LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

jeudi 29 septembre 2016

NE LAISSONS PAS FAIRE !

NE LAISSONS PAS FAIRE !

JOURNAL EDITE PAR LES COMMUNISTES DU QUARTIER - SEPTEMBRE 2016


Vous avez été nombreuses et nombreux à prendre le temps pour répondre au questionnaire présenté par le PCF.concernant le quartier des Bas Pays dans le cadre de son réaménagement.
En effet, depuis des années les habitants du quartier ne disposent d’aucun commerce, services publics et aménagement urbain. Obligés de se rendre soit dans le haut de Romainville, soit à Pantin, soit à Noisy-le-Sec.
Nous remercions celles et ceux qui ont participé au succès de l’enquête et invitons tous les habitants à en prendre connaissance.
Nous reviendrons vers vous pour faire valoir vos exigences et votre conception du futur quartier afin de les exprimer auprès de l’équipe municipale et des services concernés.




mercredi 28 septembre 2016

" Réinventer l'industrie " !



L'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin dans l’Humanité de ce jour !

" Les chiffres que nous publions aujourd’hui valent toutes les radiographies les plus savantes sur l’état de l’économie de notre pays. Certains feignent de les ignorer, comme s’il convenait de reporter le réel à une date ultérieure et de s’accommoder d’une forme de déclin qui touche à l’existence même de notre indépendance, sinon à notre capacité à maîtriser notre destin. Lisez bien : en moins d’un quinquennat, 887 usines ont fermé leurs portes en France. Une débâcle industrielle. Et si nous osons affirmer qu’il n’y a pas de pays fort sans une industrie forte et que l’époque nécessite une nouvelle maîtrise publique des outils de production et des moyens d’investissement, nous pratiquons, comme l’écrit le monde, un « populisme industriel ». Quoi qu’en disent pourtant les tenants d’une économie de purs services et sans usines, les Français ont à peu près compris – et ils le déplorent souvent avec colère – les effets dramatiques de la désindustrialisation. Un million d’emplois industriels perdus, un déficit commercial chronique, des champions nationaux qui passent sous contrôle étranger, des pans entiers du territoire dévitalisés…sans parler, bien sûr, des plus de six millions de chômeurs, des quelque dix millions de pauvres, et de cette jeunesse sacrifiée, non intégrée, ni intégrable, dans ce marché ou dans ce salariat. L’incapacité des pouvoirs publics à remédier à ce déclassement est un  véritable scandale. Quant aux dispositifs mis en place par Hollande, ils n’ont fait qu’alimenter la broyeuse à profits.

Le monde qui vient n’acceptera aucune fuite en arrière, aucun repli. Sommes-nous donc fous pour refuser de voir que la grande transformation de nos économies globalisées nourrit la déstabilisation et l’irrésistible montée des périls ? Et ce n’est pas fini : la robotisation des outils pourrait détruire trois millions de postes en France d’ici 2025. Face à ces défis colossaux, la nécessité d’un grand projet industriel innovant s’avère d’une urgence absolue. Un projet délié des requins de la finance, en phase avec les mutations, mais non soumis à elles. La renaissance du travail et l’instauration d’une nouvelle économie politique et sociale n’ont rien d’un rêve. C’est une obligation ".



Déclaration de l'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) sur le logement


Un échec cruel : le président Hollande n’a pas tenu ses engagements !
Les deux mesures phares des promesses de campagne du Président de la République sur le logement, le doublement des aides à la pierre, afin de revenir au niveau d’avant Nicolas Sarkozy ; et la construction de 500.000 logements par an n’ont pas été tenues.
L’an passé, dans un numéro de claquette, François Hollande était venu au congrès HLM expliquer qu’il augmentait l’aide à la pierre alors que le budget l’inscrivait à la baisse.
En réalité c’est bien un abandon des politiques publiques du logement qu’il officialisait, troquant le principe de solidarité par l’impôt pour la scandaleuse logique du financement du logement social par le logement social.
Cette année, c’est Manuel Valls qui est venu pour ne rien dire.
Dans le domaine du logement comme dans bien d’autres, le temps est désormais aux grands discours jamais suivis de faits. Cela prêterait à sourire si la situation n’était pas aussi grave. Jamais l’écart n’aura été si grand entre l’urgence vécue par des millions de français et l’absence de volonté politique pour s’attaquer à la crise du logement. C’en est assez !
Les élus communistes et apparentés s’engageront pleinement pour que
la question du logement, aujourd’hui complètement absente du débat publique, revienne en tête des priorités politiques en 2017.
A l’occasion du débat national qui s’engage, nous continuerons à exiger :
Dès maintenant :
- L’abandon du projet de remise en cause des APL pour 650.000 familles
- L’abandon du durcissement du surloyer Boutin dans la loi Egalité & Citoyenneté
Pour la prochaine mandature :
- La création d’un Service Public du logement
- La mise en place d’un Pôle public financier
- La création d’une Agence foncière nationale décentralisée
- Le retour des aides à la pierre pour la construction et les réhabilitations

mercredi 21 septembre 2016

" Frères en humanité ", l'édito de Jean-Emmanuel Ducoin dans l'Humanité de ce jour !


L' Éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin. Les débats majeurs, ceux qui nous déterminent, méritent de la vigilance et ce surcroît d’attention et d’intelligence collective qui devrait être le propre d’une grande République comme la nôtre. 
Les débats majeurs, ceux qui nous déterminent, méritent de la vigilance et ce surcroît d’attention et d’intelligence collective qui devrait être le propre d’une grande République comme la nôtre. Assez souvent, pourtant, ceux qui font profession de parler au nom des Français nous donnent la nausée. Que dire de l’attitude des responsables de droite et de son extrême dès que le mot « migrants » est prononcé ? Comment réagir face à l’ignominie de ce que nous entendons quotidiennement, sachant que plus l’ignominie sera terrible, plus elle s’attirera une place de choix dans les médias ? À écouter les Wauquiez, les Estrosi, les Sarkozy et les autres, qui n’ont que « la France, la France » au bout des lèvres, le pays de Voltaire et d’Hugo devrait cesser d’être une terre d’accueil. Dans ce contexte de surenchères irresponsables, qui attisent la haine des uns contre les autres et au bout du compte accréditent la xénophobie, le Front national vient même de créer un collectif de maires intitulé Ma commune sans migrants… vous savez, ces peaux foncées, ces parasites, ces illettrés, ces bas morceaux, ces morts-la-faim…
Maintenant, ça suffit ! Les migrants sont nos frères en humanité, nos frères de classe. Les Français dans leur masse pensent comme nous, ils ne doivent plus se taire ! Car tout de même, de quoi parle-t-on ? De quelques milliers de réfugiés, alors qu’une nation de 65 millions d’habitants pourrait en recevoir infiniment plus. Si la vie de nos concitoyens s’avère si difficile socialement, est-ce la faute des migrants ou des politiques libérales et d’austérité mises en œuvre depuis si longtemps ? Devant ce que nous appelons « le drame des migrants », en réalité le drame de millions de réfugiés, dont la moitié sont des enfants, notre devoir de solidarité et d’accueil doit être aussi sacré que « Liberté, égalité, fraternité ». Ces gens fuient la misère, la persécution et les guerres qui ont été provoquées ou attisées de ce côté de la planète. Nous ne devons pas tergiverser, mais convaincre, engager une bataille d’idées, sur des engagements clairs et des principes intangibles. Les exemples de Paris et d’Ivry-sur-Seine, qui accueilleront des centres d’urgence, nous rappellent que certains édiles ont le courage d’assumer franchement l’humanité de la France. Et le bien-fondé universel de notre République.

lundi 19 septembre 2016

" La classe, c'est lutter ", l'édito de Michel Guilloux dans l'Humanité de demain !

l'éditorial de Michel Guilloux : "Après la casse du Code du travail, l’évolution éducative du régime suit elle aussi les règles non faussées de la concurrence avec la droite pour répondre aux critères libéraux de gestion… "
Un mot résume cette rentrée 2016 à peine entamée : surchargée.Dans les lycées, la moyenne d’élèves par classe explose. Trente-cinq, trente-six, trente-sept… ces nombres deviennent la norme dans infiniment d’endroits. Comme toujours, inégalités sociales obligent, leurs effets se font encore plus durement sentir dans les établissements à recrutement populaire. Et aucune étude, dans une administration qui en est des plus consommatrices, n’aurait vu venir le « boom » démographique de l’année 2000 ? Par un effet de ressac s’ajoutent les conséquences des moyens « offerts » aux collèges, « réforme » oblige. Cela mine d’autant et de façon perverse la deuxième cible des réformes scolaires à venir désignée par le chef de l’État : le lycée. Tandis que, à l’autre bout du système éducatif, un verrou a été posé au niveau bac +3…
Pourquoi en définitive un tel acharnement à vouloir vider le bac de son rôle de premier grade universitaire, porteur de l’ambition pour la société d’élévation générale du niveau de formation et de connaissances ? Après la casse du Code du travail, l’évolution éducative du régime suit elle aussi les règles non faussées de la concurrence avec la droite pour répondre aux critères libéraux de gestion… Le charcutage des régions aux normes européennes, la volonté de leur transférer les politiques de l’emploi vont-ils s’accompagner, en plus, de la cession des filières professionnelles et technologiques ? Dans ce cas, l’« entassement » de jeunes dans les autres classes du secondaire public aurait de beaux jours devant lui. Croit-on que cela irait sans remous ?
En matière d’école, aucun changement positif, aucune opposition aux reculs successifs n’a eu lieu depuis trente ans sans l’intervention des premiers intéressés : jeunes et parents. C’est ce qui a permis, à son origine, de ne pas faire du bac professionnel une nouvelle voie de garage, soumise aux besoins les plus étroits du patronat. Comme dans bien d’autres quartiers populaires, les adultes de Gonesse, venant au secours, avec leurs enfants, de profs esseulés dans leur combat, ont tenu bon. Ils ont gagné, ensemble. Là comme ailleurs, le refus de subir – l’esprit de résistance en bref – est d’avenir.

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