’espace et le pouvoir de construire le projet collectif qui répondra à leurs attentes parce qu’il apportera de vraies réponses à la crise capitaliste.
C’est le sens d’abord de notre proposition de construire un programme partagé à travers la multiplication des rencontres avec l’ensemble des acteurs et actrices du mouvement social, syndical associatif et citoyen, dont je salue la présence ici ce soir dans cette salle.
Notre ambition est de démontrer que notre engagement avec le Front de gauche est porteur d’une dynamique montante, ouverte rassembleuse et porteuse d’avenir.
Vous l’aurez compris, c’est à cela que nous allons déployer toute notre énergie. Nous avons décidé d’amplifier dès maintenant le débat dans le Parti communiste et avec nos partenaires sur le contrat politique qui permettrait la candidature commune du Front de gauche en 2012 que nous appelons de nos vœux.
L’année 2010 a été extrêmement riche pour ce qui est de notre action locale.
Nous avons partagé, soutenu des exigences d’égalité, de solidarité, de création, de démocratie, d’écologie qui font tant défaut dans notre ville.
C’est ce que nous avons fait en 2010. D’abord en affichant nos choix politiques pour défendre la retraite à 60 ans à taux plein, la protection sociale, l’emploi, le service public de la poste, de l’eau, l’avenir du logement social.
En soutenant les salariés de Sanofi-Aventis à l’annonce d’un nouveau plan de restructuration de ses activités en France, comprenant notamment la fermeture du site de production de Romainville à la fin 2013.
En agissant contre la casse du logement social, les augmentations de loyers et l’application stricte de la loi Boutin,
En accompagnant de nombreux romainvillois sans toit ou menacés d’expulsion. (Dont certains d’entre eux sont ici ce soir) et je les remercie de leur présence.
En appelant à l’arrêt des augmentations des prestations municipales.
En dénonçant le gâchis écologique, financier de la collecte par pneumatique ou l’abattage des arbres de l’avenue Dr Rosenfeld.
En regrettant les retards pris dans la construction de nouveaux équipements privant la population d’une bibliothèque et d’un gymnase depuis deux ans.
En poursuivant le combat contre une droite arrogante qui porte atteinte aux valeurs républicaines et fait exploser la misère.
La réforme des collectivités locales voulue par Nicolas Sarkozy est une véritable attaque à la démocratie et à l’avenir de nos communes.
Et en restant mobilisés face à une extrême droite qui même si sa nouvelle présidente s’appelle Marine Le Pen, elle reste avant tout un parti de droite extrême, ultra libéral, anti social qui ne pratique que l’exclusion et l’expulsion des plus faibles.
A Romainville, le Maire et sa majorité Ps /verts accompagnent tristement les politiques nationales qui font tant de mal au service public local et à la population et continuent dans leurs refus de prendre en compte l’avis des Romainvillois,.
On se rappelle en 2009, la découverte des riverains et de la population de la réalisation d’une collecte pneumatique des déchets pour un coût de 10 millions d’euros et le non respect des électeurs en excluant de la communauté agglomération, d’Est Ensemble, les élus de l’opposition de gauche.
En 2010 , ce seront les riverains de la rue de la Convention, de l’avenue du Dr Rosenfeld, de l’avenue Pierre Kerautret et aux parents préoccupés par l’avenir et la sécurité de leurs enfant qui n’étaient pas entendus.
Et Je tiens à remercier les autres élus de l’opposition de gauche qui siègent à mes côtés au sein du Conseil municipal avec qui nous poursuivons un travail commun, Aida Abada, Olivier Tripelon et Stéphane Weisselberg.
Je tiens aussi à remercier les camarades et amis, qui au quotidien nous apportent leur aide et leur conseil et vous tous qui nous encouragez à ne pas baisser les bras à défendre les intérêts de cette ville et de ses habitants.
Dans 8 semaines aura lieu le 1er tour de l’élection cantonale, il est temps de se donner la force de changer les choses !
Face à la droite gouvernementale, dont les mesures prises : bouclier fiscal, cadeaux aux banquiers, réforme des retraites, réduction des services publics, réduction des logements sociaux, casse du système de santé.
Face une coalition départementale Ps / Europe écologie sans projet commun, si ce n’est qu’une alliance de circonstance notamment dans les cantons où nous sommes sortants.
Le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche, le Nouveau parti anti capitaliste local ont décidé eux de présenté une gauche rassemblée et rassembleuse.
Nous, nous souhaitons porter avec tous les Romainvillois un vrai projet utile à notre ville à notre département.
Le Département doit être plus que jamais un outil pour l'égalité territoriale, la justice sociale.
Aujourd'hui étranglé, menacé, il doit rejeter le désengagement de l'Etat.
Répondre aux attentes populaires impose aujourd'hui de faire des choix de rupture.
Rupture avec les choix fait sur l'utilisation de l'argent, des richesses produites qui aujourd'hui s'envolent vers les marchés financiers, rupture avec les processus de décisions au sommet.
Aujourd'hui le Gouvernement doit 690 millions d'euros aux habitants de la Seine-Saint-Denis et on ne peut que regretter et condamner la seule solution de Monsieur Claude Bartolone, Président et de Mme Corinne Valls, sa vice-présidente.
►D’augmenter les tarifs de la carte améthyste à 40 euros au lieu de 15 euros,
►de supprimer la participation pour les jeunes de la carte Imagin'R,
►de supprimer l'aide financière pour l'achat d'un ordinateur,
►de baisser ou de supprimer les subventions aux associations, sportives, culturelles, de jeunesse,
►Par contre on n'hésite pas à créer le PPP (Partenariat Public Privé) pour la construction et la gestion de nouveaux collèges. Ce n'est ni plus ni moins en réalité un PPP une Privatisation du Patrimoine Public.
Quand d'autres choix auraient été possibles.
Il faut arrêter de faire payer la facture aux séquano dyonisiens et aux Romainvillois,
Nos candidatures sont celles du rassemblement le plus large à gauche.
Du Front de Gauche dont le Parti de Gauche, le Parti communiste sont membres, du NPA, et avec le soutien de la Gauche Unitaire et de la FASE.
Nos candidatures sont celles d'une Gauche de riposte, d'une Gauche de Proposition, d'une Gauche de résistance et d'action et enfin d'une Gauche anti libérale pour proposer une alternative à la politique désastreuse menée aujourd'hui par la droite et par la majorité MCC/PS/verts dans notre ville.
Nos candidatures sont au service de tous les Romainvillois qui veulent créer le changement, qui en ont assez des promesses non tenues.
Nous souhaitons porter avec tous les Romainvillois un vrai projet utile à notre ville à notre département, résolument à gauche pour changer vraiment le département.
Particulièrement dans le domaine de la démocratie, en redonnant à chacun et à chacune la parole, dans le domaine de l'Education, en créant des vrais liens avec la communauté scolaire pour l'avenir de nos écoles laïques et de nos enfants,
Dans le domaine du logement, en exigeant les moyens pour la relance de la construction du logement social et notamment pour les jeunes.
Dans le domaine de l'environnement, de l'emploi, des services publics, de la santé, des transports, etc,,,
Je me suis déjà adressé à toute la jeunesse de notre ville pour l’informer des enjeux de cette élection. Maintenant nous allons aller à la rencontre de tous les romainvillois dans 4 réunions de quartier pour terminer par un grand rassemblement le 18 mars prochain au Palais des fêtes.
Ce que je sais c’est qu’une campagne se mène jusqu’au bout, que notre résultat en surprendra plus d’un.
Et vous le savez une campagne à un coût et je vous invite dès ce soir à nous soutenir en rejoignant le Comité de soutien et en adressant vos dons à notre ami et mandataire Michèle Pétroff.
Oui demain, notre ville peut disposer d’une conseillère générale résolument à gauche.
J’ai confiance, nous avons confiance dans les Romainvillois. Je suis optimiste.
Engageons nous, mobilisons nous dans les jours et les semaines qui viennent.
Que le 20 mars marque un nouvel espoir à gauche, pour une ville plus solidaire et plus humaine.
Encore une fois, mesdames et messieurs, chers amis, je vous souhaite une excellente année 2011, pleines de projets pour vous et pour vos proches".

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