LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

jeudi 31 décembre 2009

Les communistes de Romainville vous présentent leurs meilleurs voeux pour l'année 2010. Santé, joie, bonheur. C'est la formule consacrée. Pour vous, nous souhaitons que cette gerbe de voeux se réalise vraiment.
Des voeux également de succès pour les mobilisations qui devront se poursuivre
cette année pour mettre la droite en échec et pour construire ensemble un avenir de solidarité, de partage, de liberté et de coopération ici à Romainville, en France , comme sur tous les continents. L'année 2009, comme l'ensemble de la décennie qui s'achève a connu de terribles régressions, y compris au plan démocratique. Mais l'année 2009 a aussi été marquée, par des prises de conscience et des rassemblements nouveaux pour gagner des politiques radicalement neuves.
C'est sous le signe de l'action, du débat d'idées et de l'espoir que nous voudrions, avec vous, placer cette année 2010.

mercredi 30 décembre 2009

Les flambeurs

Les boursicoteurs prospèrent et, à l'autre bout de la chaîne, le chômage augmente. Ce qui pourrait sembler un paradoxe ou une immoralité est à la base du capitalisme.
Par Jean-Paul Piérot.
30/12/2009
Rassurons-nous, la morosité ne gâchera pas partout les fêtes du nouvel an. La crise qui perdure, le chômage qui frappe les uns et menace les autres, les retraites, nouveau chantier de démolition à l’ordre du jour de l’action gouvernementale en 2010, le système de santé à la défense duquel se dresse toute la communauté médicale participent d’un climat peu propice aux débordements d’allégresse. Mais l’ambiance sera sauvée par le CAC 40, qui s’apprête à clore l’année au beau fixe. La Bourse de Paris abordait cette dernière semaine en flirtant avec le seuil des 4 000 points. Depuis plus d’un an, pareil résultat n’avait pas été atteint. Le « rallye » de fin d’année, selon l’expression en usage chez les « happy few » du capitalisme financier, s’annonce déjà comme un succès, de quoi exciter l’appétit du monde des actionnaires à l’heure du réveillon.
Cette embellie, qui ne profite qu’à ceux qui profitent déjà, serait-elle annonciatrice d’une sortie de crise pour toute la société ? L’histoire a appris aux salariés ce qu’il fallait penser de la célèbre phrase d’Helmut Schmidt : « Les profits d’aujourd’hui sont les emplois de demain. » Tout porte à prévoir bien au contraire que 2010 ne promet pas au monde du travail des lendemains qui chantent. Le bilan désastreux de l’année qui s’achève se solde par la destruction nette de près de 380 000 emplois. Les pressions actionnariales pour obtenir le maximum de profit dans le délai le plus court possible, au détriment des investissements en fort recul cette année , les destructions d’emplois industriels vont se poursuivre. Il n’est pas besoin d’être grand clerc pour le prévoir…
La Bourse flambe, les boursicoteurs prospèrent et, à l’autre bout de la chaîne, le chômage augmente, la précarité s’étend… Ce qui pourrait sembler un paradoxe ou une immoralité est à la base du capitalisme : quand une direction d’entreprise restructure, licencie, délocalise, elle suscite un intérêt accru du monde financier. Car ce sont des signes de détermination à augmenter la marge de profit, à faire bouger toujours davantage la répartition de la richesse créée au profit des actionnaires. Le secteur de l’automobile, qui a bénéficié d’un plan de soutien de la part du gouvernement, voit la valeur des actions monter en flèche alors que les constructeurs mettent en place des plans de suppressions d’emplois six mille chez PSA et huit mille chez Renault , intensifient la production, soumettent les salariés à du chômage partiel.
Pour qui se place dans une perspective de transformation progressiste, la question d’un autre financement des entreprises ne peut être esquivée. On ne peut se satisfaire d’un système qui mette celui qui avance de l’argent en achetant des actions dans une situation de contradiction antagonique avec ceux qui produisent les richesses. Armé d’une volonté politique, il serait possible de commencer à changer la donne, et de réduire dans un premier temps l’omnipotence de l’actionnariat dans le destin de l’entreprise et de ses salariés. C’est tout autre chose que les mots creux de Nicolas Sarkozy sur la « moralisation » du capitalisme. Une démarche de gauche doit mettre l’accent sur deux leviers : la démocratie, qui garantit des droits nouveaux pour les salariés à intervenir sur la stratégie de l’entreprise ou du groupe, et l’accès au crédit, sélectif, dont bénéficieraient les entreprises qui font le choix de l’emploi et des investissements productifs. Un dispositif que seuls rendraient possible un pôle public financier et des politiques régionales tournées vers ces objectifs. Puissent de tels débats marquer la campagne des élections régionales. La démocratie y gagnerait.

GRAND PARIS: Des propositions singulières pour que Paris soit réellement grand, par Paul Chemetov, architecte et urbaniste

Comment mettre fin à la profonde inégalité des territoires en région capitale?Toute métropole ne se définit pas par sa limite, son contour, mais par l’intensité des relations qui la nourrissent et la construisent.On pourrait faire de ce résumé la parabole de ce que devrait être la métropole parisienne pour continuer à être l’une des quelques villes monde, rivalisant avec Tokyo ou New York, bien que notre pays ne regroupe plus aujourd’hui que le centième des habitants de la planète. Si dans les métropoles régionales, la vie quotidienne se déroule dans un espace que l’on parcourt en une demi-heure de transport  : l’habitat comme le travail, l’école comme les commerces et les loisirs, la région parisienne a suivi un chemin inverse.Le centre s’est dépeuplé alors qu’il bénéficie d’un réseau de transport ancien et complet, entouré d’une périphérie mal desservie, mal équipée mais qui est aujourd’hui la partie la plus vivace et la plus peuplée de la métropole.
Les mêmes questions s’étaient posées à l’époque du plan Delouvrier au début des Trente Glorieuses. Les villes nouvelles, le pôle de la Défense, les RER convergeant vers la capitale, un nouvel aéroport à Roissy, ces choix ignoraient par-dessus la banlieue, en démembrant le département de la Seine, qui administrativement était le territoire le plus évident de la métropole.Mais ce choix, même s’il a permis la naissance de l’agglomération, était pré-métropolitain, ses aspects positifs sont aujourd’hui épuisés et il y a tout lieu de craindre que le grand huit du secrétaire d’État à la région capitale soit lui post-métropolitain, post-moderne d’une certaine façon.Parce qu’il saute à pieds joints par-dessus et au-delà des pôles actuels de la métropole, même s’il en dessert quelques-unes (il faudrait une grande maladresse pour les éviter tous) pour desservir de nouveaux pôles de développement, pour l’essentiel tertiaires, dans l’espoir de faire de Paris une place financière, singeant Londres, aujourd’hui en déclin.Dans la compétition mondiale, c’est la singularité des métropoles qui assure leur succès.C’est la singularité de Paris qui fait son identité  : un mot quelquefois dévoyé et qui là prend tout son sens. Quelle est-elle  ? Une grande densité d’habitants, des fonctions centrales, une concentration de pôles universitaires et de formation, le maintien, déclinant et c’est préoccupant, d’une production matérielle, un patrimoine paysager et bâti, une offre culturelle, des plaisirs de vie qui expliquent son attraction touristique.Sauf que ces caractéristiques de la zone centrale ne se sont pas reproduites dans la ville distendue que nous héritons de l’âge automobile. Il nous faut les affirmer dans les pôles qui structurent l’actuelle périphérie.Certes, on pourrait se contenter de statistiques flatteuses. Les 20 % de la population française regroupés dans l’Île-de-France produisent 30 % de la richesse nationale. Mais à quel prix (la fatigue et les neuroleptiques) et pour combien de temps  ?
 On mesure mal la raison profonde des émeutes qui éclatèrent (...) en 2005.Ce n’est pas à coup de caméras de vidéosurveillance, mais avec des transports en commun rapides (...) que nous mettrons fin à la profonde inégalité des territoires, qui est aujourd’hui le handicap principal et croissant de la métropole, au point de mettre à mal son image héritée.
Pour y parvenir, il faut un effort considérable et rapide  :
1. Construire des logements au plus près des dessertes actuelles, des logements capables de lier les proximités de l’habitat collectif et la variété et les espaces de l’habitat individuel, car sans cela on ne mettra pas fin à l’étalement urbain.
2. Mailler les systèmes de transport actuels par des moyens (train, métro, tram, bus) adaptés aux densités et aux trafics qu’il faut assurer.
3. Offrir des emplois qui ne soient pas uniquement réservés aux professions intellectuelles, aux seuls diplômés de l’enseignement supérieur.
4. Construire des écoles et former des professeurs  : croit-on que le système scolaire et universitaire soit à la mesure de notre temps  ?
5. Proposer une offre commerciale et culturelle de proximité.
6. Cesser enfin de consommer les terres agricoles qui sont parmi les plus fertiles du monde. Pour la seule Seine-et-Marne, mille hectares par an sont stérilisés. N’oublions pas que le sixième de l’humanité a faim.
7. Favoriser une agriculture vivrière de proximité et reboiser les zones inconstructibles. Dans la ville distendue, la nature doit être proche pour des raisons climatiques aussi.
8. Magnifier les vallées, la Seine, la Marne, l’Oise et ses affluents, cesser de mêler dans les égouts l’eau de pluie et les eaux polluées de la grande ville.
9. Enfin, et c’est nécessaire, penser qu’une ville monde a besoin de symboles, de repères qui donnent un sens commun à notre vie, à nos destins. Ce que firent en leur temps Notre-Dame, la tour Eiffel, Beaubourg, le Stade de France. Il faut en prolonger l’élan, pour offrir à cette métropole une vision partagée et urbaine de son avenir.

Pour y parvenir, pour réussir, il est difficile de penser qu’une société anonyme du Grand Paris saura provoquer l’adhésion populaire comme l’engagement de tous les territoires et de tous les dévouements qui charpentent la métropole.

mardi 29 décembre 2009

Rencontré il y a une semaine, Jean-Luc est mort dans la rue mercredi

Vivant dans la rue depuis des années, Jean-Luc avait eu la gentillesse de parler de la rudesse de ses conditions de vie lors d'un reportage avec une maraude d'Emmaüs. Son sourire, sa douceur et son humilité étaient révélés par une photographie publiée dans "l'Humanité" du lundi 21 décembre. Son coeur a lâché mercredi, vers une heure de l'après-midi. Il avait moins de soixante ans.

L'image du jour ( l'Humanité du mardi 29 décembre )

jeudi 24 décembre 2009

Paix, solidarité, partage : les communistes de Romainville vous souhaitent un joyeux Noël.

Noël est la fête la plus magique de l’année. C’est un moment de joie où l’on se retrouve en famille, ce qui ne signifie pas pour autant qu’on ne pense pas à ceux qui sont seuls ou qui souffrent. Les Français dans leur ensemble sont solidaires. Ils donnent aux associations et les plus modestes sont souvent ceux qui donnent le plus. Ils sont solidaires aussi des salariés en lutte, ils le sont des sans-papiers en assumant parfois des risques réels. Mais c’est dans les Hauts de Seine, le département le plus riche de France, chasse gardée de l’UMP, des BALKANY à Jean SARKOZY, que le conseil général vient de supprimer la prime de Noël. C’est dans les mois à venir qu’un million de chômeurs vont se retrouver en fin de droits sans que le gouvernement s’en émeuve. Dans la France d’aujourd’hui, 20% des ménages les plus aisés disposent de 40% du revenu réel disponible et les 20% des ménages les plus modestes s’en partagent 8%.Dans les pages glacées des magazines, ces jours-ci, il y a des montres à 200.000 euros… Il y a Noël et Noël. Notre société est violemment inégalitaire et la politique menée accroît ces inégalités. Le bouclier fiscal n’est pas seulement une mesure scandaleuse et injuste ; C’est un programme politique et idéologique ; Face à cette politique, le don soulage la misère et le fardeau des plus pauvres, et il est indispensable, mais la solidarité c’est aussi la lutte, l’action, la fraternité de celles et ceux qui se rassemblent pour changer le cours des choses.

C’est Noël. Des millions d’enfants émerveillés vont défaire fébrilement les emballages de leurs cadeaux. Quand viendra le dessert, on sortira les confettis, les cotillons, et on fera voler les petits ballons multicolores. Des petits ballons pas chers, achetés au coin de la rue. Des petits ballons fabriqués par des enfants, quelque part au Bangladesh. Dans ce pays, ils sont 4,9 millions de 5 à 14 ans et 7,9 millions de 5 à 15 ans à travailler dans le secteur informel ou formel, très prisés, parce que pas chers et dociles. De quoi faire le bonheur des patrons locaux, mais surtout des multinationales dont ils sont les sous-traitants ou les fournisseurs. Alors, ce soir nous aurons une pensée pour eux et pour beaucoup d’autres en regardant nos enfants, nos petits enfants, remercier le Père Noël de ne pas les avoir oubliés.

mercredi 23 décembre 2009

Au Honduras, les putschistes se parent de légitimité

Porfirio Lobo a été officiellement déclaré "président élu", après l’élection du 29 novembre, dont une grande partie de la communauté internationale n’a pas reconnu le résultat.
42 assassinats, 120 disparitions, 4 000 détentions arbitraires… Les droits de l’homme se sont brutalement détériorés depuis le putsch du 28 juin. Analyste réputé de la vie politique hondurienne, Julio Navarro considère que le régime de facto n’a pas d’autres choix que de dialoguer avec la résistance.
Julio Navarro est sociologue à l’université pédagogique Francisco-Morazan du Honduras
Partagez-vous l’idée médiatisée selon laquelle les élections du 29 novembre auraient mis un terme à la crise politique hondurienne ?
Julio Navarro. Les auteurs du coup d’État ont estimé que des élections régleraient la crise parce que le mouvement de résistance a été massif. Sinon qui peut croire qu’ils auraient exécuté ce coup de force pour ne rester au pouvoir que six mois ? Mais le gouvernement de Porfirio « Pepe » Lobo, élu par 33 % de la population, a un problème de légitimité. Il devra privilégier le dialogue avec les forces qui représentent la résistance.
Pour l’heure, les gestes de « Pepe » Lobo s’éloignent de cette perspective…
Julio Navarro. Porfirio Lobo n’agit pas en ce sens parce qu’il croit, qu’avec le temps, la communauté internationale assimilera la situation. Je crois qu’il se trompe. Il se trouve dans une posture d’autant plus compliquée que sa formation, le Parti national, a certes la majorité absolue au Congrès, mais ce dernier est contrôlé par près 100 députés (sur 128) qui constituent le bloc putschiste parlementaire.
Quels sont les points d’achoppement de la société hondurienne ?
Julio Navarro. La rupture de l’ordre constitutionnel le 28 juin et l’assemblée constituante. Si l’on regarde les antécédents de ce pays, en 1924, en 1956, en 1965, et en 1982, quatre coups d’État ont conduit à une assemblée constituante. Mais cette fois fera peut-être exception. Le bloc constitué par les libéraux, les nationalistes, les démocrates chrétiens, et les sociaux-démocrates est opposé à ce processus. En revanche, il faut porter attention à d’autres secteurs de la société. Les militaires, par exemple, sont favorables à une assemblée constituante afin de renégocier leur assise. Le patronat en a également besoin pour redéfinir la répartition des richesses et le rôle de l’État. L’Église hondurienne, liée à l’Opus Dei, est, elle aussi, concernée parce qu’elle souhaite garder le contrôle de la planification familiale. Le coup d’État met en évidence les conceptions antagoniques de la société.
Et concernant les inégalités sociales ?
Julio Navarro. Elles n’ont pas jeté dans la rue des milliers de personnes réclamant une meilleure répartition des richesses économiques. D’ou l’importance de la résistance qui avance l’idée d’une refonte de l’État pour transformer structurellement le pays et son économie.
Le Honduras a-t-il été un laboratoire de nouvelle forme de déstabilisation ?
Julio Navarro. En dépit des décisions de l’Organisation des États américains (OEA) et de l’ONU, les militaires ne se sont jamais sentis en danger parce qu’ils avaient l’aval du Pentagone. On peut parler de laboratoire au sens ou a été testée la réaction populaire. Le meilleur endroit pour ce faire était le Honduras car ce pays part de l’a priori culturel selon lequel l’opinion publique n’a pas de tradition d’alerte. Or si le peuple hondurien a démenti ce préjugé, imaginez ailleurs… Je ne crois pas cependant en un effet domino, notamment en Amérique du Sud ou les gouvernements ont pris les devants, en écartant les vieilles générations de militaires. En revanche, il faut être attentif à ce rapport entre secteurs militaire et économique. Le jour ou ils se reconnecteront, comme au Honduras ou le secteur privé a financé le coup d’État, alors là, il y aura danger. Quoi qu’il advienne, les événements du Honduras doivent d’abord servir de leçon aux présidents de la région. Ils questionnent l’existence de l’OEA du fait que ses intentions ne sont pas effectives. Enfin, les États-Unis laissent derrière eux une image détériorée et douloureuse de leur action.
Entretien réalisé par Cathy Ceibe

Tolérance Zéro


Sarkozy le dit, Hortefeux exécute et Besson expédie… Allez hop… Un charter pour le Pôle Nord !!!

mardi 22 décembre 2009

A Romainville l'année finit comme elle a commencé !

Rappelez vous, c’était à la veille du Noël 2008. La majorité municipale décidait de diminuer de moitié la subvention accordée au CAR football. Aujourd’hui c’est le tennis club qui connaît de sérieuses difficultés. Les seules associations qui existent encore ont bien du mal à survivre. Les coûts élevés pratiqués dans les centres de vacances et de loisirs rendent de plus en difficiles leur fréquentation par une majorité de familles. Alors que les jeunes sont les premières victimes de la politique du gouvernement SARKOZY, que leurs conditions de vie, de travail et d’études sont marquées par une régression sans précédent, qu’ils subissent en permanence des discriminations liées à la couleur de leur peau, à leur religion, à leurs quartiers d’origine, ils ne sont à Romainville, ni entendus, ni respectés. Romainville se distingue par l’absence de toute politique de la jeunesse. Alors que l’être humain devrait se trouver au cœur de toutes les décisions, il disparaît derrière la parole des technocrates et des experts, quand ce n’est pas des promoteurs immobiliers. La démocratie "participative"tant vantée a laissé place à des décisions prises en petit comité. Le projet de ville qu’on nous promet se fait non seulement sans les citoyens, mais contre eux. C'est madame le Maire et son premier adjoint qui se distiguent des élus des huit autres villes qui composent la nouvelle intercommunalité en refusant la présence de l'opposition dans le conseil communautaire.

L’acharnement à vouloir imposer, contre vents et marées, la collecte des déchets par aspiration vire à la caricature d’une gestion répondant davantage à l’envie, au plaisir et à la fantaisie de « souverains » plutôt qu’aux besoins de nos concitoyens. Sauf que la note est salée et qu’au bout du compte ce sont les Romainvillois d’aujourd’hui et de demain qui paieront l’addition. C’est presque inimaginable. On s’apprête à mettre près de 14 millions d’euros pour 2602 logements dans un « machin » qui n’a strictement rien à voir avec « l’excellence environnementale. » Des voiries à peine terminées vont être à nouveau défoncées. Quel gâchis ! Les futurs habitants du site viennent de découvrir que la centrale se trouverait près de leurs habitations. Mais, qu’ils soient rassurés, ils n’entendront aucun bruit, pour ce qui est des odeurs, il n’y en aura pas ! Quant aux locataires de la Cité Marcel Cachin, ils doivent continuer à s’habituer à vivre au milieu d’un chantier qui n’en finit pas. Alors que tant de besoins restent à satisfaire, alors que nos concitoyens aspirent à plus de solidarité, de rapports humains enrichis, d’une démocratie vivante, à la veille de cette nouvelle année nous avons envie de dire « au petit groupe » qui nous dirige : « sortez de votre tour d’ivoire », et abandonnez ce projet démesuré, coûteux et inutile. »

lundi 21 décembre 2009

Folie des grandeurs à la Mairie !

Dans un contexte de crise sociale inédite le gouvernement de droite entend priver les collectivités des moyens financiers pour bâtir leurs communautés de destin.Personne ne gagnera dans ce « sauve-qui-peut ». Logement, transport, éducation, ce n’est pas de cette façon que se régléra notre enfer quotidien. Contre toute attente la municipalité persiste à engloutir 14 millions dans un dispositif de collecte pneumatique des déchets pour 2 600 logements sur Romainville.

IL DOIT ETRE STOPPE .

Cette opération montre que le maire et sa majorité ne sait toujours pas se valoir d’un véritable projet partagé pour Romainville. En tout état de cause, ce n’est pas notre conception d’un véritable projet écologique et solidaire qui fasse entrer sérieusement notre commune dans le XXI siècle. Les élus PCF
S.Dauvergne-L.Pagnier-C.Guyard

dimanche 20 décembre 2009

Des dizaines de Moulinex

Des années plus tard, la lumière est faite sur la liquidation d'un fleuron de l'électroménager européen, sur les sombres magouilles qui ont présidé à la disparition de la marque. Il faut en tirer les leçons.

L’affaire est, si l’on peut dire, exemplaire. Des années plus tard, la lumière est faite sur la liquidation d’un fleuron de l’électroménager européen, sur les sombres magouilles qui ont présidé à la disparition de la marque entraînant Brandt dans ce marasme , que les pouvoirs publics ont enterrée avec des mines de circonstance. Cette « réhabilitation post mortem » du combat des salariés normands se traduit par la plus lourde compensation jamais décidée par un tribunal au profit de ceux qui ont perdu leur emploi, 11 millions d’euros. Un succès qui rétablit la dignité de ces ouvriers mais qui laisse pourtant un goût amer dans des territoires aujourd’hui ravagés par le chômage.
Nous pourrions citer des dizaines d’entreprises enterrées par leurs actionnaires avides. Toutes n’ont pas vu des repreneurs ou des banques se sucrer au passage mais combien avaient fait, elles aussi, la preuve de la qualité de leurs produits et pour certaines même de leur rentabilité ? Mais les Monopoly de la finance comptent pour rien les dégâts sociaux et comptent sur la solidarité nationale ou salariée pour tenter de panser les plaies causées.
L’Insee vient de présenter des prévisions qui tablent sur la disparition de 131 000 emplois supplémentaires en 2010, après plus de 300 000 cette année. Ce qui n’empêche pas les puissants de ce monde de décerner des lauriers à Christine Lagarde qui serait, selon eux, la meilleure ministre européenne des Finances. Il faut alors que les autres soient bien mauvais et que les critères retenus négligent les conditions de vie des populations. Avec la nouvelle année, les vœux gouvernementaux seront parfaitement cyniques quand ils seront adressés aux salariés payés au smic qui n’auront pour douze mois que 0,8 % d’augmentation tandis que les patrons du CAC 40 et les traders se gobergent à nouveau. Le RSA progressera seulement de 1,2 %, soit 454 euros pour une personne seule et 681 euros pour un couple. Ceux-là ne réveillonneront pas au Fouquet’s.
L’enquête soumise hier au tribunal confirme des éléments que les syndicats avaient soulevés et les enrichis de nouvelles pièces. Pourquoi depuis 2001, les autorités sont-elles restées aussi inactives ? Quel rôle ont précisément joué les banques et à quelles fins ? S’en sortiront-elles sans le moindre accroc alors qu’elles continuent à gérer de la sorte l’avenir de nombreuses entreprises ? Les établissements financiers ont entre les mains de nombreuses clés de la situation économique. Pour l’heure, c’est aux spéculations, aux opérations à risque et non à l’activité productive et de recherche qu’ils ouvrent les portes. Ils ferment en revanche le robinet du crédit aux particuliers et aux PME. Le contrôle public qui passe par la constitution d’un pôle financier nationalisé susceptible de jouer le rôle majeur du nerf du développement économique est devenu un impératif social. Les aides publiques elles-mêmes, pilotées par l’État ou les régions, doivent faire l’objet de contreparties précises et exigeantes. Soixante-dix milliards d’euros sont offerts aux entreprises notamment à celles du CAC 40 qui se débrouillent au contraire des PME pour alléger leur imposition sans contrôle précis de leur usage.
Moulinex doit servir d’exemple pour réclamer des droits d’intervention élargis pour les salariés et un autre regard des autorités sur la politique industrielle.

samedi 19 décembre 2009

L'office Public de l'Habitat de Romainville et la loi Boutin

Nous publions ce texte que nous a fait parvenir monsieur F.G, locataire à la Cité Gagarine.
"Comme l’ensemble des locataires, j’ai reçu un questionnaire à remplir et à renvoyer à l’O.P.H. Il concerne l’enquête annuelle sur les revenus en vue d’appliquer le surloyer. A sa lecture on peut se demander si l’office public de l’habitat de Romainville demeure un organisme à dimension sociale ou un simple relais des politiques gouvernementales. Je passe sur les fautes d’orthographe, que l’on retrouvait l’an dernier dans un formulaire identique. Mais tout de même, en une année, madame la directrice, signataire du courrier, aurait pu trouver le temps de les corriger. Il est vrai qu’on ne peut pas s’échiner à rendre de plus en plus difficiles les conditions de travail des agents de l’office et travailler son Français. Je reviens à l’essentiel de mon propos. Monsieur le Président de l’O.P.H et sa directrice n’ont que faire des locataires et de la situation souvent difficile qu’ils connaissent. Ils ne sont obsédés que par une seule chose : les rappels à la loi. (Loi 96-162 du 4 mars 1996, loi 2007-872 du 13 juillet 2007, loi du 25 mars 2009, article 65, etc…etc…)
Mais nous atteignons les sommets, lorsque je lis dans un encadré : ATTENTION : Le décret n° 2008-825 du 21/08/2008 a apporté cette année quelques modifications au périmètre et aux modalités de calcul du supplément de loyer de solidarité.
Vous devrez donc nous retourner le questionnaire qui vous est adressé sous peine d’être sanctionné financièrement et vous voir appliquer le supplément de loyer de solidarité maximum, lequel dépasse LES 1000€.
Alors que monsieur le Président de l’office nous parle, à tous bouts de champ de mixité sociale, à aucun moment il n’est fait allusion à cette loi profondément injuste, qui ne peut conduire à terme, qu’à créer de nouveaux ghettos. On ne fait référence qu’aux textes de loi du gouvernement de monsieur Sarkozy. Par ailleurs, si j’estime nécessaire que chaque famille réponde à ce questionnaire, je trouve inacceptable que l’on utilise une intolérable menace financière. Est-elle digne d’un office public du logement ? Mais, au fond ne s’agit-il pas avant tout de faire payer ces braves locataires ? Il faut bien régler les additions de l’ANRU. "

Un locataire de la Cité Gagarine qui ne paie pas le surloyer

vendredi 18 décembre 2009

"La propagande officielle et celles et ceux dont on ne parle pas."

Peut-être avez-vous, comme nous, feuilleté ce qu’on appelle improprement « le journal de Romainville ». Il s’agit davantage du « bulletin de propagande à la gloire de l’équipe municipale. » Aujourd’hui, nous ne parlerons pas de ce qui y est écrit, mais plutôt de celles et ceux qu’on ne retrouve pas, qu’on ignore et qu’on méprise. Nous voulons parler des habitants de notre ville, dans leur diversité.

A Romainville, on fait beaucoup pour les façades, mais derrière il y a des femmes, hommes, des jeunes avec leurs questions, leurs interrogations, leurs difficultés et parfois leurs souffrances. Comment peuvent-ils se reconnaître dans ce « journal officiel », où leur parole est confisquée, au bénéfice d’articles, de déclarations ne laissant aucune place à la moindre critique ? Quelle est la ville de France, où la présence d’un simple courrier des lecteurs dans le journal « d’informations municipales » n’est même pas tolérée ? C’est Romainville.
Avec ce que nos édiles appellent maintenant « la révolution par pneumatique », nous atteignons la caricature. Voilà le sous-titre de l’article: « Explications et débats animés ont marqué l’atelier urbain du 1er décembre »…Le débat était animé, mais les questions des riverains sont résumées en 10 lignes, alors que l’article en compte 90. Pire, une seule interrogation se trouve formulée. Elle concernait le risque de voir les habitants ne pas effectuer le tri. Pour le reste, circulez, il n’y a rien à voir. Alors la messe est-elle dite ? Non. Nous avons appris qu’un collectif, demandant le gel du projet tant qu’une large consultation des habitants n’aurait pas eu lieu se mettait en place. Nous vous appelons à le rejoindre.

Revenons à notre propos initial, sur celles et ceux dont on ne parle pas ou qu’on ignore. A longueur de pages on évoque « la mémoire collective », le « devoir de mémoire », la nécessité « d’éclairer le passé de Romainville ».Et pourtant, pas un mot sur le décès de Léon MERINO, conseiller général de Romainville de 1967 à 1985, premier adjoint au maire, président de L’OPHLM de 1975 à 1983. C’est un homme qui a marqué l’histoire de notre ville et du département. Les plus anciens d’entre nous (il y en a encore) se souviennent de la place qu’il a prise dans l’action pour le droit au logement et la défense de l’emploi. Léon MERINO, n’aura donc pas eu droit à la simple annonce de sa disparition dans le « bulletin officiel. » Quelle petitesse ! Quelle étroitesse d’esprit ! Pardon, nous avions oublié que " l’histoire de Romainville avait commencé un certain mois de mai 1998"

Le conseil général adopte un voeu exigeant la libération de Salah...avec les seules voix des élus communistes et d'une élue du groupe socialiste.

Le Conseil général adopte un voeu exigeant la libération de Salah... avec les seules voix des élus communistes et d'une élue du groupe socialiste
C’est donc grâce aux élus communistes, rejoints par une élue du groupe socialiste (refus de vote du groupe PS et abstention de la droite), que le Conseil général a officiellement adopté un voeu demandant au Président Sarkozy d’intervenir auprès de Shimon Peres, Président Israélien, afin que ce dernier, au nom du respect des règles les plus élémentaires du droit international, crée les conditions à la libération de Salah Hamouri, et de tous les prisonniers politiques de la Cisjordanie occupée, victimes de la politique de l’Etat d’Israël."
On ne fera pas la "fine bouche" sur les conditions d’adoption de ce voeu : la liberté de Salah est bien plus importante que toutes les considérations qui conduisent à étouffer ou à nier l’injustice dont il est victime.
C’est au final ce que retiennent les conseillers généraux communistes dans leur communiqué.
17 décembre 2009

Communiqué de presse du "groupe communiste et citoyen pour un alternative à gauche"

Le vote unanime du groupe communiste et citoyen pour une alternative à gauche et celui d'une élue du groupe socialiste a permis de faire adopter, au sein du Conseil général de la Seine Saint Denis, un voeu pour la libération de Salah Hamouri, pour le soutien de notre compatriote ainsi que sa famille. Le groupe socialiste n'a pas pris part au vote et celui de l'opposition s'est abstenu.
Pourtant d'autres Conseils généraux comme ceux de la Gironde, du Cher et de l'Essonne, les villes d'Aubervilliers, de Bagneux, de Stains et d'autres encore, se sont prononcés en faveur du voeu présenté par les élus communistes et citoyens, un voeu soutenu, au sein de ces collectivités, par l'ensemble de la gauche.
S'appuyant sur l'adoption de ce voeu par notre assemblée, notre groupe continue de demander officiellement au Président Sarkozy d'intervenir auprès de Shimon Peres, Président Israëlien, afin que ce dernier, au nom du respect des règles les plus élémentaires du droit international, crée les conditions à la libération de Salah Hamouri, et de tous les prisonniers politiques de la Cisjordanie occupée, victimes de la politique de l'Etat d'Israël.

Les élu-e-s du groupe communiste et citoyen pour une
alternative à gauche du conseil général de la Seine Saint Denis.

jeudi 17 décembre 2009

"Romainville : le Maire affaiblit l'intercommunalité" ; Une déclaration des élus communistes et citoyens

Lors du conseil municipal du 16 décembre 2009, a été remise à l’ordre du jour la création de la communauté d’agglomération « Est Ensemble » et de ses statuts, ainsi que la désignation de sa représentation Romainvilloise. Ce dossier avait été retiré de l’ordre du jour du précédent conseil municipal par le Maire aux prétextes de désaccords de fond sur le projet. Nous avions alors dénoncé cette décision qui affaiblissait Romainville dans la future intercommunalité, d’autant qu’elle constituait également une marque de défiance envers les huit autres villes.Un document émanant de Bertrand Kern, président de l’APIEP, cadrant la nouvelle philosophie de la future intercommunalité, aurait permis que le Maire s’engage à le faire valider par le conseil municipal, ainsi que des « garanties non négligeables » qui ne nous ont pas été communiquées. Ce document général n’est porteur d’aucune proposition concrète et, plus grave, fait disparaître l’idée de démocratie participative. La mise en pratique a été immédiate :Il a été déclaré que seuls les élus de la majorité municipale étaient les meilleurs défenseurs des Romainvillois et qu’à ce titre ils s’arrogeaient le droit d’être les seuls représentants à pouvoir siéger dans l’intercommunalité. Nous ne pouvons que dénoncer cette grave dérive politicienne où il est clair maintenant que la majorité municipale (MGC - PS – Verts – PRG - Forum) ne garantit pas l’intérêt général des Romainvillois mais uniquement celui de ses électeurs. Au final, Romainville entre affaiblie dans l’intercommunalité : la population n’est pas au courant, la représentation démocratique issue des dernières élections municipales est bafouée et le Maire s’abstient, en plus, sur les statuts…Nous ne cachons pas notre inquiétude sur l’avenir de cette construction commune. Les élus communistes et citoyens de Romainville continueront à travailler pour mettre en place un projet ambitieux avec les habitants, les agents communaux, les acteurs économiques… Un projet qui apporte des réponses concrètes face à la régression sociale et économique programmée par la droite et le patronat et mise en œuvre par le gouvernement.Il y a urgence à changer les choses et les pratiques politiques. Nous y sommes prêts.

Sofia Dauvergne, Laurent Pagnier, Chantal Guyard, Stéphane Weisselberg

Romainville, le 16 décembre 2009

Plus que jamais, porter des objectifs progressistes pour la culture !

Combattons la politique de Sarkozy.
Défendons les budgets de la culture partout en Seine Saint-Denis !
La réforme des collectivités territoriales imposée par Nicolas Sarkozy accompagne le dogme libéral en vogue depuis près de trente ans de la nécessaire réduction des dépenses publiques. Ici en Seine Saint-Denis, cette obsession mortifère fait de lourds dégâts, mais elle se heurte de longue date à de vives résistances notamment sur le plan culturel. Sans le volontarisme, qui a été celui d’élus de gauche, principalement communistes, notre département ne disposerait pas du riche réseau d’équipements et de professionnels de la culture qui le distingue tant : des conservatoires, plusieurs CDN, un tissu de cinémas actifs, des équipes inventives et résolues, des festivals de renom et un sens aigu de l’action culturelle…Cependant les désengagements successifs de l’Etat ont entamé la possibilité des communes d’intervenir dans des domaines autres que ceux strictement bornés par la loi, notamment la culture, le sport ou la vie associative. Tout cela est aujourd’hui en danger d’aggravation.
16 décembre 2009

La conception de la vie culturelle que tente d’imposer la droite tourne le dos à cet héritage et aux besoins de notre temps. Rivée sur les marges financières des industries culturelles et sur la marchandisation de la culture, elle paupérise la création, nivelle les imaginaires et galvaude les esthétique. Les recommandations du Haut conseil à la création artistique dirigé par Marin Karmitz sont à cet égard pathétiques, quoique lourdes de menaces. Oui, les professionnels du spectacle vivant ont raison : il faut le dissoudre.
La culture en Seine Saint-Denis, un héritage à porter plus haut !
La suppression de la taxe professionnelle va priver les collectivités de ressources et amplifier les dégâts des désengagements de l’Etat. S’y ajoute la volonté de la droite de supprimer la compétence générale qui fonde la liberté des collectivités et par conséquence des citoyens. Il s’agit pour la droite et le Medef qui l’inspire, d’interdire aux collectivités de sortir du cadre des compétences obligatoires fixé par la loi - s’occuper de culture par exemple - et de faire place nette au marché et à la concurrence. Ces dispositions nous arrivent en droite ligne de Bruxelles et des logiques libérales qui fondent l’Union européenne depuis toujours. Aujourd’hui, l’UMP et ses alliés, ont décidé de faire fi des nombreuses résistances manifestées dans le pays jusqu’à présent.
Ainsi de très lourdes menaces planent sur la vie culturelle. En Seine Saint-Denis, les conséquences en seraient catastrophiques. Car nous avons la conviction que l’effort culturel public est d’autant plus indispensable qu’il doit viser toute la population et pas seulement le cercle des catégories déjà rompues à la fréquentation des œuvres et des lieux. C’est un enjeu de développement humain : le partage des connaissances et des émotions, la possibilité pour chacun de s’en nourrir sont des éléments décisifs pour le développement d’une société débarrassée du capitalisme totalement dépassé aujourd’hui. Ces enjeux sont une des clefs d’un nouveau modèle de développement, juste et durable. Dans un département rongé par les inégalités sociales et les injustices économiques, l’intervention publique est essentielle.
Non à la réduction des dépenses publiques !
Dans ces conditions, la défense des budgets de la culture est un combat à mener sans tarder, car tout n’est pas joué. Les communistes refusent de céder au catastrophisme et à toute forme de renoncement. Une forte mobilisation des acteurs et publics de la vie culturelle, celle des élus et des forces de progrès peuvent changer la donne. Les moyens et les finalités de l’action culturelle, les politiques d’investissement, la garantie du fonctionnement des équipements en stimulant l’emploi culturel sont les éléments d’un débat qu’il faut mettre sur la place publique. De même le populisme d’où qu’il vienne comme la mainmise des industries du divertissement sur les esprits doivent être combattus sans relâche. Les élections régionales en fourniront bientôt l’occasion.
Les communistes vont s’y employer au sein du Front de Gauche, en proposant notamment que les progrès de la politique culturelle régionale soient amplifiés, pourquoi pas dans le domaine de la médiation culturelle. En Seine Saint-Denis, nous souhaitons par exemple que soit remise à l’ordre du jour par le Conseil général la création de postes de médiateurs culturels dans les cinémas et lieux culturels du département et que le budget de la culture soit préservé en 2010. Il faut en avoir le courage, il faut en mener le combat.
Une grande concertation et des objectifs progressistes !
A cet effet, la fédération du Parti communiste et les Elus communistes de Seine Saint-Denis invitent leurs adhérents et militants à se mobiliser dès maintenant avec les professionnels de la culture dont un grand nombre sont déjà engagés dans des luttes courageuses.
Elles proposent par ailleurs la tenue fin 2010 d’une grande conférence culturelle départementale permettant aux acteurs de la culture, aux élus, aux syndicats et au mouvement associatif de définir les éléments d’une plate-forme de développement culturel porteuse d’une visée démocratique qui sera une des contributions de la Seine Saint-Denis à la nouvelle organisation territoriale à venir. Les 8 & 9 janvier, les Rencontres nationales "Art, culture, émancipation" organisées à Paris par le collectif culture du PCF seront une étape importante des débats et initiatives contribuant à ce que la vie culturelle ne soit pas le supplément d’âme ou le prétexte de communication de politiques publiques rabougries, mais qu’elle soit bien placée au centre d’un projet politique de transformation sociale.

Une contribution d'Anicet Le Pors : "La banalisation" de la France par le Sarkozysme

Nous publions une contribution d'Anicet Le Pors, ancien ministre, présentée dans le cadre d'un débat sur l'avenir de l'Ile de France.

« Le philosophe Michel Gauchet a écrit : « Le programme initial de Sarkozy c’est la banalisation de la France ». Je partage ce point de vue. Pour Sarkozy, la France est une somme d’anomalies.
Anomalie, le modèle français d’intégration fondé sur le droit du sol et le principe d’égalité des citoyens ; Anomalie, une laïcité qui se définit par la raison et non par la religion ; Anomalie, un service public qui réunit un quart de la population active du pays dans une situation statutaire et non contractuelle ; Anomalie un pays qui n’en finit pas de réfléchir à son modèle politique : quinze constitutions en deux siècles ; Anomalie, l’existence de 500 000 élus territoriaux et de 36 000 communes.
C’est pourquoi il a entrepris de mettre ce pays aux normes du libéralisme et de l’assujettir aux règles du marché. Les moyens utilisés ne correspondent à aucun dessein national, au sens où l’on a pu parler autrefois d’ « ardente obligation » de la planification « à la française », mais par le mayen d’un « pragmatisme destructeur » de tout ce qui confère à la France une « identité nationale » démocratique et progressiste.
La réforme des collectivités territoriales en est un exemple frappant. Il invoque le « mille feuilles » administratif. Mais cette présentation est inexacte et trompeuse. Il existe en réalité six niveaux déterminants : les communes, les regroupements de communes, les départements, les régions, la nation et l’Europe.
Le triptyque : communes-départements-nation est historique, il structure politiquement le pays. Le triptyque : regroupement de communes-régions-Europe est à dominante économique.
Le choix est clair : le politique doit prévaloir sur l’économique, qui, aussi utile qu’il soit, ne doit être que supplétif du politique.
C’est le choix inverse qu’a fait Nicolas Sarkozy : avec la création des conseillers territoriaux réduisant de moitié les effectifs actuels de conseillers généraux et régionaux, élus sur la base d’un mode de scrutin inique à la constitutionnalité plus que douteuse, réduction qui affaiblira le lien avec les citoyens et privilégiera le niveau le plus globalisant : la région – malgré des compétences également réduites – au détriment du département. choix négatif encore avec, la création des métropoles, justifiées par des raisons extraterritoriales : la compétition capitaliste européenne et mondiale ; création entraînant une profonde déstabilisation des communes, des départements et des régions. choix préjudiciable enfin avec, la suppression de la taxe professionnelle qui conduira à l’asphyxie des collectivités territoriales et qui met en cause gravement le principe constitutionnel de libre administration des collectivités territoriales.
Cet affaiblissement des compétences et de la démocratie locales ne profite pas pour autant aux administrations déconcentrées, affaiblies elles aussi par l’effet combiné d’une part de la LOLF et sa « fongibilité asymétrique », d’autre par de la RGPP entraînant une réduction des effectifs et des moyens de fonctionnement et d’investissement. On peut identifier trois conséquences de la combinaison de ce double affaiblissement :
Premièrement, une dégradation des conditions matérielles et morales des fonctionnaires des trois fonctions publiques, de l’État, territoriale et hospitalière, avec : des réductions d’emplois, conséquences des contractions administratives ; le recours accru à la contractualisation, justifié par la mise en place des nouvelles structures, notamment des métropoles ; le développement du clientélisme, par le moyen de rémunérations et d’indemnités destinées à s’attacher les services d’exécutants serviles.
Deuxièmement, la réduction des services publics, relevant aussi bien des collectivités territoriales que de l’État, dont les directions seront réduites à huit au niveau régional et à trois au niveau départemental (voire deux pour les départements les moins peuplés). C’est, en même temps, le champ largement ouvert au secteur privé pour occuper les espaces abandonnés par la responsabilité publique.
Troisièmement, la mainmise renforcée du pouvoir présidentiel par le moyen des nouvelles compétences conférées au préfet de région, relais majeur du pouvoir central, écran imposé entre les services publics territoriaux et les ministères de tutelle, dénaturant le statut actuel des régions dans le but et l’espoir de les soustraire à l’opposition. Ces préfets de région, véritables proconsuls, maîtres d’œuvre de la réforme des collectivités territoriales puisque chargés de mener à son terme le schéma national de l’intercommunalité en 2014, de définir le périmètre des métropoles, de présider aux regroupements concernant les départements et les régions, de la réalisation du Grand Paris, accentueront, au niveau des collectivités territoriales, la présidentialisation du régime, sa « dérive bonapartiste ».
Ce qui me conduit à la conclusion, que l’on ne peut lutter pour des services publics démocratiques et efficaces, pour des collectivités territoriales disposant d’une compétence générale effective ordonnée par une subsidiarité qui faisait dire à Jean-Jacques Rousseau « Là où est le représenté, il n’y a pas de représentant », qu’en luttant simultanément contre ce cancer qui ronge les services publics, les collectivités territoriales et qui détruit la République française elle-même : l’élection du président de la République au suffrage universel. »

mercredi 16 décembre 2009

Déclaration de Gilles Garnier, Président du "Groupe communiste et citoyen pour une alternative à Gauche" au Conseil général

"QUE DIRA LE CONSEIL GENERAL QUAND LA FONDATION MAC DONALD PROPOSERA DE PAYER LES LIVRES DES COLLEGIENS OU LA FONDATION ELF, DES CARTABLES ELECTRONIQUES ?"

Après l’accord signé lundi 14 décembre par C. Bartolone et le Président de BNP Paribas, prétendûment destiné à "lutter contre les inégalités", Gilles Garnier offre un tout autre regard sur cet acte politique.
La boîte de Pandore
L’accord signé ce jour entre le Conseil général de la Seine Saint Denis et le groupe BNP PARIBAS est une fausse bonne nouvelle.
Devant l’indigence des crédits de l’Education Nationale et l’asphyxie financière du département, qui a en charge les collèges, on pourrait se dire que tout aide est bonne à prendre. Mais cet accord pourrait être lourd de conséquences. Que dira le Conseil général quand la fondation Mac Donald proposera de payer les livres des collégiens ou la Fondation ELF, des cartables électroniques ? La marchandisation d’une part de l’Education est en marche même si nous espérons que l’Exécutif départemental le fait à contre cœur.

Ah, qu’il est loin le temps où nous demandions des crédits pour l’école, « des crédits pour l’école, pas pour les monopoles ». Si les banques, qui ont retrouvé le chemin du profit, étaient correctement taxées, on n’aurait pas besoin de ces artifices financiers pour envoyer les collégiens en séjour à l’étranger. De plus, ces 3 millions € peuvent être en partie défalqués de l’impôt sur les sociétés. Nous aurions préférer le maintien de la taxe professionnelle, BNP PARIBAS aurait certainement payé une somme aussi importante, qui aurait abondé le budget du Conseil général.
L’impôt ou le mécénat, deux choix politiques en débat.
Bobigny le 14 décembre 2009

Tunisie : un pays où procès et élections sont fabriqués de toute pièce



La condamnation de Taoufik Ben Brik à 6 mois de prison ferme au cours d’un procès fabriqué de toute pièce, par une justice aux ordres, suscite indignation et colère.
Le régime de M. Ben Ali ne cesse de montrer son mépris pour les libertés et la démocratie et sa volonté de faire taire toute opposition et toute critique.
La modération scandaleuse des autorités françaises et européennes devant un tel déni des droits de la personne et de la justice ne fait qu’ajouter à cette indignation.
Le Parti communiste français réaffirme sa solidarité avec Taoufik Ben Brik, avec tous les journalistes tunisiens, toutes les victimes de la répression en Tunisie.
Parti communiste français.

Le gouvernement surfe sur les vagues du mépris et de l'outrage aux valeurs républicaines

A qui la palme de l’indignité, de la honte, du mépris des valeurs républicaines ? Le gouvernement, les ministres, semblent lancés dans une bien triste et dangereuse compétition de pétainisme.
Ainsi Nadine Morano secrétaire d’État chargée de la Famille et de la Solidarité a osé déclarer ..."Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est Français, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers". Propos tenus dans une réunion où un représentant de l’association des amis de Barrès a ouvertement repris des thèses xénophobes.
Preuve est faite, le pseudo débat sur l’identité nationale mène là ou Nicolas Sarkzy aime surfer : sur les vagues de la division, du mépris, de l’outrage aux valeurs fondamentales de la République.
Nous demandons des excuses publiques du gouvernement sur ces propos inadmissibles.
Le PCF exige l’arrêt immédiat du pseudo débat sur l’identité nationale et la dissolution du ministère d’Éric Besson. Il est déterminé à tout faire pour rassembler les forces démocratiques décidées à s’opposer à ces dérives inquiétantes.
Parti communiste français
Paris, le 15 décembre 2009.

mardi 15 décembre 2009

"Grand emprunt : les investisseurs vont gagner quand les Français vont payer

22 milliards d’euros seront levés sur les marchés, pour remettre "du carburant dans l’économie" dixit Sarkozy. Ce sont les Français qui le paieront in fine, puisque les services publics devront financer les intérêts de l’emprunt par des suppressions de postes. Les réactions à gauche.
Cet emprunt sera financé à hauteur de 13 milliards par les remboursements des banques aidées par l’Etat pour faire face à la crise, le reste (22 milliards) étant levé sur les marchés, "avec les meilleurs financements".
Les universités bénéficieront le plus de la manne du grand emprunt (11 des 35 milliards), afin de "faire émerger une dizaine de campus d’excellence (8 milliards). Un "gigantesque campus" sera notamment créé à Saclay (Essonne).
Une enveloppe de 500 millions d’euros sera également réservée à l’apprentissage, avec notamment 20.000 places en internat d’excellence.
Huit millions d’euros seront par ailleurs dédiés à la recherche (biotechnologies, nanotechnologies), dont 3,5 pour la "valorisation" des brevets et 2,5 pour la santé.
Troisième priorité : le soutien à l’industrie et aux PME (6,5 milliards) : aéronautique, spatial, automobile, ferroviaire, construction navale…
Autre priorité : le développement durable (5 milliards), avec un effort particulier sur les énergies renouvelables. Il a ainsi annoncé que l’actuel CEA allait devenir le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives.
Enfin, 4,5 milliards seront consacrés à l’économie numérique.
L’Etat va dons s’endetter de plus de 20 milliards d’euros alors que les cadeaux fiscaux aux contribuables les plus riches, n’ont cessé de s’accumuler depuis deux ans, sans qu’ils soient remis en cause.
"L’absence de tout volet social dans cet emprunt est préoccupante. Comme si l’on pouvait préparer l’avenir en ignorant les besoins sociaux, les exigences de qualification, l’amélioration des conditions de travail, la satisfaction des besoins de santé publique.", a ainsi réagi la CGT.

Où va s'arrêter le président socialiste de la région Languedoc Roussillon ?

Nous publions aujourd'hui ce texte qui nous a été adressé par un salarié de Saint Denis, habitant Pantin et originaire de l'Hérault.


"Je suis originaire du département de l’Hérault que j’ai quitté il y a maintenant quatre ans pour venir travailler dans une grande entreprise à Saint Denis et j’habite à Pantin. Comme je l’ai fait pour d’autres sites, je vous adresse ce texte, que j’espère voir publié. Pour des raisons professionnelles, je me suis vu contraint d’utiliser un pseudonyme. J’ai toujours été proche du PCF, je lis régulièrement « l’Humanité » et j’ai été scandalisé à la lecture d’un article consacré au nouveau dérapage auquel s’est livré le sulfureux président socialiste du conseil Languedoc Roussillon. Il vient, en effet de faire l’objet d’une plainte pour « apologie de crimes de guerre », pour avoir déclaré : « Les Allemands ont fait deux millions de prisonniers partis en villégiature s’occuper des gretchens, pendant que leurs maris étaient en peine sur le front Russe ».
Cette plainte a été jugée recevable par le procureur de la République et va donc être examinée.
Ce n’est malheureusement pas la première fois que Georges FRÊCHE est poursuivi en justice pour des déclarations indignes. J’ai en mémoire ses propos sur l’équipe de France de football où il s’étonnait de la trop grande proportion de noirs, mais aussi sur les harkis qualifiés de « sous-hommes ». Même les électeurs de sa région ne sont pas épargnés, lorsqu’il déclare à leur propos : « Moi, j’ai toujours été élu par une majorité de cons ».Je suis d’autant plus bouleversé par de telles déclarations que je fais partie des « cons » dont parle Georges FRÊCHE, puisque j’ai voté en 2004 pour la liste qu’il conduisait. Ce populisme de gauche est dangereux et doit être combattu. Comment les femmes et les hommes de gauche peuvent-ils se retrouver dans de tels propos ? Le moment est-il venu d’apporter de l’eau au moulin aux politiques gouvernementales et aux débats politiciens sur l’identité nationale ? Je le dis avec tristesse, j’aimerais savoir ce que pensent de tout cela les quatre élus « communistes » qui viennent de décider de faire alliance avec FRÊCHE, sans doute pour garder leurs places. Ici, je voterai pour le Front de Gauche, mais je l’aurais fait avec un plus grand plaisir encore dans ma région d’origine. Merci de me publier"

Aimé Lérot

dimanche 13 décembre 2009

Pour que se concrétise le prolongement de la ligne 11, il faut obtenir la participation financière de l'Etat !

Nous avons pris connaissance de l’approbation par le syndicat des transports d’Ile de France du dossier d’objectifs relatif à la prolongation de la ligne 11 entre la Mairie des Lilas et Rosny Bois Perrier. Avec les habitants de notre ville, les communistes se félicitent de cette avancée qui permet d’entretenir l’espoir. Mais faire vivre l’espérance, c’est surtout faire appel, sans démagogie, à la réflexion, à l’intervention de nos concitoyens. Expliquons-nous.

Qu’était-il écrit dans le journal de Romainville de mars 2007 ? , nous le citons : « Un premier pas d’importance vient aujourd’hui d’être franchi. Dans le nouveau contrat de projet, 10 millions d’euros ont été budgétés pour les études. Ces études devraient s’effectuer jusqu’en 2009…Le démarrage des travaux est prévu en 2010 ». On peut encore lire dans un document édité par la section du parti socialiste de Romainville, en février 2007 : « Le prolongement de la ligne 11 via la place Carnot est sur de bons rails ; La réalisation d’études pré- opérationnelles, inscrites au nouveau contrat de projet Etat Région, rend possible un démarrage des travaux en 2010 ». Le 2 mars 2009, « Le Parisien » y consacre un nouvel article dans lequel on indique : « Le prolongement de la ligne 11 du métro franchit une nouvelle étape. Le dossier d’objectifs et de caractéristiques vient en effet d’être déposé devant le conseil du Syndicat des transports d’Ile de France. Celui-ci doit maintenant se prononcer sur le contenu…Une commission de débat public va bientôt être lancée et courir jusqu'à mi-2010. Le coût des études inscrit au contrat de plan Etat Région a été fixé à 10 millions. Le chantier coûtera autour de 730 millions d’euros. Les travaux pourraient démarrer en 2010». Et voilà qu’aujourd’hui on parle d’un début des travaux en 2013. Annoncer, à la veille de chaque consultation électorale, le début des travaux en s’obstinant à masquer les difficultés n'entraînera, à terme, que résignation et découragement. Les seuls à ne pas y céder sont les promoteurs immobiliers qui en font leurs choux gras. Alors comment identifier ces obstacles ? Pour l’heure, aucun plan de financement n’est établi. Pour une raison extrêmement simple, la « pseudo décentralisation » de l’ère Raffarin est à l’œuvre. L’Etat a opéré un désengagement sans précédent de ses missions en matière de solidarité nationale, de cohésion spatiale et sociale, d’équipement du pays, d’aménagement du territoire et donc de transports. Ainsi, il y a quelques mois, le président du conseil régional a annoncé un plan de mobilisation de 18 milliards d’euros à l’horizon 2020. 12 milliards étant apportés par la Région et les départements et 6 par l’Etat. Non seulement aucune réponse positive n’a été apportée, mais dans le cadre de « leur Grand Paris » Nicolas Sarkozy et son gouvernement lancent une nouvelle ligne de métro automatique, reliant entre eux les seuls pôles d’affaires. Un tel projet ne ferait que renforcer davantage les inégalités sociales et territoriales. La priorité doit être donnée aux projets qui attendent leur réalisation depuis des décennies, au risque de ne pas répondre aux besoins des populations et de perpétuer des territoires de seconde zone. Dans les années 1990, on a parlé en vain du rééquilibrage entre l’Est et l’ouest, il faut aujourd’hui l’imposer. L’Ile de France, mégapole internationale, a besoin d’investissements massifs pour rattraper ses retards et préparer son avenir. Nous créerions de terribles illusions en donnant à penser qu’ils pourront se réaliser avec des financements de la Région et des départements et une participation marginale de l’Etat. Ces dernières années, un seul grand projet a vu le jour, le tramway T3 à Paris, tout simplement parce que c’est la ville de Paris qui en a été le premier financeur à hauteur de 641 millions d’euros, auxquels se sont ajoutés les 286 millions de la Région, les 85 de la RATP et les 50 de l’Etat. Franchement, mis à part les Hauts de Seine et les Yvelines, quel autre département pourrait participer à des financements se situant à un tel niveau ? L’heure n’est donc pas aux annonces intempestives et sans lendemain. Elle est à la mobilisation pour obtenir un réengagement de l'Etat afin que le plan annoncé pour 2020 devienne réalité. Les communistes sont disponibles pour y prendre leur part.

samedi 12 décembre 2009

La vidéosurveillance est-elle une dérive sécuritaire ?

Le gouvernement prévoit de tripler le nombre de caméras sur la voie publique en France d’ici à fin 2011… La question de l’efficacité de la vidéosurveillance en matière de lutte contre la délinquance et celle des libertés individuelles sont relancées.
Trois fois plus de caméras de vidéosurveillance (60 000) sur la voie publique en France d’ici à fin 2011, plus d’un millier ajoutées dans Paris, le tout cofinancé par l’État à hauteur d’au moins 21 millions d’euros, rien que pour l’année prochaine… La vidéosurveillance serait-elle la solution miracle contre la délinquance ? C’est en tout cas le « moyen fondamental de la politique de sécurité » désigné par le président de la République, et repris par le ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, qui annonçait en septembre dernier que « la vidéoprotection comme le gouvernement aime à la rebaptiser constitue […] un outil majeur de la lutte contre la délinquance ». Dans le même temps, un rapport commandé par le ministère appuyait justement l’efficacité du dispositif tandis qu’un autre réalisé par deux chercheurs français [1] concluait le contraire. De quoi s’interroger : la vidéosurveillance est-elle réellement efficace pour prévenir la délinquance ? Ce dispositif aide-t-il les enquêteurs ou n’est-il que poudre aux yeux pour masquer le manque d’effectifs policiers de proximité ? Et puis les données enregistrées ne risquent-elles pas de menacer les libertés publiques ? L’exemple de la Grande-Bretagne, pays le plus équipé au monde en vidéosurveillance, semble pourtant significatif : en 2008, Scotland Yard a reconnu qu’à Londres, le million de caméras n’a permis de résoudre que mille délits… alors qu’en moyenne, un Londonien est filmé trois cents fois par jour ! Alors prévention de la délinquance ou « société de surveillance » ?

vendredi 11 décembre 2009

Services publics et territoires : où va-t-on ?

Depuis bientôt un quart de siècle les services publics et plus particulièrement ceux qui répondent le plus directement aux missions d’intérêt général sont soumis aux attaques de la marchandisation.
Rappelons-le, la Fonction Publique est au cœur de la notion de service public, lui-même vecteur de l’intérêt général dont la prise en compte remonte loin dans notre histoire.

Les services publics dépecés.


Avec l’arrivée de la droite sarkozyste, répondant aux nouvelles exigences du capitalisme, les attaques se sont diversifiées et intensifiées.

Sous le nom de RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), le gouvernement a mis en route une véritable machine de guerre contre la fonction publique, supprimant quelque 100 000 emplois de fonctionnaires en trois ans, restructurant et fusionnant un nombre considérable de services et d’administrations : leurs missions sont alors vidées de tout sens et perdent toute efficacité.

Rien n’échappe à cette logique : Education Nationale, Hôpital, Administrations Financières, Justice, Police et Gendarmerie Nationale, Services déconcentrés de l’Etat (Préfectures et Grandes Directions)… Dans le même temps, la privatisation des services publics s’accélérait : ANPE, ASSEDIC, EDF, GDF, et maintenant la Poste.

Et comme on pouvait s’y attendre, à un tel déluge de restructurations de services et de missions publics devait un jour ou l’autre correspondre une mise en conformité de l’ensemble des institutions administratives et politiques de notre pays, à savoir : notamment celles qui constituent le corpus de l’organisation territoriale de l’Etat.

Les territoires saccagés : la RGPP appliquée aux collectivités territoriales

C’est ainsi qu’a vu le jour le projet de la commission Balladur de réorganisation territoriale de l’Etat qui propose ni plus ni moins qu’une profonde cure d’austérité. Finis les communes et les départements, finis les petits élus dont 100 000 disparaîtraient.

Haro sur les fonctionnaires territoriaux à qui est aussi promis un sort identique aux autres fonctionnaires, de 100 000 à 150 000 suppressions d’emplois d’agents publics territoriaux en perspective.

Pour le maintien d’un service public de qualité sur l’ensemble du territoire et contrer la logique concurrentielle, exigeons la mise à contribution du capital financier !La taxation des actifs financiers des entreprises, voilà qui donnerait des ressources nouvelles à l'Etat pour financer les services publics. Par ailleurs, l'Europe et la BCE doivent permettre aux Etats de financer leur déficit lorsqu'il s'agit d'investissements utiles, comme le développement des services publics.

mercredi 9 décembre 2009

CARNET

NOUS VENONS D'APPRENDRE LE DECES D'ANDRE HELLO ET DE GILLES LAVIGNE. PENDANT DE LONGUES ANNEES ANDRE A EXERCE SON ACTIVITE, AU SERVICE DES SPORTS DE LA VILLE, PARTICULIEREMENT AU GYMNASE GUIMIER. QUANT A GILLES, IL A ETE L'UN DES PILIERS DE L'IMPRIMERIE MUNICIPALE. ILS ETAIENT TOUS DEUX, SINCEREMENT ATTACHES AU SERVICE PUBLIC, ILS AVAIENT L'ESTIME DE LEURS COLLEGUES, DE TOUTES CELLES ET DE TOUS CEUX QUI LES CONNAISSAIENT. LEUR DEVOUEMENT ETAIT EXEMPLAIRE. LES COMMUNISTES PARTAGENT LA DOULEUR DE LEURS PROCHES ET LES ASSURENT DE LEUR PLUS PROFONDE AFFECTION.

lundi 7 décembre 2009

Ils ont osé le dire !

Christian Estrosi, ministre de l'industrie, maiire UMP de Nice :
"Il faut toujours essayer d'avoir une guerre d'avance dans la lutte contre la délinquance. Nice est un laboratoire national de la sécurité. (...)Je ne renonce pas à créer une unité spéciale de police consacrée aux établissements scolaires."
-----Après le couvre-feu des mineurs, bientôt des milices ? Rappelons qu'il avait, en 1991, déposé une proposition de loi visant à rétablir la peine de mort...

Jean-Paul Huchon, président PS de la région Ile de France :
"Je suis moi-même :Strauss-Kahnien, donc je le dis : Strauss-Kahn est dans une instance absolument vitale pour sortir de la crise. Il faut le laisser finir son travail et après on verra. (...) C'est possible pour un homme comme lui de revenir dans le jeu. Il est clair qu'aujourd'hui il peut battre Sarkozy."
-----Encore et toujours 2012. Est-il nécessaire de rappeler à chacun qu'il y a déjà des élections...en mars prochain ?

Congrès de la CGT : l'éditorial de l'Humanité

Tout devrait concourir à ce que les feux de l’information soient braqués cette semaine sur Nantes et le congrès de la CGT. L’opinion de la plus grande centrale syndicale française est précieuse quand le pays souffre durement d’une crise suscitée par les pouvoirs que se sont octroyés les financiers avec la complaisance des pouvoirs qui se sont succédé. Les forces qui peuvent faire contrepoids à un patronat obnubilé par la course au profit doivent évidemment être encouragées, c’est vrai des partis politiques et bien entendu des syndicats. D’autant qu’ils ont été porteurs de façon massive au printemps du mécontentement des salariés et, par procuration, de celui d’une large majorité de la population. Ce n’est parce que le gouvernement s’est buté en refusant de satisfaire des revendications et qu’il prépare un plan d’austérité qu’il faut croire l’opinion publique hors jeu. Avec le sommet de Copenhague, l’assemblée cégétiste devait en toute logique dominer le paysage médiatique…
Avec une harmonie qu’on pourrait croire inspirée par un chef d’orchestre, la plupart des grands médias ont distillé une même musique selon laquelle Nicolas Sarkozy ne jurerait que par la CGT. Il ne faut pas avoir peur de jouer faux ! Les cas de répression syndicale se sont multipliés, des plus grossiers aux plus sournois ; l’Élysée a mis les finances publiques à la disposition des banques sans contreparties ; le pouvoir prépare la mise en cause des retraites, la casse des services publics, l’extension de la précarité… Et tout cela serait le signe d’une sympathie irrépressible à l’égard du syndicalisme ! Ce qui est certain en revanche, c’est que la droite a dû se plier au principe de réalité et constater que tous les espoirs qu’elle avait caressés d’un effondrement de la CGT aux profits d’un syndicalisme plus accommodant avec le libéralisme ont été brutalement déçus.
Cependant, si la CGT voit son image s’améliorer et la confiance en elle grandir, elle souffre de la désyndicalisation qui affaiblit son influence et la met en posture de défendre des acquis sociaux menacés sans parvenir à en arracher de nouveaux. Ce problème est au cœur de son congrès. Il devrait aussi tenir une large place dans toute la société. L’existence d’un syndicalisme fort est un pilier de la démocratie, une garantie que les multinationales n’exercent pas un pouvoir absolu, une chance pour que les intérêts des salariés plus de quatre Français sur cinq soient respectés. L’unité syndicale a permis de forts rassemblements mais, pour qu’ils soient durables et vainqueurs, il faut des confédérations qui rayonnent dans la plupart des lieux de travail avec des militants plus nombreux.
L’Humanité a décidé de devenir un journal de référence sur la question sociale, utile à ceux qui réfléchissent aux nouvelles figures du travail, précieux pour les syndicalistes et au-delà pour tous les salariés. Pages « travail » le lundi, page « économie » le mardi, enquêtes qui plongent dans les nouvelles réalités du salariat, informations complètes sur les luttes sociales, lieu d’échanges et de confrontations pour les différents acteurs… Notre quotidien ambitionne d’être tout cela et de l’être mieux encore. Voilà pourquoi, durant toute cette semaine, il rendra compte des échanges du congrès de la CGT. En direct de Nantes. L’existence d’un syndicalisme fort est un pilier de la démocratie, une garantie que les multinationales n’exercent pas un pouvoir absolu, une chance pour que les intérêts des salariés soient respectés.

Patrick Apel-Muller

dimanche 6 décembre 2009

Collecte des déchets par aspiration : Faire valoir l'intérêt général

La plupart des participants en conviennent : ils ont vécu avec l’atelier urbain sur la collecte des déchets ménagers par aspiration « une caricature de démocratie participative » Cette qualification est d’ailleurs impropre. Il convient davantage de parler d’une démocratie « alibi » où l’on vient avec le seul souci de faire valider une décision déjà prise. C’est même pire que cela. C’est, « je vous écoute, je note éventuellement, mais quelque soit votre opinion, je ne changerai pas d’avis. Je veux que Romainville fasse partie, après Barcelone, du petit club de pionniers ». Et gare à celui qui ose me contredire et s’opposer à mon point de vue. J’ai décidé, donc j’ai raison. En une seule soirée, nous n’avions jamais rencontré de propos porteurs d’autant, d’imprécisions, d’approximations, de contre vérités et d’agressivité à l’égard de celles et de ceux qui ont osé contesté la version officielle. Lorsqu’un futur habitant du « site Nokia » dit son étonnement de ne pas avoir été informé de l’installation de la centrale qui va se trouver à 5m de son logement, on lui répond, avec mépris « que les règles de l’urbanisme ont été respectées, que c’est évidemment regrettable, mais c’est comme ça ». Alors que l’une des principales raisons invoquées « pour vendre le produit », ce sont les nuisances que créent les camions bennes, comme par miracle, les camions qui transporteront les déchets de la centrale jusqu’à la déchetterie (peut-être celle de Romainville) n’en créeront aucune. Pas de bruit et aucune odeur. Lorsqu’un autre participant a l’audace d’indiquer que la ville de Narbonne a abandonné ce système, on lui demande comment il peut proférer un tel mensonge. Et pourtant, c’est exact. Plusieurs articles de presse en ont fait état. On écrit dans Le Monde du 13 février : « Ce coût démesuré a conduit la ville de Narbonne à stopper le chantier de son système de collecte pneumatique après un changement de majorité aux élections municipales de mars 2008. La ville, qui avait été la première en France à signer un contrat avec Envac en 2006, se retrouve aujourd’hui avec une centrale de collecte, mais sans bornes ni tuyaux ». Que l’entreprise tente de placer à nouveau sa marchandise, c’est possible, mais il n'empêche. Le fait le plus grave, celui qui nous conduit à alerter la population sur les risques que comporte un tel choix : c’est l’incapacité des élus présents à donner avec précision les coûts réels d’une telle opération. Le chiffre de 9 millions d’euros d’investissements a été avancé « pour 2602 logements », accompagné du souhait de voir la ville, à long terme, bénéficier de ce système. Lorsque l’on sait qu’il s’agit de l’hypothèse la plus basse, il est impensable que notre ville s’engage dans une telle aventure, les yeux fermés. Nous souhaitons qu’un grand nombre de voix s’élèvent pour demander que ce projet soit gelé. Gérer une ville, ce n’est pas céder à un effet de mode ou se faire « plaisir » c’est faire des choix partagés avec les habitants. Il a été dit, un certain 24 mars 2001: « La même démarche de transparence animera la majorité municipale qui s’engage à rendre périodiquement compte de ses actions, réflexions et décisions, afin de donner à l’ensemble de la population les éléments de connaissance pour une plus grande participation ». Poursuivant sur le chapitre de la démocratie, était évoquée « la possibilité d’organiser des référendums d’initiative locale pour consulter sur des sujets particuliers l’ensemble de la population y compris les adolescents et les personnes de nationalité étrangère ». Il est vrai que depuis quelques années la « démocratie participative » a subi quelques entorses. Mais le moment n’est-il pas venu, sur un sujet qui engage sacrément l’avenir, de faire vivre cette démarche avec nos concitoyens qui aspirent à être écoutés, mais surtout participer aux décisions et à leur mise en œuvre ?

samedi 5 décembre 2009

Copenhague : Les propositions du PCF pour affronter les défis de l'urgence climatique

La négociation engagée au sein de l’ONU s’achèvera en décembre à Copenhague (du 11 au 13 décembre) et doit déboucher sur des engagements contraignants pour une réduction des gaz à effets de serre.
Le texte adopté remplacera le protocole de Kyoto aux résultats décevants et non ratifié par les Etats-Unis.
Les résultats du Protocole de Kyoto ne sont pas bons pour une raison essentielle : le mécanisme adopté fait confiance au marché pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.
Ainsi s’est organisé un vaste marché (spéculatif d’ailleurs !) des droits à polluer.
Quelle illusion ! C’est demander à un aveugle de vous aider à traverser la rue.
De par ses mécanismes de régulation (la rentabilité maximum), le capitalisme ne peut pas relever les défis de la révolution écologique. Comment penser la vie des hommes et des femmes sur une planète dont les ressources naturelles sont si souvent confisquées par les grandes multinationales qu’il faut que les populations se battent pour y accéder ?

Pour le PCF, justice sociale et environnementale ont partie liée. Une délégation du PCF, conduite par P. Laurent et H. Bramy participera au rassemblement en marge de la conférence de Copenhague. Les effets dévastateurs du réchauffement Selon le Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le réchauffement pourrait atteindre jusqu’à 4° à la fin du siècle. Les principaux pays pollueurs doivent impérativement réduire leurs émissions de 25 à 40% d’ici 2020 pour contenir le réchauffement à moins de 2° en moyenne. Et, donc, ralentir ses effets négatifs : désertification, famine, épidémies, inondations, hausse du niveau des océans, migrations de populations.... Le Forum Humanitaire Mondial chiffre l’impact du réchauffement à 300 000 décès par an et selon l’Observatoire International pour les Migrations le nombre de « migrants environnementaux » atteindra 200 millions d’ici à 2050.
Les défis de copenhague
Pour 2050, il faut diviser par 4 les émissions des pays industrialisés et par 2 celles de l’ensemble du monde. Bien que désireux en parole de limiter le réchauffement climatique à 2°, Etats-Unis et Japon proposent des objectifs pour 2020 bien insuffisants. D’ici à 2020, les USA d’Obama prévoient de réduire leur émission d’à peine par rapport 7 % par rapport à 1990, date de référence retenue par l’ONU. L’Union européenne est un peu plus ambitieuse mais ne s’engagera pas sans l’appui des principaux pays pollueurs. Les pays en développement invitent les pays industrialisés à montrer l’exemple. Cette situation d’urgence amène les pays émergents et en développement à insister sur la responsabilité des pays industrialisés. L’opinion publique et le mouvement social doivent eux aussi prendre en compte ces enjeux environnementaux pour exiger de la part de chaque État des engagements précis et à la hauteur en matière de réduction des gaz à effets de serre. Le PCF exige de la France et de l’Union européenne des propositions précises et chiffrées.
Que proposent les communistes ?
Il faut remettre en cause le capitalisme qui impose des fonctionnements économiques néfastes pour l’environnement. Les communistes souhaitent que les ressources naturelles soient considérées comme biens communs de l’humanité et non comme marchandises et sources de profits.
La révolution énergétique, avec la fin prévisible du pétrole, doit être préparée dès maintenant.
Pour répondre aux besoins sociaux et environnementaux, (construction de logements sociaux, transports publics, développement du rail pour le fret, etc.) les besoins énergétiques vont aller croissant.
Chasser les gaspillages et accroître l’efficacité énergétique sont indispensables, mais insuffisant : il faudra produire davantage d’électricité, y compris d’ailleurs pour aller vers l’indépendance et la sécurité énergétique. L’urgence est au développement de toutes les énergies non productrices de gaz à effets de serre. Pour autant, le droit à l’énergie doit être garanti à tous. A court et moyen terme, le nucléaire est en France incontournable.
Le PCF se prononce pour un vaste plan de développement des énergies renouvelables. La recherche fondamentale et appliquée doit prendre prendre un nouvel essor car ces sources d’énergies sont complémentaires.
La production d’électricité doit être développée et organisée dans le secteur public qui assurera une véritable sureté et transparence avec de nouveaux droits de regards et d’intervention des salariés, des citoyens et des élus.
Cela s’accompagne de moyens pour l’émergence d’une 4ème génération de centrales nucléaires, plus sures, plus économes et moins productrices de déchets.
Il est impératif de stopper les directives européennes de libéralisation qui visent à soumettre l’énergie aux exigences des marchés financiers. Une mobilisation financière conséquente est indispensable pour développer les transports en commun de service public et les transports propres (rail, fluvial), l’isolation des bâtiments, la voiture de l’après pétrole…
Le PCF refuse tout nouvel impôt qui, telle la taxe carbone, viserait de façon injuste, inefficace et inégalitaire les ménages. Il suffirait d’imposer les super-profits des groupes pétroliers comme Total, la spéculation financière et de réduire les dépenses nucléaires militaires. A l’échelle du monde, un nouveau mode économique et financier est nécessaire pour accompagner les pays les plus pauvres dans une démarche de coopération et de développement et changer les gestions capitalistes dans les pays développés.
La conception des biens communs de l’humanité (eau, climat, énergie, santé, éducation, paix, crédit, etc.) implique un essor sans précédent des services publics ouverts aux coopérations au niveau européen et mondial pour en assurer l’accès à tous. Le contraire des pratiques actuelles des grandes multinationales de l’environnement comme Véolia ou Suez...
Le capitalisme n’est pas écolo compatible
Le capitalisme recherche le profit financier maximum dans un temps minimum. D’où une logique de prédation des ressources naturelles comme du travail des salariés, au coût le plus faible. Ainsi, inégalités sociales et environnementales vont de pair.
La mondialisation libérale, qui produit là où les salaires sont les plus bas est à ce titre exemplaire. Elle a fait exploser le trafic routier, maritime ou aérien, avec les impacts sur l’environnement que l’on sait. Repeindre en vert le capitalisme, comme le proposent Hulot ou Cohn-Bendit, n’est pas la solution.
Il faut mettre en place un mode de développement qui soit à la fois durable, soutenable et renouvelable sur le plan économique et écologique, générateur de progrès social et d’émancipation humaine, démocratique et citoyen. Il faut dépasser l’actuel système productiviste capitaliste qui est en crise profonde.
L’efficacité sociale doit se substituer à la rentabilité comme critère de gestion des entreprises afin d’aller vers une croissance nouvelle, riche en emplois, basée sur la production de biens et de services utiles au développement humain.
En France et en Europe, le crédit doit servir à la création d’emplois et à l’amélioration des performances environnementales des entreprises. Les communistes proposent la création d’une Agence Mondiale de l’Environnement qui rendrait cohérent le développement durable de la planète en matière sociale et environnementale.
Parallèlement, un contrôle des peuples sur les institutions financières et commerciales (BCE, FMI, Banque Mondiale, OMC...) est incontournable pour placer partout le crédit (l’argent des banques) au service non des marchés financiers, mais au service du développement des peuples. Le dollar qui assure aujourd’hui la domination des USA doit être remplacé par une monnaie commune au service des besoins de co-développement pour financer les besoins sociaux, les avancées environnementales.
Il y a urgence à ce que chacune et chacun s’empare de ces enjeux. Les communistes sont disponibles pour ouvrir le débat, la confrontation, afin d’aider au rassemblement et aux luttes indispensables.

vendredi 4 décembre 2009

"EST ENSEMBLE" : Mettre en place un projet de territoire ambitieux, avec et pour les habitants

Déclaration de l’ADECR 93
vendredi 4 décembre 2009
Alors même que nous sommes entrés dans la phase finale qui va donner naissance à la communauté d’agglomération baptisée « EST ENSEMBLE », l’Association Départementale des Élu(e)s Communistes Républicains et Citoyens a tenu un point de presse ce mercredi 2 décembre.
Ainsi, fin novembre, 8 des 9 villes (*) ont approuvé les statuts et 7 sur 9 ont désigné leurs représentants au Conseil communautaire.
Par la déclaration du 27 octobre 2009, les élus communistes, républicains, citoyens et partenaires de ces communes ont affirmé la pertinence du périmètre et leur volonté de voir naître une intercommunalité basée sur un projet solidaire de territoire. Ils envisagent ce regroupement comme un espace de résistances face aux conséquences de la création de la société du Grand Paris, à la réforme des collectivités territoriales et à la suppression de la taxe professionnelle. Ils ont par ailleurs regretté que la concertation n’ait pas été partout aussi forte et visible. Enfin, ils ont rappelé leur attachement à des principes inaliénables comme la parité dans la future institution et la présence de toutes les minorités en fonction de leurs résultats aux dernières élections municipales.
A ce jour, ils sont inquiets de la remise en cause du projet par le maire de Romainville dont la ville a été désignée comme le siège social de la future agglomération. Mais Ils restent mobilisés autour de la construction d’un projet ambitieux et innovant. Celui-ci doit être dessiné avec et au service des populations et permettre de combattre, donc de réduire les inégalités sociales, humaines et territoriales. Il doit endosser un impératif solidaire et encourager une action communautaire diversifiée, partagée et volontariste avec l’objectif essentiel de mieux vivre et particulièrement de mieux vivre ensemble.
Il faudra donc agir sur des leviers qui épargneront le porte-monnaie des ménages, ceux qui instaurent une solidarité, ceux qui équilibrent le territoire, ceux qui développent les services publics. En complément, les élus communautaires devront également se positionner fortement contre les choix gouvernementaux qui enferment nos concitoyens dans leurs difficultés. Par ailleurs, certaines questions vitales doivent continuer à être traitées de la manière la plus proche possible des citoyens ; il en est ainsi par exemple, de l’action sociale. Parmi nos propositions figurent :
agréger les délégations eau et assainissement et engager un débat sur la gestion de l’eau en envisageant une régie publique. agir pour un maillage des transports qui prennent en compte les besoins de déplacement des populations, notamment vers les grands bassins d’emploi, agir sur la tarification des transports jusqu’à la gratuité à l’exemple de Châteauroux ou d’Aubagne, et ainsi réduire l’utilisation de la voiture, privilégier des transports en commun non polluants. décréter le territoire de l’agglomération « anti-expulsion », élaborer un PLH ambitieux qui prévoit des actions en faveur du logement des jeunes et des étudiants, le développement et le rééquilibrage de l’offre de logements réellement sociaux sur l’ensemble du périmètre, conforter, répartir et développer les services publics du territoire dans un souci de traitement équitable de tous ses habitants. Toujours penser service public et non service au public, Mettre en place un conseil de développement et des dispositifs participatifs avec de réels pouvoirs dès le premier jour d’existence de ce nouvel échelon territorial Garder et développer la proximité des élus avec les citoyens.
Ce n’est qu’avec les citoyens que nous pourrons relever ce défi face à un pouvoir politique qui d’année en année affaiblit les collectivités, impose des restrictions à travers la RGPP (révision générale des politiques publiques). En mutualisant nos moyens, nos savoirs et nos compétences, il ne s’agit pas uniquement de faire des économies, mais bien de mettre au service de tous, des capacités matérielles et humaines pour offrir plus et mieux aux populations.
Le projet de territoire que les élu(e)s communistes, républicains, citoyens et partenaires souhaitent mettre en place est ambitieux. Il est à construire avec les acteurs des 9 villes que sont les associations, les syndicats, les personnels territoriaux, les structures économiques, etc. Et au premier chef les habitants eux-mêmes… C’est leur territoire, ce doit être leur projet !
C’est en se sens que les élu(e)s communistes, républicains, citoyens et partenaires, qui siègeront dans cette communauté d’agglomération s’engagent à travailler.
Bobigny le 3 décembre 2009
*(*)Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Le Pré Saint-Gervais, Montreuil-sous-Bois, Noisy-le-Sec, Pantin, Romainville.

Le projet de collecte des déchets ménagers par pneumatique doit être abandonné

Après la publicité gratuite dont a bénéficié lundi, le projet de collecte des déchets ménagers par aspiration, on pouvait légitimement espérer que l’atelier urbain qui se tenait le lendemain permette de lever les interrogations et les zones d’ombre qui entourent ce dossier.
Malheureusement, à lire les informations et les commentaires forts pertinents parus sur la toile Romainvilloise, il n’en n’a rien été. Pire, tout devient de plus en plus obscur. Dit autrement, les avantages que présente un tel système sont mineurs en regard des coûts autour desquels on continue d’entretenir un épais brouillard. 7, 10, 13 millions d’euros, mystère ? Mais, et cela c’est sûr, cela concerne 2602 logements.
Ce n’est évidemment pas le représentant d’ENVAC, présent pour vendre son produit qui allait dire que son coût était exorbitant. Pourtant, à la question : « Quels sont les freins au développement de ces réseaux en France », voici ce que répond Yannick GUEUGNON, directeur d’ENVAC France, dans une interview en date du 29 mars 2009 :

"Les principaux freins au développement des réseaux en France sont:
-L'importance des projets et l'investissement de départ.
-Des freins psychologiques liés à l'idée qu'installer un réseau de ce type détruit les emplois de ripeurs. Pourtant la mise en place de ces réseaux crée des emplois.(cela reste à prouver. ndlr)
-La mise en place de réseaux pneumatiques intervient souvent dans des projets immobiliers. Or, il n'y avait pas de projets d'envergure importante en France dans les années 90. Actuellement, des projets d'envergure ont été lancés dans la plupart DES GRANDES VILLES FRANCAISES." Vous avez bien lu : "des projets d'envergure dans les grandes villes".
Et c'est la direction du groupe, elle-même, qui reconnaît l’importance des coûts d’investissement. Quant au fonctionnement, rien ne prouve que des économies substantielles puissent être réalisées.
Dans un article du journal de Romainville de janvier 2008, on peut lire que cinq secteurs de la ville seraient concernés : Oradour, Amitié, Cachin, Gagarine et le site Nokia.
Aujourd’hui on évoque Nokia où serait installée la centrale, Cachin et Gagarine. Alors qu’en est-il réellement ? Le flou entretenu à ce propos est-il à mettre en rapport avec les tergiversations sur le coût de l’opération ?
Ce dossier est indûment frappé du sceau de « l’excellence écologique ». Relisons ce qu’écrivait, dans Le Monde du 13 février 2009, Christophe BERARD, président du bureau d’étude indigo, spécialiste du développement durable, qui a conseillé Romainville et les Lilas : « Il y a une amélioration en surface, mais ce n’est pas une solution miracle. On évite les camions, mais le bilan énergétique n’est pas si clair : Il faut beaucoup d’électricité pour faire fonctionner le système. C’est surtout intéressant dans les quartiers où l’on recherche à reconquérir des espaces publics ou créer des espaces verts. »
Ainsi, les locataires de Cachin, après avoir appris durant l’été l’aménagement simultané de la plaine centrale et de la place des commerces découvrent par voie de presse qu’ils seront les premiers à bénéficier de ce réseau. Mais la question qui se trouve dans toutes les têtes des habitants de la cité peut se résumer ainsi : Comment les choses se passeront-elles sur le terrain et à quel horizon, verra t-on la fin de cet interminable chantier ?
Très franchement, en regard des besoins n’y a t-il pas d’autres priorités ? D’abord, il y a des choses bien plus efficaces à faire en matière de préservation de l’environnement et d’économies d’énergie. Et puis, où en est la construction du gymnase, du lycée d’enseignement général, à propos duquel on écrit en 2007 qu’il est voté et financé par le conseil régional ? Qu’en est-il du déménagement du CMS annoncé en 2007, mais qui devient en 2008 un centre de santé agrandi. Alors que la vie associative est si importante dans la vie d’une commune, les organisations connaissent les pires difficultés pour travailler, se réunir, tenir leurs assemblées. La construction de locaux adaptés, mis à leur disposition, ne serait pas un luxe. Lorsqu’un projet, aussi important par son coût, suscite autant de questions et d’objections parfaitement fondées, deux choix sont possibles : Faire la sourde oreille et s’entêter pour le maintenir contre vents et marées, ou bien le bon sens et la raison l’emportent, et le projet est retiré. C’est ce seul choix courageux qui s’impose aujourd’hui.

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