LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

jeudi 1 décembre 2016

" François Hollande renonce : L'aveu d'échec, par Patrick Apel-Muller


Par Patrick Apel-Muller.
La voix blanche, François Hollande a d'abord plaidé sans conviction pour son bilan. L'arrêté des comptes est à ce point catastrophique, les promesses si peu tenues, la déception - voire la colère -  si grande dans l'électorat de gauche, qu'il a dû en tirer la conclusion: il ne peut plus être candidat à la présidence de la République. On ne lui contestera pas à cet instant sa revendication de "lucidité". Il a à ce point malmené la gauche et ses valeurs qu'il ne peut plus les incarner. Déversement en pure perte de dizaines de milliards au profit du grand patronat, tentative d'imposer la déchéance de la nationalité, loi Macron puis pire encore la loi Travail... Les Français paient une lourde addition de la politique conduite par le tandem François Hollande- Manuel Valls. Ce dernier qui trépignait d'impatience depuis plusieurs semaines devient donc "l'homme du bilan", puisqu'il ne fait aucun doute qu'il se portera candidat à la primaire socialiste. L'ambition peut parfois être entravée par des semelles de plomb...
Le Premier ministre a d'ailleurs bien souvent accentué les traits les plus négatifs du régime, cultivant un autoritarisme incarné par son goût du 49-3 qui interdit au Parlement de débattre ou sa tentative d'interdire aux syndicats de manifester. Il a fait des déclarations d'amours aux grands patrons, de la promotion de politiques sécuritaires, de sa volonté de casser la gauche en deux moitiés irréconciliables, de son refus du dialogue social, de véritables marques de fabriques. Plus, de solides rampes de lancement sur lesquelles peuvent les propositions ultra-libérales et réactionnaires de François Fillon. Il ne serait pas une nouvelle voie pour la gauche, mais son chemin de croix.
L'avenir est ailleurs, dans l'agrégation des forces politiques, syndicales ou citoyennes qui veulent ouvrir une nouvelle ère de progrès social et dans l'édification de propositions qui placent en leur coeur la conquête de l'égalité. La candidature et la campagne de Jean-Luc Mélenchon en sont les premiers fondements. Une rupture avec cinq ans d'échecs.
directeur de la rédaction

" Justice des puissants ", l'édito de Jean-Emannuel Ducoin dans l'Humanité de ce jour !

 

Dans quel pays vivons-nous ? En général, les décisions des tribunaux devraient être des moments de consolidation de la République dans ses fondations les plus essentielles, habitée qu’elle est, censément, par la justice et l’égalité de traitement. Vous connaissez la formule rabâchée par les pouvoirs successifs : « On ne discute pas les décisions de justice. » Non seulement nous pouvons les commenter, mais nous sommes même en droit de les contester vivement quand elles viennent heurter nos consciences et témoignent des marques d’infamie et d’injustices insupportables. Voilà notre devoir de citoyen. Or, au lendemain de ce qui s’est noué au tribunal de Bobigny, tous les citoyens un peu instruits du dossier disposent d’arguments solides pour exprimer leur indignation devant le jugement rendu dans l’affaire dite « de la chemise arrachée », en octobre 2015, au siège d’Air France. Trois salariés ont en effet écopé de trois ou quatre mois de prison avec sursis, dix autres d’amendes. Les deux seuls relaxés de cette « affaire », solidaires de leurs collègues, ne nous démentiront pas : ces condamnations sont scandaleuses ! D’autant que le président du tribunal en personne a reconnu que les images utilisées comme preuves contre les manifestants, venus contester les orientations de leur direction, ne pouvaient « être qu’interprétables »…


Le symbole est lourd et inquiétant. En se rangeant du côté des puissants, le tribunal assume une décision forcément politique, déjà interprétée comme telle. Plus grave, les peines prononcées constituent une reconnaissance en bonne et due forme de la criminalisation de l’action syndicale qui fera le lit des pires pratiques patronales et réjouira tous les conservateurs libéraux déchaînés contre les libertés syndicales. Traités de « voyous » par Manuel Valls, insultés par toute la droite et les grands médias, les salariés d’Air France paient une addition démesurée pour la vulgaire chemise d’un cadre. Déjà lourdement sanctionnés au sein de l’entreprise, ils subissent au passage une double peine. Quand un pays confond la justice pour l’exemple, transformant les vraies victimes en boucs émissaires, la justice elle-même n’est plus la justice. Juste un instrument de violence au service des dominants.

mercredi 30 novembre 2016

Contre l'austérité : pour un service public du XXIème siècle !


► LA DROITE VEUT DETRUIRE LES SERVICES PUBLICS PAR UN COUP DE FORCE!
François Fillon a remporté la primaire de la droite avec un programme destructeur pour les services publics : moins 500 000 fonctionnaires, prise en charge des seules maladies longue durée pour la Sécurité sociale....
La droite nous refait le coup des fonctionnaires inutiles et coûteux! Pour donner des services utiles à la population en pâture au privé et aux frais des citoyens! La fonction publique, au 70ème anniversaire de sa création, c'est un statut pour les besoins fondamentaux de la population, assurés de manière démocratique et efficace! Mais il faut mettre les moyens! Non aux classes à 35 élèves, non à la suppression des zones d'éducation prioritaire, non au surmenage des personnels hospitaliers toujours plus surchargés! Le passage aux 39 heures ne réglerait pas le problème et causerait du chômage supplémentaire. 

► NON A LA SUPPRESSION DE POSTES DANS LA FONCTION PUBLIQUE !
Les services publics, nos biens communs, méritent mieux que le traitement qui leur est infligé. Dans un moment de crise sociale et économique profonde, la question des services publics resurgit au cœur des débats comme uneréponse incontournable structurante d’une nouvelle société plus humaine et solidaire. Partout dans nos territoires les luttes se multiplient contre les politiques d’austérité pour empêcher la fermeture du bureau de poste du quartier, la fermeture des services de l’hôpital voisin, de la classe de l’école communale ou la suppression d’une ligne ferroviaire. Mettons un coup d’arrêt à la diabolisation de « la dépense publique » pour obtenir des avancées concrètes pour le service public du XXIème siècle !

► POUR UN MONDE SOLIDAIRE ET FRATERNEL, PLUS DE SERVICES PUBLICS!
Un appel citoyen de CONVERGENCE NATIONALE SERVICES PUBLICS «pour les services publics et la protection sociale du XXIème siècle », lancé par les Assises du service public du 21ème siècle, le 19 novembre dernier, s’adresse à l’ensemble des citoyens qui devront se prononcer à travers leurs votes au printemps prochain, sur l’avenir des services publics, pour conjuguer toutes les initiatives et les actions nécessaires pour faire des services publics un enjeu sociétal et environnemental majeur, pour que renaisse l’espoir d’une société solidaire.
Rejoignons cet appel et rassemblons nous pour un égal accès au service public sur tout le territoire, que l'on habite à la ville ou à la campagne! C'est une question démocratique de la plus haute importance: répondre aux besoins de la population grâce à une fiscalité plus juste, au lieu de la suppression de l'impôt sur la fortune, en s'attaquant aux profits financiers des grands groupes et à l'évasion fiscale (60 à 80 milliards d'euros par an), grâce à une sécurité sociale reconquise par le peuple. C'est ce que porte le Parti communiste français dans son programme La France en commun. 

" La logique d'Airbus ", l'édito de Maurice Ulrich dans l'Humanité de ce jour !

 

 Pourquoi l’un des deux leaders mondiaux de l’aéronautique, avec un carnet de commandes à hauteur de 1000 milliards d’euros, 140.000 salariés dans le monde dont 54.000 EN France et des résultats financiers en hausse constante, annonce-t-il la suppression de plus de 1000 emplois ? La répons, la voici : depuis 2010, les dividendes versés par le groupe à ses actionnaires ont été multipliés par six et son objectif est affiché en toute clarté sur son propre site : « E n 2013, Airbus group a formalisé sa politique de dividendes en s’engageant à générer de solides rendements à ses actionnaires. » Derrière la formidable réussite industrielle et technique du groupe, c’est la logique financière qui est aux commandes et les salariés qui ont contribué à cette réussite sont jetés par - dessus bord pour un délestage. Ce n’est pas seulement le problème d’Airbus, c’est le mal de l’économie mondiale et c’est, plus encore, un mal français. En 2015, les dividendes versés par les entreprises françaises à ses actionnaires ont augmenté de 11%. À titre de comparaison, dans cette Allemagne qu’on nous donne en permanence en exemple, ils n’ont augmenté que de 3%. Mais là - dessus les donneurs de leçons du capital restent muets, qui n’en discourent pas moins à tout – va sur la fiscalité qui accable, selon, eux, nos entreprises plus que d’autres, les réglementations qui les entravent.


On s’inquiète vivement, et il le faut, de l’avenir de la fonction publique et des services publics, mais ce n’est pas tout. L’objectif du nouveau champion de la droite, c’est le même que celui d’Airbus, le service des actionnaires et parmi eux les plus puissants. Face à cela, le petit jeu Valls – Hollande est pathétique. C’est pendant ce quinquennat que des dizaines de milliards sont allés vers les entreprises et vers cette explosion des dividendes. Ils en appellent aujourd’hui au rassemblement de la gauche ! Désolés, Monsieur le président, Monsieur le premier ministre, mais notre ennemi c’est la finance et la compromission avec la finance.

mardi 29 novembre 2016

" Le bulldozer ne suffit pas...", l'édito de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de ce jour !



Surtout qu’il ne mette pas « d’eau dans le vin un peu trop corsé qui lui a permis de gagner la primaire » !
Le directeur des rédactions du Figaro, Alexis Brézet, exhorte François Fillon à « résister » à ses « amis politiques ». La désignation de l’ancien premier ministre, à l’issue des primaires de la droite, qui ont mobilisé son électorat le plus fortuné, fait souffler un vent de revanche parmi ceux qui n’ont jamais digéré les conquêtes sociales des dernières décennies et qui voient dans la capitulation de François Hollande devant l’ordre capitaliste et son impopularité l’occasion de balayer tout çà. L’accélération brutale d’une marche arrière possible au cercle de financiers qui conseillent leur champion et dont l’ancien patron d’Axa, Henri d e Castries, est l’animateur.


Le figaro prévoit des « grèves de fonctionnaires et des cortèges syndicaux », et sait que « le peuple, plus que jamais est la clef ». Il désigne deux risques : « La terrible sécession de l’électorat populaire » avec la droite et ses réticences « aux réformes libérales » vécues comme « une source de souffrance sociale supplémentaire ». Alexie Brézet est lucide. Le bulldozer réactionnaire que François Fillon veut lancer contre les services publics, la Sécurité sociale, l’éducation ou les retraites n’est pas sûr de se frayer un chemin. Les réactions de fonctionnaires que l’Humanité à recueillies, l’alarme lancée par les secrétaires de la CGT et de FO, l’attachement majoritaire au progrès social relevé par tous les sondages sont de premiers obstacles. Les hauts cris lancés par certains ministres n’auront guère d’écho, décrédibilisés par la politique conduite ces dernières années. En revanche, des perspectives progressistes, portées au cœur de la campagne électorale, peuvent mettre à bas le socle de fatalisme et de lassitude sur lequel François Fillon veut édifier un projet qui emprunte à Reagan et à Thatcher.

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