LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 31 décembre 2010

Bonne année 2011 !

Les communistes de Romainville vous présentent leurs meilleurs voeux pour l'année 2011. Joie, bonheur, une vie meilleure et plus douce. Mais au delà de cette formule consacrée, ils vous assurent de leur détermination à agir pour que cette gerbe de voeux se réalise vraiment. L'année 2010, comme l'ensemble de la décennie qui s'achève, a connu de terribles régressions, y compris au plan démocratique. Mais l'année 2010 a aussi été marquée par des prises de conscience et des rassemblements nouveaux pour gagner des politiques radicalement neuves. L'expérience de l'unité syndicale lors de la formidable mobilisation pour la retraite à 60 ans et à taux plein, a donné confiance aux salariés. Le fait que l'argent qui s'amasse à un pôle de la société est mieux relié au développement insupportable des injustices. La revendication d'une croissance durable et profitable à tous est de mieux en mieux partagée. La privatisation du monde qui mène à des impasses meurtrières et la nécessité de mettre en partage les biens communs de l'humanité sont des idées qui font leur chemin. L'édification d'une alternative politique solide apparaît comme l'urgence pour l'année nouvelle que ne doit pas occulter la recherche de l'homme providentiel. Sauf à connaître, demain, de terribles désillusions. L'expérience ne compte pas d'exception. C'est donc sous le signe de l'action, du débat d'idées et de l'espoir que les communistes de Romainville veulent, avec vous, placer cette année 2011. Action, pour redonner du sens à notre belle devise républicaine "Liberté, Egalité, Fraternité". Espoir pour que s'invente et se déploie une dynamique de rassemblement et de changement à gauche, avec les candidatures de Sofia Dauvergne et de Jean-Claude Mamet aux élections cantonales. Pour remettre de l'humain, de la solidarité, de la dignité et du respect dans notre quotidien à Romainville et en Seine-Saint-Denis. 2011, n'est donc pas la salle d'attente de la prochaine élection présidentielle. C'est durant ces douze mois que l'essentiel va se jouer. C'est à l'avènement d'un véritable changement que vont les voeux des communistes de Romainville, au seuil de cette année nouvelle.

jeudi 30 décembre 2010

"Les idées communistes ont des choses à dire sur l'avenir de l'humanité"

Le 30 décembre 1920 naissait à Tours le Parti communiste français. Le monde a profondément changé, mais face à la crise du capitalisme une alternative progressiste a besoin des idées communistes.
Questions à Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français. Vingt ans après l'effondrement du Système soviétique, le Parti communiste français a-t-il encore sa raison d'être ?Pierre Laurent : Absolument. L'enjeu du XXIème siècle sera celui du dépassement des logiques capitalistes qui ont plongé la planète dans la crise financière. Le capitalisme ne sera pas capable de répondre aux nouveaux défis d'un développement humain contemporain. Inventer un autre mode de développement est la question posée à toutes les forces progressistes dans le monde, et je pense que les idées de bien commun de l'humanité, de coopération contre les logiques de concurrence et de guerre économique, les idées de partage et d'égalité, qui sont au coeur de l'engagement communiste, ont beaucoup de choses à dire sur ce que doit être l'avenir de l'humanité.

Mais pour que ces idées se réalisent, il faut conquérir des positions, des pouvoirs. On ne voit pas la stratégie du PCF aujourd'hui.
Pierre Laurent : Le rassemblement des forces sociales capables de conquérir des changements progressistes dans la société a toujours été un point fort de la politique des communistes. Aujourd'hui, la construction d'un rassemblement apte à sortir la France et l'Europe de la crise du capitalisme, c'est le coeur de notre stratégie. Nous avons lancé le Front de gauche pour rassembler dans la gauche toutes les forces disponibles. Et de la même manière, au niveau européen, nous investissons toutes les formes de rassemblement progressiste, notamment avec le Parti de la gauche européenne, pour de telles perspectives. La stratégie de conquêtes sociales et de construction de ces rassemblements fait la force et l'originalité du PCF. Le Front de gauche que nous construisons a vocation à porter des projets, des idées, des perspectives d'actions qui doivent rassembler des majorités dans la gauche et dans le pays. Il faut transformer la gauche, changer son centre de gravité actuel, pour qu'y dominent à nouveau des logiques de transformation sociale.

Dans les médias, c'est plutôt Jean-Luc Mélenchon qui porte la parole du Front de gauche. Ne craignez-vous pas un effacement du PCF ?
Pierre Laurent : Le Parti communiste a été l'initiateur du Front de gauche et il est son principal animateur. Nous sommes un atout pour un développement populaire du Front de gauche dans le pays. Ce défi-là ne sera pas relevé par la présence de telle ou telle personnalité, mais dans une action politique et collective, et le Parti communiste, avec ses militants et son réseau d'élus, est l'énergie essentielle de cette dynamique. Non seulement le Front de gauche n'a aucun intérêt à la dilution du PCF, mais le dynamisme de ce parti est la garantie de la réussite du Front de gauche.

Dans dix ans, le PCF devrait fêter son centenaire. D'ici là, quel rôle peut-il jouer pour la France ?
Pierre Laurent : Contribuer à ouvrir une issue à la crise qui permette à des millions de gens de retrouver une vie digne et une confiance dans l'avenir. La question qui va dominer la vie politique dans les années à venir est de savoir s'il y a possibilité de sortir de la crise par une voie de progrès social. Le Parti communiste peut jouer un rôle essentiel pour ouvrir cette perspective. Et s'il ne parvenait pas à le faire, c'est toute la gauche qui serait handicapée. Le PCF dispose aujourd'hui d'une énergie militante extraordinaire. Nous avons enregistré 6000 adhésions, pour l'essentiel des jeunes de moins de trente ans, beaucoup de jeunes syndicalistes. Et c'est un rythme qui ne se dément pas depuis le référendum de 2005. Il y a un renouvellement et un rajeunissement accéléré du potentiel militant du Parti communiste. Cette force-là va compter dans les années à venir.

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mardi 28 décembre 2010

Ce matin, ça glissait !

Pour se rendre ce matin au marché, il aurait mieux valu chausser des patins à glace. Espérons que nous n’ayons pas à déplorer trop de chutes. Mais cet épisode nous permet de revenir sur le rôle du service public dans ce genre de situations. Il serait évidemment absurde de le rendre responsable d’une météo extrêmement capricieuse, en cette fin d’année 2010. Pour autant, un certain nombre de responsabilités lui incombent. Le déneigement des voies de circulation, les trottoirs devant les services publics, les arrêts de bus, les lieux de passage très fréquentés. Or force est de constater que ces missions n’ont pas été assurées dans des conditions normales à Romainville. Ainsi, ce matin la place du marché était devenue une vraie patinoire. Se déplacer dans certaines cités de l’OPH se transformait en vrai parcours du combattant. Parmi les raisons évoquées, nous n’échappons pas au « fameux manque de sel ». Mais cela suffit-il à expliquer la situation que nous connaissons à Romainville ? La cause n’est-elle pas à rechercher plutôt du côté de la dégradation du service public, souvent invoquée en d’autres lieux ? Voilà le mal dont souffre une ville comme Romainville. Les suppressions de postes, la réduction drastique de toutes les dépenses de fonctionnement conduisent inévitablement à un dépérissement extrêmement grave du service public. On en revient une fois encore au crédo énoncé par madame le Maire en 2005 : « Il faut savoir dépenser intelligent. » On peut résumer ce choix de la manière suivante : " Sacrifier des dépenses liées à la vie quotidienne des habitants au bénéfice de réalisations, comme la collecte des déchets ménagers par aspiration ou bien encore le nombre incalculable d’opérations immobilières bien éloignées des besoins de la population". Et si vous voulez avoir l’assurance qu’il s’agit bien d’un choix politique délibéré, vous l’auriez eu si vous aviez entendu, ce matin, les propos d’un conseiller municipal appartenant à la majorité de madame le Maire. Après lui avoir fait remarquer qu’au fil des ans le nombre d’emplois, notamment dans le secteur de la voirie n’avait cessé de décroître, sa réponse fut celle-ci : « Oui mais à l’époque, il y en avait de trop ». Tout est dit.

lundi 27 décembre 2010

Servier et Sarkozy, amis de trente ans !

Le PDG milliardaire est une vieille relation d'affaires du chef de l'Etat, qui l'a fait grand-croix de la Légion d'honneur en juillet 2009. "Gardez-moi de mes amis", disait Voltaire. Nicolas Sarkozy a bien reçu le message : au dernier Conseil des ministres, il a exigé "la transparence la plus totale" sur l'affaire du Médiator. Histoire de faire oublier ses liens profonds d'amitié avec le PDG du fabricant du médicament, le milliardaire Jacques Servier (9ème fortune de France, 3,8 milliards d'euros), et d'éviter une nouvelle affaire Woerth ? Tout comme son ex-ministre du Travail avec Patrice de Maistre-le gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt-, le président de la République a aussi fait décorer un proche aujourd'hui au coeur de la tourmente judiciare et politique. C'était le 7 juillet 2009, au palais de l'Elysée, quatre mois avant que le Médiator ne soit retiré de la vente. Nicolas Sarkozy, élevant Jacques Servier au grade de grand-croix de la Légion d'honneur, évoquait leur "première rencontre", en 1983 : "Vous pensiez déjà à l'époque que je serai président de la République. Incorrigible Jacques Servier ! " Puis, insistant sur leurs liens : "Je ne veux pas faire votre portrait (...) Je vous connais trop bien pour cela."

Nicolas Sarkozy est donc à nouveau rattrapé par ses liens avec le monde de l'argent. Des liens qui contredisent la volonté de transparence proclamée dans cette affaire. Jacques Servier est en effet un ancien client du cabinet d'avocats où travaillait Nicolas Sarkozy.
Lors de la remise de la Légion d'honneur, le chef de l'Etat se vantait également d'avoir "joué un rôle" dans l'obtention du statut de fondation pour le groupe Servier. Et remerciait le grand homme de " proposer aux médecins et à leurs patients des médicaments efficaces"...

dimanche 26 décembre 2010

Le référendum, un marathon

Le Conseil des ministres a instauré une véritable course d'obstacles pour parvenir à un référendum d'initiative populaire, pourtant inscrit dans la constitution depuis 2008. Explicité mercredi, celui-ci prendra la forme d’une proposition de loi soutenue par au moins un cinquième des membres du Parlement, soit 184 députés ou sénateurs. Laquelle devra ensuite être contrôlée par le Conseil constitutionnel, qui aura un mois pour juger de sa conformité avec la Constitution. La proposition de loi ne doit porter que sur « l’organisation des pouvoirs publics, sur les réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale (…), aux services publics (…), tendant à autoriser la ratification d’un traité ».
Une fois la proposition de loi déclarée conforme, une période de trois mois s’ouvrira afin de permettre la collecte des soutiens. La signature d’au moins un dixième des électeurs et électrices inscrits, soit près de 4,5 millions de personnes, est nécessaire pour que le texte de loi soit déclaré recevable par le Conseil constitutionnel. Inscrit dans la Constitution depuis 2008, le référendum d’initiative populaire n’est pourtant pas prêt à entrer dans les mœurs françaises.
La Suisse ou l’Italie ne mettent pas la barre si haut : 50 000 électeurs suisses pour proposer une loi et 500 000 électeurs italiens pour obtenir un référendum abrogeant une loi. En France, le recueil de soutien doit en plus s’effectuer par voie exclusivement électronique, et être mis en œuvre par le ministère de l’Intérieur, qui agira sous le contrôle d’une commission indépendante. Celle-ci, composée de deux membres du Conseil d’État, deux de la Cour de cassation et deux de la Cour des comptes, devra suivre la « régularité des opérations » et transmettre ensuite ses commentaires au Conseil constitutionnel. Au tour de ce dernier de se déterminer, une fois de plus, sur la « recevabilité de l’initiative ».
Mais la course d’obstacles n’est pas terminée pour autant. La proposition de loi devra faire l’objet d’au moins une lecture par l’Assemblée nationale et par le Sénat dans un délai de douze mois à compter de la décision du Conseil constitutionnel. À défaut, le président de la République soumettra la proposition de loi au référendum dans un délai de quatre mois. Le Conseil des ministres a ainsi mis en place toute une procédure censée camoufler la remise en cause du principe du référendum d’initiative populaire inscrit dans la Constitution.
Mina Kaci

Rétrospective : Le prix châtaigne pour Marc-Philippe Daubresse

« Cette réforme est faite pour les jeunes. Si nous ne faisons rien, dans vingt ans, une retraite sur six ne sera pas financée. »
Marc-Philippe Daubresse, 15 octobre 2010.
Sur le pont, comme tous ses collègues du gouvernement, 
pour défendre la « mère de toutes les réformes », l’ex-ministre 
de la Jeunesse et des Solidarités actives désespère 
la jeunesse au passage. Oui, il vous faudra bien travailler jusqu’à 63, 64, 65 ans ou plus… Un beau cadeau, 
alors qu’il lançait officiellement, le 12 août de cette année, l’Année internationale de la jeunesse, qui « vise à promouvoir le dialogue et la compréhension mutuelle entre les générations ». Heureusement que la France n’a rien fait de concret pour célébrer cet « événement » ! En fait, il serait injuste de dire 
que rien n’a été fait. À l’occasion du bilan du Plan jeunes lancé par Nicolas Sarkozy en 2009, on a tiré le bilan du RSA jeunes : 3 400 bénéficiaires de 18 à 24 ans, contre les 160 000 que
 le gouvernement disait concernés à terme par la mesure. 
Le même gouvernement qui a supprimé le dispositif Envie d’agir, après vingt-cinq ans d’existence. « Pas parfait », selon 
les associations, mais qui leur donnait des moyens de travailler, notamment avec les collectivités locales… Il est abandonné au profit du service civique. Au temps pour la « mise en valeur 
de la contribution apportée par les jeunes à la société », 
que vantait Daubresse. Mais cette annonce tombe bien : 
2011 sera l’Année du bénévolat et du volontariat. 
Une aubaine pour « mettre en valeur la contribution » 
des jeunes à la société. Et gratuitement, en plus.

vendredi 24 décembre 2010

Sarkozy serre la vis à l'hôpital.

Le chef de l’État presse les hôpitaux de réduire leur déficit.
La France « ne peut pas rester avec deux tiers des hôpitaux en déficit (…). Ce n’est pas sain ». En déplacement hier à Avignon, le chef de l’État a défendu la politique hospitalière du gouvernement, insistant sur la nécessité pour les hôpitaux d’améliorer leur situation financière. « Oui, c’est vrai, il faudrait mieux payer les personnels, il faudrait plus d’emplois dans les hôpitaux », a reconnu Nicolas Sarkozy, promettant que le gouvernement continuerait « à investir dans l’hôpital » mais avec « une seule limite », celle du « respect des équilibres ». « Nous avons un contrat de retour à l’équilibre. On le tiendra », a-t-il rappelé. Ainsi, pour 2011, la hausse des dépenses de santé devrait être contenue à 2,9 %, contre 3 % en 2010. Pas de quoi rassurer les personnels hospitaliers, qui savent que lutte contre les déficits signifie suppressions de postes. Ils en font d’ailleurs les frais depuis plusieurs années.

Joyeux Noël

"Rassembleurs et Solidaires" vous souhaite un joyeux Noël.

mercredi 22 décembre 2010

Cela fera 2115 jours...

Les deux journalistes français Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, cruellement retenus comme otages en Afghanistan, font l'objet d'une campagne incessante pour obtenir leur libération et c'est heureux. La franco-colombienne Ingrid Betancourt, bénéficia, en son temps, d'une forte mobilisation du Président de la République...de la CIA et du fasciste colombien Uribe.Les grands médias savent très bien, quand ils le veulent, mobiliser l'opinion publique. Mais d'autres prisonniers comme Mumia Jamal, prisonnier politique américain condamné à mort, ou Salah Hamouri, étudiant franco-israélien, ne bénéficient pas de telles campagnes en leur faveur.Les autorités françaises demeurent inactives : c'est la République des deux poids, deux mesures ! Le 31 décembre prochain, cela fera 2115 jours que Salah Hamouri sera en prison en Israël pour délit d’opinion politique.

N’oublions pas Salah ! De mère française, ancien élève de l'école privée catholique des Frères de Lasalle de Jérusalem, Sala Hamouri décide après son baccalauréat de faire des études de sociologie à l'Université de Bethléem.C'est pendant sa deuxième année de sociologie que les autorités militaires israéliennes l'arrêtent lors d'un contrôle d'identité à un checkpoint, le 13 mars 2005. Il se rendait le jour de son arrestation avec des amis à Ramallah. Alors qu'il arrivait au checkpoint de Qalqiliya, les soldats le font descendre du véhicule et l’arrêtent sans aucune explication. Il est conduit aussitôt en prison...Son arrestation, comme sa condamnation et son emprisonnement, sont illégaux au regard du droit international (car réalisés en territoire occupé par une puissance occupante).Pendant plus de deux ans, un tribunal militaire se réunit plus de 20 fois pour tenter d'étayer une accusation contre Hamouri. Son véritable crime ? Protester contre l'occupation illégale par Israël des territoires palestiniens. Dans quelques jours ce sera le « nouvel an » !Tandis que nous fêterons en France l’année nouvelle 2011, ce jeune français, totalement délaissé et ignoré par les autorités françaises, sera au fond de sa prison israélienne.Notre solidarité n’a de cesse de se manifester toujours activement pour obtenir sa libération. Car il n’a rien fait de répréhensible. Cela est formellement établi. Et cela avait été reconnu devant sa mère par le Conseiller diplomatique du Président de la République. Pour autant rien ne bouge !Le 31 décembre prochain, cela fera 2115 jours que Salah sera en prison pour délit d’opinion politique. Il avait 20 ans quand il a été arrêté par l’armée israélienne. Il en a aujourd’hui plus de 25. Très jeune c’est pourtant le plus vieux prisonnier politique français en prison.Nous ne pouvons pas lui envoyer quelques cadeaux pour ce nouvel an afin qu’il soit moins pénible pour lui. Envoyons-lui une carte postale ! Par milliers ! Sans enveloppe. Son « adresse » :Salah Hamouri Doar nah Guilboa 10900 – Beit shean Israël

En 2011, nous continuerons d'agir à vos côtés

Nous publions le billet des conseillers municipaux communistes, à paraître dans la rubrique : "Expression des groupes politiques" du magazine municipal de janvier.
Comme élus communistes, nous croyons nécessaire de partager et de soutenir des exigences d’égalité, de solidarité, de démocratie et d’écologie qui font tant défaut dans notre ville. C’est ce que nous avons fait en 2010. D’abord en affichant nos choix politiques pour la défense de la retraite à 60 ans à taux plein, de la protection sociale, du service public de la poste, de l’eau et l’avenir du logement social.
En poursuivant notre combat contre une droite arrogante qui porte atteinte aux valeurs républicaines et fait exploser la misère.
En étant aux côtés des 150O demandeurs de logement qui souhaitent rester à Romainville.
En soutenant les 600 familles qui demandent l’arrêt des augmentations des prestations municipales.
En dénonçant le gâchis écologique et financier de la collecte des déchets ménagers par pneumatique ou l’abattage de tous les arbres de l’avenue du Dr Rosenfeld.
En condamnant l’abandon par l’Etat de projets structurants, comme la Base de loisirs. En regrettant les retards pris dans la construction de nouveaux équipements privant la population d’une bibliothèque et d’un gymnase depuis deux ans.
Avec vous, nous poursuivrons notre démarche d’élus combatifs et constructifs.

Bonne année 2011 à toutes et tous, une bonne année solidaire et fraternelle.

Sofia DAUVERGNE, Laurent PAGNIER, Chantal GUYARD.

mardi 21 décembre 2010

Nouvelle preuve de vie des otages français en Afghanistan

Une nouvelle vidéo d'Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier, dans laquelle les deux journalistes retenus en otages en Afghanistan depuis près d'un an s'adressent à leurs familles, "aurait été envoyée aux autorités françaises", a annoncé Carole Gaessler lundi soir au JT de France 3.
"Selon leurs familles, une nouvelle vidéo aurait été envoyée aux autorités françaises", a déclaré la journaliste. "Dans ce document, nos deux confrères s'adressent à leurs parents et aussi à Béatrice, la compagne d'Hervé".
"La vidéo a été authentifiée. Elle a été tournée vers la mi-novembre", a-t-elle ajouté.
La France espère une libération "dans de très brefs délais" des deux journalistes retenus en otage depuis près d'un an en Afghanistan, a déclaré mardi, la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie.
Pour Rémy Pflimlin, président de France Télévisions, cette vidéo "est la preuve que les négociations se poursuivent".
"Cette cassette aujourd'hui montre que le fil ds relations existe (...) et donc que les choses se poursuivent positivement", a-t-il déclaré.
Les deux journalistes, qui étaient en reportage pour France 3, ont été enlevés avec leurs trois accompagnateurs afghans il y 356 jours, le 30 décembre 2009, dans la province de Kapisa où est stationnée une partie des forces françaises engagées avec les troupes de l'Otan.
"Ce que nous espérons, c'est que les démarches qui ont été faites, notamment par le gouvernement afghan, nous permettront de les retrouver le plus rapidement possible", avait déclaré dimanche la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, sans donner davantage de précisions.
"Nous savons qu'ils sont vivants, plutôt en bonne santé même s'il est évident qu'au bout d'un an ça doit commencer à peser", avait-elle ajouté.
A l'occasion des un an de captivité des cinq hommes, le Comité de soutien (http://www.soutienherveetstephane.org/), Reporters sans frontières (RSF) et la Mairie de Paris ont appelé à un rassemblement le 29 décembre (11h00) place de l'Hôtel de Ville de Paris.

Journée de mobilisation dans l'Education le samedi 22 janvier

Un collectif représentant 25 organisations de l'éducation, dont les principaux syndicats enseignants, lycéens et étudiants, appellent à une "journée de mobilisation" dans toute la France le samedi 22 janvier pour protester contre les suppressions de postes de la rentrée 2011.
"Le collectif appelle lycéens, étudiants, parents d’élèves et personnels de l’éducation à participer" à cette journée "qui prendra des formes variées dans les départements (manifestations, rassemblements, débats)", écrit ce collectif dans un communiqué.
"Le budget 2011 prévoit la suppression de 16.000 emplois et n’affiche d’autre ambition pour le système éducatif que la recherche d’économies à partir du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite", explique-t-il.
"Pourtant, les effectifs d’élèves vont continuer d’augmenter et la part du PIB français destinée aux enseignements primaires et secondaires a diminué dans la période récente en passant de 4,5% en 1995 à 3,9% en 2006", affirme-t-il.
Le collectif invite à "refuser les fermetures de classes (...), les suppressions de places en maternelle, la baisse des dotations des collèges et lycées, les réductions de postes et d’options, les hausses d’effectifs dans les classes", entre autres.
Le collectif compte notamment les fédérations de l'Education FSU, Unsa-Education et Sgen-CFDT, les lycéens de l'UNL et la FIDL, les étudiants de l'Unef, les parents d'élèves de la FCPE.
Mardi, lors d'un Comité technique paritaire mixte (CTPM) au ministère de l'Education axé sur les suppressions des 16.000 postes et leur répartition dans chaque académie, la FSU, le Sgen-CFDT et la CGT ont quitté la séance, après avoir fait une déclaration commune dans laquelle ils ont alerté "solennellement" le ministère sur l'impact de cette mesure. L'Unsa-Education a refusé de siéger.

lundi 20 décembre 2010

Au fait, qui représente Romainville au Conseil général ?

Cette question peut vous paraître totalement absurde. Et pourtant. Sans que nous puissions prétendre que notre micro trottoir ait une valeur scientifique, sachez tout de même que sur 28 personnes, à qui nous avons demandé qui était l’élu(e) qui nous représentait au Conseil général, 18 nous ont répondu ne pas le savoir. On peut certes les accabler, en leur reprochant le peu d’intérêt qu’elles accordent à la vie locale ou leur manque de civisme. On peut aussi parler de la crise de la politique dont certains, d’ailleurs, font leurs choux gras, en prétendant que la gestion d’une collectivité territoriale n’a rien à voir avec la politique et qu'elle ne serait « ni de droite ni de gauche ». Mais, revenons à notre propos. Cela fait maintenant 7 ans que madame Valls est conseillère générale. Que sait-on du rôle qui est le sien, en dehors de son titre que l’on retrouve dans toutes les « publications officielles » ? Aucun bulletin, aucun compte rendu de mandat, aucune information sur les dossiers et sur ses votes. Ce n’est pas anodin. Le Conseil général est une collectivité territoriale à part entière avec ses propres compétences. La protection maternelle et infantile, les collèges, l’aide sociale à l’enfance, la gestion du revenu de solidarité active, la dépendance des personnes âgées et le handicap, l’entretien des voies départementales et maintenant nationales, la gestion des crèches départementales etc… Sans compter l’entretien des espaces verts, une politique culturelle et sportive construite au fil des années, que les élus de droite ont toujours combattu et que, malheureusement, le président Bartolone et les élus socialistes s’emploient à détricoter, montrant parfois du doigt créateurs et professionnels de la culture, à leurs yeux « trop élitistes et cultureux » … Ainsi, tous ces sujets n’ont même pas mérité, en 7 années, le moindre commentaire, le moindre débat, pas même un « atelier urbain ».
C’est vrai, les missions du Conseil général apparaissent souvent plus floues, plus lointaines, d’autant que l’essentiel des démarches de nos concitoyens s’effectuent en mairie. Mais raison de plus pour les informer, débattre et les associer aux décisions. Toutes les deux semaines, se tient ce que l’on appelle « la commission permanente ». Des centaines de délibérations y sont prises, et qu’en savons-nous ? Le silence est aussi assourdissant concernant les décisions arrêtées dans le cadre du budget 2010. Pourquoi notre conseillère générale n’a-t-elle pas dit qu’elle avait voté la suppression du remboursement à 50% de la carte Imagin’R de nos enfants et de l’acquisition d’un ordinateur pour les collégiens en 6ème, ou encore l’augmentation de la carte améthyste pour les personnes âgées, qui passe de 15 à 40 € ? On peut tenter de donner le change, à trois mois du renouvellement cantonal en publiant quelques photos dans le magazine municipal, mais une politique se juge aux actes. Et c’est là, où le bât blesse. Pardon, nous avons tout de même retrouvé l’une des rares interventions de madame la conseillère générale en séance. C’était à la fin de l’année 2005. D’une certaine manière, partant de sa propre expérience Romainvilloise, elle préparait le terrain à ce que commencera à faire Claude Bartolone dès 2008. Nous la citons « Il est plus que jamais indispensable d’évaluer de façon précise la pertinence des politiques publiques et de mesurer leurs résultats au regard de leur coût. En un mot il faut dépenser intelligent »…. « L’objectif : assurer la meilleure gestion des deniers publics aux réalités du terrain. Vous conviendrez de l’intérêt d’une telle démarche pour notre département sans qu’il soit besoin de pointer ici ou là certaines dépenses(fin de citation). » « Dépenser intelligent ». Le mot est lâché. On sait comment se traduit cette formule magique à Romainville : On sacrifie des pans entiers du service public, on investit 10 millions d’euros dans la collecte des déchets ménagers par pneumatique et on livre la ville aux promoteurs immobiliers. Au Conseil général, c’est la suppression de politiques sociales en direction de la jeunesse et des personnes âgées. Comme quoi, derrière des mots, peut se cacher une dure réalité.

vendredi 17 décembre 2010

Le Noël de monsieur le président de l'OPH !

Hier, les locataires de l’OPH ont trouvé dans leurs boîtes à lettres le cadeau de Noël de monsieur le président de l’OPH. Mais nous vous recommandons de bien lire les courriers qui nous ont été adressés. Dans la première circulaire il est indiqué : « Je vous informe que le conseil d’administration du 22 octobre 2010 a validé une augmentation de 1,3% au 1er JANVIER 2010 ». Tout cela ne fait pas très sérieux. Mais est-ce vraiment étonnant ? Cependant, l’essentiel est ailleurs. Comme il faut bien payer l’ANRU, on continue allègrement de ponctionner les locataires. En 2010, pour un loyer s’élevant à 3OO euros, l’augmentation annuelle s’est élevée à 72 euros, à laquelle il faudra ajouter les 52 euros pour 2011. Depuis 2005, l’augmentation cumulée s’élève à 516 euros. Envolées les grandes déclarations sur la volonté de nos « chers élus » de préserver le pouvoir d’achat des Romainvillois. S’il fallait une preuve supplémentaire de cet acharnement à faire payer toujours davantage les locataires, nous la trouverions dans l’augmentation de 5% des parkings pour la seconde année consécutive. Sérieusement, quelles sont les dépenses d’investissement ou de fonctionnement qui pourraient justifier de telles augmentations ? Le sommet est atteint pour les locataires de la cité Oradour. Ce que l’on appelle des parkings sont de simples places de stationnement sans aucune indication et qui ne font l’objet d’aucun entretien. C’est bien la preuve que ces augmentations n’ont absolument rien à voir avec des dépenses engagées pour la réalisation de travaux. Ce qu’attendent les locataires c’est davantage de transparence sur la situation financière de l’OPH. Quelle est la nature des emprunts restant à rembourser ? Quel est le bilan financier de l’ANRU ? Que l’on se comprenne bien. Nous ne sous estimons pas la politique de casse du logement social de la droite au pouvoir. Mais face à elle deux attitudes sont possibles. Agir et résister ou bien l’accompagner sagement comme cela a été fait avec l’application du surloyer. Mais, c’est peut-être beaucoup demander.

jeudi 16 décembre 2010

L'école, un indicateur de civilisation

L’investissement toujours plus important dans l’éducation, l’accès de tous à l’enseignement, est un signe majeur des progrès de civilisation. Aujourd’hui, tous les signaux d’alarme sont enclenchés qui indiquent une véritable régression. La part de l’investissement éducatif diminue dans le produit intérieur brut de la France. Les enquêtes indiquent des inégalités croissantes dans l’accès au savoir et un recul de la France dans les palmarès mondiaux parce qu’elle privilégie une élite restreinte au détriment de la promotion massive des générations. Moins d’enseignants, moins de moyens consacrés 
aux cités populaires, un retour vers les impasses 
de la sélection… L’austérité dogmatique rivalise 
avec les ringardises d’un Jean-François Copé prônant 
un examen à l’entrée en sixième. Dernière provocation, 
le gouvernement asphyxie l’école publique mais 
accorde 4 millions d’euros supplémentaires 
à l’enseignement privé !
La droite a fait le choix de favoriser les 10 % d’élèves les plus performants en abandonnant la mobilisation contre l’échec scolaire. En laissant tomber ceux qui ne suivent pas, c’est tout le dynamisme d’une société, sa capacité à répondre aux défis des sciences et des techniques, sa cohésion sociale qui sont mis à mal. La promotion de l’élite contre l’égalité républicaine caresse les réactionnaires dans le sens du poil, comme la suppression de la carte scolaire ou des Rased en avait été l’illustration. Mais les résultats d’ensemble sont désastreux !
« Après le pain, l’éducation est le premier besoin du peuple ! » tonnait Danton à la Convention. L’apostrophe retrouve subitement une charge révolutionnaire face au discours soporifique de Luc Chatel et aux saignées envisagées dans le budget de la nation. La justice sociale à l’école – qui passe par des mesures inégalitaires pour assurer la promotion de tous – est une condition de l’efficacité du système scolaire.
Le délaissement de l’éducation nationale par la droite n’est plus même caché. Le mauvais sort réservé aux jeunes enseignants, jetés sans formation devant les élèves, est pour eux fort douloureux, synonyme d’angoisse ou de déprime. Mais pour nos enfants, il est ravageur. Leur vie peut en être définitivement plombée. « Les maîtres d’école sont des jardiniers en intelligence humaine », écrivait Victor Hugo. Le pouvoir ne fait pas le pari de l’intelligence...
Les progressistes ont fait, au long de l’histoire, un objectif majeur de l’accès de la masse d’une génération au plus haut niveau d’éducation possible. Cela témoigne d’une ambition pour toute la société, par l’avènement d’une citoyenneté plus consciente et mieux maîtresse d’elle-même. Là réside l’intérêt général ; ici s’ouvre un chantier pour la gauche.
Patrick Apel-Muller

mercredi 15 décembre 2010

Communiqué de la fédération du PCF 93 : Vérités, tromperies et mensonges à Noisy-le-Sec !

Dimanche dernier, la liste dite « d’ intérêt local », « sans partis, ni alliances » de Laurent Rivoire a pris la municipalité de Noisy-le-Sec sur le Parti socialiste en trompant les électeurs. Il y a eu en effet, mensonge, car cette liste « apolitique » s’est métamorphosée dès la proclamation des résultats en liste Nouveau Centre-UMP pure sucre. Dès le soir même, le président de la République a décroché son téléphone pour féliciter Rivoire. Le secrétaire national de l'UMP en charge des élections, Alain Marleix s'est réjouit le lendemain de la conquête de Noisy-le Sec par la majorité présidentielle. Ainsi les électeurs ont cru voté pour le notaire Rivoire mais ils ont, en fait, apporté leurs suffrages à un affidé de Nicolas Sarkozy. Malheureusement, la victoire électorale de la droite ne sera pas sans conséquences graves sur la vie des noiséens et noiséennes qui verront leurs services publics et sociaux démantelés au profit de politiques clientélistes. Cela sera la municipalité des copains et des coquins avec toujours moins pour l’intérêt général et toujours plus pour les intérêts particuliers d’une minorité.
Mais la victoire de la droite s'est nourrie également des confusions entretenues par une certaine "gauche" ! Au soir du 1er tour Gilles Garnier et Anne Déo, avec 34,20% des suffrages exprimés, arrivaient en tête du scrutin alors que la Maire sortante obtenait seulement 17,28%. L'ensemble des listes de gauche totalisait 51,48%. La gauche pouvait gagner. Mais c'était sans compter sur l'intransigeance de la maire PS sortante, Alda Péreira-Lemaître, soutenue activement par la fédération PS de Seine-Saint-Denis et par Claude Bartolone. Au soir du premier tour, elle ne lança aucun appel au rassemblement à gauche. Dès le mardi matin, elle a déposé sa liste et menaçait de la maintenir si elle ne figurait pas en bonne place sur la liste et ce malgré le désaccord de la majorité de ses colistiers socialistes. Enfin, de nombreux électeurs nous ont dit que certains de ses partisans ont fait ostensiblement campagne pour la liste de droite. Cette attitude néfaste a rendu difficilement audible la liste d’Union de la gauche auprès des électeurs. Ainsi ceux qui ont soutenu cette démarche ont finalement préféré faire perdre à la gauche une municipalité afin de préserver leurs intérêts électoraux locaux.
La défaite électorale de Noisy-le-Sec montre, en Seine Saint Denis comme partout en France, que la gauche doit se ressaisir sinon elle portera la responsabilité de maintenir trop longtemps la droite et le Medef au pouvoir. Elle doit retrouver ses valeurs et ses principes. Elle doit ouvrir une véritable perspective de transformation sociale résolvant les problèmes concrets de notre peuple et répondant à leurs aspirations. C’est pourquoi le Parti communiste français et le Front de gauche interpellent toute la société française au travers de sa campagne des cahiers citoyens sur le thème de « ce que la gauche devra faire ! »
Les communistes ne doutent pas que Gilles Garnier et Anne Déo sauront défendre l’intérêt général des Noiséennes et Noiséens face à une droite dure et revancharde. Ils continueront de travailler, dans le cadre d’une démarche de gauche et écologique, ouverte, originale, rassembleuse mais ferme sur ses valeurs solidaires et humaines pour faire qu’en 2014 tous les noiséens reconquièrent leur mairie. Notre soutien et notre solidarité leur sont acquis.
Pantin, le 14 décembre 2010.

Fonction publique : Trois questions à Anicet Le Pors

Anicet Le Pors est ancien ministre communiste de la fonction publique.
La fonction publique, et notamment la fonction publique territoriale, est présentée aujourd'hui comme un luxe que nous ne pourrions plus nous payer, en tout cas en l'état. Est-il possible de démontrer qu'elle représente au contraire un bien inestimable pour notre pays ? Anicet Le Pors : "La conception française de l’intérêt général est qu’il constitue une catégorie spéciale, éminente, et qu’il n’est pas la somme des intérêts particuliers. Le service public en est le vecteur principal et la fonction publique le cœur. La fonction publique territoriale, comme les autres fonctions publiques est fondée, en vertu du statut général des fonctionnaires, sur des principes républicains : d’égalité d’accès aux emplois publics, d’indépendance vis-à-vis des pressions politiques ou économiques, de responsabilité qui suppose que le fonctionnaire soit un citoyen à part entière.C’est pour cette raison que la fonction publique française est reconnue comme efficace et intègre aussi bien par les usagers quand ils sont honnêtement consultés qu’à l’étranger".
La France peut-elle conserver, voire développer, notamment dans le cadre de l'Europe, une fonction publique spécifique et primordiale ?

Anicet Le Pors : "Chacun s’est plu à considérer au plus fort de la crise qu’avec un secteur public représentant le quart de la population active, la France disposait là d’un « amortisseur social » important. Amortisseur social en ce qui concerne le pouvoir d’achat du fait de la masse salariale considérée, l’emploi en raison de la garantie dont bénéficient les agents sous statuts, la protection sociale et les retraites de leurs régimes spécifiques. Amortisseur social aussi d’un point de vie éthique, face à l’immoralité spectaculairement affichée par le système financier, car il n’y a pas de corruption significative dans la fonction publique française. Une économie jamais chiffrée mais que la plupart des pays du monde doivent payer".
Les élus de la population et les fonctionnaires peuvent-ils travailler ensemble pour défendre et développer une fonction publique territoriale répondant aux besoins de notre société ?
Anicet Le Pors :
Compte tenu de l’expérience, aussi bien les élus que les fonctionnaires et l’opinion publique peuvent considérer que l’existence d’un statut général des fonctionnaires « à trois versants » : fonction publique de l’État, territoriale et hospitalière, est une pièce maîtresse du pacte républicain, c’est-à-dire de notre démocratie. Cela n’a pas été toujours été le cas. Certains élus ont pensé au moment de l’adoption du statut qu’il était peut être de nature à contraindre leurs compétence et à constituer une gène dans la gestion des affaires locales. Ce n’est pas le cas. C’est l’intérêt de tous de combiner, par le débat démocratique les principes républicains d’unité de la République, de libre administration des collectivités territoriales, et d’intégrité de la fonction publique. Élus, fonctionnaires et usagers doivent donc unir leurs efforts dans la défense et la promotion de la fonction publique française.

mardi 14 décembre 2010

Hortefeux veut expulser plus grâce à Facebook !

Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a appelé à la fermeté les préfets réunis place Beauvau, leur demandant d'"amplifier" les expulsions de sans-papiers d'ici la fin de l'année, d'être "plus offensifs" dans la lutte contre la délinquance et de communiquer via ... Facebook.
Rappelant que sur un objectif de 28.000 reconduites à la frontière en 2010, 25.511 sans papiers avaient été expulsés durant les onze premiers mois, Brice Hortefeux a demandé aux représentants de l'Etat de mettre "à profit les dernières semaines qui viennent pour accentuer l'effort". "Je veillerai personnellement à vos résultats et j'inviterai à me rencontrer ceux qui connaissent le plus de difficultés", a insisté le ministre lors d'une réunion Place Beauvau. En matière d'immigration, "la France a le droit de choisir", a-t-il dit. Il a indiqué "quatre actions opérationnelles locales": l'utilisation de toutes les places disponibles dans les centres de rétention administrative, une gestion active de la demande d'asile, la poursuite de la lutte contre le travail clandestin et l'éloignement des délinquants condamnés à une peine d'interdiction du territoire. La France a amplifié depuis fin juillet les reconduites de Roumains et Bulgares dont une proportion, non chiffrée, sont revenus sur son territoire, selon des associations. En trois ans, 106.000 étrangers en situation irrégulière ont été reconduits dans leur pays d'origine, selon le ministre.
Brice Hortefeux a appelé les préfets à "être beaucoup plus offensifs encore dans la lutte contre la délinquance", et leur a demandé de "communiquer davantage". Il faut "lutter contre les formes d'insécurité du quotidien qui sont anxiogènes pour nos concitoyens", comme la "mendicité agressive", la lutte contre les réseaux de prostitution ou "l'occupation illicite des halls d'immeuble".
Les préfets ont récemment reçu un mode d'emploi de Facebook
"Communiquez sur les opérations menées et allez sur place en constater les résultats (...)! Pensez à la presse quotidienne régionale mais aussi à la radio et aux réseaux sociaux", a incité Brice Hortefeux. Les préfets ont récemment reçu un mode d'emploi de Facebook. Tout en affirmant que "2010 devrait s'inscrire comme la 8e année consécutive de baisse de la délinquance", le ministre a regretté que "dans un grand nombre de départements", "les résultats ne soient pas au rendez-vous". Parmi les points noirs il a cité "les cambriolages des résidences (...) repartis à la hausse avec +0,7% (au cours des) dix premiers mois de l'année" et les "violences aux personnes (qui) restent le talon d'Achille" de la politique sécuritaire.
Le ministre a insisté sur la lutte contre les violences scolaires et dans les transports en commun, et la nécessité de "démanteler les bandes". La vidéosurveillance reste une priorité, selon lui, avec 30 millions d'euros pour financer 8.300 caméras, avec l'objectif de 45.000 caméras sur le territoire fin 2011. Il a menacé de "conditionner" les versements du fonds interministériel de prévention de la délinquance (FIPD) à la mise en place par les communes de conseils de prévention de la délinquance prévus par la loi de 2007. "Il est anormal qu'une soixantaine de communes de plus de 10.000 habitants ne respectent pas la loi et n'aient pas installé des conseils locaux de prévention de la délinquance", s'est insurgé Brice Hortefeux devant les préfets réunis place Beauvau.

190 fois le smic : le salaire moyen des grands patrons

Les patrons des 40 plus grandes entreprises françaises ont touché 3,06 millions d'euros en moyenne en 2009, soit 190 fois le Smic annuel, une rémunération en baisse de 14% par rapport à 2008 en raison de la crise, selon la société de conseil aux investisseurs Proxinvest.
Les cinq présidents exécutifs les mieux payés du CAC 40 sont Carlos Ghosn de Renault avec 9,2 millions d'euros par an, Christopher Viehbacher de Sanofi-Aventis avec 8,2 millions, Bernard Arnault de LVMH avec 7,6 millions, Franck Riboud de Danone avec 5,9 millions, et Henri de Castries d'Axa avec 5,6 millions.
La rémunération totale des présidents exécutifs du CAC 40 s'est élevée l'an dernier à 3,06 millions d'euros l'an dernier, stock-options et actions gratuites comprises.
En 2008, ces patrons avaient touché 3,57 millions d'euros. C'est la 2e année consécutive que la rémunération moyenne des grands patrons français baisse.
Ce phénomène est dû à "la crise et à la pression des actionnaires. On a affaire à des gens qui ne fonctionnent qu'au rapport de force", a estimé Pierre-Henri Leroy, président de Proxinvest.
Proxinvest note un "problème de transparence" concernant la rémunération de Carlos Ghosn chez Nissan (environ 8 millions d'euros) "qui était totalement cachée aux actionnaires de Renault et n'apparaît jamais dans le document de référence" du groupe automobile.
Cette rémunération avait été annoncée par M. Ghosn devant les actionnaires de Nissan, au Japon, le 23 juin.
Concernant Bernard Arnault, la société de conseil note que son bonus "élevé" de 2,2 millions d'euros est resté "inchangé" en 2009 alors que deux des trois critères financiers servant à son calcul ont baissé. "La moitié du bonus repose sur des critères qualitatifs non transparents", conclut Proxinvest.
Quant aux présidents non exécutifs des groupes du CAC 40, ils ont perçu en moyenne 928.048 euros en 2009, "les plus hauts niveaux européens", alors que leur rémunération n'est "pas soumise au vote des actionnaires", critique la société de conseil.
Environ 2,3 millions de salariés étaient payés au Smic début 2010, soit 1.343,77 euros bruts par mois (1.056 euros net) pour un temps complet.

"Permis unique" pour les immigrés : l'intervention de Patrick Le Hyaric

La directive, sous couvert de "simplification" administrative, prépare une mise en concurrence accrue des hommes eux-mêmes
La directive Bolkenstein appliquée aux hommes : c'est ce que se propose de voter la droite européenne avec ce "permis unique" de travail pour les immigrés. La question revient en débat auhjourd'hui au Parlement. la GUE s'y oppose avec vigueur
Dans son intervention lundi au Parlement, Patrick Le Hyaric, vice-président du groupe GUE/NGL, a redit que "ce texte n’a au fond qu’un objectif : mettre les travailleuses et travailleurs de l’Union européenne en concurrence avec celles et ceux issus des pays extérieurs à l’Europe et même les travailleurs immigrés entre eux, selon leur statut. Si le projet de directive reste en l’état, il existera plusieurs statuts, plusieurs catégories de travailleurs : celui des résidents ; celui des saisonniers ; celui des travailleurs transférés dans différents pays, tout en étant employés au sein d’une même entreprise. En plus des travailleurs pauvres et précaires que nous connaissons, seraient créées des catégories de travailleurs de 4ème ou de 5ème zone, offrant aux entreprises une main d’œuvre malléable, précarisée, encore plus exploitable".
"Accepter cela, a poursuivi le député, reviendrait à violer les principes de la charte des droits fondamentaux (..) avec de telles différences de statuts c’est une pression permanente vers le bas qui s’exercerait sur les conditions de vie, de travail et d’emploi de tous les salariés de l’Union européenn
L’égalité ne peut se résumer à la simple mention évoquée dans le texte de « conditions de travail ».
L’égalité doit concerner les salaires, le temps de travail, la sécurité au travail, la sécurité de l’emploi, la santé, les congés, la protection sociale, l’accès aux services publics, la formation. Sans ce minimum commun ce sera la jungle de la concurrence, la stigmatisation, l’exclusion, l’exploitation sans limite.
L’égalité doit concerner toutes les travailleuses et tous les travailleurs quelle que soit leur origine.
N’acceptons pas d’ajouter de nouvelles concurrences entre travailleurs, qui s’ajouteraient encore aux sinistres méfaits de la directive Bokelstein.
L’égalité entre travailleurs de l’Union européenne doit faire l’objet d’une seule directive positive, réaffirmant ce principe.
A défaut, au nom de l’Europe des travailleurs, de l’Europe sociale, d’une Europe humaniste, tous ensemble, par-delà nos opinions dans ce Parlement, rejetons cette directive de l’inégalité renforcée », conclut le député européen.

lundi 13 décembre 2010

Homme décédé suite à un tir de flash-ball : Le PCF demande la tenue d'un moratoire

L’homme touché par un tir de flash-Ball est décédé. Faisant suite aux nombreux accidents ayant entrainés des blessures graves depuis sa mise en service, le flash-Ball, arme supposée non-létale, démontre aujourd’hui que son utilisation peut être fatale. La politique du rendement, la banalisation de la violence et même du faux témoignage deviennent d’authentiques facteurs d’insécurité. Les bavures se multiplient.
Très loin des promesses électorales du candidat Sarkozy, son règne aura été marqué par une détérioration de la tranquillité publique et par une systématisation de la violence dans les relations humaines. Tout comme le Taser qui avait mortellement blessé un homme il y a quelques jours, la dangerosité du Flash-ball doit officiellement être reconnue et son usage doit être remis en cause. Le PCF demande la tenue d’un moratoire sur l’utilisation de ces armes dangereuses, conformément aux recommandations du Comité contre la torture des Nations Unies.

Précarité : Interdire les coupures en hiver

La députée PCF de Seine-Saint-Denis, Marie-George Buffet, veut instaurer une trêve hivernale des coupures d’électricité et de gaz. Elle a déposé une proposition de loi en ce sens à l’Assemblée nationale.
Marie-George Buffet est partie en guerre contre les coupures d’électricité et de gaz. Avec ses collègues communistes du groupe de la Gauche démocratique et républicaine, Jean-Claude Sandrier, Pierre Gosnat et Roland Muzeau, la députée PCF de Seine-Saint-Denis a déposé, hier, à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à « interdire les coupures d’électricité, de chaleur et de gaz entre le 1er novembre de chaque année et le 15 mars de l’année suivante ».
« Il faut en finir avec les atermoiements. À chaque hiver, certains font mine de redécouvrir que des millions de familles sont plongées dans une grande détresse parce qu’on leur coupe l’électricité ou le gaz. Les larmes de crocodile sèchent dès que la vague de froid est passée et le règlement de la situation est systématiquement renvoyé aux calendes grecques », s’insurge l’élue, qui prône « l’instauration d’une trêve hivernale des coupures comme il en existe une pour les expulsions locatives ». Elle rappelle l’essor que connaît la précarité énergétique avec « entre 3 et 4 millions de familles concernées et plus de 100 000 coupures de gaz ou d’électricité ».
Dans le même esprit, Marie-George Buffet a écrit aux PDG de GDF Suez et d’EDF, Gérard Mestrallet et Henri Proglio, pour leur demander d’instaurer « un moratoire » sur les coupures au sein des deux groupes qu’ils dirigent. « L’État reste le premier actionnaire de GDF Suez et demeure majoritaire dans le capital d’EDF. Ces deux grandes entreprises doivent continuer à jouer leur rôle de service public en garantissant à chacun l’accès à l’électricité et au gaz. Ce droit indispensable à la vie doit être reconnu et passer avant le chiffre d’affaires et les bénéfices des actionnaires », exige la parlementaire communiste, qui tient également à « saluer l’engagement des agents des deux entreprises qui, avec la CGT, refusent de couper l’électricité ou le gaz à des familles démunies ».
La proposition de loi de la députée du Blanc-Mesnil a également pour but de provoquer un débat politique beaucoup plus large. « Les dispositifs actuels censés protéger les familles des coupures sont insatisfaisants », constate-t-elle, en citant en exemple le système de tarification sociale de l’électricité qu’elle juge « trop restrictif ». « Pour avoir accès à cette tarification, il faut gagner moins de 600 euros par mois », explique-t-elle. Marie-George Buffet s’inquiète également des conséquences de la libéralisation du secteur de l’électricité et du gaz. « La loi Nome que le gouvernement a fait voter en catimini va provoquer une flambée du prix de l’électricité et va, par là même, entraîner de nombreuses familles dans les difficultés. »
Pierre-Henri Lab

Nucléaire : Areva sur la voie de la privatisation

Le conseil de surveillance du groupe public se réunit aujourd’hui pour examiner l’entrée d’un fonds koweïtien dans son capital.
Areva fait un pas vers la privatisation. La ministre de l’Économie et des Finances, Christine Lagarde, a annoncé hier, par un communiqué de presse, l’entrée du fonds souverain koweïtien KIA dans le géant du nucléaire civil français. L’opération se fera par l’intermédiaire d’une augmentation du capital du groupe public. Le fonds d’investissement, qui apportera 600 millions d’euros, va acquérir ainsi 
4, 8 % du capital. L’État français s’engage, lui, à hauteur de 300 millions d’euros dans cette recapitalisation qui sera soumise ce matin au conseil de surveillance d’Areva.
L’accord entre le fonds koweïtien et l’État se double d’un pacte d’actionnaires qui prévoit que le gouvernement « s’engage à faire de meilleurs efforts pour coter les actions du groupe d’ici à la fin du premier semestre 2011 ». En clair, cela signifie que les actions d’Areva seront dorénavant cotées en Bourse. Ce qui permettra à KIA de céder tout ou partie de sa participation dans le groupe nucléaire quand il lui plaira et a qui il lui plaira. Une perte du contrôle de ce fleuron industriel par l’État sera désormais possible. Le communiqué précise que l’ouverture du capital d’Areva « est appelée à se poursuivre l’année prochaine avec l’arrivée d’autres partenaires ».
Interrogée par l’Humanité, la CGT énergie a réaffirmé son opposition à toute ouverture du capital du groupe français à des fonds d’investissement. « C’est une opération purement financière. Clairement, l’entrée de KIA est un pas franchi vers la privatisation », dénonce sa porte-parole, Marie-Claire Cailletaud. La responsable syndicale déplore « l’absence de politique 
industrielle digne de ce nom ». « Plutôt que d’ouvrir le capital d’Areva à des fonds privés ou de céder une part de ses activités, l’État serait mieux inspiré de construire une véritable filière nucléaire en favorisant la coopération d’Areva avec EDF dans le cadre d’un pôle public », insiste Marie-Claire Cailletaud.
Pierre-Henri LAb

dimanche 12 décembre 2010

Quand DSK plaide pour renforcer l'Europe libérale

À Francfort, Dominique Strauss-Khan a proposé de transférer la responsabilité budgétaire des États à la Commission européenne.
On se souvient de Dominique Strauss-Kahn invité de France inter, affirmant qu’il est bien de gauche. Ses déclarations devant le congrès bancaire européen, à Francfort, où il était invité en tant que directeur général du FMI, le 19 novembre dernier, ont fait beaucoup moins de bruit. Ceux-ci sont pourtant très instructifs sur les réformes concrètes pour lesquelles plaide DSK…et très inquiétants aussi.
Le discours consultable en anglais sur le site du FMI (1) avait pour thème « Les défis de la croissance en Europe ». Un sujet sur mesure pour le possible présidentiable français qu’il est. Or à quel obstacle impute-t-il l’atonie économique européenne ? Au fait que « les citoyens ne donnent pas tout leur potentiel. Dans une certaine mesure, c’est la conséquence du choix social fait en conscience en faveur de la réduction du nombre d’heures de travail ». Un dirigeant socialiste qui montre du doigt la RTT votée par la gauche : première surprise…DSK poursuit à propos des réformes à mettre en œuvre en Europe en plaidant pour un renforcement du « centre » des décisions, comprendre : la Commission européenne, cœur non élu de l’actuelle UE.
« Le centre doit prendre l’initiative dans tous les domaines essentiels. » Les États doivent « céder davantage de pouvoir au centre ». DSK plaide ainsi pour la « création d’une autorité financière centralisée », dotée d’une « indépendance politique comparable à celle de la Banque Centrale Européenne », qui « fixerait l’orientation budgétaire » de chaque État en fonction des objectifs de « stabilité (des prix-NDLR) et de croissance » (ceux de l’actuel pacte de stabilité). DSK propose dans un premier temps de tenir « loin du conseil » (sic) des gouvernements la « responsabilité du maintien de la discipline budgétaire et des réformes structurelles essentielles », en la transférant à la Commission européenne.
Comment s’étonner après cela que les Français restent majoritairement convaincus que la gauche ne ferait pas mieux que la droite si elle revenait au pouvoir. Dans le tableau de bord de décembre de l’Ifop pour « Paris Match, la crédibilité de l’opposition fait un bond à 42% (+5 points), son meilleur score depuis mai, après les régionales, mais 58% des sondés continuent à ne pas placer leurs espoirs en la gauche. Ils sont même 30% à estimer qu’elle ne ferait « certainement pas » mieux (contre 28% « probablement pas ».
(1) http://www.imf.org/external/np/speeches/2010/111910.htm

Condamnations des policiers : Brice Hortefeux s'est gravement fourvoyé

Monsieur Hortefeux en voudrait-il aux magistrats ? Rien d’étonnant de la part d’un homme déjà condamné par les tribunaux pour propos racistes. En jugeant « disproportionnée » la condamnation des sept policiers à une peine de prison ferme, Brice Hortefeux s’est gravement fourvoyé. Victimes d’une inacceptable pression, les magistrats n’ont pas de leçons à recevoir et doivent pouvoir faire leur travail en toute indépendance.
En commentant cette décision de justice, Brice Hortefeux a-t-il voulu dire que les hommes et les femmes ne sont pas égaux devant la loi et que les policiers ont le droit de la bafouer ? Comment, après cela, parler de liberté d’égalité, et de fraternité si ceux qui sont chargé de faire respecté la loi peuvent s’y soustraire grâce à la complicité active au plus haut niveau de l’État.
Personne ne prétendra ramener le calme et la sécurité dans les quartiers en instrumentalisant une guerre entre magistrats et policiers. Brice Hortefeux a gravement discrédité sa fonction de Ministre de l’Intérieur. Le PCF demande solennellement au chef du gouvernement ainsi qu’au Président de la République de se désolidariser des propos de son Ministre.
Parti communiste français,
Paris, le 11 décembre 2010.

Les déclarations de Marine Le Pen soulèvent le coeur

En comparant les « prières de rue » des musulmans à l’occupation pendant la seconde guerre mondiale, Marine Le Pen déplace les frontières de l’ignoble. Ces déclarations soulèvent le cœur.
Le Pen père et fille sont prêts à toutes les provocations, surtout les plus répugnantes pour assouvir leur soif de pouvoir. Ils ont pour seul mot d’ordre la haine de l’autre, ce qui n’est jamais que la haine de l’Homme.
Le PCF demande la condamnation de ces propos injurieux et racistes. Le Front national est une formation politique xénophobe dont le discours fascisant, raciste et négationniste a été de nombreuses fois condamné par la justice. Le service public audiovisuel ne doit pas se déshonorer en faisant la promotion d’un discours raciste et xénophobe qui fait honte à notre pays.

samedi 11 décembre 2010

Pour répondre à la révolte contre les injustices sociales, la gauche doit inventer un changement de société crédible.

Toujours sur France 2 et après la tribune libre accordée aux âmes noires, nous avons eu droit à une séquence surréaliste consacrée au Parti socialiste, façon ultra Vème République. Nos éditocrates réunis semblaient plus disposés à évoquer la question des primaires que celle du programme. Reconnaissons que, certains protagonistes du PS se prêtent volontiers à ce type de réflexes. Si, pour une majorité de militants socialistes, les primaires sont attendues avec bienveillance, beaucoup expriment leurs craintes qu’une vulgaire « guerre des chefs » ne vienne anéantir la construction des idées. La bataille des ego aurait débuté et avec elle, comme un vieux film rembobiné, la machine à désillusionner le peuple de gauche…Entre nous, ces débats de posture sont-ils à la hauteur des enjeux actuels ? Il n’y a pas de quoi sourire. La France va mal. Et si les classes populaires se demandent légitimement : « Comment en finir avec le sarkozysme ?, c’est d’abord parce qu’elles expriment leurs souffrances sociales après des années de sacrifices… Refuser la personnalisation à outrance est donc une question de dignité citoyenne. Toute la gauche doit y réfléchir-non comme un défi, comme une exigence.
Le sarkozysme est en crise et le socle sur lequel le prince président avait construit son succès s’est profondément effrité. Quand on est de gauche, il y a tout lieu de s’en féliciter. Mais s’en contenter ne suffira pas, ce serait même mortifère. Après la séquence sociale que les Français viennent d’imposer au pouvoir, nous savons que nos concitoyens sont durablement ancrés dans une contestation du système, qu’ils critiquent désormais sans modération les « logiques du capitalisme financier » ou les solutions du FMI…Comment douter que c’est évidemment sur cet idéal d’égalité et de justice que doit se construire une dynamique de gauche ? Pour répondre à la révolte (massive) contre les injustices, la gauche doit préparer et inventer plus qu’une « alternance » douce et paisible, mais bel et bien un changement de société qui refonderait la République elle-même. Un enjeu de civilisation, rien de moins. En ce domaine, la responsabilité du Front de gauche est immense. Pour bousculer l’hégémonie du PS et réinstaller une espérance crédible, qui a tant fait défaut depuis une génération.

Le honteux tapis rouge déroulé sous les pieds de Marine Le Pen sur France 2

Ces temps-ci, le microcosme politico-médiacratique a de quoi nous inquiéter. Il suffisait de regarder « À vous de juger », jeudi soir sur France 2, pour en percevoir toute la perversité. Ce fut le honteux tapis rouge déroulé sous les pieds de Marine Le Pen, qui, durant une heure et demie et sans vrais contradicteurs, eut le loisir de surfer à sa guise sur la crise économique, sur les ruines d’une France en atomisation sociale avancée, sur le pourrissement ultra-droitier du sarkozysme, sur les misères du monde libéral et les méfaits de l’Europe…la bonne blague ! La tentative de ripolinage opéré par la leader d’extrême droite fut une nouvelle fois grossière, pourtant l’animatrice Arlette Chabot tomba dans le piège : » Vous parlez comme la gauche ? » demanda-t-elle naïvement à la fifille de papa. Servir ainsi de porte plats aux revendications de haine de l’autre, à la destruction souhaitée des liens sociaux et des solidarités républicaines, était plus qu’indécent. C’était une insulte à l’idée que nous nous faisons des services publics et de la parole publique en général, dévaluée, maltraitée. Et si le danger FN existe, comme en témoigne tous les sondages, il faudra le combattre avec courage et non en gobant passivement les paroles plus ou moins adoucies d’une Le Pen en voie de banalisation....

vendredi 10 décembre 2010

La grande misère de l'écologie libérale par André Chassaigne

Les ministres en charge de l’Ecologie peuvent bien changer, les budgets qui lui sont consacrés, eux, restent.
Ainsi l’examen des propositions budgétaires du ministère de l’Ecologie pour 2011 est limpide : tous les programmes de la mission connaissent des baisses de crédits substantielles.
Avec 611 millions d’euros de moins pour 2011 par rapport à 2010 ce gouvernement fait plus qu’enterrer, comme je l’entends dire dans la presse, les promesses du Grenelle.
Il affiche son renoncement à porter une politique environnementale pour l’avenir. Il capitule sans combattre face aux exigences des marchés, c’est à dire face aux actionnaires, aux puissants, à la poignée de riches qui sont à l’origine des désastres environnementaux planétaires.
Comment ce gouvernement s’y prend t-il pour accomplir sa mission d’agent servile de l’écologie libérale ? Il opère d’abord des coupes budgétaires massives dans toutes les dépenses de fonctionnement des services et des « opérateurs » liés au Ministère de l’écologie. Pour cette année, les dépenses de personnel sont amputées de 62 millions d’euros, tandis que les dépenses de fonctionnement sont tout bonnement divisées par deux, passant de 2,6 milliards en 2010 à 1,3 milliards pour 2011.
10 décembre 2010
Le schéma d’emploi du ministère relève une diminution de 1287 équivalent temps plein en 2011, après les 2700 suppressions de 2009 et 2010. Le Gouvernement prive ainsi l’Etat de tous ses moyens d’actions.
Il regroupe les directions et les services. Il taille dans l’emploi. Il dilapide les compétences de ses agents sur les territoires. Il affaiblit toutes les capacités d’intervention et de contrôle sur les acteurs économiques pour porter les politiques publiques environnementales.
Cette année, le ministre de l’Ecologie, plus que jamais aux ordres de l’Elysée, opère un plan d’ajustement structurel du Ministère de l’Ecologie qui est un véritable modèle du genre. Le rythme de suppressions d’emploi et de coupes budgétaires dépasse le rythme d’érosion de la biodiversité mondiale. Triste record !
Le gouvernement renonce aussi à toute une série d’engagements dans des secteurs clés comme celui des transports en abandonnant en rase campagne les objectifs de report modal pour faire passer de 14 % à 25 % la part du fret routier sur transports alternatifs d’ici 2022.
Comme pour la biodiversité, ce gouvernement semble atteint par le « syndrôme de Nagoya », une variante du « syndrôme de Copenhague » : des promesses qui n’engagent que ceux qui les tiennent, des promesses sans engagements financiers, des promesses qui ne remettent pas en cause la casse des outils publics indispensables à toute démarche écologique résolue comme avec le Fret SNCF !
Ce gouvernement, avec l’appui des écologistes libéraux, met toute son énergie à préserver les intérêts et les outils qu’il faut combattre, à persévérer dans l’acte de foi qui le lie aux puissances d’argent. Ainsi, en réponse à plusieurs députés qui s’interrogeaient en commission sur les dérives du marché européen du carbone, Madame Chantal Jouanno, qui vient de changer d’attribution, leur répondait tranquillement qu’effectivement les marchés européens du carbone semblaient avoir connu quelques « fraudes ».
Quelques petites fraudes ! Il suffirait donc de colmater ici les petites fuites, là les dérives passagères, ici les petites tromperies en millions d’euros, là les grandes corruptions en millions de tonnes de carbone émises malencontreusement, de ce côté-ci les ventes de crédits fictifs, de l’autre les accaparements de crédits inexistants…
Ah, quelle belle histoire que nous raconte chaque jour l’écologie libérale ! Parce que le système n’est pas encore très vertueux, il suffirait de le moraliser un peu pour repartir d’un bon pied. Madame la ministre joue le rôle de la Blanche-Neige climatique, quand Monsieur Lalonde est le prince charmant des couloirs du temps ! La bonne morale du capitalisme vert dans l’océan de la cupidité : quel joli conte pour nos enfants !
Alors on peut, c’est bien compréhensible, essayer de capitaliser encore un peu sur le « mythe Grenellien », sur cet « esprit Grenelle » qui vint à souffler. Quoi de plus logique en somme que de servir les siens en faisant un petit appel d’offre à une PME de l’expertise environnementale pour se sentir rassurer dans sa communication ?
Ce jour-là, on se presse, on se jalouse pour être les premiers à s’émouvoir des conclusions du petit cabinet Ernst and Young sur la bonne tenue des engagements. Et quel suspense haletant pour savoir si le Grenelle mérite toujours son premier prix de la communication environnementale présidentielle.
Avec 18 % d’engagements tenus, c’est assurément la meilleure performance du Gouvernement ! Félicitations ! La croyance dans un système économique incapable de répondre aux défis environnementaux qui se posent à l’humanité est manifestement sans limites.
A l’unisson des autres pays européens, le gouvernement français coupe les crédits consacrés à l’environnement comme s’il coupait une tranche de pain, sans prendre la mesure de ses actes. En agissant ainsi, il précipite à la fois la crise écologique et la crise sociale.
Aveuglé par les sirènes de la finance, il relaie la question écologique et les besoins qui s’imposent à notre pays pour porter l’ambition environnementale à un rang que l’on ne croyait plus atteindre au XXIème siècle.
Cette pantalonnade prouve encore combien nous avons besoin de revoir les fondements de la construction politique dans ce domaine, combien c’est au cœur du fonctionnement du système que nous devons nous attaquer.
Nous devons redonner toute leur place à des constructions absentes des manuels de l’économie libérale de l’environnement : l’extension des services publics pour répondre durablement aux besoins fondamentaux, la gestion partagée des ressources naturelles et du bien commun, l’intervention salariée dans les moyens de production.
Nous devons redonner aux citoyens comme à la France les moyens d’intervenir, de construire, d’agir pour répondre aux défis environnementaux de ce siècle.
André Chassaigne.

Abeilles : le ministère de l'Agriculture renouvelle l'autorisation du Cruiser

Le ministère de l'Agriculture a annoncé mercredi le renouvellement pour un an de l'autorisation de l'insecticide Cruiser, dont le retrait est réclamé par les apiculteurs et les associations de défense de l'environnement, en raison des conséquences sur les abeilles.
Le ministre de l'Agriculture a annoncé parallèlement dans un communiqué que l'usage des "semences enrobées" --c'est le cas notamment des semences de maïs qui sont "enrobées" de Cruiser-- serait désormais pris en compte à partir de 2011 dans le plan Ecophyto 2018. Ce programme vise à réduire l'utilisation de pesticides de 50% dans un délai de 10 ans (2018) "si possible". Le ministère de l'Agriculture a aussi déclaré que le projet de loi de finances rectificative pour 2010, en discussion au Parlement, prévoyait d'élargir aux semences enrobées la redevance "pour pollutions diffuses" (art. L. 213-10-8 du Code de l’environnement). L'autorisation du Cruiser renouvelée pour la campagne 2010-2011 "fait suite à l’avis favorable de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) du 15 octobre 2010" selon laquelle l'usage de cet insecticide sur le maïs "ne présente pas de risque pour l’environnement", explique le ministère dans un communiqué. Le Cruiser est fabriqué par le groupe suisse Syngenta.
Apiculteurs et associations de défense de l'environnement estiment que les pesticides sont en grande partie responsables de la surmortalité des abeilles. Les professionnels se battent depuis des années pour le retrait des néocotinoïdes (Gaucho, Cruiser, Proteus...) du marché, utilisés en enrobage des semences ou en pulvérisation. Les députés européens ont demandé le 25 novembre à la Commission de soutenir la recherche indépendante sur la mortalité des abeilles et de veiller à la publication de toutes les informations sur les effets des cultures OGM et des pesticides sur certaines espèces d'abeilles.
Le Parlement européen a également suggéré une révision de la réglementation sur les pesticides et les produits phytopharmaceutiques pour permettre une évaluation des risques liés à l'exposition des abeilles à ces substances.

jeudi 9 décembre 2010

Le fond, la forme et la langue de bois

Ce n’est pas nouveau. Lorsque l’on veut évacuer du débat, les questions de fond, on privilégie la forme ou les bons mots. C’est à cet exercice que se livre madame Valls dans le dernier numéro du magazine de Romainville de cette année 2010. C’est « Leurres d’hiver », « rendre les quartiers à la ville et donner de la ville à tous les quartiers » et l’inévitable « prospérité partagée ». Comme nous, vous vous êtes sans doute posé la question de savoir ce que pouvait évoquer cette formule : « Avant et après l’été, vous avez été nombreux à vous joindre aux mouvements soulignant la solidarité entre concitoyens ». En y réfléchissant, c’est sans doute au mouvement social contre la réforme des retraites auquel souhaitait faire allusion madame le Maire. La langue de bois est bien pratique. Elle vous évite de dire ce que vous pensez vraiment. Car, rendez vous compte, aborder cette question dans un langage compréhensible aurait nécessité de parler des projets de la droite, de la possibilité de maintenir la retraite à 60 ans …à taux plein. C’est tellement plus confortable de rester dans le flou, de ne pas prendre position, de ne déplaire à personne. Décidément, le courage politique a bien du mal à se frayer un chemin à Romainville. De la même façon, autant nous condamnons la délinquance routière qui est souvent la cause de nombreux accidents, autant nous nous interrogeons sur cette affirmation « Pourtant les pouvoirs publics veillent quotidiennement, au bon fonctionnement des équipements visant à sécuriser nos routes ». Puisqu’il s’agit, dans ce propos, de faire référence à l’accident grave dont a été victime une jeune enfant face au collège Courbet, cela signifie t-il que se trouvent évacuées les questions que pose l’engorgement du Boulevard Barbusse et les revendications des parents d’élèves ? Être persuadé de détenir la vérité en toutes circonstances, n’est pas forcément la première qualité d’un(e) élu(e).

Pour sortir l'UE de la crise, construisons une monnaie européenne de coopération !

Les récentes déclarations de Jean-Claude Junker concernant le recours à des euro-obligations montrent que, face à la crise financière, les tabous des dirigeants néolibéraux européens sont peu à peu en train de tomber. Cela confirme la validité de la position du PCF qui n’a cessé d’affirmer ces derniers mois la nécessité d’une remise en cause de la dictature des marchés financiers.
Les prises de positions pour une sortie de certains pays de la zone euro sont irresponsables. L’attitude de Madame Merkel qui refuse le débat sur la monnaie européenne l’est tout autant et pourrait conduire à un éclatement de la zone euro qui aurait de très graves conséquences pour les peuples européens. Il est urgent d’ouvrir en grand le débat sur la monnaie européenne au sein de l’Union !
Pour sortir l’UE de la crise, le PCF propose de transformer l’euro en une monnaie européenne de coopération. Cela demande de réorienter radicalement le rôle de la BCE par une autre politique du crédit et par l’achat de titres de dette publique qui permettraient d’abonder un Fonds européen de développement social. Il s’agit ainsi de placer la création monétaire au service des besoins humains, de la promotion de l’emploi et de la formation et de l’extension des services publics.
Pierre Laurent
Secrétaire national du PCF
Paris, jeudi 9 décembre 2010

Nouvelle coupe franche chez Sanofi

Avec 916 postes supprimés, les visiteurs médicaux paient le plus lourd tribut.
Sanofi-Aventis tranche à nouveau dans le vif de ses effectifs de visiteurs médicaux, chargés de la promotion des médicaments auprès des médecins. La direction a annoncé 575 suppressions d’emplois dans cette branche commerciale. Un chiffre sous-estimé pour les syndicats, qui parlent de 916 postes supprimés, alors même que le groupe pharmaceutique a engrangé 5,3 milliards d’euros en 2009.
« Le seul produit rentable chez Sanofi, c’est le plan social », raille Olivier Amat, visiteur médical et délégué CGT chez Sanofi-Aventis, faisant allusion à la succession des restructurations. En 2006, quelque 500 postes de visiteurs médicaux du groupe avaient été supprimés, suivis par 927 autres en 2008. Coordonnateur CGT chez Sanofi, Thierry Bodin déplore que la « rentabilité financière » soit « la seule stratégie » du laboratoire, omettant les « conséquences pour la santé publique ».
Dans un communiqué, l’intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, FO, Pharmacadres, Unsa, Usapie, Solidaires) estime que « depuis septembre 2008, 2 200 postes ont disparu. Avec les nouveaux plans, ce serait plus de 4 000 postes en France que Sanofi aura détruit d’ici à 2014, soit 15 % de ses effectifs. » Un rassemblement est prévu demain, à midi, devant le siège du groupe pharmaceutique.

mercredi 8 décembre 2010

Parler pour ne rien dire ? Pas si sûr !

Si vous souhaitez ne rien n'y comprendre dans l’attribution des logements à Romainville, nous vous recommandons vivement de lire l’interview « préfabriquée » de monsieur le président de l’OPH dans le magazine de Romainville. La manière de noyer le poisson est exemplaire. Certes vous y apprendrez que le nombre de demandeurs de logements s’élève à Romainville à 1475. Que sur 4763 logements sociaux, l’OPH en gère 3450. Que votre demande de logement doit être déposée au service de l’habitat, en Mairie. Vous découvrirez que le logement social est pour « beaucoup une solution durable par défaut, ce qui explique la baisse de la mobilité au sein du parc immobilier à loyers modérés. »
Sauf à faire siennes les déclarations démagogiques de Nicolas SARKOZY « sur la France des propriétaires », il faut faire preuve d’une particulière cécité pour ne pas voir que si de nombreuses familles en sont à rester aussi longtemps dans le parc HLM c’est tout simplement parce qu’elles n’ont pas les moyens d’accéder à la propriété. On peut multiplier à l’infini les discours sur le parcours résidentiel, pour beaucoup « l’étape » que devrait constituer le logement social dure longtemps, très longtemps, souvent toute une vie durant. Et pourquoi vouloir à tout prix, même si le mot n’est pas lâché, que le logement social devienne le refuge des « plus pauvres » ? Ce serait la pire des choses. Mais surtout, comment dans un si long plaidoyer, faire l’impasse sur une crise du logement qui, selon la fondation Abbé Pierre est la plus grave depuis 1954 ? Comment taire le fait que les crédits consacrés à la construction de logements sociaux a fondu comme neige au soleil ? S’il y a, par ailleurs, nécessité de renforcer les dispositions pour obliger les villes qui ne possèdent pas 20% de logements sociaux à en construire, cela n’exonère pas une ville comme la notre de prévoir de nouveaux programmes de construction ? Or force est de constater que depuis 12 ans la part de logements sociaux dans les différents programmes est infime. Ceux qui voient le jour, comme d’ailleurs une grande part des logements qui se libèrent, sont pour l’essentiel réservés aux familles concernées par l’ANRU, qui doivent quitter leurs appartements pour cause de « déconstruction ». Nous sommes donc en droit de nous poser une question extrêmement simple. Où voulait en venir monsieur le Président de l’OPH en consacrant une si longue interview au magazine de Romainville ? En fait les choses sont assez claires. On peut faire des promesses à tout le monde, il y a forcément des moments où la dure réalité vous rattrape. Alors on s’en sort comme on peut. Jusqu’à cette affirmation stupéfiante :

" NI LE SERVICE DE L'HABITAT, NI LE MAIRE, NI LES ELUS N'ATTRIBUENT DIRECTEMENT DE LOGEMENTS ! " Alors, qui à Romainville les attribue ? Monsieur Champion, n’est-il pas Président de la commission d’attribution à l’OPH ? Décidément le clientélisme ne fait pas bon ménage avec l’intérêt général.

mardi 7 décembre 2010

Le CAC 40 creuse le déficit

En 2009, si les groupes de l’indice vedette de la Bourse de Paris ont réalisé 47 milliards de bénéfices, ils ont réduit leurs effectifs en France de plusieurs milliers de postes et privé la protection sociale d’importantes ressources. Les groupes du CAC 40 ont joué un rôle important dans le creusement du déficit de la Sécurité sociale : c’est ce que révèle le décompte de l’évolution de leurs effectifs en 2008 et 2009, effectué à partir d’informations données par les directions. En cause, leur politique d’emploi. L’an dernier, leurs effectifs en France ont baissé d’environ 60 000.
Ils sont passés, en un an, de 1 720 164 à 1 661 752 salariés. Ce qui a eu pour effet de réduire leurs versements à la Sécurité sociale. Le déficit de celle-ci a doublé en 2009 par rapport à 2008, pour atteindre 20,3 milliards d’euros. La raison en est simple : 255 000 emplois ont été perdus en France l’an dernier, un record ! Pour la première fois depuis 1945, la masse salariale a subi une baisse en 2009 : moins 1,3 % ! Peugeot et Renault sont en tête des dix plus importants réducteurs d’emplois de l’Hexagone. Les autres industriels – Michelin et Schneider Electric – apportent, de ce point de vue, une forte contribution. Mais, fait remarquable, quatre groupes de service font partie de ce hit-parade, avec notamment PPR – le groupe qui englobe les magasins du Printemps, la Fnac, etc. –Accor, France Télécom… France Télécom, justement. Le groupe ne peut, lui, invoquer sa situation financière pour justifier ses coupes claires. Il a réalisé, en 2009, un bénéfice approchant les 3 milliards d’euros.Ils sont d’ailleurs nombreux, les milliardaires du profit, à avoir dégraissé leurs effectifs hexagonaux. Les 40 du CAC ont, au total, réalisé 47 milliards de bénéfices. Et ils comptent, notamment grâce à cette politique de baisse du coût du travail encouragée par le gouvernement, les augmenter sensiblement en 2010.Certes, la compression des effectifs en France des champions du CAC n’est pas due en totalité à des suppressions net d’emplois. Quelques baisses s’expliquent par des cessions d’activité. C’est ce qui explique en grande partie que l’effectif de Veolia se soit contracté de 15 000 postes. Mais, par ailleurs, on ne peut évaluer le rôle des vedettes de la Bourse de Paris en matière de suppressions d’emplois uniquement en mesurant l’évolution du nombre des CDI et des CDD. Renault, Peugeot, Vinci et Bouygues ont, en premier lieu, taillé dans leurs effectifs intérimaires. Le seul secteur de la construction a supprimé, en 2009, l’équivalent de 22 000 emplois à temps plein dans l’intérim, l’industrie, 97 900 postes ! Par ailleurs, les grands groupes ont accentué leur pression sur leurs sous-traitants, en poussant certains à la faillite ou à des réductions d’effectifs.Le redressement des comptes de la protection sociale passe bien par une autre politique de l’emploi. Il faut se rappeler que le régime général de Sécurité sociale a retrouvé son équilibre dans les périodes de forte création d’emplois et de recul du chômage. Cela a été le cas en 1999, 2000 et 2001, années au cours desquelles les comptes ont été excédentaires, successivement de 0,5, 0,7 et 1,1 milliard d’euros. Durant cette période, l’Insee constatait : « Entre janvier 1999 et mars 2000, le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 600 000. » Dès 2002, les groupes ayant de nouveau resserré leurs effectifs, le régime général est redevenu déficitaire.Aujourd’hui, il faut réformer le système de financement de la protection sociale afin qu’il aide à la création d’emplois. Cela suppose de moduler les cotisations en fonction des politiques d’emploi des entreprises, en favorisant celles qui en créent et en taxant celles qui en suppriment par souci de rentabilité.

lundi 6 décembre 2010

Un Saint-Nicolas cégétiste devant le Fouquet's pour dénoncer les inégalités

Un Saint-Nicolas cégétiste, encadré d'un Gavroche et d'une République sur des échasses, a distribué lundi midi cadeaux, friandises et clémentines aux passants des Champs-Elysées à Paris (VIIIe) devant le restaurant du Fouquet's, présenté comme le symbole de la "politique inégalitaire" de Nicolas Sarkozy.
Organisée par la CGT de Seine-Saint-Denis à l'occasion de la Saint-Nicolas, cette manifestation symbolique a rassemblé une vingtaine de personnes devant le restaurant où le chef de l'Etat avait célébré sa victoire à la présidentielle de 2007. Les organisateurs entendaient adresser à Nicolas Sarkozy un "carton jaune", notamment pour sa récente réforme des retraites. Des centaines de cartes pétitions proclamant "Retraite votre loi, on n'en veut pas. Carton jaune. La fin de partie n'est pas sifflée" ont été distribuées pour être ensuite envoyées à l'Elysée. Plusieurs militants ont pris la parole pour dénoncer la politique de Nicolas Sarkozy qui "prend aux pauvres pour donner aux riches".
"C'est bien le travail qui est source de richesse. Nous proposons de créer des emplois au lieu d'en supprimer 130.000 et de précariser; d'augmenter les salaires au lieu de les geler; de réduire les inégalités au lieu de les augmenter", a déclaré l'un d'entre eux.

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