LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

samedi 28 février 2009

GRAND PARIS: DONNEZ VOTRE AVIS

Les communistes et leurs élus ont exprimé leur opinion sur la proposition du comité BALLADUR consistant à réunir en une seule collectivité les départements de Paris, des Hauts de Seine, de la Seine Saint Denis et du Val de Marne.

Ce grand Paris, comme on l’appelle devrait faire l’objet d’une loi cadre soumise au vote du parlement. Cette affaire est trop sérieuse pour que les citoyens des quatre départements restent à l’écart de ce débat. C’est pourquoi nous pensons, comme beaucoup qu’une telle décision ne peut être prise qu’après consultation par référendum des populations concernées.

Alors cette collectivité unique constituerait-elle un progrès ? Serait –elle de nature à réduire les inégalités sociales et territoriales ? Nous souhaitons voir la discussion s’engager sans aucun tabou. L’opinion de chacune et de chacun doit pouvoir être entendue et prise en compte. Faites nous part de votre avis et de vos propositions.

jeudi 26 février 2009

LA VOCATION DES COLLECTIVITES TERRITORIALES : REPONDRE AUX BESOINS HUMAINS

Dans deux articles précédents nous avons évoqué la nécessité de donner un nouvel élan à la démocratie participative. Ce n’est certainement pas les propositions du comité BALLADUR qui permettront d’y répondre. 15 régions au lieu de 22. Les départements rangés au rang des accessoires. Les communes transformées en arrondissements. Retour aux années 1960 pour les départements de la petite couronne parisienne. Tout cela au nom de l’efficacité et de la modernité. On réinvente l’ancien régime pour mettre les collectivités territoriales au service exclusif de la finance.

Nous aurons l’occasion de revenir dans les semaines qui viennent sur le contenu de ce rapport commandé par le président de la République et qui lui sera remis Jeudi prochain. Pour l’heure nous souhaitons évoquer la raison le plus souvent avancée pour justifier une telle réforme.

Il serait nécessaire de simplifier une organisation trop complexe. Il faudrait la rendre plus lisible pour nos concitoyens. Pour reprendre la formule consacrée « il faut simplifier le mille-feuille institutionnel ». De là à penser que ces questions seraient réservées aux « spécialistes » aux « experts » et donc aux élus, il n’y a qu’un pas qu’il serait extrêmement dangereux de franchir. C’est d’ailleurs une forme d’avertissement à certains élus qui pourraient apparaître dans un tel débat comme défendant d’abord leurs prérogatives ou leur pouvoir. Or c’est de la vie des habitants, de notre avenir dont il s’agit.

Ce qui préoccupe les françaises et les français c’est la réponse à leurs besoins, en matière d’emploi, de transports, de logement, d’éducation, de culture, de cadre de vie. Or l’une des propositions les plus symboliques du comité BALLADUR, c’est la suppression d’un principe constitutionnel : celui de la libre administration des collectivités territoriales. Ce qu’on appelle « la compétence générale » qui permet à une collectivité d’intervenir librement pour répondre aux besoins de la population. Si le rapport BALLADUR voyait le jour il n’en serait plus question. Voilà déjà une excellente raison de s’opposer à ce projet destructeur.

Collectivités, élections : le charcutage Balladur est en route

Collectivités. Le comité Balladur rend son rapport sur la réforme territoriale la semaine prochaine. Le big-bang promis fera-t-il plouf ?
Devenir des régions, des départements, élections,… L’Humanité de jeudi dit tout sur le projet de réforme.

C’est l’histoire d’un rapport dont tout le monde parle mais que peu de personnes ont lu. Le comité sur la réforme des collectivités locales devrait remettre ses conclusions la semaine prochaine au président de la République. Il ferait vingt propositions sur le découpage territorial, la réforme électorale, les compétences des diverses collectivités, le Grand Paris.

RÉGIONS ET DÉPARTEMENTS
Le sujet a provoqué autant de commentaires ces dernières semaines que celui de la disparition des départements. Le comité propose de ne conserver qu’une quinzaine des 22 régions, en rattachant la Bourgogne et la Franche-Comté, Rhône-Alpes et Auvergne, en dépeçant la Picardie (l’Oise serait rattachée à l’Île-de-France, l’Aisne à Champagne-Ardenne, la Somme au Nord-Pas-de-Calais) et Poitou-Charentes (la Charente-Maritime serait aquitaine, les autres départements limousins). La Loire-Atlantique ferait partie de la Bretagne, et les deux départements alsaciens seraient réunis. L’argument de la taille insuffisante de certaines régions a dominé la commande de Nicolas Sarkozy et les travaux des membres du comité. C’est « une idée fausse », selon Alain Rousset, le président (PS) de l’Aquitaine et de l’Association des régions de France, partisan avec Martine Aubry d’une vraie réforme démocratique, un acte III de la décentralisation. Il cite souvent les exemples des provinces espagnoles, la Navarre et le Pays basque en particulier, des territoires économiquement dynamiques à peine plus, voire moins peuplés que la seule Aquitaine. En Allemagne, le Land de Hambourg, avec ses 1 800 000 habitants, consacre deux fois plus de crédits à l’aide à l’innovation pour les PME que l’Aquitaine. Le problème, dit Alain Rousset, ce n’est pas la taille mais la faiblesse des régions françaises. La Navarre a un budget six fois plus important que l’Aquitaine avec une population trois fois moins nombreuse.

MÉTROPOLES ET CANTONS
Le comité propose la création de 11 métropoles (Lille, Lyon, Marseille, Strasbourg, Nice, Toulon, Toulouse, Bordeaux, Nantes, Rennes et Rouen) en communautés urbaines englobant leurs différentes communes actuelles. D’autres agglomérations peuvent être constituées à la condition qu’elles aient au moins 400 000 habitants. Toujours la question de la taille… Les cantons disparaîtraient avec la réforme électorale. Les conseillers communautaires seraient élus au suffrage universel sur les mêmes listes que les conseillers municipaux.

REFORME ÉLECTORALE
Des élections municipales et territoriales remplaceraient les actuelles régionales et cantonales. « En 2014 », a précisé Édouard Balladur. L’hypothèque d’un report des régionales de 2010 et des cantonales de 2011 a donc été officiellement levée. Les conseillers régionaux et généraux seraient remplacés par les conseillers territoriaux, élus sur une même liste, dans des circonscriptions infradépartementales. À l’instar du mode de scrutin PLM (Paris, Lyon, Marseille), les élus de tête de liste seraient à la fois conseillers généraux et régionaux, les autres uniquement départementaux. Il y aurait un mode de scrutin différent pour les territoires urbains et ruraux. Il s’agit, dit Élisabeth Guigou, d’un « projet dangereux » car il fragilise la région : « En supprimant le lien direct avec les électeurs, on diminue la région alors qu’il faudrait la renforcer. Les régions ne doivent pas devenir des super-cantons. » Marie-George Buffet, entendue début janvier par le comité Balladur, avait défendu l’idée d’une élection au suffrage universel des conseillers communautaires. En ce qui concerne l’élection des conseillers régionaux dans le cadre d’un département ou d’un arrondissement, la secrétaire nationale du PCF avait estimé que « la seule circonscription viable pour l’élection régionale, ce doit être le territoire de la région. Et le seul mode d’élection viable, ce doit être un scrutin proportionnel, à deux tours, garantissant l’expression et la représentation de toutes les sensibilités politiques".

COMPÉTENCES
Régions et départements perdraient la clause de compétence générale qui leur permet aujourd’hui d’investir dans la plupart des grands domaines, économique en particulier. Les compétences spécialisées seraient économiques, par exemple pour les régions, sociales pour les départements. Cette disposition a été refusée par les deux membres du PS du comité André Vallini, député de l’Isère et Pierre Mauroy. Le comité ne supprime pas les départements mais il les confine à leur compétence sociale. Une aberration, selon Claudy Lebreton, président des Côtes-d’Armor et de l’Association des départements de France qui rappelle que les départements participent financièrement, aux côtés des régions et de l’État à tous les grands projets structurants des territoires. La clause générale de compétences est l’outil fondamental « pour mener à bien les politiques souhaitées par les habitants », dit Christian Favier, le président communiste du Val-de-Marne. Marie-George Buffet propose un chef de file « tout en respectant le principe de la clause de compétence générale ».

Le rapport que peu de monde a lu a déjà provoqué un big-bang, pas forcément celui attendu. Rares sont les réactions favorables, y compris dans les rangs de la droite. Les conseillers régionaux UMP de Picardie ont récemment fait part de leur opposition totale à la disparition de leur région. Adrien Zeller, le seul président UMP d’un conseil régional, a publiquement avoué ses réticences sur la réforme du millefeuille territorial : « Je reconnais que pour moi, ce n’était pas la priorité. Je suis favorable à la coopération entre collectivités, à la clarification des rôles », a-t-il déclaré. Bref, tout le monde est pour une réforme mais, comme le dit Élisabeth Guigou, « pas celle-là ».

Article de Jacques Moran, l'Humanité 26 février 2009

Copains comme cochons

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mardi 24 février 2009

DEMOCRATIE PARTICIPATIVE : MYTHES ET REALITES ! (2ème partie)

Rappeler quel sens donner à la démocratie participative n’est pas sans importance. C’est une constante dans notre pays : dès lors qu’un concept bénéficie d’une certaine audience, la pensée dominante le recycle rapidement. N’a-t-on pas qualifié de « débat participatif » l’émission de TF1 censée mettre en dialogue, durant deux heures, un présidentiable face à un panel de « vrais gens » ? Ségolène ROYAL n’a-t-elle pas pour partie, construit sa stratégie en espérant nous faire croire que son programme serait issu de « débats participatifs »? Ces deux exemples illustrent un détournement de sens susceptible d’être instrumentalisé, mais sur fond d’exigence de faire de la politique autrement. C’est cet « autrement »-car on peut aussi faire un autrement régressif- qu’il faut éclairer. Au fond, il s’agit d’inventer une nouvelle approche pour bâtir un autre »vivre en société » qui dépasse les cloisonnements ancestraux. Qui cherche à construire une nouvelle architecture entre démocratie représentative et démocratie participative. Car l’une ne se construit pas au détriment de l’autre.

Mais pour illustrer comment cette notion peut être dévoyée, restons à Romainville. Voilà ce que déclarait Corinne VALLS en 2001 dans l’intervention qu’elle avait prononcée après son élection au poste de Maire : « Pour faire vivre la démocratie participative, le contrat municipal instaure la mise en place de relais et d’outils innovants, contribuant quotidiennement au rapprochement municipalité/population. Le premier de ces relais sont bien sûr les élus qui se voient attribuer des compétences territoriales, de façon que chaque quartier dispose d’un ou de plusieurs élus de référence. En second lieu, la municipalité entend créer des conseils et régies de quartier dotés de budgets propres. La mise en place d’un atelier permanent d’urbanisme, l’ouverture plus large des commissions municipales, l’élargissement du conseil local de la jeunesse aux jeunes de notre ville viendront renforcer cette démarche participative. La même démarche de transparence animera la majorité municipale qui s’engage à rendre périodiquement compte de ses actions réflexions et décisions, afin de donner à l’ensemble de la population les éléments de connaissance pour une plus grande participation » Puis elle évoquait « la possibilité d’organiser des référendums d’initiative locale pour consulter sur des sujets particuliers l’ensemble de la population y compris les adolescents et les personnes de nationalité étrangère »Chacun sait aujourd’hui ce qu’il est advenu des conseils de quartier, de l’élargissement des commissions municipales et du conseil local de la jeunesse. Quant au référendum sur le droit de vote des immigrés non communautaires, il a été purement et simplement refusé.

Pire après sa réélection en 2007, puis en 2008 le terme de « démocratie participative » n’est même plus prononcé. Il y a eu les ateliers urbains, où l’on a donné la parole « aux gens », mais une fois qu’ils se sont exprimés, ils perdaient toute possibilité d’intervention sur la suite des évènements. Il serait plus juste de les considérer comme de simples processus de « démocratie consultative »

Mettre en pratique une véritable participation, c’est avec la population décider des choix de gestion. Par exemple les habitants ont-ils été associés à la décision de vendre AUDIERNE, puis Le BOSGOUET et aujourd’hui le gymnase VALLES pour installer un monoprix. ? A quel moment la priorité accordée à la réfection des voiries a-t-elle été validée ? A quel moment les habitants ont-ils pu donné leur opinion sur la collecte des déchets ménagers par pneumatique ? Il est encore temps sur un tel sujet d’organiser un référendum d’initiative locale. Prenons un autre exemple : Si dans le cadre des débats budgétaires on avait demandé l’avis des Romainvillois, peut-être auraient-ils fait un autre choix que la baisse de 2% des impôts, sachant qu’une telle décision profitera d’abord aux grandes entreprises avec la diminution de la taxe professionnelle à un moment où, faut-il le rappeler, le président de la République a annoncé sa suppression pour 2010 ? Peut-être auraient-ils demandé une baisse des tarifs de la restauration scolaire et des centres de loisirs augmentés de 2% à la fin 2008?

Comme les communistes et leurs élus l’ont exprimé lors des derniers scrutins, il est urgent de réunir la population autour d’une nouvelle dynamique participative. Pour ce faire ils proposent l’organisation d’assises de la ville imaginées avec tous les habitants,dont l’objectif doit être la construction d’un véritable projet de ville, la mise en place d’un observatoire des engagements doté de réels pouvoirs, la création de commissions municipales ouvertes à tous les habitants intéressés. Les conseils de quartier doivent renaître et pouvoir décider souverainement de leur ordre du jour. L’élection d’un conseil municipal de la jeunesse devrait avoir lieu sans tarder. Plus seront développées ces formes de démocratie, de participation active, plus les gens vont se ressaisir de leur destin, et finalement réinvestir le champ politique. C’est sans doute le meilleur moyen de lutter contre le repli et de retrouver ce sens du collectif, de partir de l’intérêt particulier pour bâtir ensemble l’intérêt général. Les communistes et leurs élus souhaitent contribuer à l’engagement d’un débat large et ouvert sur ces sujets.

Alors à vos claviers et prenez la parole !

lundi 23 février 2009

DEMOCRATIE PARTICIPATIVE : MYTHES ET REALITES ! (1ère partie)

Depuis la fin des années 1990 nous avons assisté à l’irruption de la thématique de la « démocratie participative » dans le débat politique français. Elle s’est accompagnée d’une multiplication d’expériences souvent initiées au plan local.
Au sens propre l’expression peut relever du pléonasme. Comment en effet concevoir une démocratie qui ne soit pas participative par essence ? Comment penser qu’il soit besoin de rappeler cette évidence selon laquelle le fonctionnement d’un système démocratique exige un certain degré de participation du peuple à la détermination des choix collectifs ? L’idéal de toutes les démocraties modernes ne repose-t-il pas sur la conception selon laquelle le pouvoir politique procède du peuple souverain, constitué de citoyens actifs ?

C’est précisément parce que l’on connaît le sens originel du mot démocratie, qu’en le confrontant à notre vécu on a besoin de marquer distinctement le caractère participatif de ce type de démocratie. C’est un fait indiscutable, l’action politique continue d’être aujourd’hui l’objet d’un grand scepticisme. Les symptômes en sont connus. Le refus d’une conception de la politique qui se montre étrangère aux préoccupations des citoyens, sur laquelle ils n’ont pas de prise, qu’on dit de surcroît impuissante et réservée à des notables politiquement corrects, à des élites sociologiquement restreintes et aux experts en marketing n’a cessé de grandir.

La crise que nous connaissons est à la fois une crise des réponses politiques, de la représentation et des institutions. Quand les engagements pris ne sont pas tenus, quand la volonté exprimée lors des consultations ne change rien, quand le sentiment que les élus ne sont pas à l’image de celles et ceux qu’ils prétendent représenter, quand enfin les gouvernements émettent de sérieux doutes sur la capacité de l’action publique de changer le cours des choses, on comprend qu’il y ait une crise profonde. C’est à cela que, selon nous, la démocratie participative doit s’affronter. D’autant plus que cette sévérité du jugement sur la politique est à la mesure de l’aspiration à faire autrement. Il n’y a pas en effet désintéressement pour les « vrais » débats politiques ni désengagement citoyen. Tout au contraire le besoin grandit d’une conception neuve de la politique fondée sur la transparence, l’honnêteté, l’efficacité et faisant droit à la volonté d’être écouté, de compter pour un, de mieux partager le savoir, le pouvoir. La campagne pour le NON à la constitution européenne est là pour en témoigner.

Chez certains il arrive que la démocratie participative laisse la place à « la démocratie de proximité » Ce raccourci est dangereux. A quoi cela peut-il conduire ? Que les citoyens s’occupent du local, du quotidien, pendant que les banquiers, les conseils d’administration, les technocrates, ceux qui nous gouvernent décideront de l’avenir de notre société et du monde. Partir du local oui, mais pour faire que nos concitoyens se mêlent de la politique et participent à la construction d’un projet transformateur. D’ailleurs comment parler du local en évacuant l’entreprise ?

C’est pourquoi les communistes et leurs élus disent résolument oui à la démocratie participative. Oui à un approfondissement de la démocratie jusqu’à des rivages où elle ne s’est jamais risquée. Oui à une nouvelle aventure de la citoyenneté. Mais pas pour faire semblant, pas pour céder à des effets de mode. Pas une démocratie alibi où l’on ne vient que pour faire valider des décisions déjà prises. La démocratie participative, cela ne peut pas être « je vous écoute, je note et ensuite je fais mon marché et voilà ce que moi je retiens ». Les élus doivent avoir le courage et l’humilité de partager leur pouvoir même s’ils restent souverains dans la prise formelle des décisions. Les citoyens ne veulent pas se substituer aux élus, ils veulent simplement, mais ça changerait tout, être écoutés, pouvoir dialoguer et participer aux décisions et à leur mise en œuvre.

Demain la 2ème partie

dimanche 22 février 2009

A PROPOS D'ENVIRONNEMENT

Dans un article du bulletin d’informations municipales, on peut lire « Les parties communes et les abords des immeubles sont des espaces essentiels pour la vie de ces quartiers. Leur conception, ancienne, tient trop peu compte des normes actuelles, où les habitants souhaitent souvent un environnement moins impersonnel, plus chaleureux, plus nettement différencié de l’espace public ». Et bien, quitte à paraître ringards, les habitants de la cité ORADOUR et des rues environnantes préféraient « l’ancien ». L’espace qui entourait la résidence KERAUTRET, avec ses arbres et son jardin fleuri a disparu pour laisser place à " de magnifiques appartements"

Quant à la voie qui traverse la cité, à un bout sont installées les baraquements de l’entreprise qui travaille sur la réfection des rues. A l’autre bout, après avoir été enfermés par des grillages, les habitants continuent à « bénéficier » des gravats, des détritus des entreprises qui ont réalisé ces belles résidences, qui semble-t-il, n’ont pas toutes trouvé acquéreurs.

Pour reprendre une formule de madame le Maire : C’est une opinion définitive des locataires de la cité ORADOUR

Communiqué de presse de l'Association départementale des élus communistes et républicains 93

Nous avons adresser ce jour cette lettre ouverte à Monsieur le Préfet de Seine-Saint-Denis (copie à Madame Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur).






20 février 2009

Monsieur le Préfet,

Dès votre arrivée en Seine-Saint-Denis, l’Association départementale des élus communistes et républicains vous a souhaité la bienvenue et vous a demandé une entrevue afin de vous faire part des nombreuses préoccupations des plus de 300 élus qui la composent.

Depuis trois semaines cette demande n’a fait l’objet d’aucune réponse de votre part, ni même d’un accusé de réception. Considérant qu’il ne peut s’agir là d’un manque de considération à notre égard, nous nous interrogeons sur la signification de ce silence.

Alors que dans tous les domaines de la vie sociale, éducative et universitaire, culturelle, des mobilisations importantes se manifestent, et que la crise économique et financière aggrave les difficultés auxquelles sont confrontés de très nombreux habitants et salariés de notre département ; alors que de nombreuses réformes, telle la loi dite de « mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion », vont remettre en cause et fragiliser la cohésion sociale de la Seine-Saint-Denis ; alors que les élus et en particulier les maires font l’objet de pressions permanentes pour suppléer aux carences de l’Etat et doivent subir l’autoritarisme du gouvernement sur différentes décisions ; alors que d’importantes réformes des collectivités se préparent , notamment pour Ile-de-France… l’ADECR, ses adhérents ne peuvent tolérer d’être ainsi ignorés par le représentant de l’Etat sur notre territoire.

La Seine-Saint-Denis est une terre de résistance, de lutte et d’inventivité depuis quatre décennies. Avec les élus, ses habitants ont su créer des solidarités et inventer des politiques au service des populations, capables de palier l’inégalité de traitement dont l’Etat a souvent fait la preuve.

Considérant que la courtoisie mais plus encore le respect du suffrage universel sont des valeurs que nous partageons assurément, nous réitérons notre demande de rendez-vous et espérons cette fois que notre sollicitation rencontrera un écho favorable et rapide de votre part.

Néanmoins nous portons à la connaissance de la presse et de nos concitoyens cette lettre ouverte afin que chacun puisse évaluer notre détermination.

ADECR

samedi 21 février 2009

Mobilisons-nous : Antilles, le mépris ça suffit !


Depuis plus d’un mois, un mouvement populaire de grande envergure se déploie en Guadeloupe et en Martinique. Cette colère bénéficie d’un soutien massif de la population. Elle s’élève légitimement face au mépris du gouvernement, contre des inégalités particulièrement insupportables dans ces départements et pour un relèvement significatif des salaires.


Manifestons ensemble

Le Parti Communiste Français appelle à faire de la journée de mobilisation du samedi 21 février un succès. Il participera à la manifestation qui se déroulera à Paris de la Place de la République à la Nation.

(Rdv des communistes - 13h30, angle boulevard Voltaire sur la place de la République)

Derrière l’image carte postale de ces îles, la réalité sociale est bien différente : taux de chômage dépassant les 20%, revenus moyens d’un tiers inférieur à ceux de la métropole, inflation deux fois supérieure et des prix souvent doubles, notamment pour les produits alimentaires.
Lyannaj Kont Pwofitation
Pour une majorité de guadeloupéens et de martiniquais, la vie est dure alors même que 1 % de la population y contrôle 90% de l’industrie agroalimentaire, la moitié des terres et 40% de la grande distribution. Une inégalité sociale poussée à un point d’incandescence et qui aiguise toute les colères dans des Antilles qui n’oublient pas leur passé colonial et l’esclavage.

Le mépris du pouvoir

Le Parti Communiste Français dénonce la politique du pire pratiquée par le gouvernement aux Antilles, une politique qui joue la carte du pourrissement et de la division contre celle de l’écoute et de la prise de responsabilité.

Une attitude irresponsable qui aura déjà eu comme conséquence dramatique, la mort d’un syndicaliste guadeloupéen, tué par balle, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Elle est en complet décalage avec l’esprit de responsabilité du mouvement populaire et l’exigence d’un nouvel avenir portée par toute la population des Antilles.

Au-delà des premières annonces présentées par le Président de la République, largement insuffisantes, ce qu’il faut maintenant c’est ouvrir de vraies négociations avec le LKP (Guadeloupe) et le Collectif du 5 février (Martinique), à partir notamment des propositions que ces derniers portent depuis le début du mouvement.

Augmenter les salaires, c’est juste et efficace

Aux Antilles comme en France, la solution à cette crise économique passe notamment par un relèvement significatif des salaires et rompre avec les dogmes libéraux.
Les demi-mesures du gouvernement sont une aumône qui n’est pas à la hauteur de la situation. Pire, elle poursuit une politique gouvernementale qui échoue.
C’est cette même exigence que le mouvement social a porté le 29 janvier et qu’il portera le 19 mars prochain.





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mercredi 18 février 2009

OUI, LES DEPARTEMENTS SONT GARANTS DE DEMOCRATIE ET DE PROXIMITE


Le magazine de la Seine Saint Denis de ce mois de Février nous rend compte de l’audition des huit présidents de conseils généraux de l’île de France (*) par la commission dite « Balladur » sur la réforme des institutions. On y lit « A l’unisson de ses homologues franciliens et de Jean-Paul HUCHON président de la région, Claude BARTOLONE a rappelé la nécessité de développer l’échelon départemental,garant de plus de démocratie, plus de proximité et au total plus d’efficacité pour les habitants »

Les communistes et leurs élus partagent entièrement cette opinion qu’ils ont défendue en toutes circonstances en 2002, en 2007 et encore aujourd’hui. Ils se réjouissent d’autant plus de cette convergence de point de vue que Jean-Paul HUCHON s’y trouve associé. Nous avions en effet quelques craintes en nous souvenant de l’interview qu’il avait accordée à la gazette des communes le 9 Juin 2003, nous le citons « Sur le fond pour un régionaliste comme moi, je suis déçu par les intentions du gouvernement (il s’agissait de celui de Jean-Pierre RAFFARIN). Je trouve que l’on a manqué une occasion de clarifier la carte administrative française et de rendre la décentralisation plus concrète et plus simple. Manifestement le gouvernement a cédé à différents lobbies. Je pense notamment aux départements »

Cette précision apportée nous sommes heureux de retrouver toute la gauche unie pour faire échec au gouvernement SARKOZY, pour dire non à une réforme qui serait un coup d’état contre la démocratie locale

( *)Depuis Mars 2008 en île de France le Parti socialiste préside 5 conseils généraux, le
Parti communiste1 et l’UMP 2.

mardi 17 février 2009

RETRAIT DE LA LOI BACHELOT (Tract)


Le débat parlementaire sur la loi Bachelot a débuté le 10 février. Alors que le mouvement de protestation gagne en ampleur, que l’ensemble des organisations représentatives des personnels de santé rejette ce projet gravissime, le gouvernement a donc tenté de passer en force. Les parlementaires communistes mènent la bataille pour contrecarrer ce projet dangereux pour la santé.

lundi 16 février 2009

COLLECTE DES DECHETS MENAGERS PAR PNEUMATIQUE (2)

Nous publions cet article paru dans le journal Le Monde du 13 février 2009.
Il confirme les craintes que nous avons exprimés ici même il ya quelques jours.
Son coût est extrêmement élevé.
Les économies réalisées sont loin d’être évidentes.
Et puis nous apprenons que la ville de Narbonne a stoppé son chantier.



Avec sa toiture en vagues multicolores, le marché Sainte-Catherine, à Barcelone, ne passe pas inaperçu. Mais les profondeurs du bâtiment recèlent une autre curiosité : une centrale de collecte des déchets par tuyaux pneumatiques. Un système de ramassage des poubelles entièrement souterrain et automatisé. De quoi libérer les rues des bennes encombrantes et du ballet des camions, avec son cocktail de gaz d'échappement, de boucan d'enfer et d'odeurs variées.
Le système devrait bientôt arriver en France, où il a longtemps été ignoré. La Ville de Paris veut l'installer dans le futur éco-quartier des Batignolles. Et les communes de Romainville et des Lilas (Seine-Saint-Denis) s'apprêtent à choisir l'opérateur qui les en équipera. Les travaux doivent commencer fin 2009 dans les deux villes mitoyennes, pour un investissement total de 11 millions d'euros.

La cité catalane a commencé dès 1992, dans son village olympique, à s'équiper de cette technologie mise au point par le suédois Envac et bien implantée en Europe du Nord. Depuis, le réseau barcelonais s'étend sans cesse. Avec 1 300 bornes de dépôt des ordures et six centrales de collecte, c'est 15 % de la ville qui voit ses déchets aspirés en sous-sol. L'objectif de la municipalité : parvenir à une couverture de 40 % des rues, soit 400 000 habitants.

Le principe a de quoi séduire. Déposés dans une borne encastrée dans un mur ou posée dans la rue, les sacs poubelle descendent dans une colonne. Après minuit, quand l'électricité est moins chère, un ordinateur met la machine en branle : les sacs sont aspirés à 70 km/h dans le tuyau collecteur qui serpente sous les trottoirs, jusqu'aux conteneurs de la station centrale. En moins d'une heure, ni vu ni connu, tout est plié.

"Il y a une amélioration sanitaire en surface, mais ce n'est pas une solution miracle", tempère Christophe Berard, président du bureau d'étude Inddigo, spécialiste du développement durable, qui conseille les mairies de Romainville et des Lilas. "On évite les camions, mais le bilan énergétique n'est pas si clair : il faut beaucoup d'électricité pour faire fonctionner le système. C'est surtout intéressant dans les quartiers où l'on cherche à reconquérir des espaces publics ou créer des espaces verts."

Le système peut s'adapter partout, à condition que le sous-sol offre de la place pour un tuyau supplémentaire - une contrainte parfois rédhibitoire dans les villes historiques. Mais le principal défaut de cette technologie, c'est son coût, même si Romainville en espère une économie de fonctionnement annuelle de 20 %.

Aux Batignolles, l'investissement prévu est de 12 millions d'euros, pour 8 000 habitants et une estimation de 3 000 tonnes de déchets par an. "L'investissement est important et l'économie de fonctionnement pas évidente. Mais c'est un vrai choix politique. La circulation des camions est la principale nuisance ressentie par les Parisiens", justifie François Dagnaud, adjoint au maire de Paris chargé des déchets et président du Syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères, qui est allé visiter les installations barcelonaises, début février.

Ce coût jugé démesuré a conduit Narbonne à stopper le chantier de son système de collecte pneumatique après un changement de majorité aux élections municipales de mars 2008. La ville, qui avait été la première en France à signer un contrat avec Envac en 2006, se retrouve aujourd'hui avec une centrale de collecte, mais sans bornes ni tuyaux.

"Le coût de collecte est de 35 euros la tonne. Le système est amorti en dix ans par rapport au ramassage par camions", assure Toni Monclus, délégué régional d'Envac en Espagne. A condition d'éduquer les citoyens au bon usage de la poubelle aspirée : " Les Barcelonais y balancent absolument tout ce qu'ils peuvent, y compris du verre, formellement interdit. Heureusement, le système est très puissant, il peut aspirer à peu près n'importe quoi."

Y compris une jolie quantité d'emplois. A Barcelone, huit personnes suffisent pour faire fonctionner six stations de collecte.

Article de Grégoire Allix – Le Monde 13 février 2009

dimanche 15 février 2009

A PROPOS DES TRANSPORTS COLLECTIFS

C’est une évidence, les transports collectifs en Ile de France sont en souffrance. Retards d’investissements accumulés depuis une vingtaine d’années, lignes saturées, matériel trop âgé, infrastructures insuffisamment entretenues.

Depuis qu’elle a repris la pleine autorité du syndicat des transports d’Ile de France (STIF), qui faut-il le rappeler, est l’autorité régulatrice des transports collectifs d’un cinquième de la population française, la Région en a fait sa priorité. Récemment, Jean-Paul HUCHON, le président du conseil régional a annoncé un plan de mobilisation de 18 milliards d’Euros à l’horizon 2020. Encore faudrait-il que l’Etat s’engage à débourser les 6 milliards qui doivent compléter les 12 milliards apportés par la Région et les départements ?

C’est naturellement loin d’être acquis. Et pourtant cela ne fera pas le compte. La « pseudo décentralisation » de l’ère RAFFARIN est maintenant à l’œuvre. Suffisait-il, pour ne pas apparaître comme « centralisateurs », de rester sur le seul terrain du transfert des compétences, voire d’en proposer de nouvelles, alors que cette « réforme » visait un changement profond de société et traduisait la volonté de l’Etat de se replier sur ses fonctions régaliennes afin de soumettre totalement le pays et la population aux appétits et aux logiques ultra-libérales, aux marchés financiers ?

L’Etat a ainsi opéré un désengagement sans précédent de ses missions historiques en matière de solidarité nationale, de cohésion spatiale et sociale, d’aménagement du territoire, d'équipement du pays, de luttes contre les disparités et les inégalités sociales.

On pourrait être tentés de voir un changement de cap avec la politique mise en œuvre sous l’ère SARKOZY. Gardons nous en ! Nous sommes bien loin du retour à l’Etat régulateur. Le rôle de ce dernier devrait être de garantir l’égalité républicaine sur tout le territoire, la promotion des droits, d’orienter notre développement économique vers des activités durables, de développer partout des services utiles à la population. Or qu’en est-il ? Les inégalités sociales, économiques et territoriales s’aggravent. Le gouvernement poursuit sa politique désastreuse en faveur des plus nantis, qui consiste à renflouer d’abord les banques et les actionnaires, au détriment des salariés. C’est l’annonce de la suppression de la taxe professionnelle, la réforme des collectivités locales, le projet du « grand Paris ». Un désengagement plus massif en matière de transports en commun.

En admettant que nous obtenions de l’Etat qu’il tienne les engagements qu’il a pris dans le contrat de projet, cela fera-t-il le compte pour réaliser le plan de mobilisation annoncé ? On peut en douter. En effet si le conseil régional poursuivait le même effort d’investissement (700 millions d’Euros dans le budget 2009) pendant une dizaine d’années, ce qui est déjà considérable, nous arriverions au chiffre de 7 milliards. Dans ces conditions une question ne manque pas de se poser. A quel niveau se situerait la participation des départements ? La réponse est importante. Il convient de l’évoquer.

Pour ce faire nous souhaitons prendre l’exemple du tramway le T3 à Paris. Si nous prenons en compte la première partie inaugurée en 2006 (Porte de Versailles Porte d’Ivry) et le prolongement (Porte d’Ivry Porte de la Chapelle) qui sera terminé en 2012, le plan de financement a été le suivant : Ville de Paris : 641 millions d’Euros.
Région : 286 millions
RATP : 85 millions
Etat : 50 millions

Contrairement à d’autres, pourquoi ce projet a-t-il pu être réalisé dans les délais impartis si ce n’est parce que la ville de Paris en était le premier financeur ?
Mais mis à part les Hauts de Seine et les Yvelines quel autre département pourra participer à des financements se situant à une telle hauteur ? Certainement pas la Seine Saint Denis.

Ne nous cachons pas derrière notre petit doigt. Ne donnons pas l’impression que nous pourrions nous contenter de peu. L’île de France, mégapole internationale, a besoin d’investissements massifs pour préparer son avenir. Ce serait créer de terribles illusions si nous donnions à penser qu’ils pourraient se réaliser avec une participation marginale de l’Etat.

Dans cet esprit la Seine Saint Denis doit faire l’objet d’une attention particulière. Il fût un temps où les discours sur le nécessaire traitement des déséquilibres entre l’Est et l’Ouest de la région île de France étaient légion. Mais de rééquilibrage il n’y en eût point. Parler de rattrapage, c’est pour Romainville le prolongement de la ligne 11 jusqu’à Rosny et du tramway jusqu’à Fontenay. Il est indispensable pour entretenir l’espérance de valoriser chaque avancée, chaque pas en avant. Mais à condition d’identifier les vrais obstacles. Les écrits de Corinne VALLS en Février 2007, nous la citons « Enfin, le prolongement de la ligne 11 du métro a été voté ce vendredi 16 Février au conseil régional » ont permis aux promoteurs immobiliers de faire leurs choux gras, mais sont-ils de nature à favoriser l’action des Romainvillois ? Certainement pas.

Pour ne pas tuer l’espoir il faut nécessairement élargir l’horizon. Cela veut dire que l’heure est à la mobilisation de tous les acteurs concernés, à Romainville et en Seine Saint Denis pour obtenir un réengagement de l’Etat en matière de transports collectifs. Ne nous berçons pas d’illusions c’est à ce prix que le plan pour 2020 pourra devenir réalité.

vendredi 13 février 2009

Journée de « Solidarité »Intervention Laurent Pagnier pour le groupe Communiste. Conseil municipal 11 février 2009

La journée de solidarité n’a pas été créée dans le but de financer des actions favorisant l’autonomie de nos ainés et des personnes handicapés : Elle a été créée suite a l’échec du gouvernement d’alors qui n’a pas su faire face aux 15 000 personnes décédés pendant la Canicule de 2003. Pourtant bons nombres de médecins avaient tiré la sonnette d’alarme.
Suite à ce drame, des mesures d’ampleur auraient pu être prises dans le domaine médical et gériatrique. Il n’en a rien été.
L’unique et inique réponse de messieurs Chirac et Raffarin, a été d’envoyer, sous couvert de solidarité, les salariés à la corvée ! En les faisant travailler gratuitement un jour férié !
Le travail non rémunéré est par ailleurs interdit par la loi Française et condamné par L’Organisation Internationale du Travail.
De nombreuse associations et organisations, l’ensemble des partis de Gauche se sont élevés, contre cette disposition car :

- Elle est injuste puisqu’elle fait appel uniquement à l’effort des salariés Ne sont concernés ni les profits commerciaux, ni les revenus de rentes, ni les revenus financiers.

- Elle est inacceptable dans son principe car elle institue un jour de travail obligatoire non rémunéré, symbole d’époques révolues.

- Elle ne règle en rien la question de fond de la dépendance des personnes âgés et handicapés qui doit être prise à la hauteur des besoins, qui doit relever effectivement de la solidarité nationale en étant incluse au sein d’un dispositif de Sécurité sociale.

- Et pour toutes ces raisons elle est difficilement applicable au point que certaines entreprises la contournent, et je me suis laissé dire que même certains maires de droite ne l’appliquaient pas.

De plus, la droite aux ordres du patronat, a trouvé là, une bien belle occasion de se venger petitement de plus de 150 ans de lois sociales issues des luttes ouvrières.

Depuis la première loi en 1841 limitant le temps de travail des enfants à 12 heures par jour ; de la journée de 8 heures, revendication de l’Internationale Ouvrière, réclamée pendant près de 70 ans et gagnée, enfin en 1919 , à la semaine de quarante heures gagnée par les grèves du Front Populaire ; en passant par la semaine de 39 heures en 1982 avec l’arrivée de la gauche au pouvoir , et enfin la loi Aubry sur les 35 heures : c’est la première fois dans l’histoire de France que l’on rallonge la durée du travail ! C’est un coin supplémentaire enfoncé par les réactionnaires dans le code du travail : C’est inacceptable.
Hier on faisait travailler le personnel municipal le Lundi de pentecôte, aujourd’hui il nous est demandé de poursuivre dans la logique de régression en supprimant un JIL au personnel communal, il est bien évident que les élus communistes voteront contre et, pour toutes les raisons que j’ai évoquée plus haut, nous appelons nos collègues de gauche au sein de notre conseil à en faire de même.
Quand une loi est injuste, nous avons aussi le droit de la combattre.

Conseil Municipal du 11 février 2009, intervention de Chantal GUYARD, au nom du groupe des Elus Communistes

Madame Le Maire,

J’ai la désagréable impression de revivre chaque année, à la même époque, les mêmes évènements, d’exprimer les mêmes constats et de formuler les mêmes regrets : ceux de l’occultation d’une réelle confrontation d’idée, d’un vrai débat démocratique.

Comment parler, effectivement, de débat d’orientations budgétaires, exercice rendu obligatoire par la loi du 6 février 1992 pour les communes de 3500 habitants et plus, alors que nous n’avons en notre possession, qu’un maigre rapport de 4 pages et que quelques lignes sur un bulletin municipal traitant des objectifs communaux et des priorités à définir sur une année pour notre ville.

Comment parler de débat, quand, comme chaque année, il nous demandés de voter les dépenses d’investissement, trois mois avant cet échange.

Certes, même si la loi permet aux collectivités territoriales d’inscrire par anticipation ¼ du budget d’investissement, vous faites voter 12 296 080,20 euros, sans que les élus puissent avoir la possibilité d’en discuter lors de ce DOB, puisque les crédits sont d’ores et déjà affectés au budget primitif 2009.

Comment parler de débat, lorsque aucune commission des finances ne s’est réunie et où aucune analyse précise sur la situation financière de notre ville ne nous a été communiquée.

Au lieu de cela, vous avez encore fait le choix de privilégier l’information au moment du vote du budget lorsque tout est clos, lorsque tout est bouclé.

Aussi, nous nous présentons, ce soir, sans rien qui nous permettre d’aborder en bonne connaissance les principales orientations budgétaires pour l’année 2009.

Pourtant, et nous ne le répéterons jamais assez, vous avons la conviction, que les enjeux sont tels que rien ne peut être bouclé d’avance et que l’intérêt de tous les Romainvillois ne souffre aucune limite dans la capacité des élus à les entendre, à les écouter.

Ce ne sont pas les effets d’affichage ou l’autosatisfaction proclamée qui peuvent se substituer à une véritable élaboration démocratique des choix municipaux.

Au-delà de ces réflexions, qui, je ne doute pas, vont susciter des réactions parmi certains d’entre vous, je peux affirmer, sans me tromper, que, tous les élus de gauche de cette assemblée, qu’ils soient dans la majorité ou dans l’opposition, seront d’accord pour déclarer que la politique menée par Nicolas Sarkozy limite de façon dramatique l’activité des collectivités locales et réduit leur capacité d’autofinancement et d’investissement.

Il a annonce « une année 2009 dure pour tous ». Pour tous ? Certainement pas pour les PDG François Pinault et Bernard Arnault qui, malgré la crise, ont empoché en 2008, respectivement 259 et 376 millions d’euros. On ne touche pas aux dividendes des actionnaires, y compris pour les entreprises qui délocalisent ou licencient !

Le capitalisme est en crise. Ce système est obsédé par l’enrichissement sans limite de quelques-uns au détriment du développement de chacun.

Oui, cette crise est le résultat de décisions politiques, inspirées de la pensée ultra-libérale mondiale. En niant, aujourd’hui, la question fondamentale des moyens nécessaires au développement des capacités humaines, le Président de la République, ne fait qu’aggraver toutes les difficultés de millions de gens.

C’est bien le capitalisme dans ses fondements qui est en cause. Ainsi, les 428 milliards d’euros distribués aux banques et aux secteurs économiques ne servent, ni à l’emploi, ni aux investissements, mais à la reconstitution des marges de ces derniers.

En deux mois, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 100 000. Dans les entreprises privées, sous couvert de crise, les plans de licenciements se multiplient et le chômage partiel touche des secteurs entiers. Les intérimaires et l’ensemble des précaires sont touchés de plein fouet. La remise en cause des droits des chômeurs continue. Au nom de la lutte contre les déficits, le pouvoir a réduit les budgets publics, a privatisé, mis en concurrence « libre et non faussée » les services publics. C’est un véritable plan de mutation libérale et de privatisation qui s’accentue avec les suppressions d’emplois publics.

Le succès de la mobilisation du 29 janvier, majoritairement soutenue par l’opinion, traduit la colère et le rejet de la politique de Nicolas Sarkozy, identifiée comme injuste. Et ce n’est d’ailleurs pas son « one man show » télévisé qui a permis de convaincre l’opinion sur l’efficacité de son « plan de relance ».

Au lieu de cela, notre cher Président n’a fait que chercher à profiter de la crise pour justifier sa politique tout en bottant en touche face aux demandes des français. Pas de hausse du SMIC, a-t-il asséné, prétendant qu’une telle mesure concernerait 17% des français et laisserait de côté 83%. Quel cynisme, quel mépris ! Mieux, il a affirmé que les Smicards faisaient partie de la classe moyenne ! On croit rêver !!

Quel mépris encore, lorsqu’il prétend que, lorsque l’on finance un chantier, ce sont des dépenses pour quelques mois, mais lorsque l’on embauche un fonctionnaire, c’est pour quarante ans !! D’ailleurs, il n’a fait que marteler que la réforme des services publics serait poursuivie et réaffirmer qu’un fonctionnaire sur deux, partant à la retraite, serait remplacé en 2009.

Enfin, il prétend favoriser l’investissement, mais il annonce, que dès 2010, les collectivités territoriales seront privées de la taxe professionnelle. Il y aurait, selon lui, trop de structures et de fonctionnements qui se superposent.

L’annonce de cette suppression réjouit naturellement la patronne des patrons qui la réclame depuis longtemps, même si, de réforme en réforme, environ la moitié de la taxe professionnelle est déjà exonérée par l’Etat.

Mais il en va tout autrement pour les collectivités locales qui perdraient une recette essentielle. Quelle seraient les conséquences pour Romainville? A-t-il été fait une simulation de cette perte ?

Par contre, le Président reste étonnement discret sur les dispositifs fiscaux susceptibles de remplacer la TP. « Je vais engager un ensemble de discussions avec les associations d’élus locaux. Il y a des possibilités autour de la taxe carbone notamment. Nous verrons. », a-t-il déclaré. Il faut donc en déduire que ce nouveau cadeau fiscal aux entreprises, d’environ 29 milliards d’euros, et non 8 milliards d’euros comme annoncé, sera financé ou par l’Etat ou par un nouvel impôt sur les familles. Dans les deux cas, ce sont les contribuables citoyens qui payeront.

Dans un communiqué de presse, datant du 6 février 2009, 8 associations d’élus locaux, avec à leur tête l’Association des Maires de France, ont interpellé le Gouvernement. Elles lui demandent d’ouvrir des négociations et réaffirme la nécessité de pouvoir disposer d’une ressource de substitution qui respecte les principes que les associations d’élus ont toujours défendus :

- le respect de l’autonomie fiscale,

- le maintien du lien fiscal entre entreprises et territoires,

- la cohérence d’ensemble des réformes territoriale et fiscale.

C’est effectivement, une nouvelle fois, l’autonomie financière des collectivités territoriales qui est mise à mal.

Alors que la crise appelle des mesures de relance économique, ce nouveau cadeau scandaleux aux grandes entreprises, aboutira, précisément, à réduire les investissements publics dont les ¾ sont réalisés par les collectivités qui en seront privées. Pire, ce cadeau asphyxiera les communes et les départements qui les placera devant une grave incertitude sur les moyens dont ils disposeront pour maintenir les services publics et pour investir.

Réduire la dépense publique pour n’affecter à l’Etat que des compétences régaliennes en décentralisant les autres compétences sur les collectivités, faire stagner, voir réduire la DGF, la DSU, les recettes locales à coup de cadeaux fiscaux, telle est la finalité des choix du Gouvernement de Nicolas Sarkozy, aux ordres du MEDEF.

Le budget d’une commune, quant à lui, n’a certes pas vocation à compenser les effets induits par la politique nationalement mise en œuvre, mais les choix au niveau local comptent aider les habitants à faire face aux difficultés et à redonner confiance.

Vous écrivez dans votre journal municipal que, je cite « Je peux vous assurer que beaucoup de collectivités territoriales aimeraient aujourd’hui bénéficier de la santé financière de Romainville ». J’aimerai bien vous croire sur paroles, Madame Le Maire. Oui, sur paroles, mais nous n’avons, dans le rapport qui nous a été présentés, aucun détail quant aux chiffres, aucune analyse précise, aucun moyen de connaître la véracité de vos propos et d’en vérifier l’exactitude.

Par contre, et je l’avais exprimé à plusieurs reprises lors des différentes interventions de notre groupe, je suis très inquiète quant à l’endettement par habitant de notre ville. Il est passé de 1 000 euros en 2001 à 2 040 euros en 2008. Soit 104% en 8 ans ! C’est plus que l’inflation, vous ne trouvez pas ?

Romainville est ainsi au 5 ème rang des villes les plus endettées du département.

Certes, pour 2009, si j’ai bien compris, la municipalité ne procédera pas à de nouveaux emprunts. Ce choix n’est-il pas fait uniquement pour éviter un endettement supplémentaire ? Dans le futur, quelle solution sera choisie ?

Alors que vous nous indiquez, dans le rapport, que le contexte économique entraîne le gel par l’Etat d’une partie des dotations donc des recettes stagnantes (sans nous donner pour autant plus de détail),

Alors, que dans ce même rapport, vous nous affirmez que l’inflation se traduira par la baisse du pouvoir d’achat ainsi qu’une précarité accentuée pour la population de la commune de Romainville,

Vous annoncez, tranquillement, lors de la présentation de vos vœux, que malgré toutes les réformes de la loi de finance 2009 et malgré la situation politique actuelle, qui priveront notre commune de recettes, qu’en terme d’investissement, tous les engagements municipaux ne seront pas retardés, voire même réalisés.

Au prix de quel sacrifice ? N’y-a-t-il pas des choix à faire, des opérations à reporter ? Comme par exemple le tri par pneumatique, qui, selon moi, représente un gouffre financier pour les finances locales.

Est-ce que ce projet, par exemple, comme vous l’indiquez dans votre intervention dans le journal municipal, est l’un des besoins identifiés avec l’ensemble des Romainvillois ? Est-ce réellement l’une de leur priorité ? Permettez-moi d’en douter ?

Vous nous dites augmenter les dépenses de fonctionnement des services municipaux à hauteur de 3%, alors que dans le même temps, vous nous affirmer que les dépenses communales vont devoir supporter les différentes majorations engendrées par l’inflation, qui est de l’ordre de 2,9%. C’est, en fait, une stagnation des dépenses que vous nous annoncez et par la même une diminution du service rendu à la population.

Le groupe des élus communistes a aussi beaucoup d’ambition pour sa ville, vous savez ! Il l’aime également et, pour certains d’entre eux, depuis toujours. Aussi, il ne veut pas faire porter aux générations futures, le poids d’une dette qu’il aurait été possible d’éviter ou pour le moins maîtriser aujourd’hui.

L’intérêt que nous portons aux Romainvillois ne s’arrête pas aux rues, à la réalisation d’un Monoprix, en lieu et place d’un gymnase. L’intérêt que nous portons aux Romainvillois, c’est de construire avec eux un destin commun fondé sur le développement de tous, dans l’intérêt de tous.

Vous nous dites vous engager à ne pas augmenter les impôts locaux afin de préserver le pouvoir d’achat des Romainvillois. Nous verrons bien.

Mais qu’en est-il de l’augmentation des loyers et l’application des surloyers que vous mettez en place avant même que la loi Boutin ait été votée ? Est-ce aimer votre ville que de faire appliquer une loi injuste, qui, à moyen terme, risque de chasser la couche moyenne Romainvilloise, et ghéttoïser nos cités ?

Mais qu’en est-il de l’augmentation de la restauration scolaire, des centres de loisirs, des centres de vacances (du moins, ce qu’il en reste !) ? Est-ce aimer vos administrés que de leur faire supporter une nouvelle hausse alors que beaucoup d’entre eux n’en peuvent plus et comptent le moindre euro pour subsister ? Est-ce les aimer que d’augmenter cette politique tarifaire des services qui, va encore une fois, frapper les plus démunis d’entre eux ?

Aussi, Madame Le Maire, n’en rajoutons pas. Face au mépris de ce gouvernement à l’égard des habitants des villes populaires, notre groupe vous propose une action à mener avec tous les Romainvillois :

Sollicitons ce gouvernement pour une dotation exceptionnelle qui permettrait à notre ville de répondre au plus près aux besoins de ses habitants.

Je vous remercie de votre attention.

jeudi 12 février 2009

La France de Sarkozy et les Sans-Papiers (en images)



mardi 10 février 2009

LA VALEUR DE LA RECHERCHE NE SE MESURE PAS AUX PROFITS

Dans son discours du 22 Janvier 2009, Nicolas SARKOZY, dont les résultats sont loin d’être à la hauteur des promesses faites aux Français et de leurs attentes, a qualifié les résultats de la recherche française de « médiocres » ! Outre le fait que, de l’avis de la communauté des chercheurs, ce constat est faux, que peut signifier en matière de recherche « des résultats médiocres » ?

L’excellence réclamée par le chef de l’Etat, d’une part, le gaspillage d’argent et l’arrêt de la réflexion depuis les années 1980 qu’il dénonce, d’autre part, assimilent l’université et les organismes de recherche à des entreprises comme les autres. Décidément notre président est hanté par une seule obsession « La rentabilité financière ».

Alors, nous lui disons tout net : Les productions scientifiques ne sont pas des marchandises. Ces résultats soi-disant médiocres n’ont rien à voir avec les résultats des entreprises dont la « valeur » se mesure aux profits qu’elles réalisent. Les résultats des chercheurs sont ceux des expériences qu’ils réalisent à partir de la réflexion critique à l’égard des autres travaux de recherche et de leurs intuitions.

Les chercheurs ne savent pas forcément où ils vont et les résultats de leurs expériences sont d’autant meilleurs que des surprises leur font prendre des chemins de traverse. Les résultats attendus, prévisibles, sont très souvent révélateurs d’une recherche bureaucratique. Ils permettent des publications à foison sans le plus souvent la moindre parcelle de découverte.

Les chercheurs, désormais encouragés par l’hyperactivité du président, devraient afficher leurs « résultats » tous les quatre ans, voire tous les deux ans, et demain, pourquoi pas, des résultats trimestriels comme dans les entreprises. Fort heureusement, pour l’avenir une majorité de chercheurs est loin de partager le credo du chef de l'Etat.

Tract - MINABLE ! (Riposte à Sarkozy)



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dimanche 8 février 2009

Quand la Guadeloupe dit non à l'exploitation

Un puissant mouvement social et populaire se développe en Guadeloupe. Il surprend par sa durée, sa puissance et son caractère démocratique. Ce mouvement populaire s’élève contre la vie chère, les bas salaires, les retraites et les minima sociaux misérables,les licenciements et le chômage.Celui-ci touche 60.000 personnes soit 30% de la population. 70.000 Guadeloupéens sont au RMI. 25.000 sont en attente d’un logement social depuis plus de 10 ans. La jeunesse se trouve en complet désarroi devant un avenir qui ne lui offre que l’oisiveté ou l’expatriation. Depuis quelques jours le mouvement s’étend à la Martinique.

Le silence de Nicolas SARKOZY sur ces évènements, lors de son interview télévisée, est vécu comme un profond mépris par les Guadeloupéens. Certes, en délocalisant son ministère en Guadeloupe, le secrétaire d’Etat à l’Outre-mer reconnaît la gravité de la crise structurelle qui touche le pays.

Mais il ne suffit pas pour l’Etat Français de tenir des propos apaisants. Il faut qu’il réponde aux légitimes revendications plutôt que de miser sur le pourrissement du mouvement. Et, fait d’autant inquiétant, des renforts de forces de répression venant de France sont arrivées en Guadeloupe.

La satisfaction des revendications portées par quarante-neuf organisations syndicales, politiques, populaires, culturelles et sportives s’inscrirait dans une nouvelle logique économique et sociale apte à combattre véritablement la crise, outre-mer comme en France.Il est urgent que le gouvernement s’engage en ce sens.

samedi 7 février 2009

Remerciement

"Rassembleurs et Solidaires" dépasse les frontières

Un immense remerciement à notre ami espagnol Rafa pour sa gentillesse, sa disponibilité et son formidable travail pour le nouveau design du blog.

Il nous a joint ce petit message bien sympathique:

"Para mi sera un honor ayudar a los comunistas franceses!!"

"Pour moi c'est un honneur d'aider les communistes français!!"

Vous pouvez faire une petite visite sur son blog d'informations alternatives (en espagnol évidemment)

vendredi 6 février 2009

SUPPRESSION DE LA TAXE PROFESSIONNELLE:UNE MESURE INSUPPORTABLE ET DANGEREUSE!


Dans le flot des propos developpés hier soir par le Président de la République,une seule annnonce précise a retenu l'attention:la suppression de la taxe professionnelle à compter de l'année 2010.

Cet impôt local, la première ressource des collectivités territoriales ,traduit le nécessaire attachement entre activité économique et territoire.Les entreprises doivent contribuer à l'aménagement et aux services locaux dont elles profitent.Contrairement à ce qu'affirme le Président de la République,la France est loin d'être le seul pays à avoir une fiscalité locale sur les entreprises.

Celle-ci pourrait bien évidemment être améliorée en prenant en compte les actifs financiers des entreprises.Toutefois une question se pose :Qu'est-il envisagé: une suppression totale ou partielle de cet impôt? Pourquoi cette interrogation? Tout simplement parce que monsieur SARKOZY a dit que la taxe professionnelle représentait 8 milliards d'Euros.Or ce chiffre correspond à l'exonération accordée par l'Etat aux collectivités territoriales.C'est 28 milliards qu'elle rapporte en réalité.Quoiqu'il en soit comment les communes ,les communautés d'agglomération,les départements et régions vont-ils faire face à une telle perte de recettes.Il est à craindre que cela ne masque en fait la création d'un nouvel impôt pesant sur les familles et/ou des mesures drastiques de réduction forcée des dépenses des collectivités locales.Dans cette perspective,c'est le service public local qui serait remis en cause.Ce n'est pas ce dont nous avons besoin à Romainville.

Au moment où toutes les collectivités publiques devraient se mobiliser pour agir contre la crise,l'annonce de la suppression de la taxe professionnelle en 2010 constitue un contre sens total.

Ce n'est pas en supprimant les ressources des collectivités locales,en confirmant,pour après les élections européennes,une possible suppression d'échelons locaux ou en justifiant les 30.000 suppressions de fonctionnaires que l'on améliorera la situation des français.Bien au contraire.

jeudi 5 février 2009

COLLECTE DES DECHETS MENAGERS PAR PNEUMATIQUE


« COLLECTE DES DECHETS MENAGERS PAR PNEUMATIQUE »
LA DECISION DOIT APPARTENIR AUX HABITANTS

Dans le dernier numéro du journal de Romainville sensé être un journal d’informations municipales, Corinne VALLS évoque à nouveau la collecte des déchets ménagers par pneumatique. Malgré plusieurs écrits tout à fait pertinents, parus sur la toile Romainvilloise, disons les choses franchement : Le caractère démesuré de ce projet, pharaonique, pour reprendre une formule déjà employée, son coût exorbitant aurait sans doute mérité plus d’attention de notre part. Mais à notre décharge reconnaissons que « la communication officielle » n’a pas fait grand-chose pour capter l’intérêt des habitants de notre ville. Comment ont-ils eu connaissance de cette réalisation ?
Ils la découvrent en lisant un article paru dans le journal de campagne de la liste conduite par madame VALLS lors des municipales partielles en Janvier 2007.Nous le citons :

« UNE PREMIERE EN FRANCE : LE RAMASSAGE PNEUMATIQUE DES DECHETS.

Encombrement des trottoirs, consommation d’énergie, nuisances sonores, problèmes d’hygiène etc..., la collecte traditionnelle des déchets soulève d’inévitables problèmes. Pour y remédier, nous avons engagé une réflexion sur un système de collecte pneumatique des ordures ménagères, inédit en France. Principe : Les ordures ménagères déposées dans des sas sont aspirées puis transportées à près de 100 km/h jusqu’à un centre de transfert grâce à un vaste réseau de canalisations. Une véritable révolution écologique déjà expérimentée à Barcelone ».
En Janvier 2008 le bulletin d’informations municipales nous gratifie d’un article sur une double page où l’on parle « d’une innovation qui va beaucoup contribuer à faire de la ville un pôle d’excellence environnementale. Nous apprenons que la collecte des déchets par pneumatique « est une pratique nouvelle en France. Bien expérimentée à Séville et à Barcelone, c’est au milieu de l’année 2007 à Narbonne que cette technologie commence sa carrière hexagonale. Romainville, poursuit-on, pourrait faire ainsi partie du petit club des pionniers qui font une priorité de l’aménagement urbain et territorial durable ». C’est là que nous apprenons que 5 secteurs Romainvillois sont concernés : Oradour, Amitié, Gagarine, Marcel Cachin, ainsi que l’ancien site Nokia.
Mais pas un seul mot sur les coûts d’une telle opération. Et il faudra attendre Novembre 2008 pour retrouver quelques lignes dans le journal municipal, mais pour dire ce que l’on savait depuis Janvier 2007.Pourtant 8 mois plutôt lors du vote du budget 2008 le chiffre de 7 millions d’Euros est avancé. Chiffre, d’ailleurs largement sous-estimé et pour des travaux qui ne concernent que 25% de la population. Et auquel il conviendra d’ajouter les coûts de fonctionnement. Et nous verrons apparaître de nouvelles tranchées dans les voiries dont la
réfection est récente.
On est donc en droit de se poser une question simple : Quels sont les avantages que présente un tel système de collecte des déchets ménagers en regard des coûts annoncés?
Le promoteur lui-même le préconise dans le cas de villes nouvelles à forte densité ou pour les lieux historiques.
Un tel procédé engage l’avenir. Qui peut prétendre qu’il sera encore adapté dans 15 ou 20 ans. Avec le temps le tri évoluera. Faudra-t-il rouvrir les voies pour installer de nouveaux tuyaux ?
On parle des économies d’énergie et de la disparition des nuisances sonores. Il n’y aura peut-être plus de camions bennes dans certaines rues, mais ils seront ailleurs car il faudra bien acheminer les déchets de la centrale située sur le site Nokia vers les différents lieux de traitement.
Alors que l’on rappelle ( à juste titre d’ailleurs ) dans le journal de Février les gestes simples à accomplir pour être un Eco citoyen et que visiblement il reste beaucoup à faire (pas seulement à Romainville, précisons-le) . Qui peut assurer que ce système, sans doute fragile pourra recevoir sans dommages d’éventuels gravats, verres et bien d’autres objets ?
On nous dit encore que ce procédé fera disparaître les nuisances en termes d’odeurs. Mais combien de fois par jour l’aspiration s’effectuera ? Ce serait intéressant de le savoir car entre 2 aspirations chaque borne devra stocker les ordures avec les nuisances que cela peut occasionner.

L’affaire est donc plus sérieuse qu’il n’y paraît. Franchement au regard des besoins, ce projet
Peut-il être considéré comme prioritaire ? Il y a bien d’autres choses à faire en matière de préservation de l’environnement et d’économies d’énergie.

Comment engager une dépense qui tournera autour de 10 millions d’Euros, sans que les habitants n’aient pu dire leur mot ?

Il est temps d’exiger que tous les éléments d’information soient fournis à tous les citoyens.
C’est à cette condition qu’ils pourront donner leur avis et décider en conscience de la faisabilité d’un tel projet à l’occasion d’une vaste consultation populaire.

Les communistes de Romainville et leurs élus.

mercredi 4 février 2009

Décès Maurice Meunier

La section de Romainville du PCF
Le groupe des élus communistes de Romainville
,

ont la tristesse de vous faire part du décès de Maurice Meunier survenu dans sa 63 ème année.

Maurice est décédé lundi après s’être battu jusqu’au bout contre la maladie. Nous tenons à saluer la mémoire de Maurice et ses engagements : après avoir été secrétaire de l’Union locale CGT de Romainville, il prend des responsabilités au sein de son parti, qui le conduiront à être élu au conseil municipal ou il sera Président du groupe communiste et Maire adjoint aux finances locales. A sa famille, ses amis et ses proches, les communistes de Romainville présentent leurs plus sincères condoléances.


Ses obsèques auront lieu le lundi 9 février à 15H00 à Villenoy – Seine et Marne


Sofia Dauvergne présidente du groupe communiste
Laurent Pagnier secrétaire de la section de Romainville du PCF.

mardi 3 février 2009

KRACH HOSPITALIER ET SANITAIRE :IL FAUT CHANGER DE CAP

Les dernières semaines ont été marquées par une série de drames dans les hôpitaux. Nicolas Sarkozy avec sa ministre, madame Bachelot en attribue la responsabilité à un défaut d’organisation. En réalité ces évènements, qu’on ne peut évoquer sans penser à des familles durement touchées, ne peuvent décemment être attribués à la malchance. Soyons clairs .Ils ne sont que la partie émergée d’un hôpital abîmé par le manque de crédits et par la logique à laquelle il est soumis depuis plus de 20 ans.
Bien sûr il faut améliorer l’organisation. Mais la désorganisation actuelle s’appelle manque de personnel, déficits de lits d’hospitalisation, compétition entre tous.
Avec 800 millions d’Euros de déficit chronique l’hôpital souffre avant tout d’un sous financement. Avec l’allongement de l’espérance de vie, l’amélioration des techniques médicales, les dépenses de santé ne peuvent qu’augmenter. Elles ne sont pas au dessus des moyens d’un pays comme le nôtre.
Pour y faire face il faut cesser de faire des cadeaux aux plus riches et remettre en question les exonérations de cotisations patronales (33 milliards d’Euros en 2009)
Madame Bachelot s’apprête à présenter un nouveau projet de loi. Celui-ci s’inscrit dans la continuité des politiques menées depuis une vingtaine d’années. Politiques qui ont contribué à maintenir dans le secteur public les populations et les pathologies coûteuses et à transférer sur le privé les activités rentables.
Ainsi 70% des actes chirurgicaux étaient pratiqués il y a 10 ans dans le public. Aujourd’hui moins de 40%de ces actes y sont réalisés. La loi Bachelot aggraverait encore la situation en allant plus loin dans la marchandisation de la santé.
Avec ce projet il n’y aurait plus, à terme,qu’un seul hôpital par territoire,les médecins seraient rémunérés au rendement,les malades baladés entre les hôpitaux et les cliniques selon qu’ils sont rentables ou coûteux.
Une autre vision de la santé doit être promue. Notre système a besoin de se transformer pour répondre aux défis nouveaux, pour aller vers plus d’égalité,vers plus d’efficacité sociale .Loin du parti pris libéral l’accès aux soins doit être exclu de tout échange marchand. Son accès doit être gratuit. Le coût doit être socialisé. C’est le sens de la sécurité sociale solidaire. Il y a urgence. C’est pourquoi en demandant le retrait de la loi Bachelot, nous entendons favoriser un large débat pour contribuer à l’émergence d’un projet alternatif progressiste.
Le débat est ouvert.

lundi 2 février 2009

Pétition du Planning Familial


Aux côtés du Planning Familial,
défendons le droit à l'information,
à l'éducation, à la sexualité,
pour toutes et pour tous.
En diminuant de 42 % dans la Loi de Finances 2009 le montant affecté au conseil conjugal et familial, l’Etat programme à très court terme la suppression totale des actions d’information, d’éducation et de prévention dans les domaines de la sexualité et de la vie de couple et affective. Par cette décision, l’Etat montre sa volonté d’abandonner les missions qui sont les siennes quant à l’accueil, l’information et la prévention concernant la contraception, la fécondité, la sexualité. Il se désengage, par là, de la préparation des jeunes à la sexualité, à leur vie de couple et à la fonction parentale. Il marque son désintérêt pour les pratiques d’accueil et de conseil, qu’elles soient mises en oeuvre lors d’activités collectives ou d’entretiens individuels.
Ces missions d’utilité publique sont donc très clairement menacées par la baisse des financements, déjà largement insuffisants, alors que la Loi Neuwirth a clairement affirmé le rôle essentiel joué par les associations aux côtés de l’Etat.
Pourtant, dans une société où les relations filles-garçons sont de plus en plus marquées par la violence, où les campagnes nationales de prévention et d’information ont besoin des relais de terrain pour être efficaces, ces missions définies par la loi, plus que jamais, sont primordiales !
450.000 personnes bénéficient chaque année des actions du Planning Familial dans ses 70 associations départementales de Métropole et des DOM. La conséquence de cette brutale démission de l’Etat est la fermeture programmée d’un grand nombre de ces lieux d’accueil individuels et collectifs.

L’Etat doit assurer sa responsabilité nationale pour l’information, l’éducation à la sexualité, et la prévention pour toutes et tous conformément à l’article 1 de la Loi 73-639 du 11 juillet 73.

L’Etat ne doit pas supprimer les lieux d’écoute et de parole, mais les développer.

L’Etat ne doit pas supprimer les interventions collectives, mais les développer.

L’Etat doit donner aux associations qui assurent ces missions, les moyens aujourd’hui nécessaires, pour le développement de leurs activités et de leurs interventions.

Tous ces acquis sont récents, ces droits sont fragiles,Nous avons lutté pour les obtenir,luttons ensemble pour les défendre !Vous souhaitez soutenir Le Planning Familial, signez la pétition.

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