LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

vendredi 17 février 2017

" Parlons - en ", l'éditorial de Maurice Ulrich dans l'Humanité de ce jour !


C’est tout ? La proposition de François Fillon, à la sortie de son déjeuner avec Nicolas Sarkozy, de porter à 16 ans la majorité pénale est pathétique et odieuse. Pathétique comme tentative de relance d’une campagne qui semble chaque jour devenir impossible en se raccrochant aux branches sécuritaires où est déjà installé le Front national. Odieuse, parce que prenant en otages politiques les jeunes des quartiers populaires en instrumentalisant misérablement les graves incidents de ces derniers jours. Sur les conseils sans doute de son meilleur ennemi, Nicolas Sarkozy, François Fillon rejoint Marine Le Pen dans l’indignité morale. Avec l’annonce, hier, du parquet financier excluant un non – lieu, on a envie de dire assez. Assez monsieur Fillon ! Vous dénaturez la campagne électorale et le débat démocratique.


Car, pendant ce temps, les affaires continuent, mais de qui parle-t-on ? Emmanuel Macron nous le joue en magicien de foire. Un coup de baquette à gauche, quitte à se contredire comme sur la colonisation et, le moment d’après, je caresse dans les sens du poil le Medef, qui est dans mon chapeau. On en oublierait presque les conditions de cette élection telles qu’elles ont conduit le président sortant à ne pas se représenter. Le quinquennat qui s’achève a été condamné par l’opinion, singulièrement à gauche parce qu’il a déçu les profondes attentes de changement qui demeurent dans le pays. Souvenons – nous. L’ennemi, c’était la finance. Elle gouverne plus que jamais. Les profits du CAC 40 sont exceptionnels. Les inégalités en France comme dans le monde sont monstrueuses – les salaires, invraisemblables, de ces mêmes groupes du CAC 40, mais pas seulement, tant s’en faut, l’attestent. Et que dire des débats autour du Ceta ? De la crise environnementale ? Il n’y a rien de ce point de vue à attendre de la droite et du FN, et pas davantage de Macron – libéralisme. C’est à la gauche d’en débattre. Force est de constater que Benoît Hamon, dans le souci sans doute de rassembler le PS, est discret depuis quelque temps. Jean-Luc Mélenchon l’a invité à se parler. Mais c’est à nous qu’il revient aussi de le faire. Parlons – en.

jeudi 16 février 2017

" Concertation n'est pas Confrontation " (François ANDRE)


NOUS PUBLIONS CE TEXTE QUE NOUS A FAIT PARVENIR FRANCOIS ANDRE 

"Dans le mag’ de février 2017, les élus Romainvillois du groupe socialiste viennent au secours de notre Maire et de son Champion. C’est que ça commence à remuer dans notre village ! La réunion du 18/01 qui a rassemblé, suivant ce qu’il est dit, plus de 130 personnes alors que les organisateurs avaient pris soin de ne pas en faire la publicité ne s’est pas déroulée comme l’auraient souhaité les élus majoritaires.
Les socialistes utilisent la tribune qui leur est allouée pour moraliser.

Je leur réponds :
Vous  admettez que ‘’la contradiction est souhaitable et même nécessaire à l’exercice du pouvoir’’. Sur ce point quelle lucidité ! Mais pour le reste quelle incompréhension ! Vous êtes  bien loin de vos concitoyens, de ce qu’ils ressentent à ne pas être écoutés. Prenez le temps de les côtoyer, allez dans la rue discuter avec eux. (Ce n’est pas pendant les minutes de silence des commémorations que l’on prend le pouls de la population). Dans la rue,  vous vous rendrez compte de l’ampleur du RAS LE BOL général. OUI nous en avons marre d’être pris pour des demeurés. Nous en avons RAS LE BOL des simulacres de concertation. Nous en avons RAS LE BOL de voir brader les espaces publics au profit des promoteurs.
        
Selon vous, il aurait fallu que les présents à cette réunion restent muets, qu’ils écoutent les  paroles divines sans le moindre murmure. C’est de pratique à deux pas de la Mairie, mais en la mairie même, exercer notre droit de contestation sans pouvoir ouvrir la bouche, admettez que ce n’est pas simple.

Que nous reprochez-vous ? Des’’ invectives accusatoires’’. Est-ce de votre part de la malhonnêteté intellectuelle ou de la méconnaissance de notre langue ? Il n’y a eu aucuns discours violent et injurieux de la part des participants Selon vous,  nous sommes’’ revanchards et populistes’’. Vous présentez les faits afin que  les citoyens qui n’étaient pas présents à cette réunion considèrent que les opposants que nous sommes à ces projets se comportent comme des voyous.
          
En réalité lors des longs monologues de l’exposé, en fond de salle, des participants exprimaient leur désaccord par des ronchonnements. Pour notre Maire, cela est totalement insupportable et incorrect. C’est à croire que vivant dans sa bulle notre élue n’a jamais entendu le moindre discours à l’Assemblée Nationale !

Taisez-vous et écoutez la bonne parole, la seule, la nôtre ! Ici c’est comme  ça que l’on applique la démocratie participative et pas autrement.

Devant le mécontentement grandissant que je constate en côtoyant ceux que vous qualifiez de ‘’revanchards’’, je pense que les méthodes de gestion communale en vigueur à Romainville ne seront pas supportées éternellement. Votre avenir n’est pas assuré dans cette direction. Il est temps de vous reprendre et d’œuvrer dans le sens d’une véritable démocratie, qui fait entendre toutes les voix, même quand elles sont discordantes".


François ANDRE                                                                                    février 2017

" Démocratie limitée ", l'éditorial de Sébastien Crépel dans l'Humanité de ce jour !


Moins il en dit, mieux il se porte dans les sondages. Le silence cultivé par Emmanuel Macron autour du contenu de son programme présidentiel comme sur son véritable positionnement sur l’axe droite – gauche serait l’une des clés de son succès actuel. Ce vrai – faux suspense ne trompe pourtant que ceux qui ne veulent pas voir et lire. Macron ne dit rien, et, pourtant il a déjà tout dit ou presque. Sa position favorable à l’accord de libre – échange entre l’Europe et le Canada (CETA), approuvé hier par une majorité euro-libérale à Strasbourg, en raconte plus long que tous ses discours en bras de croix, paumes levées vers le ciel. Car elle engage toute une conception de la démocratie.

Pour le candidat d’En marche !, le problème n’est pas que le Ceta fasse primer le droit des multinationales sur celui des citoyens et de leurs États, mais qu’un Parlement comme celui de la Wallonie ait osé s’y opposer, en octobre dernier, dans l’espoir d’obtenir « des clauses juridiquement contraignantes (pour) protéger nos services publics, nos normes sociales, tout ce qui fait le modèle de société européen ». crime contre l’ordre communautaire, s’est insurgé Macron, qui ne partage manifestement pas le même « modèle de société européen » que les Wallons. Le  sien est gravé dans les traités, où il aurait lu qu’il n’est « pas conforme à nos textes » qu’un Parlement contrarie les plans des instances de Bruxelles pour défendre ses services publics. Mieux : celui qui entend présider aux destinées de la France pour, théoriquement, appliquer la volonté majoritaire, se dit convaincu que « nous n’avions pas besoin de revenir vers les Parlements nationaux pour faire valider ce traité ». quant à parler du référendum.


Emmanuel Macron confesse ainsi les limites de la « démocratie » acceptable à ses yeux : celle d’un régime étroitement cadenassé, dans lequel les citoyens ni leurs représentants n’ont plus voix au chapitre dans les matières les plus essentielles pour leur vie. Vous avez dit « modernité » et « mouvement » ?

mercredi 15 février 2017

Adresse des élu(e)s du Front de gauche- Romainville-Ensemble à la Présidente du Syndicat des Transports d'Île de France (STIF)


Sofia DAUVERGNE
Conseillère Municipale de Romainville
Brigitte MORANNE
Conseillère Municipale de Romainville
Stéphane DUPRE
Conseillère Municipale de Romainville
Corinne BUZON
Conseillère Municipale de Romainville
Samia AFROUNE
Conseillère Municipale de Romainville


A Romainville le 15 février 2017


A L'attention de La Présidente du STIF
Madame Valérie Pécresse

STIF
41 rue de chateaudun
75009 Paris

Madame la Présidente,

Notre commune est l'une des dernières de la très proche banlieue à ne pas être desservie par un moyen de transport dit lourd tel que le métro. Avec le prolongement de la ligne 11 et son passage à Romainville, dont les premières revendications remontaient au début du siècle dernier, cette injustice va enfin être réparée et nous nous en réjouissons.

La date d’achèvement des travaux est fixée à 2022 mais si nous nous référons aux dernières réalisations de ce type, il est à craindre que les premières rames ne circuleront pas avant 2023/2024. Or, le prolongement du métro entre Mairie des Lilas et la place Carnot à Romainville engendre des travaux en surface qui se traduit par le détournement de la ligne de bus 105 dont une partie de son tracé d’origine longe l’avenue de Verdun qui est un des 2 axes principaux qui relient Romainville à Paris d’un côté et Montreuil de l’autre. Sur Les Lilas et Romainville, ce sont 3 arrêts qui sont supprimés.

Nous constatons donc que si rien n’est changé, la place du 19 mars 1962 sera privée d'un moyen de transport pendant au moins 6 à 7 années. Cette place, qui est l’une des 3 places principales de Romainville, est située au centre géographique de la commune. Les rues qui la traversent desservent la plupart des quartiers de la ville.

Les projets immobiliers sur cette place prévoient la construction de 140 logements supplémentaires qui viennent s’ajouter aux 200 qui viennent d’être livrés. A proximité de cette place s’étend la plus grande cité de notre ville, la « Cité Marcel Cachin » devenu un quartier en zone dense (1100 logements) et qui va bientôt accueillir près de 200 logements nouveaux. La place accueille également le nouveau conservatoire de musique à rayonnement départemental inauguré en octobre dernier. A l’allongement du parcours dû à l'absence de l'autobus 105 (il faut se rendre à mairie de Romainville ou à Place Carnot), en particulier pour beaucoup de travailleurs qui se rendent sur Paris en empruntant les transports en commun quotidiennement, s’ajoutent les difficultés rencontrées pour les personnes âgées et celles qui souffrent d'un handicap.

De plus, cette place est dotée du marché central et d'un ensemble de nombreux commerces qui comme les habitants souffrent fortement de l'absence de l'autobus 105 : 2 boulangeries, 1 boucherie, 1 pharmacie, 2 bars, 2 bars-restaurants, 2 supérettes bio, 1 banque, 1 cordonnerie et un kiosque à journaux. Sans compter les nouveaux commerces prévus afférents aux projets immobiliers : 1 supérette, 1 brasserie ainsi que d’autres boutiques. D’ailleurs, l'association des commerçants vous a fait parvenir une pétition qui a recueilli, en très peu de temps, 1800 signatures d'usagers et de riverains.

Forts de ce diagnostic, et pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, nous pensons que la question de la desserte de la place du 19 mars 1962 doit être prise en considération.
Très attachés au service public au plus près des habitants, nous avons l'honneur de solliciter auprès de vous la mise en place d'un moyen de transport intégrant la desserte de la place du 19 mars 1962. Par exemple, la création d’une navette si la configuration de la voirie ne permet pas la ligne du bus 105 dans son état originel. Et, comme le suggèrent des commerçants, la réouverture de l’arrêt dans le sens Place Carnot-Porte des Lilas en faisant rejoindre le 105 à l’avenue Lénine (2ème axe principal qui relie la place Carnot aux Lilas et à Paris) en passant par la rue du Président Wilson.
Nous restons bien entendu à votre disposition,
Dans l'attente, nous vous prions d'agréer, Madame la Présidente, l’expression de nos sentiments distingués.

Pour le  Groupe « Romainville Ensemble-Front de gauche »


Sofia Dauvergne

" Révélateur d'inégalités ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de ce jour !


Le drame vécu par Théo agit comme un révélateur. Déjà pointée par le défenseur des droits, l’ampleur des discriminations vécues par les jeunes, particulièrement ceux des quartiers populaires, saute au visage : suspectés, surcontrôlés sur la base du faciès, parfois malmenés par une police dénuée de formation pour intervenir dans les grandes cités, sans ancrage local et parfois sous l’influence de discours racistes. Le lieu d’habitation, l’origine sociale, la couleur de peau sont prétextes à l’humiliation ou à la stigmatisation médiatique. Le régime des comparutions immédiates rend les accusations approximatives et les sentences expéditives. Le sort des évadés fiscaux est bien plus enviable. La colère qui cour dans les banlieues est d’abord une révolte contre l’injustice, celle d’un tabassage et d’un viol, mais aussi d’une société où l’emploi est hors d’atteinte, où les services publics se rabougrissent dans les villes populaires, où la devise Liberté, Égalité, Fraternité s’efface derrière le mur des privilèges.


La vie d’un jeune d’Aulnay n’a rien à voir avec le parcours sonnant et trébuchant des enfants Fillon et elle est bien loin de ces 23 milliardaires français qui possèdent autant que 27 millions de leurs compatriotes ! « Devenez milliardaires ! » lançait Emmanuel Macron, comme pour dire à cette génération qu’elle pouvait oublier ses rêves. Le sémillant banquier d’affaires est d’ailleurs bien silencieux ces jours-ci…Au FN, la famille Le Pen traite de « racailles » les manifestants pacifiques assimilés aux casseurs et réclame toujours plus de matraques. D’autres encore chantent des berceuses sur l’air du tout va mieux. Si le sentiment d’impasse se renforçait encore, si la politique continuait à paraître le continent des promesses trahies, la violence – qui se retourne d’abord contre les jeunes de banlieue et leurs parents – pourrait l’emporter. Ce serait une défaite pour l’avenir que cette génération incarne, que çà plaise ou non.

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