LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mercredi 31 mars 2010

Ils ne sauvent pas la Grèce, ils étranglent les peuples, par Patrick Le Hyaric.

Contrairement à ce qui se dit depuis des heures, le Conseil européen n’a pas décidé de sauver la Grèce.
Il veut serrer encore plus le garrot qui étrangle le peuple grec, avec la baisse des salaires, le recul de l’âge de départ à la retraite, la casse des services publics.
Et les Grecs sont les premières victimes d’un processus dévastateur qui a vocation à s’appliquer à d’autres pays.
En un tour de passe-passe, ces éminences européennes mettent de l’argent fictif sur la table pour n’avoir rien à débourser.
Et, décision gravissime, pour la première fois dans l’histoire, la superaustérité européenne sera pigmentée du mortel venin du Fonds monétaire international.

Tout soutien, comme le dit le communiqué des chefs d’État, sera « soumis à de fortes conditionnalités ». Ce qui veut dire : renforcement de l’austérité, pression sur les salaires, démolition des acquis sociaux, privatisation des services publics, augmentation des impôts des particuliers.
Tout ce tralala tourne le dos à un financement à un taux d’intérêt européen raisonnable. Il sert à masquer le véritable objectif poursuivi : « Des incitations à retourner vers des financements de marché le plus vite possible, par une tarification adéquate du risque. »
En bon français, cela veut dire que les peuples seront encore plus volés de leur travail et de leur retraite pour payer les intérêts de la dette. Rien n’est dit sur ces requins de la finance qui réassurent la dette des États. Ces derniers agissent comme une assurance incendie que vous contracteriez sur la maison de votre voisin. Vous auriez tout intérêt à y mettre le feu pour toucher le pactole…
Ce qui vient de se passer à cette réunion du Conseil européen est donc grave, inquiétant, révoltant ! Ce que nous n’avons cessé de dénoncer lors des débats sur les traités de Maastricht et de Lisbonne, se révèle rigoureusement exact.
L’ultralibéralisme financier est incompatible avec la solidarité européenne, avec l’idée même d’une Europe unie. Encore moins d’une Europe des peuples. Tous ces gens ont menti sur la nature de l’euro, sur l’idée européenne. Une commissaire européenne, Viviane Reding, déclare même que nous sommes au « début d’un tsunami ».
Des risques gravent pèsent en effet sur le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la France. Et c’est aux populations qu’ils font payer la crise, au prix du sang et des larmes. L’euro ne doit plus être un outil de spéculation, mais un moyen de coopération. Le pacte dit de stabilité doit être changé en un nouveau pacte solidaire et écologique pour l’emploi, le développement durable, la formation.
Grave est la décision induite par le Conseil européen de placer les budgets des États, des services sociaux, des sécurités sociales et des régimes de retraite sous la tutelle de la Banque centrale. Une Banque centrale utile devrait pouvoir aider à des refinancements à taux d’intérêt nuls pour défendre les finances publiques, l’emploi, les services publics et sociaux, les petites et moyennes entreprises.
Il faut dire « non » à ces étrangleurs, à ces briseurs de vies humaines.
Le Parlement a voté, jeudi, un texte permettant une initiative citoyenne de pétition. Dans l’unité la plus large des citoyens et des organisations progressistes, utilisons ce mécanisme pour lancer une grande pétition européenne afin de changer les traités.
Dans l’unité, agissons ici, du quartier à l’Union européenne, contre la superaustérité, le blocage des salaires, pour le droit au travail et à la retraite.

lundi 29 mars 2010

Surloyer : la note à payer vient d'être adressée aux locataires par les "élus de gauche" qui dirigent l'OPH

C’est chose faite. Avec leur quittance de loyer les locataires assujettis au surloyer viennent de découvrir la note à payer. Elle est salée et ce n’est pas un poisson d’avril. Comment ne pas s’indigner lorsque le président de l’OPH indique aux représentants des locataires lors du dernier conseil d’administration que cette question n’est pas d’actualité ? Elle est d’actualité pour les familles prévenues, seulement dix jours avant, que leur loyer de base va doubler ou qu’elles vont payer le surloyer pour la première fois. Les communistes ne se trompent pas d’adversaire. Ils constatent simplement que les « élus de gauche » qui dirigent l’OPH font preuve d’un zèle particulier pour mettre en œuvre la politique de Sarkozy et de son gouvernement. Nous posons une question simple : Quelles sont les contre parties attendues en récompense de cette discipline exemplaire ? Heureusement dans d’autres villes, à l’inverse de Romainville, on a décidé de résister et de ne pas baisser les bras. Dans les jours qui viennent, nous vous donnerons connaissance des différentes dispositions qu’elles ont prises. Et que l’on ne vienne pas, comme suprême argument, nous resservir celui du « conventionnement ». Ou bien, on met en œuvre la politique de la droite et on l’assume, ou bien, on prend exemple sur les organismes qui font de la défense des locataires une de leur priorité, ce qui implique de revenir avec courage sur les décisions prises. Il n’y a pas d’autre alternative.

Si vous doutez de la pertinence de la collecte des déchets ménagers par aspiration pour Romainville : Allez à Barcelone !

Sous le titre »La Maire prend exemple sur Barcelone » un article du « Parisien » rend compte ce matin, d’une visite effectuée par une délégation dans la cité catalane pour voir comment fonctionne la collecte des déchets par pneumatique. Notons d’abord un point positif. Pour la première fois depuis de longs mois, on reconnaît l’inquiétude et le mécontentement que suscite ce projet. Ce voyage aurait-il été nécessaire si une réelle concertation avait été organisée en amont avec les Romainvillois et les futurs acquéreurs d’un appartement dans la villa « Respiro », là où doit être installée la centrale ? Mais revenons aux raisons qui conduisent nombre de nos concitoyens à douter de la pertinence de ce système. D’abord comparaison n’est pas raison. Barcelone n’est pas Romainville. Rappelons que la centrale d’aspiration n’est ni enterrée ni semi enterrée. Les dimensions de ce bâtiment seront de 24m de façade et 10m de hauteur auquel il faut ajouter la cheminée. Bonjour le paysage ! Le lieu d’implantation de ce système de collecte a aussi son importance. Ainsi un journaliste du « Monde » écrivait dans un article d’avril 2009, nous le citons « C’est surtout intéressant dans les quartiers où l’on cherche à reconquérir des espaces publics ou créer des espaces verts ». Ce qui n’est absolument pas le cas à Romainville. Le directeur d’Envac France lui-même, Yannick Gueugnon, dans une interview en date du 29 mars 2009 indiquait : « La mise en place de ces réseaux pneumatiques intervient souvent dans des projets immobiliers d’envergure. Or il n’y avait pas de tels projets dans les années 90. Actuellement, des projets d’envergure ont été lancés dans la plupart des GRANDES VILLES FRANCAISES ». Il est difficile, dans le cas de figure qui nous occupe de parler de projet d’envergure. On met donc en avant la gestion écologique du traitement des déchets. Cependant le bilan énergétique n’est pas évident. Il faut beaucoup d’électricité pour faire fonctionner le système. On a aussi évoquer la noria des camions. Mais dès lors que la collecte ne concerne que le 99 rue Saint Germain, la villa « Respiro », les cités Gagarine et Cachin, les camions continueront de circuler avenue de Verdun, avenue Paul Vaillant Couturier, rue Saint Germain, pour collecter les déchets ménagers des autres habitations avec le système actuel. Sans parler de la collecte du verre et des encombrants. Selon cet article, la seule critique qui persisterait concerne le coût de l’opération. Il y a de quoi. Rappelons que seulement 2602 logements sont concernés pour une addition qui dépassera les 10 millions d’euros pour la seule ville de Romainville. Nos voisins des Lilas ne semblant pas pressés de s’engager dans une telle aventure. En fait d’investissement sur le long terme, qui peut aujourd’hui faire le pari que dans une décennie ce système sera encore adapté ? Avec le temps le tri évoluera. Mais surtout avec ce procédé c’est le tri sélectif qui va se trouver gelé. Nous persistons donc, et nous signons : Il y avait d’autres priorités. Soyons clairs, l’acharnement à vouloir imposer ce système ne répond en fait qu’à l’envie, au plaisir de voir Romainville faire partie d’un petit « club de pionniers ». Peu importe le prix à payer.

dimanche 28 mars 2010

La culture n'est pas à vendre

Le Parti communiste s'associe à l'action des professionnels de la culture et des arts
LA CULTURE N'EST PAS A VENDRE
Après la défaite retentissante de ses candidats aux élections régionales, Nicolas Sarkozy, tout en prétendant avoir entendu le message des électeurs, n'a qu'une seule réponse : continuer les "réformes". On sait ce que ce mot veut dire dans sa bouche quand il s'agit de réforme de l'Université, réforme des retraites, de la Poste, de l'hôpital public, ou de la Révision-régression générale des politiques publiques (RGPP)…
Les arts et la culture font partie de ce champ de "réformes" face auxquelles le mouvement social organise la résistance. Plus que d'un "troisième tour" social, c'est l'exigence d'une réévaluation de l'intervention publique en faveur de la culture et des arts, et de leur réappropriation par la population tout entière qu'il s'agit de réaffirmer.
Parmi toutes ces "réformes", celle des collectivités territoriales est une des plus menaçante. Parce que toutes les collectivités territoriales ont à construire, aux côtés de celles et ceux qui luttent pour leurs emplois, pour leurs salaires, pour de véritables services publics, des politiques qui répondent aux aspirations de chacune et chacun ; des politiques qui combattent les discriminations, qui construisent des droits nouveaux en faveur des citoyens, en faveur de l'égalité femmes/hommes, si fréquemment bafouée dans le champ des arts et de la culture.
À l'occasion de la journée d'action de ce lundi 29 mars, le Parti communiste français s'associe à l'action des organisations professionnelles rassemblées contre la RGPP, entrée dans sa deuxième phase, qui porte encore plus de suppressions d'emplois publics, encore plus de démantèlement du service public culturel de l'état. Le Conseil de la création artistique que préside Marin Karmitz, dont nous exigeons la dissolution, en est l'illustration symbolique. Il s'associe aussi à l'action contre la réforme sarkozyenne des collectivités locales, qui menace gravement l'autonomie de ces dernières. Cela dit développer son budget culture relève d'une choix politique que les collectivités, selon le Parti communiste, doivent impérativement faire plutôt que de s'engager dans l'accompagnement voire la co-gestion de politiques que nous combattons.
Le PCF, ses élus, ses organisations sont cette fois encore avec les organisations professionnelles pour exiger : Le 29 mars 2010 du Palais Royal au Sénat, du Sénat au Théâtre de l'Odéon, à l'appel de : la fédération Cgt du spectacle, la CGT culture, le Syndéac, le CIPAC, le CRACC Île de France, le SNM-FO, le SNSP, l'UFISC...
*Une nouvelle étape de la décentralisation culturelle, qui passe par le maintien de la "compétence culturelle" à toutes les collectivités, un plan de relance et de développement des arts et de la culture, plan qui passe par le développement des moyens des compagnies, des institutions, des équipes artistiques, des établissements, des entreprises…
* Mais aussi par une réforme de la fiscalité qui permette à ces dernières de sortir de l'étranglement financier dans lequel elles se trouvent, notamment depuis la suppression de la taxe professionnelle.

* Des garanties dans le domaine social face à la dérive du régime d'assurance-chômage (les annexes 8 & 10), et face à la transposition de la directive européenne sur les services (ex-Bolkestein)
* Une loi d'orientation et de programmation budgétaire en faveur du service public des arts et de la culture.
Au delà de ces batailles, c'est à l'insurrection des consciences de toutes celles et ceux qui, dans leurs engagements sociaux, cherchent les voies de l'intérêt général et de la transformation sociale, qu'il nous faut appeler. Ce n'est pas le moment de baisser les bras ! Les collectivités locales, communes, départements et régions désormais bien ancrées à gauche auront à cœur, a contrario de la politique de l'actuel gouvernement, de constituer une force de résistance à l' "Etat UMP" et de construction collective de l'alternative, dans le domaine des arts et de la culture, comme dans tous ceux où "l'humain est au centre".
Le PCF avec le Front de gauche aura à cœur de construire sur ce terrain un véritable Front populaire social, citoyen et culturel.

samedi 27 mars 2010

La recherche sur le sida est "une priorité nationale qui relève d'une décision politique"

« Le Sidaction 2010 va permettre à nouveau un grand élan de solidarité à travers le pays pour dégager des moyens supplémentaires pour la lutte contre le sida. C’est l’occasion de rappeler que le virus reste très actif et d’alerter sur le besoin de fonds publics pour la recherche.
Des millions de personnes dans le monde qui ont besoin d’un traitement contre le VIH/sida, ne disposent pas de ces médicaments. De même, deux femmes enceintes sur trois ne bénéficient pas des services qui empêchent une transmission du virus de la mère à l’enfant, tandis que les nouvelles infections progressent à un rythme plus rapide que l’accès au traitement.
Il faut aujourd’hui, dans ce contexte, une action politique plus déterminée. L’accès universel aux mesures de prévention et aux traitements doit devenir une réalité pour les centaines de millions de personnes qui sont vulnérables à l’infection par le VIH ainsi que pour les millions de personnes vivant avec le VIH et leurs proches. Investir correctement aujourd’hui permettrait de diminuer de moitié d’ici 2015 le nombre de nouvelles infections.
La France est la deuxième communauté pour la recherche sur le sida après les Etats-Unis. Pourtant, le Président de l’Agence nationale de la Recherche sur le Sida (ANRS), le professeur Delfraissy, dénonce la « faillite budgétaire », la « faillite scientifique » auxquelles il est confronté. Il en appelle à l’Etat : la recherche sur le sida est « une priorité nationale qui relève d’une décision politique ». Il faut que les pouvoirs publics entendent cet appel, répondent à cet appel. La France a la capacité d’augmenter les crédits alloués à la lutte contre le sida et, pour faire avancer la recherche, il faut des moyens. »
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF, Députée de Seine Saint-Denis et Présidente du groupe d’études sur le sida de l’Assemblée nationale
Paris, le 26 mars 2010.

Hausse du prix du gaz de 9,57% : "Le gouvernement peut refuser la ponction".

Entretien avec Laurent Langlard, porte-parole de la Fédération des mines et énergie CGT.
Pourquoi, selon vous, cette demande de hausse 
du prix du gaz n’est pas justifiée  ?
Laurent Langlard : Le mécanisme de fixation des tarifs du gaz aux usagers mis en place par le gouvernement prévoit que ceux-ci soient désormais indexés sur les prix du pétrole. Or, si les cours de l’or noir augmentent, les prix à l’approvisionnement du gaz stagnent. Cette hausse ne peut donc pas être expliquée par un surenchérissement des coûts. Cette hausse ne vise qu’à accroître les marges financières de GDF-Suez au seul bénéfice des actionnaires. Après un résultat historique en 2008, le groupe a, malgré la crise, réalisé 4, 5 milliards d’euros de bénéfice en 2009. Ce faramineux montant a déjà été atteint grâce une augmentation de 500 millions d’euros de la marge faite sur les consommateurs. 9, 7 % de hausse, c’est un milliard d’euros de bénéfices réalisé au détriment des ménages.
La fixation des tarifs du gaz souffre, dites-vous, 
d’un manque de transparence…
Laurent Langlard : GDF-Suez affirme que ses coûts d’approvisionnement augmentent et nous devrions les croire sur parole  ! L’opacité la plus totale règne. Le groupe alimente les usagers domestiques avec le gaz acheté dans le cadre des contrats à long terme, incomparablement moins cher que celui acheté en plus petite quantité sur le marché. Aujourd’hui, même la commission de régulation de l’énergie (CRE), qui doit décider si elle accorde ou non cette hausse à GDF-Suez, ne bénéficie d’aucun élément lui permettant de savoir si cette demande est justifiée. GDF-Suez doit communiquer ses coûts, ceux des contrats à long terme, mais aussi d’acheminement et de distribution. Les marges des opérateurs, doivent être négociées avec le gouvernement et servir l’investissement, pas les dividendes.
Qu’attendez-vous du gouvernement  ?
Laurent Langlard :Le nouveau mécanisme de fixation des tarifs l’exonère de prendre la décision d’autoriser ou de refuser cette hausse. C’est la CRE qui décide. Cela dit, le gouvernement conserve un droit de veto et peut empêcher cette hausse. La CGT exige donc que le gouvernement s’oppose à cette ponction.
Entretien réalsié par pierre-Henri Lab

vendredi 26 mars 2010

Dominique Bucchini devient président de l'Assemblée de Corse

Dominique Bucchini a été élu pour un mandat de quatre ans avec 24 voix sur 51, au 3e tour.
Dominique Bucchini, 67 ans, a été élu jeudi 25 mars président de l’Assemblée de Corse à la majorité relative. l’ancien maire PCF de Sartène a été élu pour un mandat de quatre ans avec 24 voix sur 51, battant au 3e tour le candidat nationaliste Gilles Simeoni (15 voix) et le représentant de la droite Camille de Rocca Serra, président sortant (12 voix).
La majorité absolue des 26 voix n’avait pu être atteinte aux deux premiers tours.
L’Assemblée devait ensuite élire la commission permanente composée à la proportionnelle d’élus de chaque groupe, et procéder ensuite à l’élection des vice-présidents. La séance devait s’achever avec l’élection du président du conseil exécutif de la collectivité territoriale de Corse. La gauche devait présenter le député PRG Paul Giaccobi, qui conduisait la liste de gauche aux élections territoriales.
"Un homme intègre et courageux"
"Le PCF se félicite que Dominique Bucchini, tête de liste Front de gauche en Corse et artisan de l’union de la gauche au second tour" des élections régionales, "soit aujourd’hui président de l’Assemblée territoriale de Corse", déclare Marie-George Buffet dans un communiqué.
"C’est un homme intègre et courageux". "Je suis certaine, connaissant son humanisme et les valeurs de gauche qui le définissent, qu’il placera toute son intelligence au service de la Corse et de ses habitants", ajoute-t-elle.

En Seine Saint Denis, il faut développer l'hôpital public

Communiqué de la Fédération de Seine-Saint-Denis du PCF
Le personnel de l’hôpital René MURET BIGOTTINI est en lutte pour le respect des missions de services publics qu’ils dispensent. La direction de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui maintient une politique de gestion comptable et de rentabilité financière de la santé, veut imposer un regroupement de trois hôpitaux de la Seine-Saint-Denis en une seule unité. Ainsi Avicenne, Jean Verdier et René Muret constitueraient, un seul et même établissement.
Actuellement cela risque de conduire à la suppression de deux urgences sur trois et d’une maternité, ce serait une nouvelle disparition de lits ainsi que de 3 à 4000 salariés qui se profilerait à l’horizon si un coup d’arrêt n’était pas mis à cette politique de casse. Un tel projet ne peut donc pas s’imposer ni aux salariés, ni à la population de la Seine Saint-Denis. Ce département est déjà sous doté et il ne peut faire à nouveau les frais de choix anti-sociaux.





jeudi 25 mars 2010

Retraites : une sauce idéologique concoctée par la droite !

Intervenant à l’issue du Conseil des ministres sur le dossier des retraites, le Président de la République assure ne pas vouloir « passer en force » mais... « dans les six mois ». Appelant chacun « à abandonner les postures partisanes », le chef de l’Etat promet « des mesures nécessaires et justes » pour répondre à « l’inquiétude des français ».
Voilà, en peu de mots, la sauce idéologique concoctée par la droite pour imposer un report de l’âge légal de départ à la retraite avec la poursuite de la hausse de la durée de cotisation.
La feuille de route du ministre Woerth, spécialiste du passage en force dans les restrictions budgétaires est claire : ne pas tenir compte de l’exaspération exprimée dans les urnes et du record historique d’abstention, poursuivre le travail de casse du système social français fondé sur la solidarité nationale.
Le PCF sera de toutes les initiatives de large rassemblement visant à faire échouer un projet présenté par la droite comme le chantier prioritaire de l’année 2010, et appelle à un grand débat national pour garantir le financement par répartition.
La retraite à 60 ans est un droit, un temps utile à chacun. Voilà pourquoi, le PCF propose 3 pistes pour pérenniser notre système de retraites :
Imposer, au patronat, de taxer le capital et particulièrement la finance qui détruit plus qu’elle ne participe à la solidarité nationale.
Supprimer les 30 milliards d’exonération de cotisations sociales dont bénéficient les entreprises. Ces cadeaux au patronat n’ont créé, ni sauvé aucun emploi, pire ils ont permis aux entreprises de mobiliser des capitaux pour les exporter afin de financer leurs délocalisations.
Prendre toutes les mesures pour assurer le plein emploi et de bons salaires en instaurant un système de sécurité-emploi-formation car la véritable cause des déficits actuels des caisses de retraite est le produit du défaut de cotisations sociales dû au chômage de masse et au blocage des salaires.
Olivier Dartigolles, Porte-Parole du PCF
Paris, le 24 mars 2010.

Taxe carbone : le PCF se félicite de "l'abandon" d'un projet injuste et inefficace

L’échec de la droite aux élections régionales a au moins une première conséquence sociale : l’« abandon » de la taxe carbone.
Ce nouvel impôt que nous avons toujours considéré comme injuste et inefficace meurt après son rejet par le Conseil constitutionnel. Le PCF s’en félicite. Toutefois, il faut rester vigilant et combattre avec la même force le projet européen de taxe carbone aux frontières qui s’avèrera tout aussi inefficace.
En effet, si ce projet devait voir le jour ne servirait qu’à renforcer le dumping social et l’exploitation des salariés au sein des entreprises pour les pays en développement. Les enjeux réels du changement climatique à l’échelle du monde demandent que soit pris en considération la dette climatique des pays industrialisés à l’égard des pays du SZud et d’aider ces derniers au travers de transferts de technologies leur permettant de contribuer à cette ambition.
Nous continuerons à privilégier la construction d’un monde de coopération et donc à la fin de toute domination.
Parti communiste français,
Paris, le 24 mars 2010.

Paix au proche-Orient : "La France et l'Europe doivent agir pour en finir avec l'impunité israélienne et pour imposer une solution négociée"

Alors que les provocations du gouvernement israélien ne cessent d’attiser les tensions, Marie-George Buffet s’est adressée par courrier à Nicolas Sarkozy.
Les autorités israéliennes ont ainsi annoncé la construction de 1600 nouvelles unités de logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est et affirment leur volonté de continuer ce processus illégal de colonisation, à Jérusalem-Est comme en Cisjordanie, malgré le tollé international ainsi provoqué.
Les villages palestiniens de Bi’lin et Ni’lin ont été décrétés « zone militaire interdite » pour six mois.
Le gouvernement israélien multiplie les actions unilatérales afin de modifier le statu quo des lieux saints à Jérusalem et dans d’autres lieux des territoires occupés.
Que ce soit l’Union européenne ou le "quartet", la communauté internationale s’enferme dans l’inaction, malgré les révélations, dans un rapport adopté par l’ONU, de crimes de guerre perpétrés par l’armée israélienne.
Marie-George Buffet en appelle donc à des initiatives courageuses de la France et de l’Europe pour en finir avec une situation inacceptable et dangereuse.

mardi 23 mars 2010

Le projet de loi sur le Grand Paris doit être retiré !

Nicole Borvo Cohen-Séat, Présidente du groupe communiste, Républicain et citoyen et des sénateurs du Parti de Gauche a adressé un courrier au premier ministre, François Fillon, pour lui demander le retrait du projet de loi relatif au Grand Paris.
« Monsieur le Premier Ministre,
Les élections régionales ont été marquées par une forte progression de la gauche et par un repli significatif de la droite parlementaire.
Si les avis divergent, bien entendu, sur les raisons profondes de ce vote, chacun s’accordera sur le fait, dans des proportions à préciser, qu’enjeu régional et enjeu national se sont mêlés lors de cette élection.
Un projet de loi en débat au Parlement mêle ces deux enjeux, c’est le projet de loi sur le Grand Paris. Et, sur ce point, il ne vous est pas possible, me semble-t-il de vous retrancher derrière le caractère local de l’élection. Ce projet de loi a été l’un des thèmes principaux de la campagne en Ile de France.
La victoire de la gauche résonne alors comme un véritable référendum sur ce sujet. Les franciliens ne veulent pas de ce projet de Grand Paris tel que conçu dans ce texte, et l’ont signifié par un score sans appel au premier et au deuxième tour de l’élection régionale.
Il faut entendre les préoccupations des électrices et des électeurs affirmiez-vous dimanche soir. Un premier résultat de cette nouvelle écoute serait de retirer de l’ordre du jour ce projet de loi contesté de toute part, y compris au sein de votre majorité. Il faut dire, que celui-ci porte gravement atteinte à la libre administration des collectivités locales en organisant une reprise en main de l’aménagement francilien par l’Etat et surtout n’apporte aucune réponse aux graves préoccupations quotidiennes des habitants de la région Ile de France que ce soit en termes de logement ou de déplacement entre le travail et le domicile.
Un autre projet de loi doit être mis en chantier en collaboration étroite avec élus et citoyens.
Je vous demande donc, qu’à l’occasion de la conférence des présidents du 24 mars, l’annonce du retrait de ce projet de loi relatif au Grand Paris soit rendue publique.
En vous remerciant, Monsieur le Premier Ministre, de l’intérêt que vous porterez à cette demande, je vous prie d’agréer l’expression de ma considération distinguée.
Nicole BORVO COHEN-SEAT »
Paris le 23 mars 2010

Remaniement : Sarkozy méprise le vote des électeurs

En sanctionnant massivement la droite lors des élections régionales, les Français-e-s ont exprimé leur colère et leur exaspération face à la politique du gouvernement.
Ils n’ont pas demandé à Nicolas Sarkozy de procéder à un énième jeu de chaises musicales. C’est pourtant ce qui se dessine avec cette nouvelle mouture du gouvernement Fillon qui n’annonce rien de bon.
La droite pousse la provocation jusqu’à nommer Eric Woerth, un cost killer aux Affaires sociales qui a déjà sévi au ministère du budget pour mettre en œuvre la redoutable RGPP. Le Président de la République méprise ouvertement le vote des électrices et des électeurs.
Je demande que la réforme des retraites soit abandonnée et que le gouvernement stoppe impérativement la casse des services publics. Les Français-e-s auront l’occasion de le dire demain, en défilant massivement pour défendre leurs retraites et dire leur aspiration à une autre politique.
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF
Paris, le 23 mars 2010.

jeudi 18 mars 2010

JEAN FERRAT, encore et toujours...

Nous mettons en ligne un billet que nous a adressé Guy Auzolles.
Une fois la télé éteinte, une fois les larmes séchées, il nous restera, et pour longtemps, ses chansons, ses textes lumineux, visionnaires, sa voix chaleureuse et puis, le souvenir d'un homme fidèle et droit, qui durant des décennies aura accompagné (et même plus!) nos combats pour la dignité, la justice, la paix...
E t puis, il restera pour quelques uns d'entre nous ces moments rares, inoubliables... Comme il y a longtemps à Romainville : après son concert au Palais des fêtes, nous nous étions retrouvés, avec lui, salle des fêtes de la mairie, autour du pot de l'amitié.
Et puis, un souvenir personnel : en vacances en Ardèche, lorsque nous montions chaque été, en bande, au "banquet républicain" d'Antraigues, organisé par le Parti communiste. Nous étions alors rassemblés par centaines sur cette grande place du village vers laquelle tant de Français avaient les yeux fixés ce mardi. Jean Ferrat était là, parmi nous, souriant, plaisantant avec ses amis, arborant le petit bouquet-cocarde remis à l'entrée, dégustant la "Bombine" ardéchoise à l'ail, au thym et au laurier et ce petit vin d'Ardèche, dont on ne finit pas de vanter les vertus...
Je me souviens que le programme nous invitait à suivre quelques consignes républicaines qui en disaient long sur l'esprit de cette belle manifetation dont il était un peu le parrain : De l'apéritif au dessert, vous serez servis à table démocratiquement et sans passe-droit...Vos papiers ne seront ni exigés ni contrôlés...Le respect des valeurs républicaines vous invite à faciliter l'accès de tous, aux plats et aux pichets de vin...L'esprit de laïcité vous commande d'adresser la parole à vos voisins de gauche comme à ceux de droite !

Surloyer : Les communistes dénoncent les méthodes inqualifiables de l'OPH

Par courrier en date du 17 MARS, soit quelques jours après le premier tour des élections régionales, nombre de locataires de l’OPH viennent d'apprendre la nouvelle : Avec les nouvelles dispositions portant sur le mode de calcul du surloyer,
CERTAINS VOIENT LEUR LOYER DE BASE DOUBLER, PENDANT QUE
BEAUCOUP D’AUTRES VONT Y ETRE ASSUJETTIS, A COMPTER DU 1er MARS.
On nous dira que cette disposition découle de la loi « Boutin ». Mais pourquoi faudrait
il appliquer avec autant de zèle la politique de la droite, qui consiste à chasser de leur logement des familles qui y vivent souvent, depuis de très nombreuses années? Avec le
soutien des locataires, la vocation d’un OPH dirigé par des élus de gauche devrait être
de résister, de tenir bon, de combattre, de ne pas renoncer à la première difficulté venue.
Après cela comment convaincre nos concitoyens qu’une collectivité de gauche pourrait être un « bouclier social » contre la politique de Sarkozy ? Par ailleurs, que valent
toutes les déclarations sur le « vivre ensemble », « la mixité sociale » lorsque les actes
produits ne font que les contredire. Ne tombons pas dans le piège de la division, qui
consiste à opposer « les nantis qui doivent payer ou partir » et les autres. Agir contre
toutes les injustices, c’est être plus forts demain pour combattre ensemble les
mauvais coups qui se préparent.

Les communistes demandent au président de l’OPH, aux élus du MGC et du Parti
socialiste qui y siègent :

° DE DONNER CONNAISSANCE AUX LOCATAIRES CONCERNES DE LA
DELIBERATION DU CONSEIL D’ADMINISTRATION.

° DE SUSPENDRE CETTE DECISION.

° DE FAIRE TOUTE LA TRANSPARENCE SUR CE DOSSIER.

° D’AGIR AVEC LES LOCATAIRES ET LEURS REPRESENTANTS POUR UNE
VERITABLE POLITIQUE DU LOGEMENT SOCIAL.

lundi 15 mars 2010

Rendre la victoire de la gauche indiscutable

Le score du Front de gauche est une des bonnes surprises de ce scrutin marqué par une abstention record et une droite gouvernementale en déroute. Ramené aux 17 régions où le Front de gauche se présentait, celui ci obtient 6,95% soit un score en progression par rapport aux européennes de l’an dernier.
Aujourd’hui, l’heure est au rassemblement le plus large et sans exclusive à gauche, face à la droite et à l’extrême droite. Nous avons besoin d’un second tour ce dimanche qui confirme et amplifie la victoire de la gauche de sorte qu’elle soit indiscutable. Le respect et la juste représentation des forces qui la compose dans la constitution des listes pour dimanche prochain est la clé de cette réussite.
Parti communiste français
Paris, le 15 mars 2010.

Décès de Jean Ferrat : réaction de Marie-George Buffet

Notre camarade Jean Tenenbaum dit Jean Ferrat est parti ce samedi rejoindre ses amis les poètes. Je suis bouleversée. Pour moi comme pour des millions de Français, quelque chose de nous s’en va avec lui. Tant de personnes lui sont redevables de tant de souvenirs intimes ou collectifs.
Jean Ferrat, c’est le chanteur dont le sens de l’humanité et de la justice a accompagné l’engagement de générations de militants. Jean Ferrat, c’est la voix qui a transmis, interprété et popularisé les voix d’Aragon, Prévert, Lorca. Jean Ferrat, c’est les valeurs d’amitié, d’amour et de générosité faites de chansons. Il a su lier la poésie, le peuple et ses idéaux.
Je me rappelle cet après-midi passé avec lui à Entraigues au café de la Montagne au cœur de son Ardèche. Il ne chantait pas pour passer le temps ni ne parlait dans le vide. Son compagnonnage critique avec le Parti communiste était utile et exigeant.
Sa disparition est une grande perte. A sa famille, à ses amis, à tous ceux qui ressentent de la peine et de la tristesse, comme moi, je veux leur dire ma certitude que Jean Ferrat, son message, ses chansons ne nous quitteront pas.
Marie-George Buffet, Secrétaire nationale du PCF
Paris, le 13 mars 2010.
Le siège du Parti communiste français ouvrira ses portes dés demain matin à 10h00. Un registre sera mis à disposition dans le hall du siège du PCF pour que ceux qui le souhaitent puissent lui rendre hommage.

Résultats du premier tour des élections régionales à Romainville

Inscrits : 12934
Votants : 4579 (35,40)
Blancs et nuls : 144
Exprimés : 4435 (34,30)
Abstentions : 8355 (64,60)

Valérie Pécresse (UMP) : 564 (12,72%)
Jean-Pierre Mercier (Lutte ouvrière) : 59 (1,33%)
Marie- Christine Arnautu (FN) : 475 (10,71%)
Cécile Duflot (Europe Ecologie) : 630 (14,21%)
Alain Dolium (Modem) : 123 : (2,77%)
Jean-Marc Governatori (MEI) : 45 (1,01%)
Pierre Laurent (Front de Gauche) : 740 (16,69%)
Axel de Boer (Liste chrétienne) : 34 (0,77%)
Jean-Paul Huchon (PS) : 1388 (31,30%)
Nicolas Dupont-Aignan (Debout la République): 92 (2,07%)
Olivier Besancenot (NPA) : 264 (5,95%)
Almamy Kanouté : 21 (0,51%)

samedi 13 mars 2010

Jean Ferrat s'est tu

En 50 ans de carrière, Jean Ferrat, qui est mort samedi à 79 ans, a chanté d’une voix grave et douce l’idéal communiste, la fraternité et l’amour, s’insurgeant contre les utopies piétinées, l’injustice et la misère humaine.
"Moi, si j’ai rompu le silence, c’est pour éviter l’asphyxie", chante-t-il dans "Je ne suis qu’un cri".
Dans son édition de lundi, l’Humanité rendra un hommage à ce géant et à un ami vrai du journal.
Dès ses premières chansons au début des années 60, il exprime sa "nature rebelle" quitte à s’attirer les foudres d’une censure plus ou moins tacite.
Son étiquette communiste dérange : en 1965, "Potemkine" est privée d’antenne et en 1966 il est interdit de petit écran en raison de sa candidature sur la liste PCF aux élections municipales d’Antraigues (Ardèche).
Ma France, cette chanson dans laquelle il s’attaque aux gouvernants ("Cet air de liberté dont vous usurpez aujourd’hui le prestige") est interdite d’antenne. Ferrat refuse de passer à la télé sans elle et patientera deux ans avant d’être à nouveau invité sur un plateau. En 1971, Yves Mourousi rompt la censure en diffusant un extrait de la chanson.
Jean Ferrat avait fait de cette censure un sujet de chanson ironique : "Quand on n’interdira plus mes chansons, je serai bon à jeter sous les ponts…".
Son attachement politique, Jean Ferrat le date de son enfance, lorsqu’un militant communiste lui sauve la vie pendant l’Occupation, une période qui lui a ravi à l’âge de 11 ans son père Mnacha Tenenbaum, juif émigré de Russie en 1905 et mort en déportation.
"On ne guérit pas de son enfance", confiera-t-il plus tard. De même, il ne reniera jamais son admiration pour certains des combats du communisme, comme la lutte contre le nazisme, le colonialisme et l’argent roi.


En 1967 celui qui n’a jamais chanté dans les pays de l’Est est invité à Cuba. Il en revient avec la chanson "Cuba si", où il déclare que l’on y vit "pauvre" mais "libre".
Sans jamais avoir pris la carte du parti, Jean Ferrat sera conseiller municipal (1970-1983) à la mairie communiste d’Antraigues, soutiendra la candidature de Georges Marchais pour la présidentielle de 1981, et sera inscrit sur la liste communiste aux européennes de 1999.
"Je n’ai jamais été un béni-oui-oui" du parti communiste, tenait-il à préciser : "Je n’ai pas de fil à la patte/je ne viens pas d’une écurie", affirme-t-il dans sa chanson "Je ne suis qu’un cri".
Et de rappeler qu’il a dénoncé l’invasion russe de la Tchécoslovaquie en 1968 et conspué en 1980 "les staliniens zélés" de "Prague à Budapest" qui "nous ont fait avaler des couleuvres", dans la chanson "Bilan", une réponse au "bilan globalement positif" dressé alors par le PCF à propos des pays de l’est.
Révolté et rêveur, l’homme à la crinière blanche et aux moustaches généreuses s’était fait, peu à peu, de plus en plus rare. Il n’a jamais tellement aimé la scène, "trop dure physiquement". Il la quitte en 1972 après le Palais des sports, puis fuit volontairement la télévision, cette "machine à vendre".
Son havre de paix s’appelle Antraigues, petit village ardéchois immortalisé par un de ses plus grands succès ("La Montagne"), où il s’installe en 1973 avec sa femme, la chanteuse Christine Sèvre, décédée en 1981.
Jean Ferrat sort peu de sa tanière mais chaque apparition, chaque nouvel album est un événement médiatique, et souvent l’occasion d’un nouveau "coup de gueule" : contre la grande industrie du disque et de la communication qui condamne le pluralisme et la liberté, contre le PAF qu’il juge "obscène", contre le nucléaire ou contre la condamnation du contestataire José Bové qu’il soutient en 2007 comme candidat "antilibéral" à l’élection présidentielle. Récemment, il a soutenu le Front de Gauche dans la campagne des élections régionales.


Tantôt engagé, tantôt poète émerveillé, le chanteur alterne tendresse et colère. Il met en musique la poésie "jaillissante" de Louis Aragon, dont certains textes sont maintenant indissociables de la voix chaude et caressante de Ferrat ("Que serais-je sans toi", ou "Aimer à perdre la raison").
Ermite bucolique aux prises avec l’humanité, il aurait voulu "être le cri de la mésange/n’être qu’un simple gazouillis", mais la condition humaine aura fait de lui "le cri qu’on abrège, la détresse infinie".

mercredi 10 mars 2010

Zone unique : les franciliens donnent raison au Front de Gauche !

Un sondage paru ce matin dans le journal Métro indique qu’une écrasante majorité de Franciliens (79%) souhaite « que l’on réduise le nombre de zones » dans les transports franciliens.
Les habitants de notre région donnent ainsi raison au Front de Gauche qui propose la mise en place d’une zone unique en Ile-de-France.
La liste que je conduis préconise la création d’un Pass Unisgo à 56 euros, en lieu et place de l’actuel Pass Navigo. Seule une telle mesure permettra d’abolir concrètement la triple peine qui pèse sur la vie quotidienne de millions de salariés de notre région : plus on habite loin du centre, plus on s’épuise dans les temps de transports, plus on paie cher.
J’invite les Franciliens à rendre cette proposition incontournable en votant massivement pour le Front de Gauche dimanche prochain.
Pierre Laurent, tête de liste Front de Gauche en Île-de-France.
LE 14 MARS, AU PREMIER TOUR, POUR QUE CETTE EXIGENCE SOIT ENTENDUE PAR LA GAUCHE ET PAR JEAN-PAUL HUCHON QUI L’ESTIME TROP CHERE A METTRE EN OEUVRE, ON VOTE MASSIVEMENT POUR LE FRONT DE GAUCHE !

lundi 8 mars 2010

"Aux urnes citoyens !"

Nous mettons en ligne ce texte que nous a adressé le docteur Alain Herrero. Il votera et appelle à voter dimanche prochain pour la liste du "Front de Gauche", conduite en Seine Saint Denis par Marie George Buffet
"Notre démocratie nous appelle à nouveau devant les urnes pour les élections régionales. Il s’agit d’un scrutin très important étant donné la responsabilité et les compétences du Conseil Régional depuis la loi de décentralisation. Le Conseil Régional intervient dans de nombreux domaines de la vie quotidienne tels que, les transports et l’aménagement du territoire, les lycées et l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, la recherche, l’environnement, la santé, le logement, la culture et le sport. Selon les choix politiques que nous porterons au pouvoir, nous déterminerons nos conditions de vie qui pourront soit être améliorées, soit être détériorées!
Aujourd’hui, avec la droite au pouvoir au niveau national, les classes populaires et moyennes souffrent de la crise capitaliste. La bourse a augmenté de 25% en 2009, les profits des grandes entreprises ne cessent de croître au détriment des travailleurs, les grands patrons et les banques s’octroient des salaires indécents, la privatisation des services publics s’accélère, le chômage galope, les injustices et les inégalités progressent, notre paisible retraite hautement gagnée n’est plus du tout assurée! Pour nous, chaque jour l’austérité grandit. En réponse à nos souffrances la droite supprime de nombreux emplois du secteur public dans l’enseignement, la santé, la poste, les transports, aggravant ainsi l’inégalité des chances de réussite pour notre population. Partout en Europe le monde du travail exprime sa colère contre les classes dirigeantes qui se fichent pas mal du sort des plus démunis.
Les élections régionales du 14 mars nous permettront de nous faire entendre, de montrer notre colère grandissante et de rompre avec ce monde ultra libéral, impitoyable qui laisse au bord du chemin un si grand nombre d'êtres humains. Le "Front de Gauche" peut nous redonner l'espoir de voir un monde meilleur. Nous savons que tous les candidats élus du"Front de Gauche" mèneront un combat et une résistance sociale totale pour défendre les intérêts des travailleurs, des retraités et des plus démunis.
Il ne faut pas se laisser berner par certaines sirènes de gauche aux propositions alléchantes qui masquent de grands risques de ne pas s’attaquer aux véritables causes de nos problèmes quotidiens!
Le vote utile pour affaiblir la droite et pour une gauche combative est un vote pour la liste du "Front de Gauche". En Seine Saint Denis, Marie-George Buffet conduira la liste du "Front de gauche" intitulée "ENSEMBLE POUR DES RÉGIONS À GAUCHE, SOLIDAIRES, ÉCOLOGIQUES ET CITOYENNES ". Nous pouvons lui faire confiance, elle sera de tous les combats pour défendre nos intérêts et donner la priorité aux besoins sociaux et écologiques de la population.
Pour cela j’appelle à voter et voterai le 14 mars pour la liste conduite par Marie-George Buffet. C’est notre espoir et ce sera notre volonté d’exiger un monde meilleur, plus juste, égalitaire et solidaire."

Le 08 mars 2010
Docteur Alain Herrero

Budget du conseil général : Les élus communistes appellent le agents à ne pas capituler !

Alors qu’approche l’examen du budget départemental pour 2010, le "groupe des élus communistes et citoyens pour une alternative à gauche" multiplie les initiatives pour mobiliser usagers et agents du service public contre les conséquences des "contre-réformes" sarkozystes à l’encontre des collectivités territoriales.
Ils iront ainsi à la rencontre des agents du Conseil général ce jeudi 11 mars (voir tract en téléchargement).
Estimant que la populations et les agents n’ont pas à faire les frais des politiques désastreuses de la droite à l’encontre du service public, les élus communistes et partenaires se refusent à admettre les coupes sombres envisagées par le Président du Conseil général, Claude Bartolone, pour équilibrer un budget "torpillé" par les 640 millions d’euros que l’Etat doit au Département.
Dans ce contexte financier particulièrement tendu, les seules perspectives envisagées par le Député-Président du Conseil général mettent en effet en cause des avancées importantes mises en oeuvre par les élus communistes ces dernières années :
Carte Améthyste, ordinateurs pour chaque élève qui entre en 6ème, quotient familial, carte Imagin’R...
Alors que le chômage explose, ce sont aussi 400 emplois qui risquent d’être supprimés dans le service public départemental auquel il convient d’ajouter les emplois privés induits par la baisse des investissements de la collectivité publique.
Pour les élus communistes, baisser pavillon devant les mauvais coups de Sarkozy n’est pas une fatalité : la responsabilité de la gauche dans son ensemble est de se montrer plus combative que jamais et de ne pas "se sentir" condamné à mettre en oeuvre les choix d’une droite que les électeurs s’apprêtent à sanctionner dans les urnes !

Réunion élus communistes - personnel CG93
8 mars 2010
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Réunion élus communistes - personnel CG93 (PDF - 182.4 ko)

jeudi 4 mars 2010

Pierre Laurent : Les Franciliens ont besoin d'une gauche qui ne renonce pas à la première difficulté".

PIERRE LAURENT, à la Mutualité : "Les franciliens ont besoin d’une gauche qui ne dit pas un jour que la politique de la droite est affreuse pour, en fait, l’accompagner dès le lendemain."
« Nicolas Sarkozy et la droite ont tout promis : d’endiguer la crise, de moraliser le système, de protéger au maximum les salariés. Mais la vérité, c’est que rien n’a changé, bien au contraire ! C’est maintenant qu’il faut affaiblir la droite ! Le mirage du « travailler plus pour gagner plus » s’est évanoui et aujourd’hui ils mettent en cause le droit à la retraite à 60 ans !
La colère est partout. Mais cette colère, il faut en faire une force, maintenant, avec vous !
4 mars 2010
Avec mes partenaires du Front de gauche, je vous le dis, nous ne sommes pas prêts à céder. Sinon, quelle sera la prochaine étape dans le « travailler plus » ? La généralisation du travail le dimanche ? La fin de la scolarité obligatoire et le travail des adolescents ?
Les franciliens ont besoin d’une gauche qui ne renonce pas à la première difficulté, qui ne dit pas un jour que la politique de la droite est affreuse pour, en fait, l’accompagner dès le lendemain.
Nous, nous faisons le choix d’affronter cette droite qui frappe comme une sourde. Nous voulons une gauche à la hauteur. Nous sommes la gauche combative et rassemblée. Avec toutes les forces rassemblées sur notre liste, nous sommes le front de l’espoir !
Alors au premier tour, le 14 mars, aux urnes avec le Front de Gauche. »
Le 1er mars 2010 à la Mutualité Pierre Laurent, Tête de liste

Ordures ménagères par aspiration : Réponse de monsieur le Préfet à Sofia Dauvergne

Cliquez sur la lettre pour mieux la lire. Lors de la réunion du Conseil municipal du 27 janvier, Sofia Dauvergne au nom du groupe des élus communistes était intervenue sur les contraintes réglementaires liées à la construction de la centrale d'aspiration sur l'ancien site Nokia. Madame Dauvergne avait précisé que cette dernière étant un site classé selon la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement, une demande d'autorisation était nécessaire et que cette procédure devait comporter une enquête publique. Elle avait donc interrogé madame le Maire pour savoir quand celle-ci aurait lieu. Aucune réponse ne lui ayant été apportée, Sofia Dauvergne a donc pris l'initiative d'adresser un courrier à monsieur le préfet de la Seine Saint Denis. Nous mettons en ligne la réponse de monsieur le préfet. Ce dernier confirme qu'une enquête publique fait bien partie des contraintes réglementaires, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour celles et ceux qui souhaitent pouvoir donner un avis qui ne leur a jamais été demandé.

mercredi 3 mars 2010

Le Grand Paris de Sarkozy : Le Paris des grands et le mépris des petits

Dans une interview parue dans le magazine « l’Architecture d’aujourd’hui », Nicolas Sarkozy expose ses projets pour l’Île-de-France. Passons sur la méthode qui consiste à s’immiscer dans la campagne francilienne pour venir à la rescousse d’une droite aux abois.
Ce qui frappe, c’est le contraste saisissant entre les grands mots du président de la République et la réalité de ses projets pour la région. D’un coté, les grands principes, de l’autre une réalité brutale : le seul projet concret de Nicolas Sarkozy, c’est le Grand 8, ce métro « Classe affaire », metro souterrain conçu pour les hommes d’affaires et les actionnaires du CAC 40.
Son Grand Paris, c’est le Paris des grands et le mépris des petits. Les Franciliens attendent autre chose que des envolées lyriques. Ils souhaitent qu’on s’attaque enfin aux inégalités qui gangrènent notre territoire. C’est ce que propose la liste du Front de Gauche en Île-de -France. Nous voulons faire de l’égalité le moteur du développement de notre région. Il est donc nécessaire de sortir de cette logique de développement des « pôles ». Il est essentiel de rééquilibrer notre territoire afin qu’il soit à taille humaine. C’est ainsi qu’on construira une métropole solidaire, écologique et citoyenne.
Pierre Laurent, Coordinateur national du PCF et tête de liste Front de Gauche en Île-de-France
Paris, le 3 mars 2010.

mardi 2 mars 2010

"Le front de Gauche peut faire un score important"

Questions à Jean Daniel Lévy, directeur du département politique et opinions au CSA.
Quelles sont les tendances dans l'électorat ?JEAN-DANIEL LEVY. À la différence des scrutins précédents ou l’affrontement gauche-droite apparaissait clairement, aujourd’hui, les lecteurs ne perçoivent pas ce que chacun mettrait en œuvre si, demain, il était en responsabilité dans les régions. Deuxième aspect, il y a un regard critique sur la politique de Sarkozy, qui amène une partie de l’électorat, plutôt de droite et plutôt âgée, à s’abstenir. Enfin, il y a un regard assez fort vers la gauche. Cependant, on ne peut considérer que cela vaut accréditation et soutien de son action. C’est tout le paradoxe. La critique est persistante à l’égard de la gauche en général, et du PS en particulier, qui ne sont pas considérés comme des forces dans lesquelles on peut avoir confiance aujourd’hui.
A gauche, quel est l'impact du Front de Gauche ?
JEAN-DANIEL LEVY.Dans ce contexte, le Front de gauche est plutôt apprécié. Le fait que c’est un front relativement uni plaît dans une période où la gauche a donné le sentiment qu’elle était, dans l’ensemble, désunie. Un autre aspect qui compte est le fait de se déclarer de gauche. Cela peut apparaître évident, mais ne va pas complètement de soi pour les gens. Le Front de gauche réactive auprès d’une partie de l’électorat le sentiment que la gauche et la droite, ce n’est pas du tout la même chose et que voter pour le Front de gauche, c’est exprimer un certain nombre de valeurs qui sont celles de la gauche. Donc on parle d’un électorat qui apparaît plutôt politisé autour de la gauche, et voulant affirmer un certain nombre de caractères identitaires de la gauche. C’est une population plus mobilisée et, dans le cadre d’une forte abstention, le Front de gauche peut réaliser un score important. C’est un électorat militant qui ne se déplace pas aux urnes par défaut.
Comment les choses peuvent évoluer ?
JEAN-DANIEL LEVY. La gauche progresse et le PS est perçu comme pouvant réaliser le grand chelem. Cela peut libérer un espace pour Europe Écologie et le Front de gauche si le scrutin apparaît gagné pour la gauche. Il peut y avoir la tentation des uns et des autres à vouloir mettre plus de contenu dans le moteur socialiste.
Entretien réalisé par Max Staat

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