LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

jeudi 30 mars 2017

" De l'air ", l'éditorial de Maurice Ulrich dans l'Humanité de ce jour !


Disons-le. Nous vivons une séquence nauséeuse de notre histoire politique. En plus des affaires, ce sont deux anciens premiers ministres qui viennent de manifester on ne plus cyniquement leur mépris de la parole donnée. L’un devait démissionner s’il était mis en examen. L’autre, Manuel Valls donc, s’était engagé à soutenir le candidat issu de la primaire de la Belle Alliance populaire. Ils voudraient discréditer plus encore la parole politique dans l’opinion qu’ils ne s’y prendraient pas autrement. C’est méprisable. C’est « minable » pour reprendre, à propos de Manuel Valls, l’expression d’une députée socialiste. Cambadélis, le premier secrétaire du PS, est « triste ». C’est peu pour celui qui devait exclure ceux qui rejoindraient Emmanuel Macron et qui semble soutenir Benoît Hamon comme la corde soutient le pendu. On sait que les crocodiles peuvent verser des larmes. Mais au-delà, Jean-Christophe Cambadélis comme d’autres, comme sans doute le chef de l’État lui-même, savent très bien ce qui se passe : une recomposition majeure au centre droit de l’échiquier politique avec Emmanuel Macron à la manœuvre  pour la mise en place à une nouvelle échelle de cette politique libérale déjà engagée pendant le quinquennat.


Face à cela, la réponse ne peut se trouver qu’à gauche. Benoît Hamon a semblé prendre acte hier de l’ampleur du lâchage, on a presque envie de dire du lynchage de son camp en appelant à de nouvelles discussions et à un rassemblement avec les communistes, la France insoumise, et Jean-Luc Mélenchon, quand bien même il entend toujours rester au centre du jeu. Pierre Laurent, pour le PCF, invite à les reprendre. Bien malin qui saurait dire aujourd’hui ce qui peut aboutir, mais face à l’opération politique et idéologique majeure qui est en cours, c’est bien là le chemin pour redonner l’espoir et une vision à la France qui aspire à de véritables changements. Ce n’est pas une autoroute mais de l’air, le champ à ouvrir pour de nouveaux possibles.

mercredi 29 mars 2017

" Le pouvoir et l'argent ", l'éditorial de Paule Masson dans l'Humanité de ce jour !


On sait les banques sans scrupule aucun dès lors que se présente à elles l’appât du gain. Elles organisent l’évasion fiscale, investissent dans des projets douteux, des énergies polluantes à l’armement, empochent sans broncher les subsides de l’État pour colmater les pertes d’une crise qu’elles ont créée..Les voilà maintenant embarquées dans la colonisation d’Israël dans les territoires palestiniens. Selon une enquête de plusieurs ONG et syndicats rendue publique ce matin, de nombreuses banques et assurances françaises se rendent complices sans sourciller d’une occupation illégale au regard du droit international. « L’argent n’a pas d’odeur, mais à partir d’un million il commence à se faire sentir », disait Tristan Bernard.

On sait les citoyens de plus en plus en détestation des collusions entre finance et politique. La traduction de cette défiance s’incarne d’ailleurs dans un record d’indécisions quant au choix de vote face à une campagne électorale polluée par les affaires. Le cas Fillon montre à quel point le système fonctionne en circuit fermé, entre services que l’on se rend et se monnayent cher pour assurer une pérennité politique au service de la finance. L’ami intime de Marc Ladreit de Lacharrière n’a même pas l’air de comprendre que son rapport à l’argent pose autant de problèmes que les soupçons d’emplois fictifs dont il est accusé. Quand on trouve normal de cumuler plusieurs mois de Smic dans le prix d’un seul costume, il ne suffit pas de dire qu’on a rendu le veston pour se racheter une conduite.


Conséquence du désarroi qui grandit dans l’électorat, la volonté de renouvellement s’invite fortement dans les critères de choix. Emmanuel Macron cherche à occuper la place mais l’amour de la réussite par l’argent coule à flots sous le vernis de probité et son électorat reste volatil. À Gauche, des candidats qui proposent plus sérieusement de reprendre le pouvoir sur la finance, Jean-Luc Mélenchon s’impose désormais comme le plus crédible. L’incertitude des électeurs demeure une des seules certitudes de cette drôle de campagne.

mardi 28 mars 2017

" Le révélateur de Guyane ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de ce jour !


Hier, la Guadeloupe. Aujourd’hui la Guyane se révolte. Les départements d’outre-mer subissent avec une brutalité accrue les politiques d’austérité. Les relents coloniaux accentuent les inégalités et les populations sont abandonnées à la précarité. Le discoure contre l’assistanat portés par les milieux dirigeants sert de prétexte à une inégalité de droits avec les citoyens de la métropole. Santé, éducation, énergie, transports…les services publics sont réduits à la portion congrue. L’insécurité sociale – une grande partie de la population vit dans des bidonvilles et 50% des jeunes sont au chômage – fait naître une violence insupportable qui semble l’unique objet d’attention des grands médias qui braquent les projecteurs sur une étrange milice cagoulée, baptisée « les 500 frères contre la délinquance ». moyennant quoi, la principale mesure réclamée par la droite et poussée jusqu’à la caricature par Marine Le Pen se limite à la traque des migrants, l’envoi de troupes ou d’effectifs policiers dans le territoire déjà le plus militarisé de la République. Cayenne renouerait avec la définition de « vieux vaisseau transformé en caserne flottante ».  

Pourtant, n’en déplaise à monsieur Macron qui prend le Pirée pour un homme et la Guyane pour une île, le département dispose d’atouts précieux. Il n’est pas seulement une base spatiale de rayonnement mondial, mais un territoire aux richesses multiples – et abondamment pillées – et une tête de Pont vers l’Amérique latine. Tout y réclame une ambition de développement qui ne doit pas être détournée en défiscalisations pour les investissements avides.


Après avoir traîné les pieds, le gouvernement s’est décidé à envoyer des ministres sur place discuter avec les syndicats et les associations qui sont l’ossature du mouvement social. Un saupoudrage ne ferait pas le compte. Il faut vite, beaucoup et au profit du plus grand nombre. Sur ces terres-là comme en métropole.

lundi 27 mars 2017

Aménagement et développement urbain : " Engagements non tenus "


 
Dimanche matin, plus de 200 personnes ont répondu à l’appel de plusieurs associations de notre ville, pour dire stop au bétonnage, non au projet de 129 logements, sur 8 étages, (28 mètres de haut, conçus par la COGÉDIM. Les revoilà ! ) sur le lieu de l’ex-marché couvert et sur une bonne partie de la place. Pour Madame Valls « les organisations devaient être extrêmement déçues des chiffres de mobilisation. Quand madame la première magistrate de notre ville a-t-elle rassemblé autant de monde, à son appel ? L’humilité, la modestie et le respect ne font décidément pas partie de ses valeurs.

En réalité, un tel discours laisse poindre une inquiétude sur les interrogations et les doutes qu’exprime un nombre grandissant d’habitants de notre ville. Plutôt que d’écouter et d’entendre ces observations de bon sens, les élu-e-s de la majorité municipale, enfermés dans leur tour d’ivoire utilisent toujours la même pratique : « le passage en force ». La publication d’un texte de ces mêmes élu-e-s, le vendredi, pour vanter leur projet et expliquer que ces citoyens, usant de leurs droits démocratiques,  sont d’horribles conservateurs sont un signe de leur crainte et de leur fébrilité.

Nous en voulons pour preuve, les termes utilisés dans cette déclaration. C’est mot pour mot, ce qui avait été écrit le 16 septembre 2016, dans une réponse faite par madame Valls, lors d’une réunion du Conseil municipal. Septembre 2016 - mars 2017, toujours les mêmes formules ressassées : « oui Romainville « la belle endormie », change comme nous nous y étions engagés après des années d’immobilisme ». « Tous les Romainvillois ne sont pas contre les changements et nombreux sont ceux qui se félicitent de vivre dans une ville attractive et dynamique ». Vous nous dites encore que la concertation sur la place des commerces, a été présentée en 2007, en même temps que l’ANRU Cachin. Ce n’est pas le cas. C’est en juin 2009 qu’il l’a été en même temps que la plaine centrale

ET BIEN PRÉCISÉMENT PUISQU’IL EST QUESTION D’ENGAGEMENTS, IL NOUS PARAÏT UTILE DE FAIRE QUEQUES RAPPELS. LES PAROLES S’ENVOLENT MAIS LES ÉCRITS RESTENT. DANS UN ARTICLE CONSACRÉ AU PLAN LOCAL D’URBANISME DANS LE BULLETIN D’INFORMATIONS MUNICIPALES DE JUIN 2008,  VOICI LE PROPOS QU’A TENU MONSIEUR CHAMPION, MAIRE-ADJOINT, CHARGÉ DU DÉVELOPPEMENT URBAIN :

"UNE DES PRINCIPALES DÉCISIONS QUE NOUS AVONS PRISES, APRÈS CONSULTATION DES ROMAINVILLOIS, C’EST DE CONSERVER À ROMAINVILLE UNE TAILLE HUMAINE. NOUS VOULONS FAIRE EN SORTE QUE LA COMMUNE ATTEIGNE VINGT-CINQ À TRENTE MILLE HABITANTS PAS PLUS…"MAIS NOUS ALLONS AGIR AVEC DOUCEUR POUR PRÉSERVER LA QUALITÉ DE VIE DE NOTRE COMMUNE. DANS LE CONCRET, CETTE DENSIFICATION RAISONNÉE VA SE TRADUIRE PAR LA CONSTRUCTION D’IMMEUBLES DE CINQ ÉTAGES MAXIMUM SUR CERTAINS GRANDS AXES (PAUL-VAILLANT COUTURIER, HENRI BARBUSSE, KÉRAUTRET) QUI PRENDRONT DE CE FAIT UN ASPECT PLUS URBAIN. MAIS SUR LE RESTE DE LA COMMUNE, LA RÈGLE OBLIGE À NE PAS DÉPASSER LES TROIS ÉTAGES.



Madame la Maire, Mesdames, Messieurs les élu(es) de la majorité, tels étaient vos engagements, vous ne les avez pas tenus. Vous vous êtes affranchis de ces engagements sous la pression des requins de l’immobilier pour lesquels, seul compte le profit. Plus c’est haut et plus çà rapporte, et ils n’en n’ont jamais assez. Alors que le PLU a été adopté en juin 2009, nous en sommes à la 12ème modification. Du jamais vu ! Nombre de propriétés et biens de la commune et de Romainville – Habitat leur ont été cédés pour densifier encore et encore. La place des commerces, les logements sur l’ex-place du 19 mars 1962, une tour,(pardon un signal, quel joli nom) de 11 étages dans le quartier De Gaulle, une sur-densification dans les Bas Pays, dans le quartier Gagarine…etc. Lorsque vous vous plaisez à dire que les élu(es) du Front de gauche – Romainville – Ensemble se trouvent dans une opposition systématique, ils ne font pourtant que reprendre les propositions qui étaient les vôtres en 2008. N’est-ce pas rester  fidèle aux engagements raisonnables que vous aviez annoncés en leur temps ?

vendredi 24 mars 2017

" Déclaration de la fédération de la Seine-Saint-Denis du PCF, sur la réorganisation des commissariats " !


Les habitants de Seine-Saint-Denis ont-ils le droit à la sécurité ?

Au nom d'impératifs budgétaires, ce sont des choix politiques qui remettent en cause le droit à la sécurité et à la tranquillité. Les habitants de Seine-Saint-Denis seraient encore une fois traités comme des sous-citoyens.

Alors que les derniers événements montrent l'impasse d'une police qui répond à des objectifs de chiffrage, toujours plus éloigné de lindispensable  proximité entre police et population, qui devrait pourtant être le fondement dune police républicaine.

Il faut au contraire refonder les missions de police en lien avec l'idée d'un service public, au plus près des problèmes des citoyens. Cela passe par des mesures pour en finir avec des pratiques humiliantes comme le contrôle au facies,  par la mise en place dune vraie politique de formation des forces de police fondé sur les valeurs de la République et doté des effectifs et des moyens dinvestigation pour mettre fin aux trafics qui pourrissent le quotidien des Séquano-Dyonisiens. Les habitants de Seine-Saint-Denis demandent une police respectueuse, juste et efficace, ni plus ni moins.


C'est à ce prix que nous pourrons reconstruire un lien de confiance entre la police et les citoyens.

  ©Template Blogger Elegance by Dicas Blogger.

TOPO