LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

lundi 31 août 2009

Tract : Cuisine politicienne ou urgences sociales ?

Quel sujet brûlant, relayé activement par les médias, anime les débats d’une partie de la gauche en ces temps de rentrée sociale et politique ?

S’agit-il de la crise dans laquelle le monde continue de s’enfoncer ? S’agit-il d’engager une démarche pour faire front commun face à toutes les contre-réformes que Nicolas Sarkozy met en oeuvre, sur les retraites, la privatisation de La Poste, la destruction programmée de nombre de collectivités locales, pour défendre des libertés publiques toujours plus menacées ? Rien de tout cela.





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jeudi 27 août 2009

Restructurations : ravages pour les salariés

Le rapport de l’Irhes soulignant l’impact des conséquences des restructurations, fermetures d’usines et autres délocalisations sur la santé des travailleurs, ramène à de plus modestes proportions les protestations de la poignée de directeurs d’usines et cadres supérieurs retenus quelques heures dans l’entreprise par des salariés en colère au cours du printemps dernier.

Et que certains commentateurs de presse comme de la politique en mal de drama­tisation et de sensationnalisme n’hésitaient pas à nommer « séquestration ». La vio­lence capitaliste, celle qui s’exerce froide­ment depuis les conseils d’administration et fait monter les cours de Bourse, agit de manière plus sourde. Elle ruine la santé des salariés. Elle ne provoque pas « seule­ment » des dépressions, des crises de désespoir pouvant conduire au suicide, ce terrible sentiment d’incertitude et de fragi­lisation qui noue la gorge de certains employés dès l’entrée dans le bureau. Les spécialistes qui ont coordonné les résultats de leurs recherches à l’échelle européenne sont unanimes : l’anxiété, la surcharge de travail consentie par crainte de faire partie de la prochaine charrette, toute cette ten­sion constitue un mélange détonant qui ébranle la santé, augmente les risques d’accidents cardiovasculaires, d’épuise­ment qui affaiblit la résistance du corps.

La dégradation de la santé est la face immergée de l’iceberg, qu’on ne voit pas d’emblée dans les manifestations de tra­vailleurs pour le maintien de leur emploi. Elle peut affecter celui qui est viré et celui qui ne l’est pas. C’est le syndrome du res­capé, du « survivant » qui peut conduire à l’auto-exploitation du salarié. Une nou­velle expression fait son apparition : le « présentéisme », qui conduit l’ouvrier à continuer à travailler malgré la maladie, en dépit de la fièvre ou des troubles musculo-squelettiques que l’on ne soigne pas. C’est ainsi que des hommes et des femmes sont traités dans le paradis libéral de sainte Concurrence ! Les privatisations, c’est mauvais pour le social, et – la crise que nous traversons tend à le confirmer – c’est mauvais pour l’économie.

Tout cela nous le savions déjà. L’étude nous apprend aujourd’hui que dans les pays d’Europe centrale ou de l’ex-Union soviétique, où des plans de privatisations massives ont été menés, la mortalité moyenne des salariés des sociétés vendues au capital a notablement augmenté. L’état des lieux du paysage industriel ressemble en maints endroits à un champ de ruines. Les démolisseurs d’emplois aiment à tuer la concurrence par une politique de la terre brûlée. Au rythme où défilent dans toute l’Europe les plans de licenciements, qui affectent la santé des victimes et des sur­vivants, c’est une véritable pandémie qui menace.

On mesure alors combien il est vital pour le mouvement social, pour les forces de gauche, d’opposer une résistance massive contre les sabreurs d’emplois et les profi­teurs des licenciements boursiers. L’enjeu n’est pas mince, Peut-on accepter, en se contentant d’en amortir le choc, la pour­suite du déclin économique, qui fait souf­frir les salariés et fait la fortune de la caste de la finance ? La question de la réindus­trialisation est posée.

La Fête de l’Humanité sera la prochaine occasion pour le monde du travail de se rassembler, de débattre, de combattre. C’est bon pour la santé

Recomposition à gauche / ouverture au centre : un spectacle désespérant et dangereux

Alors que la politique libérale de N.Sarkozy a frappé très durement tout l’été, la gauche a besoin d’un rassemblement clair et combatif.

Face à la gravité de la situation, le spectacle donné, ici par une alliance d’une partie de la gauche avec une partie de la droite, là-bas par le casting pour 2012 sur fond d’inflation des égos à défaut des idées, est désespérant et dangereux .Il y a une sorte d’irresponsabilité qui, semaine après semaine, gagne du terrain, comme si il était aujourd’hui possible de totalement s’affranchir de règles, de principes et de valeurs.
Combien sont aujourd’hui celle et ceux qui, à la vue de ces gesticulations médiatiques, se disent tout simplement , « il n’est pas question de ma vie, de mes difficultés pour m’en sortir, de l’avenir de mes enfants, de ma crainte de ne pas pouvoir y arriver » ?
Comme y invitait Marie-George Buffet dans sa réponse à Martine Aubry à la mi-juillet, « Il y a urgence à relever le défi de la construction d’une alternative politique à gauche ».
Le Parti communiste va poursuivre la démarche engagée lors des élections européennes. Celle d’un rassemblement de la gauche, à partir d’un projet réellement transformateur, d’une démarche ouverte aux femmes et aux hommes de progrès, pour une alternative politique à la hauteur des enjeux de la période.
C’est ce dont il sera question lors des journées de l’université d’été du PCF les 28, 29 et 30 aout à Vieux-Boucau ( 40) et lors de la prochaine Fête de l’Humanité.

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.

jeudi 20 août 2009

La Fête de toutes les jeunesses !

Lieu sans pareil de solidarité, de fraternité, de détente, de débats, la préparation de la Fête de l’Humanité qui se tiendra les 11, 12 et 13 septembre prochain, est désormais lancée.

Quelques semaines après les élections européennes, où la semence du tout nouveau Front de gauche porte de premiers germes d’espoir, au cœur d’un mouvement unitaire, syndical, social, citoyen, culturel, la Fête sera un lieu inédit de convergence et de dialogues des gauches sociales et politiques, un lieu original où résonneront les aspirations populaires, les urgences sociales, démocratiques, écologiques, contre les choix ultralibéraux destructeurs des hommes et de la nature.

La Fête sera un formidable lieu de réflexion, de débat d’idées sur les moyens d’élaborer ensemble un plan audacieux, crédible de sortie de crise, en procédant à des ruptures nettes avec les politiques ultralibérales et le capitalisme. Elle va être le lieu où toute la gauche pourra se retrouver pour cet indispensable débat, afin de relancer une gauche populaire, bien à gauche, au service du peuple et de la jeunesse.

Face à l’aggravation des crises mondiales qui s’annoncent, la Fête sera, une nouvelle fois, un grand rassemblement internationaliste de convergence des mouvements progressistes du monde entier ; une grande manifestation pour la souveraineté des peuples, le désarmement et la paix

Placée sous l’égide du cent cinquantième anniversaire de la naissance de Jean Jaurès, de son action, de ses pensées, de la renaissance des idées du marxisme vivant, la Fête va déployer des débats sans pareils pour penser un nouvel avenir, plaçant au coeur de toute délibération publique l’intérêt des êtres humains et de la planète sur laquelle ils vivent.

Le cœur de la Fête battra au rythme des mobilisations sociales, culturelles, féministes, antiracistes, celles de la jeunesse dans sa diversité.

Elle sera le lieu de rendez-vous de toutes les luttes syndicales et sociales. Elle en constituera un porte-voix incomparable.

Elle prolongera et pourrait être un point culminant des initiatives des parlementaires communistes et ceux du Parti de gauche pour obtenir enfin des lois efficaces contre les licenciements, pour l’augmentation du pouvoir d’achat, pour la défense, la modernisation et l’élargissement des services publics.

L’utilité et la force de cette édition de la Fête de l’Humanité vont résider dans une multitude de débats sur les issues possibles à la crise du capitalisme et l’invention d’un projet politique nouveau, le processus de construction d’un rassemblement populaire de type nouveau, jusqu’à devenir majoritaire.

La Fête de l’Humanité c’est aussi la culture, sous ses diverses formes. Cinéma, avec notamment le film l’Armée du crime, de Robert Guédiguian. Théâtre avec la nouvelle pièce la Valise de Jean Jaurès. La scène des nouveaux talents avec Zebrock. La création avec une belle exposition de peinture. La découverte de la littérature espagnole contemporaine au Village du Livre.

Comme chaque année, le succès de la Fête de l’Humanité dépend de la mobilisation des lecteurs du journal, des diffuseurs de l’Humanité Dimanche et des militants pour proposer largement le « bon de soutien vignette » à leurs proches, leurs voisins, leurs collègues de travail. Disponible dès maintenant, le « bon de soutien vignette » est à mettre entre toutes leurs mains.

L’Espace Seine-Saint-Denis de la Fête sera aux couleurs de la jeunesse ! Tout un programme à construire ensemble ! Nous proposons aux nombreux jeunes qui souhaitent y venir de les associer pleinement à la préparation de la Fête.

Nous leur proposons de faire connaître le programme autour d’eux, de s’emparer des nombreux débats et rencontres qui vont se préparer, de proposer leurs propres initiatives, de participer à la vente du bon de soutien. On s’y met tous ensemble ?!

mercredi 19 août 2009

Travail dominical et alternative à gauche

On a beau y être habitué, le procédé est toujours aussi détestable. La droite a profité du cœur de l’été pour commettre un mauvais coup qu’il lui avait été plus difficile de mener à bien en une autre saison : le travail dominical.

On savait le président de la République fort attaché à la fin de la reconnaissance d’un jour chômé pour l’ensemble des travailleurs, d’une césure où la famille se retrouve autour d’activités aussi improducti­ves que le sport, la culture, le bonheur d’être ensemble entre générations. Un jour où les Français échappent à l’appel du tiroir-caisse, quel gâchis pour les groupes de la distribution ! À l’aune de la civilisation du tout-marchand, l’homme est à la fois travailleur et consommateur.
Il faut pour cela que certains abandonnent leur dimanche à leurs semblables qui vont errer dans les allées des centres commerciaux. La grisaille du libéra­lisme. Nicolas Sarkozy est donc parvenu à réduire à résipiscence les voix qui, dans son propre camp, regimbaient jusqu’alors à entériner une pro­position de loi qui concentrait contre elle nombre d’oppositions. Mais attendre un lendemain de 14 juillet, alors que la moitié des salariés sont en vacances, pour venir à bout d’un dossier sur lequel il a échoué à trois reprises précédemment, c’est plutôt l’aveu des difficultés qui l’obligent à passer en force.
Et pourquoi mettre tant de ténacité pour imposer un projet aussi impopu­laire ? Parce qu’il participe, comme le dénonce le groupe communiste, d’une entreprise d’ensemble de « détricotement du Code du travail ». Le texte introduit en effet des discriminations entre les salariés, selon qu’ils opèrent dans des zones dites touristiques, où le travail dominical sera réputé de plein droit, c’est-à-dire sans possibilité pour les salariés de s’y refuser et sans augmentation de salaire, et les travailleurs du commerce et des services des périphéries des grandes métropoles.
Derrière ces éléments de discrimination, la loi vise à banaliser le travail dominical et à supprimer les rémunérations supplémentaires auxquelles les salariés avaient droit jusqu’alors. Pierre par pierre, le gouvernement démonte le modèle social français, auquel le président de la République avait fait référence dans son discours devant le Congrès de Versailles.
Toute la question est aujourd’hui de savoir comment la gauche entend répondre à ces attaques et incarner une alternative véritable. Du côté des communistes et de leurs partenaires réunis dans le Front de gauche, le message adressé pour la première fois, lors des élections européennes, ne souffre pas d’ambiguïté : la gauche doit se rassembler sur des objec­tifs de transformation. Le contexte de crise du capitalisme et des politi­ques libérales devrait être favorable aux forces qui veulent changer de politique.
Mais le Parti socialiste, en dépit d’une posture d’opposition à Sarkozy, reste illisible sur la nature de ses propositions. Face à l’offensive relancée par la droite depuis les élections européennes, la gauche sera-t-elle capable d’accomplir sa mission historique, construire une alternative politique à la hauteur, faute de quoi, alerte Marie-George Buffet, « l’oppo­sition populaire risque d’être condamnée à l’impuissance ».
La gauche ne peut s’unir que sur la clarté de ses choix

mardi 4 août 2009

La Privatisation de la Poste : c’est NON

A l’horizon 2010, Nicolas Sarkozy envisage de transformer La Poste en société anonyme, de l’introduire en Bourse, de la vendre aux capitaux privés. Pour le gouvernement, cette privatisation est un prélude à l’ouverture du marché du courrier en 2011, recommandée par les directives européennes.

Derrière les mots, le projet est connu : réduction du nombre de bureaux et des horaires d’ouverture, mise en cause de la péréquation et de l’égalité tarifaire, des personnels et de leur statut, augmentation du prix du timbre, abandon des missions de serv ice public de La Banque Postale, pour drainer l’épargne populaire vers la spéculation et livrer le service public de la communication au marché et à la spéculation.

La Poste, les communications : un bien commun

La communication, l’échange postal entre personnes ne sont pas des marchandises mais un droit inaliènable pour chaque personne et pour l’intérêt général. Dans les quartiers populaires, les zones rurales, partout, La Poste est un lien. Elle est utile au développement économique, notamment pour les petites entreprises les commerçants et les artisans.

Les Françaises et les Français y sont attachés. Au lieu de discréditer La Poste depuis des années et de la priver des moyens d’assurer ses missions, on devrait s’attacher à répondre aux attentes des usagers. Les communistes portent des propositions pour qu’elle s’améliore et devienne un modèle de gestion moderne pour l’efficacité sociale, la coopération, la démocratie, le financement de l’économie et pour l’Europe postale.

Mais pour moderniser, il faut avoir encore une Poste. Alors réunissons-nous largement et mobilisons- nous contre la menace de privatisation.

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