LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

samedi 31 décembre 2011

Les communistes de Romainville et leur site "Rassembleurs et solidaires" vous présentent leurs meilleurs voeux pour l'année 2012. Santé, joie et bonheur partagé. Au delà de cette formule consacrée, nous souhaitons que cette gerbe de voeux se réalise vraiment. L'année qui s'achève a connu de terribles régressions. Mais 2011 a aussi été marquée par des prises de conscience et des rassemblements nouveaux pour gagner des politiques radicalement neuves, à Romainville, en Seine Saint Denis, en France et dans le monde. Nous sommes nombreux(ses) à vouloir que 2012 soit une année d'espoir. Espoir que les échéances électorales du printemps permettent de tourner la page d'une politique inhumaine et injuste. Espoir de voir notre peuple se rassembler, non pour partager de nouveaux sacrifices, mais pour un autre partage des richesses. Espoir de voir remettre de l'humain, de la dignité, de la solidarité et du respect dans notre quotidien. C'est à l'avènement d'un vrai changement que vont les voeux des communistes et du Front de gauche, à l'aube de cette nouvelle année. Une année combative et solidaire, pour que le peuple debout ait le dernier mot !

"Une énorme forteresse de préjugés, de privilèges, de superstitions, de mensonges, d'exactions, d'abus, de violences, d'iniquités, de ténèbres, est encore debout sur le monde avec ses tours de haine. Il faut la jeter bas. Il faut faire crouler cette masse monstrueuse."
Victor Hugo ( les Misérables )

vendredi 30 décembre 2011

Avec Che Guevara soyons réalistes, demandons l'impossible !

Une année chasse l’autre. Voilà que l’année 2012 montre le bout de son nez. Comme un rituel le « Président » va s’adresser à nous. Jai cru comprendre qu’il avait profité de la trêve des confiseurs pour réfléchir, avec ses communicants, à la
prestation qu’il va nous infliger samedi. Avec beaucoup d’autres, j’espère que ce sera la dernière. Sa tâche n’est pas aisée. 2011 devait être, selon lui, une année utile. Elle l’a été, en effet, pour les banquiers, les spéculateurs, et les privilégiés. Mais pour les françaises et les français, 2011 aura été une année de galère. Le chômage a explose. Le pouvoir d’achat est en berne. La pauvreté s’étend. Se nourrir, se vêtir, se loger, se soigner, devient mission impossible pour le plus grand nombre.
C’est la « crise » nous répète-t-on chaque jour. Regardez, du côté de la Grèce, de l’Espagne, de l’Italie, du Portugal, la situation y est encore pire ! Alors de quoi devrions-nous nous plaindre ? Que nous resterait-il, à part se résigner et sombrer dans le fatalisme.
Les médias viennent au secours de ces apôtres de la résignation en nous passant en boucle les interventions des différents présidents de la République depuis 1974 pour nous dire en substance « que tout a été essayé » pour endiguer le chômage, mais sans succès. Le décor serait ainsi planté pour les échéances électorales de 2012. Il nous faudrait choisir entre « les sacrifices » ou une « rigueur plus justement répartie ». Entre deux candidats. L’un « super actif » et l’autre « normal ». Une chose n’a pas été essayée. Inverser une logique : taxer le capital plutôt que le travail. Alors que les candidats « officiels » ou non
« déclarés », aux présidentielles et aux législatives préparent leur plans de communication et peaufinent leurs profils sur les réseaux sociaux, comme ils le font la veille de chaque scrutin, il est possible de bousculer les scénarios écrits d’avance, si notre peuple s’en mêle. C’est, sous le signe de l’action, du débat d’idées et de l’espoir que les communistes, avec la Front de gauche doivent placer ce début d’année 2012. Action pour remettre de l’humain, de la solidarité, de la dignité et du respect dans notre quotidien. Espoir pour que s’invente et se déploie une dynamique de rassemblement et de « vrai changement à gauche ».
Avec Che Guevara : « soyons réalistes demandons l’impossible ».
Robert Clément

mardi 27 décembre 2011

Chômage : "courage fuyons ! " est le maître mot du gouvernement

En novembre, 51 800 personnes supplémentaires se sont inscrites à Pôle emploi, portant le nombre total des privés et demandeurs d'emploi à 4244 800, soit une hausse de 5,6% sur un an. C'est le niveau le plus élevé depuis douze ans.
N'est-ce pas pourtant le ministre du travail qui avait promis de faire passer ce taux sous la barre des 9% à la fin 2011 en prenant appui sur le « grand emprunt » de Nicolas Sarkozy ?
Alors que les experts s'attendent à un résultat « catastrophique » pour 2012 avec un taux de chômage qui pourrait être compris entre 10,4% et 10,7%, le gouvernement s'empresse de mettre son échec sur le compte du « ralentissement de la croissance ».
« Courage fuyons » est bien le maître mot de ce gouvernement.
Pour la préservation du « AAA » l'Élysée et Matignon multiplient les plans d'austérité qui, faisant reculer la demande et la croissance jusqu'à la récession, enveniment le chômage, creusent les déficits et les dettes publics avec un gâchis monstrueux de l'argent des contribuables.
En plus de sa visée évidemment électoraliste, le sommet social du 18 janvier prochain voulu par le chef de l'État aura pour but de redoubler dans les allègements de cotisations sociales patronales et d'engager une baisse des salaires nets. Au nom de la sauvegarde de leur emploi et sous pretexte de compétitivité, les travailleurs seront soumis au chantage pour consentir des sacrifices de rémunération.
Plutôt que de s'attaquer au coût du travail, le gouvernement ferait mieux de combattre les 318 milliards d'euros versés par les sociétés non financières en intérêt aux banques et en dividendes aux actionnaires en 2010.
Le Front de gauche, dans son programme « L'humain d'abord » veut moduler l'impôt sur les sociétés et le taux des cotisations sociales afin d'inciter les entreprises à développer la valeur ajoutée, les formations, les salaires et l'emploi, en pénalisant les entreprises qui délocalisent, développent leurs placements financiers, ou se servent des nouvelles technologies pour supprimer des emplois et dégrader les conditions de travail. De nouveaux pouvoirs de contrôle et de décision doivent être donnés aux CE et aux délégués du personnel.
Il faut créer les conditions pour imposer aux banques le financement, à des taux d'intérêt faibles de projets porteurs d'un renforcement de l'emploi, de la qualification et du potentiel de création de valeur ajoutée dans les territoires.
Cela peut se faire au niveau local, avec des Fonds publics régionaux et au niveau national, avec un pôle financier public, et européen, qui permettrait une réorientation de la politique monétaire de la BCE maitrisable par les parlements européen et nationaux .

Parti communiste français
Paris, le 27 décembre 2011.

Baisse des indemnités journalières : " nouvelle injustice pour les salariés "

Le journal officiel publie ce matin la baisse du montant des indemnités journalières pour les arrêts de travail à compter du 1er janvier 2012.
Il s'agit d'une baisse de près de 15% de l'indemnité journalière maximale qui concerne les salariés du régime général, du régime agricole et les artistes-auteurs pouvant prétendre au bénéfice d'indemnités journalières maladie.
Ce mauvais coup vient compléter celui de l'instauration de la suppression de la rémunération du premier jour de congés maladie pour les agents publics et les salariés des régimes spéciaux.
Une nouvelle fois ce sont, injustement, les salariés les premiers touchés au nom d'une crise financière dont ils ne sont pas responsables.
Le Front de gauche, dans son programme « l'Humain d'abord », veut rétablir le remboursement intégral à 100% des dépenses de santé couvertes par la sécurité sociale.
Le financement de la protection sociale doit être construit à partir des cotisations sur les salaires, avec une modulation et une contribution sur les revenus financiers des entreprises, des banques et des assurances.
Il faut en finir avec les perpétuels coups de rabots en direction des salariés et mettre l'humain au cœur de nos préoccupations.

Parti communiste français

vendredi 23 décembre 2011

RASSEMBLEURS ET SOLIDAIRES SOUHAITE DE BONNES FÊTES AUX VISITEURS DU SITE ET À TOUS LES ROMAINVILLOIS


Pierre Laurent et Jean-Luc Mélenchon à Roissy ce matin pour soutenir les salariés grévistes

Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF et Président du Conseil national
de campagne du Front de gauche et Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l'élection présidentielle étaient ce matin à Roissy pour soutenir les salariés grévistes.
Depuis un mois, les salariés des entreprises de sûreté aérienne luttent pour leurs salaires et conditions de travail. Le mouvement de grève qu'ils mènent avec courage est juste et légitime.
Ils ont face à eux un patronat cynique et sourd, qui refuse la négociation,
une direction des Aéroports de Paris qui n'assume pas ses responsabilités et un
gouvernement qui les méprise royalement et remplace les salariés en lutte par
des agents des forces de l'ordre. Pendant des semaines, ces femmes et ces hommes
ont subi le mépris et l'outrage, se faisant traiter de « preneurs d'otages ».
Encore aujourd'hui le président de la République utilise ces mots. Où sont
passés ses beaux discours sur la France qui se lève tôt ? Eh bien, lorsqu'elle
se bat pour vivre dignement, monsieur Sarkozy la traite en criminelle.
Le gouvernement, ADP et les directions des entreprises privées de sécurité
mentent délibérément aux voyageurs et aux Français : la récente revalorisation
de la taxe aéroportuaire, payée par les passagers, avait été justifiée par des
motifs de sécurité. Or les agents de sûreté n'ont pas vu leurs salaires augmenter.
S'il y a preneurs d'otages dans un conflit de cet ordre, on les trouvera du
côté des directions patronales qui soignent leurs marges bénéficiaires en
piétinant les droits de leurs salariés.
Le PCF, par ma voix, exprime son soutien total aux salariés grévistes et
exige du gouvernement et d'ADP la reprise des négociations.

lundi 19 décembre 2011

"Est ensemble" : adoption du pacte territorial

Je viens de découvrir le pacte territorial adopté par le Conseil
communautaire « d’Est Ensemble ». Ce document est important. Il mérite donc qu’on s’y attarde. Beaucoup de questions traitées vont dans la bonne direction. D’autres interpellent.
Une contradiction saute aux yeux. D’un côté, la volonté de voir nos concitoyens s’approprier l’agglomération et de l’autre, le peu d’empressement qui est mis pour qu’il en soit ainsi. Prenons l’exemple de ce pacte mis en chantier depuis deux ans. Il eut été normal que nous puissions en prendre connaissance sur le site de la ville. Or, c’est sur celui du Parti socialiste que je suis allé le chercher. Pourtant l’implication des citoyens ne sera rendue possible qu’à une condition : Que chaque commune, avec les élus siégeant au Conseil communautaire, favorise l’information, l’échange et le débat sur les enjeux portés par ce territoire. Ce choix de voir s’épanouir la citoyenneté dans l’agglomération doit se trouver au cœur des projets eux-mêmes, car aucun des défis ne pourra être relevé sans une implication citoyenne majeure.


Ce document a le mérite de donner une vision contrastée de la réalité du territoire. Ses potentialités, ses atouts et ses faiblesses.
Comme c’est le cas pour le département, il connait un solde migratoire négatif.
Ce sont donc les naissances qui compensent les départs importants de population.
Cette jeunesse est un atout majeur par le dynamisme dont elle témoigne. Elle est aussi un
appel à la responsabilité.
Car de ce constat découlent deux évidences : d’une part les difficultés que rencontrent les jeunes pour se loger, et d’autre part un nombre conséquent de familles quittant nos villes, pour accéder à la propriété à un prix moins élevé.


J'approuve donc ce qu’indique le document, je le cite : « le logement est un des facteurs clés de la réussite scolaire, du parcours de vie et de l’épanouissement personnel. Il sera donc une priorité d’Est Ensemble. La démographie et la sociologie d’Est Ensemble impliquent de penser le logement dans la pluralité de ses usages et de ses besoins, il s’agira donc de parler de politique de l’habitat au sens large. Pour nous, le logement social ne doit pas être forcément envisagé de manière transitoire, même il doit s’inscrire chaque fois que c’est possible dans une proposition plus globale de parcours résidentiel. Force est de constater que l’explosion des prix et des loyers tend à repousser toujours plus loin les populations socialement fragiles. Notre projet est de rapprocher lieu de vie et lieu d’activité dans l’optique de la ville intense et d’offrir un logement pour tous afin de préserver la cohésion sociale de notre territoire. »


N’est-ce pas ce que les communistes de notre ville n’ont cessé de dire depuis plusieurs années ? La politique menée à Romainville tourne totalement le dos aux idées développées dans ce pacte territorial. 80% des logements édifiés le sont en accession à la propriété. Les seuls logements sociaux construits sont destinés aux locataires concernés par l’ANRU. Des centaines de jeunes et de familles quittent, à contre coeur, un lieu de vie qui a été lé leur durant de très nombreuses années.


Que n’avons-nous pas entendu lorsque les communistes affirmaient « qu’une ville devait être accueillante pour celles et ceux qui décident d’y habiter, mais rester solidaire pour celles et ceux qui désirent continuer à y vivre ». C’est donc avec satisfaction que nous lisons dans ce pacte territorial : « La volonté d’Est Ensemble est d’accueillir ceux qui souhaitent s’installer sur son territoire tout en se donnant les moyens de conserver tous ceux qui veulent continuer à y résider au premier rang desquels les jeunes et les aînés ».


De la même manière, les communistes étaient les défenseurs d’une société « d’assistés » lorsqu'ils avaient osé affirmer « À Romainville on fait beaucoup pour les façades, mais derrière il y a des femmes, des hommes, des jeunes avec leurs questions, leurs interrogations, leurs difficultés et parfois leurs souffrances ».


Pourtant, ce document territorial ne reconnait-il pas que « le défi de la cohésion sociale ne peut-être cantonné à la seule rénovation urbaine » ? Il indique encore : « Certes, le logement, le cadre de vie sont des facteurs indéniables de réussite, d’intégration et de bien-être mais une réponse technique, qui méconnaîtrait les populations et les difficultés sociales qu’elles rencontrent serait, finalement, assez vaine ».


Les communistes ne prétendent pas avoir raison avant les autres. Mais pourquoi les élus de la majorité restent-ils imperméables à toute remarque, à toute critique, préférant s’enfermer dans une tour d’ivoire, certains de détenir la vérité ? Nous souhaitons qu’ils tirent profit de ce pacte territorial pour modifier des choix en totale contradiction avec ce qu’ils viennent d’approuver.


Si ce texte fait preuve de volontarisme dans les défis à relever, qu’il s’agisse du
développement économique, de la construction d’une agglomération écologique et durable,
de l’offre de formation, du droit au logement, des transports, de la cohésion sociale, de la
culture pour tous, de la pratique sportive, du service public, de l’accès aux soins, comment imaginer qu’ils pourraient l’être indépendamment des choix nationaux ?
Aujourd’hui, la domination des marchés financiers auxquels le gouvernement Sarkozy confie la réalité du pouvoir fait des ravages. La société profondément inégalitaire se révèle invivable et impitoyable pour le plus grand nombre. Ce sont des vies brisées, des rêves gâchés. Les villes qui composent l’agglomération peuvent être un point d’appui pour s’opposer à cette politique destructrice. L’action locale peut aussi contribuer à changer le monde, à condition que les citoyens mobilisent leur énergie pour lever les obstacles à la concrétisation de leurs aspirations. Rien n’est durablement hors de portée des peuples, s’ils affrontent avec courage la finance, pour retrouver un avenir, pour garantir à chaque personne le droit de se soigner, de s’éduquer, de se loger et de travailler. Je reviendrai prochainement sur une autre question évoquée dans ce pacte territorial, celle des institutions.

Robert Clément

samedi 17 décembre 2011

L'imposture

Marine Le Pen parle de la France, des travailleurs, de social.
Elle n'est pas la première dans l'histoire à utiliser ces thèmes, la nation et la colère d'un peuple, pour de mauvaises raisons. En vérité, elle n'aime ni le monde du travail, ni la solidarité, ni la liberté.

Nous communistes ne considérons pas ceux tentés par ce discours comme des ennemis. Ils sont déçus par la droite, la gauche n'a pas su répondre à leurs espoirs. Nous le disons avec force, c'est pourtant une voie dangereuse. Il faut regarder derrière les mots.

Il faut trouver d'autres issues à ces souffrances, pour la France que nous aimons. Car la France de Marine Le Pen, c'est la France des barbelés, du repli sur soi. Notre France, c'est celle des idéaux de la Révolution, des Droits Humains, de la solidarité. Une France ouverte, généreuse et courageuse, accueillante, belle et rebelle.

Non, le peuple n'a rien à attendre de Marine Le Pen.
Marine Le Pen n'a que « le peuple » à la bouche. Elle s'intéresserait aux petits, aux opprimés dont elle serait la seule à se préoccuper. Fichtre ! Là où le bas blesse, c'est que pour les salariés, les retraités, les précaires elle ne propose rien. L'augmentation du Smic ? Une « mesurette ». Le blocage des loyers ? « Une idée communiste ». Facile à dire quand on habite un manoir à Saint-Cloud ! Dans ses multiples discours et apparitions médiatiques, jamais elle ne parle de la situation des retraités, dont bon nombre vivent sous le seuil de pauvreté. Décidément, pour elle qui sait donner de la voix, sur ces sujets, elle est d'un silence assourdissant.

Non, Marine Le Pen n'est pas une candidate anti-système
Là aussi, beaucoup de paroles en l'air. Il ne suffit pas de dénoncer les marchés financiers, les patrons voyous. Elle ne dit jamais rien sur la fraude fiscale, sur les entreprises responsables de 80 % de la fraude sociale, rien sur la taxation du capital – cela la toucherait de près, elle, fille de millionnaire. Au Parlement européen – quand elle y va – elle vote le plus souvent avec la droite européenne.

Non, Marine Le Pen n'est pas la candidate de l'emploi
Marine Le Pen ne dit rien sur l'emploi et la défense des salariés. Elle agite la mondialisation comme un épouvantail mais ne propose que de renfermer la France sur elle-même et la sortie de l'euro. C'est oublier de dire que cela se traduirait par une forte dévaluation du franc restauré qui entraînerait une inflation énorme et une baisse considérable des salaires.

Non, Marine Le Pen ne défend pas les femmes
Avec ses projets, c'est, ni plus, ni moins que le retour de la femme au foyer que Marine Le Pen souhaite organiser. Elle souhaite dérembourser l'IVG et organiser un référendum sur ce sujet. Ainsi, les femmes perdraient l'autonomie qu'elles ont acquise par le travail et la liberté de disposer de leur corps.

Non, pour Marine Le Pen, l'éducation n'est pas une priorité
Elle ne souhaite pas revenir sur les suppressions de postes dans l’Éducation nationale mais
plutôt augmenter le budget de l'armée de 25 %. On voit où son cœur penche. Elle n'a aucun respect pour les enseignants qui, selon elle, seraient des activistes politiques endoctrinant les enfants. Elle voit tellement de violence dans les écoles qu'elle est sûrement pour le dépistage de la délinquance dès l'âge de 3 ans. Pourquoi pas faire entrer les CRS dans les maternelles, tant qu'on y est !

Non, Marine Le Pen n'est pas la candidate du peuple.
C'est une xénophobe millionnaire qui ne propose rien contre le pouvoir de la finance et des riches.

C'est l'exact opposé de ce que proposent le Parti communiste français, le Front de gauche et
leur candidat commun à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon.
Nous voulons une gauche qui ne renonce pas une nouvelle fois à répondre aux besoins, qui assume pleinement les nécessaires ruptures avec le libéralisme et qui, pour cela, s'attaque aux puissants.

*Contre l'austérité et la dette
Répartir autrement les richesses et porter le Smic à 1 700 euros bruts pour rétablir un niveau de vie décent pour tous.
Mettre au pas des grandes banques qui alimentent la crise et la création d'un pôle public bancaire au service du bien commun.
Mise en place d'un contrôle citoyen sur la dette publique illégitime et un moratoire sur les remboursements.

*Pour le droit au logement
Lancement d'un plan d'urgence de construction de 200 000 logements sociaux par an pendant 5 ans.
Interdiction des expulsions locatives pour les familles en difficulté économique ou sociale.
Revalorisation de l'APL
Plafonnement des loyers dans le public et encadrement de leur évolution dans le privé.

*Pour l'emploi
Sécurisation des parcours dans l'emploi et la formation avec une continuité de revenu tout au long de la vie.
Création d'une Sécurité sociale professionnelle prenant en charge les périodes de non-emploi,
de formation et de retrait d'activité, notamment pour les femmes et les hommes élevant leurs enfants.

*Pour les droits des femmes
Mettre fin définitivement aux inégalités professionnelles homme-femme (embauches, salaires, retraites, promotions)
Vote d'une loi cadre contre les violences faites au femmes.
Mise en place de la clause de l'européenne la plus favorisée

*Pour l'éducation
Mise en œuvre d'un plan de recrutement dans l’Éducation nationale revenant sur tous les postes supprimés.
Ouverture de la scolarisation dès 2 ans et obligatoire de 3 à 18 ans.

vendredi 16 décembre 2011

Cette récession est le produit de l'austérité

La France est en récession. L'INSEE l'a révélé en anticipant une croissance
négative pour le dernier trimestre de 2011 et le premier trimestre de 2012.
Cette nouvelle alarmante n'est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence
des plans d'austérité successifs que la droite a mis en place depuis le début de la crise. Il est remarquable que ce soit les pays à qui l'on fait appliquer
les plans d'économie drastique qui subissent de plein fouet la récession. Elle est le produit de l'austérité! La suppression de près de 170.000 emplois dans la Fonction publique via la RGPP, le gel des salaires et des minima sociaux, l'asphyxie des collectivités locales, la restriction des crédits aux PME ont fini par faire reculer notre économie. Le Front de gauche dénonce une nouvelle fois cette saignée contre-productive et avance des propositions alternatives.

Oui la France a les moyens d'une autre politique. En mettant fin immédiatement aux exonérations sociales patronales pour réinjecter ces fonds dans l'investissement productif. Le Front de gauche propose de moduler l'impôt sur les sociétés et le taux de cotisations sociales pour encourager activement les entreprises à développer leur valeur ajoutée et la part des salaires dans celle-ci tout en pénalisant les entreprises qui délocalisent et suppriment des
emplois pour spéculer.

Notre seule règle d'or doit être l'humain d'abord, pas la finance !

jeudi 15 décembre 2011

"C dans l'air" du 13 décembre sur le communisme : Pierre Laurent écrit à Yves Calvi

Mardi 13 décembre, France 5 diffusait un « C dans l'air » dont le thème était
« le communisme 20 ans après ». Yves Calvi recevait à cette occasion, Stéphane Courtois et Alexandre Adler sur le plateau.Suite aux propos scandaleux tenus par certains sur le plateau, vous trouverez ci-dessous le courrier de Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF, envoyé ce jour à Yves Calvi.
"Depuis maintenant des mois, la discrimination à l’égard du Parti communiste français dans les émissions politiques dont vous avez la charge, et plus globalement dans celles du groupe France Télévisions, est une constante. Toutes nos demandes pour qu’il y soit mis un terme sont - plus ou moins poliment - mais systématiquement écartées.
Mais cette fois, trop c’est trop. Le mardi 13 décembre, l’émission « C’est
dans l’air » avait pour invité Stéphane Courtois, dont la seule fonction
historique reconnue est l’anticommunisme professionnel. C’est votre choix
éditorial, je n’ai pas à le contester. Toutefois, au cours de cette émission,
cet invité, qui ne m’a jamais rencontré de sa vie, s’est livré à une violente
attaque personnelle en déclarant je cite « Pierre Laurent (…) un fils
d'apparatchik qui a mit les pieds dans les chaussons de son papa et qui prend la
direction du parti, quelque part ça fait presque pitié».
Cette pitoyable déclaration est restée sans réponse. Insultante et
diffamatoire, elle ne mériterait de ma part que le mépris. Elle s’inscrit dans
le registre des poncifs anticommunistes dont Monsieur Stéphane Courtois s’est
fait une spécialité, en lieu et place de celle d’historien dont il s’affuble à
propos du Parti communiste français.
Je ne peux me taire car cette déclaration intervient alors que la
discrimination à notre égard est un scandale qui n’a que trop duré. Élu
secrétaire national du PCF en juin 2010, je n’ai été invité à aucune émission
politique importante dont vous avez la responsabilité, et quasiment aucune sur
l’ensemble des antennes de France Télévisions. Ce boycott est en contradiction
avec toutes les règles déontologiques en matière de pluralisme du débat d’idées,
et avec toutes les règles du CSA qui invitent à respecter l’ «équité» des temps
de parole des formations politiques, singulièrement celles qui disposent d’une
représentation politique parlementaire.
Cette situation devient plus insupportable encore depuis que nous sommes
entrés, de fait, dans la campagne présidentielle. Le Front de gauche, dont le
Parti communiste français est totalement partie prenante, et son candidat
Jean-Luc Mélenchon dont je préside le conseil national de campagne, y jouent un
rôle de premier plan. Pourtant, la discrimination perdure. Elle devient même
chaque jour plus flagrante au fur et à mesure que des candidats, subitement
touchés du jour au lendemain par la grâce sondagière, occupent aussitôt le
hit-parade des apparitions médiatiques.
L’argument selon lequel je ne suis moi-même pas candidat ne résiste
pas une seconde à l’examen. Un, notre campagne et notre candidat sont loin de
bénéficier de l’égalité de traitement qu’ils méritent. Le respect des règles du
CSA nécessite bel et bien l’augmentation globale du temps de parole du Front de
gauche, donc tout à la fois celle de Jean-Luc Mélenchon et celles d’autres
représentants nationaux du Front de gauche. Deux, le rôle politique et
parlementaire joué par le Parti communiste dans cette campagne ne peut échapper
qu’à ceux qui cherchent à nier la réalité.
Trois, ceux qui avancent cet argument à mon égard devront m’expliquer
pourquoi ils ne s’appliquent ni au secrétaire général de l’UMP Jean-François
Copé, ni à la première secrétaire du PS Martine Aubry, ni à la première
responsable d’Europe Ecologie Les Verts, Cécile Duflot, sans parler des dizaines
de responsables d’autres formations politiques qui sont des invités permanents
de vos émissions, sans que jamais un seul responsable communiste ne puisse y
trouver place.
Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple récent sur lequel nous vous avons alerté
avant l’émission, comment se fait-il qu’aucun parlementaire ou aucun maire de
notre parti, très actif sur le droit de vote des étrangers depuis trois
décennies, ne trouve place le lundi 12 décembre sur le plateau de « Mots croisés
» quand Rama Yade, qui n’a plus aucun rôle politique, et l’improbable Arno
Klarsfeld, sur ce sujet auquel il ne s’est jamais intéressé, y figurent en bonne
place ?
Et pour n’en prendre qu’un seul autre un peu plus ancien, puisque l’histoire
du PCF semble vous intéresser quand il s’agit d’inviter Stéphane Courtois,
comment expliquer que le discours que j’ai prononcé devant plus de sept mille
personnes le 23 octobre dernier dans la carrière de Châteaubriant aux côtés du
secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, en hommage aux 27 résistants
fusillés il y a soixante ans par les nazis, ait été totalement ignoré ? La
mémoire de Guy Môquet et de ses camarades n’intéresse-t-elle que quand elle est
instrumentalisée par un président de la République qui en trahit chaque jour les
idéaux ?
Aussi, je vous demande d'agir pour mettre un terme à cette mise à l’écart du
PCF et de moi-même comme secrétaire national de ce parti dans vos émissions.
Ainsi, sera défaite cette anomalie anti-démocratique qui, j’en suis sûr, suscite
la réprobation de très nombreux journalistes de vos propres rédactions, que je
sais attachés aux valeurs du pluralisme.
Si les propos insultants de Stéphane Courtois sur votre antenne ont été, vous
l’aurez compris, la goutte d’eau qui fait déborder le vase, vous comprendrez que
ma requête, au-delà de ce lamentable incident, est plus large. Elle n’a qu’un
seul but : faire droit au respect du pluralisme sans lequel la démocratie n’est
qu’une coquille vide".
Pierre Laurent, Secrétaire national du PCF

Une information

Nous publions l'information que nous a fait parvenir Jean-Claude De Saint Riquet.
"Bonsoir, Nous vous proposons de venir écouter, samedi à 20h30 ou dimanche à 16h30 prochains le dernier concert de l'ensemble vocal
"Battements de Chœur" et en même temps celui de l'ensemble vocal de si dela", puisque les deux chœurs ont décidé d'"unir leurs forces pour que la Messe de Liszt retrouve la grandeur qu'elle demande. Liszt sera ainsi fêté dignement, à l'occasion du 200ème anniversaire de sa naissance.Venez nombreux à l'un de ces deux concerts, ou aux deux si le chœur vous en dit. (voir affiche jointe)
Et pourquoi pas vous joindre à nous à partir de janvier 2012". Cordialement, Jean-Claude DE SAINT RIQUET. mailto:jeanclaude.desaintriquet@neuf.fr01
48 45 24 11 / 06 83 94 04 92

mercredi 14 décembre 2011

Coucous !

Maurice Ulrich a consacré son billet d’aujourd’hui aux coucous. Vous savez cet oiseau qui dépose ses œufs dans les nids qui ne sont pas les siens. « Une guerre de l’ombre, écrit-il, qui voit jusqu’à ceux qui professent l’intégrité en politique épouser le noir dessein de s’installer dans une circonscription qui n’est pas la leur ». Et de citer Cécile Duflot qui à Paris veut celle d’un député PS, un maire vert-écolo qui veut celle d’un communiste en Seine Saint Denis, Ségolène Royal qui a pris place à La Rochelle, Jack Lang, dont le Pas-de-Calais ne veut plus, qui semble avoir trouvé son nid dans la Somme. À l’UMP, un certain David Alphand veut la place de Claude Goasguen. Et puis Rachida Dati qui s’oppose avec rage à l’arrivée de François Fillon, en lui reprochant de choisir la facilité. Notre circonscription n’est pas en reste puisque comme chacun le sait, Claude Bartolone a « prié » Élisabeth Guigou, avec élégance, de traverser le canal de l’Ourcq et d’aller voir du côté de Pantin-Aubervilliers.
On a même fait d’une pierre deux coups en désignant une nouvelle suppléante dont la fascination pour le pouvoir est sans limites. Heureusement que la galerie des portraits nous rappelle chaque mois qu’Élisabeth Guigou est encore notre députée, car en feuilletant ce qu’il faut bien appeler le bulletin de « propagande municipale » nous aurions pu penser que la place était d'ores et déjà occupée.

Logement des ménages à revenus moyens : construire 100.000 logements locatifs sociaux et privés

Alors que les élus de la majorité municipale multiplient les discours incantatoires sur "le parcours résidentiel". Que les programmes de construction engagés ou à venir portent pour l'essentiel sur l'accession à la propriété. Que la part de logements sociaux construits, le sont pour les familles relogées dans le cadre de l'ANRU, nous publions les extraits d'un rapport du conseil économique, social et environnemental (CESER) d'Île de France. Il se prononce, à propos du logement des ménages à revenus moyens, pour la construction rapide de 100.000 logements locatifs sociaux et privés.

Aumenter rapidement le parc locatif public et privé en Île de France.
"La construction annuelle de logement est très insuffisante en Île-de-France. Dans ce contexte, les ménages franciliens les plus modestes ne sont plus les seuls à rencontrer des difficultés à se loger. La diminution du parc locatif touche aujourd’hui les ménages à revenus moyens et génère un véritable blocage de la mobilité résidentielle dans le parc social. Exclus d’une grande partie des systèmes d’aides publiques, les ménages à revenus moyens ont des difficultés spécifiques peu abordées. Alors qu’une véritable fracture est en train de se développer en Île-de-France entre l’offre de logements sociaux et l’offre de logements privé, le Conseil économique, social et environnemental régional d’Île-de-France décrit dans un rapport qu’il a adopté le 8 décembre 2011, les dispositifs qui pourraient être mis en place afin de relancer la production de logements pour ces ménages « trop riches pour accéder aux logements du parc social existant et trop pauvres pour accéder aux logements du parc privé ».

Un parc inadaté aux ménages à revenus moyens.
Les ménages les plus pauvres quand ils accèdent à un logement social ont un taux d’effort (coût du loyer en regard de leurs revenus) beaucoup trop important comme l’a souligné, le rapport de la Fondation Abbé Pierre. Par ailleurs, parmi les 453 900 ménages franciliens locataires à revenus moyens (revenu mensuel moyen de 3.873 €, compris entre 2.251 € à 5.776 € ; 9,3 % des ménages d’Île-de-France ; 1 million de Franciliens), 292 300 qui disposent de revenus mensuels moyens de 3 521 €, et sont éligibles au logement social de type Prêt Locatif Social, rencontrent également des difficultés importantes pour se loger. Alors que le parc social permet de loger 2/3 des ménages à revenus modestes (éligibles au parc PLAI ou PLUS), il ne permet de loger que 1/3 des ménages à revenus moyens.

Un parc locatif insuffisant, une production en berne, une attractivité menacée.
Le constat est clair depuis de nombreuses années : la production de logement locatif est nettement insuffisante en Île-de-France et les Etats Généraux du logement de 2008 ont appelé à la reconstitution d’un stock de logements locatifs sociaux et privés. Entre 2000 et 2006, on comptait 0,79 résidence principale construite par nouveau ménage. La production de logements ne permet donc plus de faire face à l’accroissement démographique et à la hausse du nombre de ménages en Île-de-France. Le marché est tendu à l’extrême et la fluidité du parc, essentielle pour assurer une mobilité des ménages, est quasi inexistante particulièrement dans le coeur de l’agglomération. Ce déficit explique en partie l’augmentation des prix des logements, plus rapide que celle des revenus. Ces phénomènes ont des effets négatifs et bloquants sur toute la « chaîne du logement » et pèsent sur l’attractivité de l’Île-de-France. Au-delà des autres interventions nécessaires pour réduire le déficit du parc locatif francilien, le CESER propose de doubler l’offre locative destinée aux ménages à revenus moyens.

Une mobilité résidentielle bloquée.
Parmi les ménages à revenus moyens, ceux qui seraient tentés de sortir de leur statut de locataire peuvent rarement accéder à la propriété, ceux qui sont dans le parc privé ne peuvent accéder à des logements plus adaptés dans le parc social car l’offre disponible est trop faible ou trop irrégulièrement répartie sur le territoire. Ceux qui sont déjà dans le parc social se heurtent à des coûts totalement dissuasifs pour postuler dans le parc privé.

Reconstituer en priorité un parc locatif entre 9 et 11€/m2
Les 292 000 ménages éligibles au logement social financé en PLS (loyer entre 9,52 € et
12,15 €) vivent en zone centrale à 59% ou en zone agglomérée hors zone centrale à 35%.
Leurs besoins portent sur des logements dont les loyers se situent entre 9 et 11 €/m².
Au-delàde 11 €/m², leur taux d’effort brut est trop élevé, atteignant 22% pour 15 €/m² et 28% pour 19 €/m². A défaut d’une action publique massive et ciblée permettant une forte
diminution des prix de vente des logements, les ménages à revenus moyens ne peuvent que rester locataires et, pour ceux qui sont déjà dans le parc social, empêchent les ménages aux revenus plus modestes, d’y accéder.

Produire 100.000 logements en 10 ans dans le locatif social et privé intermédiaire.
Pour réduire le déficit de logements locatifs et atteindre un taux d’offre locative de 50%
en faveur des ménages à revenus moyens, le CESER appelle à construire 5 000 logements sociaux/an et autant de logements locatifs privés soit 15% de l’objectif de construction de
70 000 logements/an.

La simple lecture de ce rapport souligne combien les discours répétés sur le "parcours résidentiel" ne sont qu'un rideau de fumée pour justifier "le tout propriétaire" dans les nouvelles opérations.

Le PCF soutient la grève unitaire dans l'éducation nationale, jeudi 15 décembre

Le PCF et ses partenaires du Front de gauche, affirment leur entière solidarité à l’égard de l’intersyndicale, appelant l'Éducation nationale à la grève jeudi 15 décembre prochain. L'Éducation nationale a perdu, en 10 ans, plus de 150.000 postes statutaires et les postes aux concours diminuent. C’est autant de millions économisés dans le cadre de la désastreuse RGPP (réduction générale des politiques publiques). La question de l'école dans notre société est devenue un enjeu politique essentiel. Toutes les réformes et cures d’amaigrissement dont elle fait l’objet depuis une vingtaine d’années la conduise à être moins égalitaire, plus concurrentielle et plus sélective. Mixité sociale, autonomie des établissements sont autant de grands travaux conduits par un gouvernement qui cherche à accélérer la casse de ce service public avant les élections. Le ministre Luc Chatel avait affirmé, en septembre, son mépris envers l’égalité républicaine de notre système scolaire. En cette fin d’année, par décret, il poursuit en prévoyant de donner plein pouvoir aux chefs d’établissements pour évaluer les enseignants, les personnels d’éducation et d’orientation. Les syndicats ont vivement réagi face à cette calamiteuse politique managériale à l’aide d’une pétition et d’un appel unitaire à la grève. Avec le Front de gauche, avec nos candidats aux élections présidentielles et législatives, le PCF veut faire de la relance de l'école de l’égalité une priorité nationale. Il est impératif de lui redonner les moyens nécessaires à son travail d’émancipation intellectuelle pour chacun des élèves et étudiants pour lesquels l’éducation est un droit inaliénable et non un privilège de classe. Le PCF appelle à la mobilisation jeudi 15 décembre partout en France pour soutenir les enseignants, défendre leur statut et l'égalité entre les élèves. Le Front de gauche sera présent à la manifestation parisienne sur un point de rencontre au niveau du Métro Vavin.

mardi 13 décembre 2011

Transparence !

Au cours de la réunion qui s’est tenue hier soir, sur l’implantation de l’usine de méthanisation, madame Valls a déclaré « avoir proposé au conseil municipal, en 2010, de refuser le permis de construire, après avoir été favorable à son implantation au début de l’année 2003 ». Elle explique que « par la suite ayant pris connaissance du process, elle n’a plus été d’accord sur la méthanisation ». Nous posons une question simple : À partir de quand cette prise de conscience s’est-elle manifestée ? La réponse à cette interrogation est d’autant plus importante que dans les programmes qui ont été ceux de madame la Maire en 2007 et 2008, lors des deux scrutins municipaux, le projet d’implantation de cette usine figurait en toutes lettres. Quelles sont les vraies raisons de cette tardive lucidité ? Voilà tout simplement ce que nos concitoyens aimeraient savoir.

lundi 12 décembre 2011

Inquiétude et enfumage des esprits !

C’est une évidence, les élus de la majorité municipale son inquiets. Ils perçoivent les doutes et les interrogations qui s’expriment sur la multitude d’opérations immobilières conduisant à des transformations dans lesquelles nombre de nos concitoyens ne se reconnaissent pas. Le maire adjoint chargé de "l'immobilier" est donc envoyé en mission pour enfumer les esprits et tenter de nous convaincre que notre ville « reste fidèle à l’esprit village et à son identité de ville populaire ». Comme il n’est pas facile de dissimuler une réalité incontournable aux yeux des habitants, on n’hésite pas à aligner formules magiques et contrevérités les plus invraisemblables. Ainsi le mois dernier sur la base de loisirs il était écrit : « la sécurisation du site doit se faire fin 2012, début 2013, avant que le comblement ne commence qu’après 2014 ». Ce mois-ci on peut lire : « Première phase de travaux sur 10hectares en 2012-2013 et livraison en 2014. » À quel moment nous dit-on la vérité ? Les habitants du quartier des trois communes seront heureux d’apprendre que les travaux de couverture de l’A3 permettront la construction d’ici 2013 de 180 logements. Ne faudrait-il pas commencer par rendre accessible cet espace devenu une véritable décharge ? Et à qui faire croire que d’ici 2013 180 logements vont sortir de terre ?

Mais l’essentiel n’est peut-être pas là. Pour rendre crédible l’idée qu’on ne laisse « personne sur le bord du chemin », que « la ville est accessible à tous » il faut d’abord taire une douloureuse réalité : Par dizaines, les jeunes quittent la ville dans laquelle ils sont nés, faute de trouver à s’y loger. Pour cela il faut faire appel aux artifices, pour ne pas dire plus. Un lecteur inattentif pourrait croire que des logements sociaux vont fleurir aux quatre coins de la ville. Par ailleurs, on ose écrire que « depuis 5 ans 70 locataires du parc HLM ont pu acheter un logement sur la ville parmi lesquels 200 Romainvillois nouvellement propriétaires. » Cela prouve quoi, si ce n’est que ces 70 locataires représentent 1,5% de l’ensemble du parc social. Encore un effort et demain on nous servira peut-être le « Tous propriétaires ». La mixité dont-on nous rebat les oreilles n’est là que pour masquer le départ massif de jeunes et d’habitants qui étaient partie prenante de cette ville populaire tant revendiquée. Pour être solidaire et harmonieuse une ville doit être ouverte aux autres mais ne pas perdre ce qui, au fil des ans, en a fait sa richesse.

En forme d’apothéose, monsieur le président de l’OPH, nous explique « que les ateliers urbains, les promenades urbaines, sont des moments forts de prise en compte de la parole des habitants ». Sérieusement, peut-on aujourd’hui se satisfaire de pouvoir donner une opinion sur des dossiers ficelés d’avance par des urbanistes, des techniciens et des experts. À quel moment nos concitoyens ont-ils pu être associés aux décisions sur les multiples opérations immobilières ? À quel moment ont-ils pu participer à une réelle co-élaboration des enjeux financiers ? À quel moment ont-ils pu contribuer à la réflexion en matière de coopération intercommunale, alors que l’agglomération « Est Ensemble » va décider de l’intérêt communautaire ? Comment parler de démocratie locale, lorsque la présentation d’un projet visant notamment à déplacer le marché, se traduit par une promenade urbaine un mardi à 11h ?

Oui il faut bouger, évoluer, être en mouvement, faire une ville pour tous, mais pas
en réservant les décisions à quelques initiés.

Nous souhaitons terminer ce propos par une suggestion : « Que soit organisé un atelier urbain consacré à l’habitat où toutes les questions seront mises sur la table, sans tabou. Ce serait l’occasion de décider de la place du logement locatif social dans les opérations de la place des commerces, de la ZAC de l’Horloge, et de la ZAC Jean Lemoine. Ce n’est pas une
promenade urbaine, ça ne serait pas non plus une promenade de santé ».

Quand l'hôpital se moque de la charité !

C’est demain que le consei lcommunautaire de l’agglomération « Est-Ensemble », doit se réunir
pour décider des transferts de compétences communales vers l’agglomération. À la veille de cette réunion « historique » nous découvrons dans le magazine d’informations municipales un « pensum » de madame le Maire sur ce que devrait être la « plus value de l’agglo afin d’être concrète pour ses habitants ». La première chose à faire n’était-elle pas de fournir un minimum d’informations aux habitant-e-s pour qu’elles, ils se forgent leur propre opinion ?

Au lieu de cela les élus de l’opposition municipale sont toujours exclus du conseil communautaire. Par ailleurs, cela fait deux ans que s’est créée l’agglomération et vous pouvez aller visiter le site de la ville, c’est le vide sidéral. Il faut lire un journal du matin pour apprendre que l’enlèvement des encombrants sera maintenant assurée par les services de l’agglomération. Mais les sommets sont atteints lorsqu’il est affirmé, sans rire, dans cet édito : « Pour nous, l’agglomération ne peut être un grand « guichet » où les communes membres viendraient se servir financièrement.. » N’est-ce pas contre cette pratique que se sont élevés de nombreux membres de l’agglomération lorsque les élus de la majorité municipale de Romainville après avoir décidé de la collecte des déchets par aspiration, ont présenté la note à « Est-Ensemble ». ? Nul doute qu’ils apprécieront.

dimanche 11 décembre 2011

Chouette ! Le CSA parle de pluralisme

Le Journal officiel vient de publier les recommandations 
du Conseil
supérieur de l’audiovisuel (CSA) sur le temps de parole des candidats avant la
présidentielle. Celui-ci sera officiellement décompté à partir du 1er janvier (jusqu’au 8 avril, avant 
l’ouverture officielle, le 9 avril). Il
vise les candidats, mais 
aussi leurs soutiens, qu’ils soient membres d’un parti ou non (en dehors de la période des élections, seul le temps de parole des membres d’un parti est décompté). Seront pris en compte les documentaires, les éditoriaux, les commentaires politiques, les analyses, les présentations de sondages 
d’opinion, dès lors qu’ils concerneront un candidat et qu’ils 
lui seront «manifestement favorables». Les décomptes 
se feront dans les journaux, les bulletins d’information, 
les magazines d’information, les émissions spéciales et autres émissions. La recommandation du CSA est aussi précise 
qu’une partition mais c’est l’interprétation qui fait la différence. 
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel retient deux critères : 
«La capacité à manifester l’intention d’être candidat.» C’est subtil mais cela veut dire l’organisation 
de réunions publiques, la participation à des débats, la communication d’éléments de programme politique. Et, second critère, la représentativité du candidat (résultats obtenus par le candidat ou les formations politiques qui le soutiennent aux plus récentes élections, indications d’enquêtes d’opinion). On ne voit donc pas ce qui interdit une chaîne de télévision, par exemple, d’inviter un représentant du Parti communiste français, soutien du candidat du Front de gauche à la présidentielle. "Si un journaliste de "l'Humanité" est invité à débattre de la crise actuelle, faites-le moi savoir."

C’est un exemple ! Ce n’est pas une bouderie. Encore que. On se souvient que le CSA, après la primaire socialiste, avait jugé d’un déséquilibre du temps de parole au détriment 
de la majorité présidentielle. Mais il avait aussi relevé l’inégalité 
de traitement à l’intérieur de la droite et à gauche. Pas sûr 
que cela ait beaucoup changé.
Aussi, c’est un appel aux lecteurs, si vous avez vu récemment un représentant du PCF à la télé, dans une émission politique, faites-le moi savoir, j’ai dû le rater. Plus difficile encore. Attention, il doit être plus facile de gagner à l’Euromillion : si vous voyez un journaliste de l’Humanité invité comme ses collègues du Figaro, du Monde, de Libération, 
du Point, de l’Express, de Valeurs actuelles ou que sais-je encore à débattre de la situation politique et sociale, de la crise, ne le manquez pas ! Et dites-le moi.

Claude Baudry

vendredi 9 décembre 2011

Création d'une commission d'information sur les partenariats public/privé

Le règlement intérieur du Conseil général permettant la création d’une mission d’information et d’évaluation au sein de notre collectivité, notre groupe a souhaité créer une mission spécialement dédiée à la question des partenariats public/privé (PPP). Sa mise en place a été validée officiellement en séance le 1er décembre. Hervé BRAMY, désigné Président de cette mission, et Bélaïde BEDREDDINE y siègeront pour notre groupe. Ce sujet, au cœur des débats de notre Assemblée départementale depuis un an dans le cadre du Plan Exceptionnel d’Investissement en faveur des collèges, mérite une attention toute particulière. En effet, ce plan prévoit la construction de 12 collèges en Partenariat Public/Privé. Lors de sa présentation en octobre 2010, son coût global était estimé à 703 millions d’euros et il s’élèverait aujourd’hui à 923 millions. D’autre part, les études réalisées sur ces partenariats qui ont été portées à notre connaissance témoignent d’expériences menées à termes mais dont certaines ont conduit à des situations plus problématiques, voire inquiétantes. Si les partenariats public/privé sont présentés comme avantageux pour répondre à l’urgence des besoins (capacité à mobiliser des moyens par le biais du préfinancement, rapidité des procédures…), ils ne sont pas pour autant sans risque (non respect des délais, malfaçons, explosion des coûts…). Le contexte budgétaire de notre collectivité est extrêmement contraint, notamment du fait des transferts de charges non compensés imposés par l’Etat depuis 2004. Ainsi, dans le souci de prendre les meilleures décisions possibles concernant les finances de notre département et l’avenir de la Seine Saint-Denis, notre groupe juge pertinent, avant que ce dossier soit de nouveau examiné à la mi-mars 2012 par notre Assemblée, d’étudier de manière encore plus approfondie les avantages et les inconvénients du recours aux partenariats public/privé. Nous ne manquerons pas de vous tenir informés et de vous communiquer le rapport de conclusion de cette mission qui sera établi et présenté en séance à la fin des investigations

jeudi 8 décembre 2011

Mission d'information sur les politiques du département

Jeudi dernier, lors de la séance du Conseil général, le rapport d’une mission concernant les compétences sociales du département a été présenté. Cette mission, constituée en mai à la demande de la droite, avait pour objectif de vérifier la qualité des services rendus dans les secteurs de l’insertion, de l’aide aux personnes âgées et handicapées et de la protection de l’enfance. De plus, la droite souhaitait vérifier le niveau de fraudes enregistrées à la CAF et la teneur du suivi des allocataires du RSA.Car, dans un contexte gouvernemental où les pauvres sont épiés, suspectés sans cesse de « profiter » du système et d’être « assistés » avec l’argent du contribuable, il aurait été visiblement de bon ton pour la droite de pouvoir prouver qu’en Seine St Denis, les travailleurs sociaux dépensent sans compter de l’argent et de l’énergie pour des gens qui ne le méritent pas. Le bilan est différent de ce que la droite pouvait en espérer : Les besoins sont évidents, le professionnalisme des différents acteurs sociaux est démontré, l’efficience de leurs missions avérée ; bref, les services du département fournissent jour après jour, avec beaucoup de sérieux et de pertinence, l’accompagnement et l’aide nécessaires à ceux qui en ont besoin. De plus, le nombre de fraudes est insignifiant et s’avère souvent être lié à la complexité du calcul d’indemnisation plutôt qu’à une véritable intention délictueuse. Malgré ce bilan positif, la droite a tenu à le minimiser en séance. Elle a essentiellement épinglé la structure sociale du département, fustigeant les villes qui ont trop construit de logements sociaux, fabriquant ainsi des concentrations de personnes en difficulté. Elle réclame une péréquation horizontale qui permettrait de répartir notre « surplus » de pauvres vers d’autres départements. Gilles Garnier, vice-président de notre groupe et membre de la mission, a rappelé que la construction de ces logements sociaux avait permis d’offrir un lieu de vie décent à tous ceux qui vivaient dans les bidonvilles il y a quelques décennies. La remarque de la droite semble bien déplacée puisque le gouvernement UMP a demandé justement ces derniers mois aux services de l'Etat de fixer des objectifs de logements sociaux à construire (y compris dans certaines de nos villes qui en comptent déjà beaucoup) alors que des villes de droite ne respectent pas leurs engagements initiaux ! Par ailleurs, Gilles Garnier a dénoncé le climat de suspicion systématique à l’égard des plus pauvres, rappelant au passage que nombre d’entre eux n’accèdent même pas à leurs droits car, pour mille et une raisons, ils n’ont pas trouvé la bonne porte. En parallèle, il a pointé du doigt la confiscation de la richesse par une petite partie de la population : « Quand on a 50 milliards d’évasion fiscale par an et qu’on n’en rapatrie que 15, il y a là des niches et c’est bien là qu’est l’argent de la fraude, c’est bien là qu’on trouvera de quoi rééquilibrer le budget de l’Etat ! ».Déplorant que le financement du RSA soit à la charge des départements alors qu’il relève de la solidarité nationale, il a rappelé que la péréquation qui nous est imposée ne devrait pas seulement tenir compte des richesses de notre département mais aussi de sa forte population en difficulté. « Je souhaite qu’il y ait une péréquation sur la richesse réelle et pas seulement virtuelle de notre département. Car, si nous avons de grosses entreprises, nous avons aussi une population plus en difficulté qu’ailleurs ». Le message était clair : Nous voulons que l’Etat reprenne totalement en charge le versement du RSA afin que nous puissions nous concentrer sur une vraie politique d’insertion. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons sortir les gens de leurs ghettos dans lesquels, malheureusement, la droite semble vouloir les maintenir.

Les élu-e-s du groupe communiste citoyen Front de gauche, pour une alternative sociale et écologique.

mardi 6 décembre 2011

Mais c'est bien sûr !

En allant nous promener sur la toile, nous avons pris connaissance d’un billet publié sur un blog Romainvillois : (http://www.villa-solea-romainville.fr). L’auteur indique, nous le citons : « Un email adressé aux acquéreurs, des affiches disposées dans les halls de la résidence ainsi que des courriers déposés dans les boîtes aux lettres des premiers habitants l’annonçaient aujourd’hui (le 2 décembre. ndlr) l’inauguration de la Villa Soléa est prévue le vendredi 9 décembre, à partir de 11h30, en présence de Madame Corinne Valls (Conseiller Général, Maire de Romainville), de M. François Bonnet (Directeur Général Adjoint Nexity Pôle Logement) et de M. Yann DOUBLIER (Président d’Apollonia). L’auteur de cet article indique encore « que l’on peut regretter que cette inauguration, attendue depuis si longtemps…se fasse alors que le chantier est loin d’être achevé… »


Nous croyons être en mesure de répondre à cette interrogation. Bien qu’il s’agissait d’un secret de polichinelle, c’est maintenant officiel madame Valls sera la suppléante de Claude Bartolone aux élections législatives. Ce dernier ayant « prié » la députée sortante de lui laisser la place. Mais, car il y a un mais. L’article 52-1 du code électoral précise :


« Pendant les six mois précédant le premier jour du mois d’une élection et jusqu’à la date du tour de scrutin où celle-ci est acquise, l’utilisation à des fins de propagande électorale et de tout procédé de publicité commerciale par la voie de la presse ou par tout autre moyen de communication audiovisuelle est interdite ».
« À compter du premier jour du sixième mois précédant le mois au cours duquel, il doit être procédé à des élections générales, aucune campagne de promotion publicitaire des réalisations ou de la gestion d’une collectivité ne peut être organisée sur le territoire de collectivités intéressées par le scrutin ».


Faites donc vos comptes : le premier tour des élections législatives aura lieu le 10 juin 2012. Alors avez-vous compris pourquoi l’inauguration a lieu le 9 décembre… Même sur un chantier loin d’être achevé ? Il est même possible, si son emploi du temps le permet, que vous retrouviez Monsieur Bartolone à cette inauguration. À quel titre, c'est à vous de deviner. Ah, le pouvoir !

lundi 5 décembre 2011

Le pouvoir en question

ALORS QUE SARKOZY SE COMPORTE EN VÉRITABLE MONARQUE.
ALORS QUE LA DÉMOCRATIE EST ANESTHÉSIÉE .
ALORS QUE LES DÉCISIONS DU PEUPLE SOUVERAIN SONT FOULÉES AU PIED.
ALORS QUE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE N’EST CONSIDÉRÉE QUE COMME UN« SACRE ».
ALORS QUE LES MARCHÉS FINANCIERS IMPOSENT LEUR LOI.
ALORS QUE DANS LES COULISSES, SE CONCLUENT DES ACCORDS POUR UN PLAT DE LENTILLES.
ALORS QUE LE POUVOIR EXERCE UNE FASCINATION SANS LIMITES SUR NOMBRE DE FEMMES ET D’HOMMES POLITIQUES.
ALORS QUE LA CONCEPTION DE LA POLITIQUE EST SOUVENT RÉDUITE A UN SPECTACLE POUR LE PLUS GRAND NOMBRE ET À UNE « CARRIÈRE » POUR QUELQUES UNS.
ALORS QUE CERTAINS-E-S ASPIRENT DE TOUTES LEURS FORCES AU POUVOIR, EN RÊVENT ET LE CONVOITENT.
ALORS QUE L’APPÉTIT DU POUVOIR CONDUISENT CERTAINS-E-S À CONCEVOIR LES AUTRES COMME DE SIMPLES MOYENS À LEUR RÉUSSITE PERSONNELLE, COMME DES CONCURRENTS OU DES RIVAUX QU’IL FAUT VAINCRE, AU BESOIN EN LES ÉCRASANT…,

Nous avons choisi aujourd’hui de traiter cette frénésie du pouvoir en faisant appel à des à des philosophes, des scientifiques, des écrivains et des auteurs.
Très souvent les écrits, les citations, les proverbes et les maximes rejoignent une sagesse universelle, le vieux fonds d’expérience de l’humanité et ses interrogations les plus aiguës. Dans un monde agité et pressé il faut aussi s’arrêter pour méditer.

"Plus un personnage a de pouvoir, plus il devient une caricature " (Lindsey Anderson)
"Le vrai pouvoir c'est la connaissance " (François Bacon)
"Tout pouvoir humain est un composé de patience et de temps. Les gens puissants veulent et veillent ". (Honoré de Balzac)
"La tentation d'être chef et humain est naturelle dans un homme instruit, mais il faut savoir que le pouvoir change profondément celui qui l'exerce". (Emile Auguste Chartier)
"Un pouvoir est faible s'il ne tolère pas qu'on l'avertisse de ses erreurs". (Pierre Dehaye)
"L'effort d'unir sagesse et pouvoir aboutit rarement, et seulement très brièvement". (Albert Einstein)
Souvent ceux qui ont le pouvoir se sentent invulnérables". (Françoise Giroud)
"Nous ne trouvons guère de bon sens que chez ceux qui sont de notre avis". (La Rochefoucauld)
Il n'y a jamais eu qu'un moyen de se hisser au pouvoir, c'est de crier : Peuple, on te trompe !"( Louis Lazarus)
"Souvent dans l'erreur, jamais dans le doute". (Mirabeau)
"Vous savez mieux que moi quels que soient nos efforts, que l'argent est la clé de tous les grands ressorts". (Molière)
"Il est parfois admirable d'user de son pouvoir que de se retenir d'en user". (Henry de Montherlant)
"C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser"... " Leur ambition est comme l'horizon qui va toujours devant eux". (Montesquieu)
"De nombreux hommes politiques ne s'intéressent pas à la vérité mais au pouvoir et au maintien de ce pouvoir". (Harold Pinter)«
« Quand on regarde au dessus de soi on a mal au cou ». (Proverbe Arabe)
"Le pouvoir s'il est amour de la domination, je le juge ambition stupide, mais s'il est acte de créateur et exercice de la création, alors le pouvoir je le célèbre". (Antoine de Saint-Exupéry)
La manifestation du pouvoir qui impressionne le plus les gens est la retenue". (Thucydide, historien grec)
« L’art de plaire est l’art de tromper ». (Vauvenargues)
"Le pouvoir est comme la tête de la méduse. Celui qui en a vu la figure ne peut pas en détourner le regard, reste fasciné et charmé. Celui qui a goûté à l'ivresse de la domination et du commandement ne peut plus s'en passer". (Stéfan Zweig)

Et puis cet écrit de Philippe de Woot :
« Des ensembles apparaissent et dessinent les modes d’exercice du pouvoir, par exemple les comportements suivants sont fréquemment liés :
-Une forte personnalisation du pouvoir
-Des ambitions et des appétits vigoureux
-Le manque d’écoute
-Le mépris des humains
-Un climat de cour et des courtisans
Ces éléments peuvent former un modèle d’exercice du pouvoir ; Nous l’appelons le pouvoir de domination. Dominer le jeu pour mieux le diriger.
À l’autre extrémité on trouve un modèle différent : le pouvoir de service qui consiste à conduire et coordonner les efforts de tous pour réaliser un projet commun. Il s’articule autour des éléments suivants :
-La participation et l’adhésion
-Le sens du bien commun
-La confiance et la transparence
-L’écoute et la communication
-Le respect et une certaine humilité
Ces deux modèles son évidemment trop contrastés. Mais il faut voir la tendance dominante. Il faut aller au-delà des schémas ». « Il n’est de vérité que dans les nuances ». (Benjamin Constant)

Alors bonne méditation. Et si dans vos pensées, vous croyez percevoir quelques anologies avec une situation qui nous est proche, ce n'est que pur hasard.

Conseil municipal du 23 novembre : intervention de Sofia DAUVERGNE

Nous publions l'intervention de Sofia Dauvergne, prononcée à la suite d'un voeu proposé par la majorité municipale condamnant la politique du gouvernement en matière de logement. Aucun des amendements proposés par le groupe communiste n' a été retenu. L'efficacité aurait pourtant voulue que ce voeu soit porteur de propositions alternatives. Reconnaissons qu'il est plus facile de parler en "général" d'une politique sociale au moment où l'OPH augmente les loyers de 1,72% et que la part belle est faite aux promoteurs immobiliers.
"Nous avons pris connaissance de ce nouveau vœu, après celui du soutien aux OPH de Seine Saint Denis relatif aux CUS (Conventions d’Utilités Sociale) , au surloyer et contre la loi Boutin que nous avons adopté lors de la séance du 18 mai, Il est proposé de condamner une nouvelle fois les mesures gouvernementales en direction du logement dans le nouveau plan d’austérité et d’appeler à l’urgence d’une autre politique du logement dans notre pays.

Nous sommes d’accord pour constater que le gouvernement poursuit son entreprise de casse du logement social. Et qu’il y a urgence à agir. C’est ainsi qu’après un énième appel de la Fondation « Abbé Pierre » en septembre, de nombreux syndicats, associations de locataires et de mal logés, des salariés ont lancé une plateforme des mouvements sociaux pour le logement et organiseront un grand rassemblement le 9 janvier à Paris.

Une de leur première initiative a été de débaptiser symboliquement le ministère du logement pour lui donner son vrai nom : le ministère de la spéculation immobilière ! Il dénonce le choix du gouvernement de préférer les défiscalisations à l’aide à la pierre versée aux bailleurs sociaux.

Le coût du logement est devenu insupportable pour les salariés, dont les revenus, eux, n’ont pas évolué. L’application du surloyer concourt à ghettoïser nos quartiers. Le logement est ainsi devenu le reflet et un générateur de nouvelles inégalités. Ainsi les loyers HLM ont augmenté de 29% en dix ans. Ceux du privé bondissant de 55% à 80% sur la même période et ceux de l’immobilier s’envolant à plus de 107%. Comment dans ce contexte ne pas soutenir les revendications de ces associations de locataires et de mal logés qui exigent l’urgence du Gel des loyers ?

Alors que les attaques contre le logement social et la population s’accélèrent, les propositions du secrétaire d’Etat en charge du logement, Benoist Apparu, sont une nouvelle provocation à l’égard des collectivités. Il souhaite imposer des pénalités aux villes ayant plus de 35% de logements sociaux. S’il veut rassurer l’électorat de droite, il encourage avant tout les villes de droite à ne pas construire de nouveaux logements sociaux.

Pour notre part, nous souhaitons également exprimer avec fermeté notre refus de la politique actuelle qui favorise le « tous propriétaires », la vente des logements sociaux, la remise en cause de la mixité sociale avec notamment l’application du surloyer et affirmons que des solutions existent pour donner au logement social les moyens de garantir des loyers accessibles à tous et répondre à la demande de logement.

Enfin, nous partageons également l’idée de l’urgence d’une autre politique dans ce domaine et donc l’urgence de faire du logement un droit et une grande politique nationale. Pour cela nous devons revenir à l’originalité des financements du logement social français, le Livret A, le 1% logement et l’aide à la pierre.

Nous vous proposons d’amender la dernière partie du vœu qui nous est soumis de la manière suivante :
>Le Conseil municipal réaffirme une nouvelle fois l’abrogation de la loi Boutin.
>Il appelle à l’urgence d’une autre politique du logement et de justice sociale,
>Il demande le retour à l’aide à la pierre à hauteur de 40% du coût des opérations avec des prêts bonifiés et de longue durée de remboursement.
>Il se prononce pour l’aide à la personne, l’exemption de la hausse de la TVA aux logements et aux travaux de construction et de rénovaion, et pour un véritable parcours résidentiel qui favorise l’accession sociale à la propriété".

" La France s'est repliée sur une forme de fatalisme "




Sortir de Durban avec du concret est possible, estime André Chassaigne. Le député communiste invite la France à être plus offensive : ENTRETIEN.

Les négociations se frottent aux intérêts des Etats. Peut-on obtenir du concret à Durban ?
André Chassaigne : En faisant aboutir des mesures palpables, oui. N'en citons qu'une : la taxation sur les transports maritimes. Ce n'est pas inutile, quand ils comptent pour plus de 3% des émissions mondiales. Ce serait surtout un signal fort et un outil de lutte contre les délocalisations et le "commerce inutile". Il ya peu, s'est signé un accord de libre-échange entre l'Amérique du Nord et l'Asie. Ce type de chose, qui ouvre plein pot les frontières aux importations, est catastrophique. Tout l'enjeu est à l'inverse de relocaliser les productions agricoles ou industrielles. Nous avons besoin d'une riposte mondiale. La taxe sur les transports peut servir de levier.
Le fonds vert compte-t-il parmi ces mesures ?
André Chassaigne : Bien sûr. Non seulement on peut sortir de Durban avec un fonds vert structuré, mais il faudra aussi avoir avancé sur son financement. La piste d'une taxation sur les transactions financières est à suivre. Au delà, d'autres mesures innovantes peuvent être envisagées. L'idée d'une contribution - d'une taxe - sur les productions d'énergies fossiles est à étudier de près, par exemple. Etablir la gouvernance du fonds, enfin, est essentiel. Il faut résolument l'ouvrir à la société civile, aux ONG et syndicats. Il faut aussi que les pays en développement bénéficient d'un accès direct au fonds vert, sans en passer par la troïka (Banque mondiale-FMI-OMC)
La reconduite du protocole de Kyoto est -elle indissociable d'un accord ambitieux ?
André Chassaigne : La reconduction du protocole de Kyoto est indispensable, j'en suis convaincu. Sans cet instrument juridique, nous n'obtiendrons pas d'avancée. Cela dit, plutôt que rien, il faut au moins que Durban acte une période de transition vers un engagement fort qui ne dépasse pas cinq ans. Sans quoi, nous assisterons à un délitement des ambitions. Mais une chose est claire : le protocole ne fera pas tout. Sans une remise en cause des critères de rentabilité et de performance économiques, nous n'obtiendrons aucun changement radical.
Le protocole est un outil pour réduire les émissions. C'est aussi un instrument de mise en oeuvre des marchés. Peut-on avoir l'un sans l'autre ?
André Chassaigne : On peut mettre en oeuvre d'autres procédés, entre autres des mécanismes de coopération avec les pays du Sud. Leur demande en termes de droit à l'énergie, par exemple, est immense. Sans organisation mondiale, la réponse ne pourra être que chaotique et impliquer des énergies fossiles ou de l'atome mal maîtrisé. Notre groupe a déposé une proposition de résolution allant dans ce sens devant l'Assemblée.
Quel rôle peut et doit jouer la France ?
André Chassaigne : À Copenhague la France avait eu une position relativement offensive. Elle s'est depuis repliée sur une forme de fatalisme vis-à vis des Etats-Unis. Elle a totalement cessé de les interpeller. Et alors qu'elle devrait entraîner l'Union européenne à développer ses ambitions de réduction en coopération avec le G77 (*), elle n'agit plus que sur le chapitre de l'adaptation. Elle pourrait être à la pointe d'un arc mondial de lutte contre le changement climatique, s'appuyer sur les pays les moins avancés ou les petits Etats insulaires. Elle y a visiblement renoncé.
(*) Groupe des pays en développement et des grands pays émergents.

vendredi 2 décembre 2011

La chasse aux fraudeurs s'est arrêtée au bord du lac Léman

Le magazine suisse « Bilan » fait l'inventaire des 300 plus riches exilés
fiscaux installés sur son territoire. Surprise, 44 « patriotes » français
figurent au palmarès quand ils n'étaient (que) 17 il y a 10 ans.
Que font les dirigeants UMP, grands chasseurs de fraudeurs devant l'éternel
contre cet intolérable triche? Rien, absolument rien. Pourtant Sarkozy, Copé,
Chatel ou Wauquiez ne se sont-il pas relayés plus que de raison pour dénoncer la
fraude au chômage, à l'assurance sociale, aux minima sociaux avec le plus
souvent des trémolos dans la voix?
Le silence de la droite quand 30 milliards d'euros échappent au fisc français
est un véritable scandale. Être faible avec les forts et dur avec les faibles
est l'éternel leitmotiv de la droite. La preuve étant : la chasse aux fraudeurs
s'est arrêtée au bord du Lac Léman.

jeudi 1 décembre 2011

Nicolas Sarkozy prend les français pour des imbéciles

Nicolas Sarkozy est apparu, tout au long de son discours, dépassé par la
crise, totalement sur la défensive. Il prend les Français-e-s pour des
imbéciles.

Après voir reconnu que la crise trouve son origine dans la déréglementation
financière qu'il a toujours soutenue, il n'a rien annoncé pour la remettre en
cause sauf la fuite en avant dans les mêmes recettes éculées et dangereuses.

Sur la question clé de la BCE (Banque centrale européenne), il a purement et
simplement esquivé le débat. Toutes ces attaques sont en fait restées
concentrées contre le travail, les 35h, les retraites, les dépenses publiques,
le financement de la protection sociale. Quand il parle d'emploi, c'est pour
défendre les heures supplémentaires et les exonérations de cotisation sociales
qui amplifient chaque jour le chômage. Quand il parle de démocratie, c'est pour
fustiger la 6ème république. Quand il parle d'Europe, c'est pour rassurer les
marchés et vanter les abandons de souveraineté.

Nicolas Sarkozy qui promettait de dire la vérité a une fois de plus menti sur
les causes de la crise et sur les conséquences de ses choix. Le cirque
médiatique du candidat Sarkozy à Toulon ne fera pas oublier l'échec du
Président.
Pierre Laurent

Sarkozy à Toulon : " Les Français en ont soupé de ce genre de navet "

Trois ans après son forfait dans le même lieu ou il avait menti aux Français
en leur promettant pêle-mêle : la moralisation du capitalisme, la fin des
paradis fiscaux et de la spéculation. Nicolas Sarkozy recommence. Cette fois-ci
en jouant sur les peurs, sous-entendus : c'est lui ou le chaos.

Sur le fond, rien de neuf. Il promet du sang et des larmes pour les Français
: la fin des 35 heures, de la retraite à 60 ans, la diminution des effectifs des
services publics. Mais les patrons, eux, peuvent se rassurer. Leurs exonérations
de charges sont maintenus. L'austérité et sa règle d'or budgétaire demeurent
comme boussoles quand tout indique qu'elles sont le problème de la crise
actuelle.

Pour le prochain candidat de l'UMP à la présidentielle : « diminuer la dette,
c'est diminuer la pression des marché financier » sauf que la vérité oblige de
constater que c'est tout le contraire. Les marchés ont désormais conscience de
leurs pouvoirs exorbitants sur les états européens. Et ils en veulent encore
plus! C'est un véritable permis de spéculer que leur octroie le chef de
l'État.

Une des solutions à la disposition des Européens est de reprendre le contrôle
de la BCE, mais cela le président de la République se l'interdit. Au contraire
il se range derrière l'ultra-libéral Merkel. On devine déjà de quoi sera fait la
refondation européenne promise. Un traité européen sur mesure pour les banques
et les marchés financiers ! Nicolas Sarkozy nous a rejoué ce soir à Toulon « le
retour de la vengeance ».Les français en ont soupé de ce genre de navet !

Les contradictions du nouveau candidat-député

Claude Bartolone vient de nous
gratifier d’un article sur la loi DALO (droit au logement opposable) « une promesse non tenue à l’égard
de ceux qui souffrent ». Il écrit « Depuis 2007, on a pu voir la
proclamation d’un nouveau droit au logement pour les français rester lettre
morte. Dans son rapport 2011, le comité DALO confirme que ce droit n’a pas
seulement été ignoré, il a aussi été bafoué. Pour faire du chiffre, plutôt que
de construire des logements, le gouvernement a préféré les mises à la rue et
les expulsions. Que faut-il conclure lorsque tous les acteurs du logement…,
sont unanimes sur l’incurie du gouvernement Sarkozy ?... Dans les mois qui
viennent, il faut tout faire pour que cette situation prenne fin. La Seine
Saint Denis et d’autres départements d’Île de France ne tiendraient pas, pour
leur part, un nouveau quinquennat avec la situation dégradée que leur laisse le
gouvernement sur le logement et l’hébergement d’urgence… Inclure les exclus,
sortir les ménages modestes de l’alternative entre relégation et éloignement,
soutenir les classes moyennes et faciliter l’accès des jeunes au
logement : voilà les objectifs qu’une politique digne de ce nom doit
poursuivre… »

Nous ne pouvons qu’applaudir des
deux mains la pertinence de ce propos. Cependant nous conseillons à celui qui
s’apprête à être candidat dans notre circonscription, dont notre ville fait
partie, de relire ses classiques. Sait-il que madame la Maire de Romainville,
qu’il côtoie souvent ces temps-ci, a déclaré le 16 janvier 2008 « qu’elle
n’appliquerait pas la loi DALO » ?


Sait-il que dénonçant l’absurdité
du système, Corinne Valls invitait les membres de toutes les associations et
les personnalités qui soutiennent cette loi à participer à une commission
d’attribution de l’OPH ? Sait-il qu’elle s’était vu répondre par ces mêmes
représentants « qu’ils n’avaient pas besoin d’assister à une commission
d’attribution pour savoir que la France connaît une crise sans précédent et que
si la ville se refusait de traiter de tels dossiers, elle se mettrait hors la
loi au même titre que les communes qui n’appliquent pas les 20% de logements
sociaux ? » Notons que l’intransigeance n’a pas été la même lorsqu’il
s’est agi d’appliquer le surloyer avec une rare célérité. Il ne suffit donc pas d'affirmer que le gouvernement fait fi de la loi, encore faudrait-il que les élu-e-s de "gauche" soient irréprochables.


Ici, ouvrons une parenthèse. Nous
étions à deux mois des élections municipales et l’occasion était trop belle
pour ne pas manquer de donner des gages aux électrices et aux électeurs de
droite pour qui la « mixité sociale » (concept de plus en plus
controversé) signifie surtout « que tout le monde est légitime à vivre
mais pas n’importe où » et que nous avons suffisamment
de logements sociaux à Romainville. Et qu’on le veuille ou non les choix de la
majorité municipale en matière d’habitat alimentent ces comportements qui
consistent à rejeter les populations les plus modestes toujours plus loin.


En plus de reposer sur des bases
douteuses et contre- productives, la course à la mixité sociale occulte en fait
les débats sur des questions plus fondamentales que sont la répartition des
richesses et les droits fondamentaux, notamment le droit au logement. On le
mesure lorsque le président de l’OPH déclare sans rire que « la vraie mixité sociale se met en
place et a permis l’arrivée de 1500 nouveaux habitants sur la ville ».
Mais c’est le plus grand silence sur les dizaines de jeunes né-e-s dans notre
ville et qui sont priés d’aller voir ailleurs.
Et que dire de cette villa Soléa
où la partie accession est séparée de
l’habitat social par des grilles et un portail avec code. Est-cela la
conception que nous avons du vivre ensemble et de la mixité sociale ? Malheureusement le ton avait été donné dans
la convention ANRU. S’agissant de la résidentialisation, on peut y lire :
« Autour de chaque bâtiment ou groupe de bâtiments, un espace enclos
signalera la responsabilité des seuls habitants - individuellement quand il
s’agit de jardinets privatifs, collectivement pour les espaces communs – sur un
domaine où ils sont « chez eux ». La crise du logement est évidemment
la conséquence de la politique mise en œuvre dans les dernières décennies.
Cependant, on ne peut pas faire l’impasse sur les choix qui sont ceux des
collectivités territoriales.


Claude Bartolone sait-il qu’à
Romainville, en 4 années, ce sont 1087 logements qui doivent sortir de terre,
si nous prenons en compte ceux prévus, place des commerces. La répartition est
la suivante : 884 logements en accession à la propriété et 203 logements sociaux pour
reloger les familles concernées par l’ANRU. Et qu’en sera-t-il des 700
logements de la ZAC de l’Horloge ? Dans ces conditions est-il étonnant de
compter 1051 demandeurs de logement en 2007, 1250 en 2008,
1500 en 2010. Et combien aujourd’hui ?

Enfin, Claude Bartolone sait-il encore que,
contrairement aux élu-e-s de Bobigny, Bondy, Blanc-Mesnil, La Courneuve, Montreuil,
Saint-Denis, Stains, Saint-Ouen, Tremblay, Villepinte et Villetaneuse, Corinne
Valls a toujours refusé la proposition des élu-e-s communistes de prendre un
arrêté déclarant la commune territoire anti-expulsion ?

C’est ce double langage, ces
discours à géométrie variable qui conduisent nos concitoyens au repli sur soi,
à la résignation et au renoncement. Pour battre la droite, l’extrême droite et gagner,
la gauche doit parler vrai. Le chemin est encore long.

jeudi 24 novembre 2011

Cactus : Les puissants ne pourront pas s'asseoir dessus !

Nous avons pris connaissance aujourd'hui du premier numéro du nouveau supplément hebdomadaire de "l'Humanité" : "Cactus, la bonne formule pour changer". Alors pour mettre la polémique dans notre quotidien, nous en publions quelques bonnes feuilles. Et n'oubliez pas le numéro de jeudi prochain. Mais n'attendez pas jeudi, achetez le dès demain. Histoire de sortir de la politique spectacle, de la culture du renoncement, au nom "d'un réalisme" auquel il faudrait se plier et pour reconquérir le droit d'espérer.Voici donc deux textes, lus dans l'Humanité de ce jour :
ON N'OUBLIE PAS : CES ECOLOS QUI VOULAIENT UN REFERENDUM
"Certains dirigeants d'Europe Ecologie-les Verts (EELV) ont des problèmes de mémoire sur le nucléaire. Aujourd'hui, ils affirment que sur une question aussi "complexe" que le nucléaire il n'est pas possible d'organiser un référendum. Denis Baupin, dirigeant d'EELV, négociateur du fameux autant que controversé accord avec le PS sur le nucléaire, allant même jusqu'à affirmer : "Un référendum sur le nucléaire serait aussi incongru que si l'on en avait organisé sur la peine de mort en 1981" ! Pas moins. Seulement, début 2011, après la catastrophe de Fukushima au Japon et l'émotion que ce drame avait suscitée, nombre de dirigeants d'EELV dont Denis Baupin, Yves Cochet, Dominique Voynet, Philippe Mérieux, Jean-Vincent Placé et quelques autres ont signé une pétition réclamant " un référendum pour sortir du nucléaire ". Tiens, tiens...Qu'est-ce qui leur a fait changer d'opinion entretemps ? Ne serait-ce pas le volonté de lier cette question à celle d'un accord électoral avec le PS leur permettant de faire un groupe à l'assemblée nationale ? Régler cette question de l'avenir énergétique de la France et du devenir du nucléaire dans le cadre d'un tel accord nous place bien loin des enjeux. Enjeux sur lesquels les citoyens devraient pouvoir par le débat, se faire une opinion et, au final, être partie prenante de la décision. Comme on dit, la première idée est souvent la bonne"
Max Staat
ON NOUS L'A CACHE : MERCATO PANTOUFLARD DES MINISTERES AUX AFFAIRES.
"En ces temps de gros temps, les responsables de droite sentant le printemps incertain, cherchent à se mettre les pieds au chaud. En mode charentaises. A six mois de l'échéance présidentielle, ils s'en vont chercher le bonheur loin des couloirs austères des ministères. L a saison des transferts est ouverte, et Bercy fait figure de vivier. Ainsi Alexandre Begougne de Juniac, après s'être fait la main et le porte-monnaie au cabinet de Sarkozy sous le gouvernement Balladur, est passé par Thalès avant d'échouer chez Lagarde, puis Baroin (dans un fauteuil chauffé par Stéphane Richard qui prospère à France Télécom), puis de reprendre son ballot, direction Air France. Et quand la reine Lagarde s'envole outre-Atlantique, c'est la ruche entière des conseillers qui joue les filles de l'air. Franck Saudo; atterrit chez Safran, Pablo Nakhlé Cerruti chez Unibail et Benjamin Fremaux chez Aréva, grande benne de recyclage pour pantouflards en Sarkozie où Jacques Gérault, fraîchement débarqué du ministère de la défense, et Pierre Aubouin, de l'agence des participations de l'Etat, ont pris place au coin du feu. Mais attention, hiver trop doux, printemps en courroux ".
Marion d'Allard

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