LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

lundi 16 janvier 2017

" Notre boussole ", l'édito de Jean-Emmanuel Ducoin dans l'Humanité de ce jour !


" Notre boussole ", l'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin dans l'Humanité de ce jour !
Chaque jour un peu plus, un état de panique parcourt le Parti socialiste, partagé, pour ne pas dire écartelé, entre le débat des primaires, qui devrait être un temps de controverses intenses, et l’héritage négatif du quinquennat, si lourd, pour le moins, qu’il pèse comme un sépulcre sur la plupart des protagonistes. Loi Macron, loi travail, Cice, etc…, aucun des dispositifs importants des gouvernements de François Hollande ne résiste à une vraie critique de gauche. D’ailleurs, la crédibilité de la parole publique en période de campagne électorale devient, inévitablement, un sujet central. Car, tout de même ! Comment réagir quand Manuel Valls déclare au journal le Monde de ce week-end : « Je pense que le libéralisme économique n’est pas la réponse à la situation de la France. » Convient-il de se réjouir de cette lucidité soudaine ? Ou de s’inquiéter de son amnésie caractérisée ? Que penser encore des propos de Ségolène Royal, qui affirmait, hier, dans le JDD : « Il n’y a pas de conflit entre François Hollande et Emmanuel Macron. ». Simple figure de style ? Ou, déjà, une préposture de possible ralliement au candidat d’En marche !, sachant qu’elle ajoute ces phrases énigmatiques : «  Il faut tenir des discours positifs. Emmanuel Macron regarde vers le futur. » Les socialistes ont tellement peur de Jean-Luc Mélenchon et des forces qui le soutiennent – ils ont raison – qu’ils ne savent plus où ils habitent, ni sur qui braquer leurs regards. Après le désignation de leur candidat, tous les scénarios restent envisageables.


La seule boussole qui doit être la nôtre, contre vents et marées repoussantes, c’est l’intérêt des plus faibles, des invisibles, des malheureux, de ceux qui souffrent de pauvreté, de chômage, de ceux qui subissent toutes les formes d’exploitation au travail, qui redoutent les nouvelles formes d’employabilité et n’imaginent leur avenir qu’en deçà de leur réalité d’aujourd’hui. Notre seule boussole,  c’est de répondre aux déçus des politiques portées par Hollande – Valls –Macron, dont le bilan social s’avère si affligeant que, en effet,  ils feraient mieux de s’excuser d’abord et de parler ensuite. La limpidité de l’enjeu se résume ainsi : battre l’extrême droite et la droite totale, battre les tenants du libéralisme supposément pmou ou dur, de gauche comme de droite.

dimanche 15 janvier 2017

Hommage à Pierre KERAUTRET !



Mercredi, les communistes et leurs élu(e)s, Sofia DAUVERGNE, Brigitte MORANNE, Samia AFROUNE, se sont retrouvés pour rendre hommage à Pierre KÉRAUTRET, disparu il y a 50 ans. Elles, ils, l’ont fait en présence de Lucienne BRÉANT, sa fille accompagnée de Monique, la petite fille de Pierre KÉRAUTRET, mais également de Guy AUZOLLES,  élu  conseiller municipal en 1965. De Nicole LÉONET, d’Alain HERRERO, Maurice SEBBAH, Robert PRAUD. Étaient également présents Corinne BUZON et Stéphane DUPRÉ, membres du groupe Front de Gauche – Romainville – Ensemble, au Conseil municipal.      

vendredi 13 janvier 2017

" Les voeux et le bilan " !


" Les voeux et le bilan"
Aujourd’hui nous avons été gâtés. Nous avons trouvé dans notre courrier, le traditionnel calendrier – en forme de vœux – de Claude Bartolone. Dans la pénombre nous distinguons, madame Valls, sa suppléante. Une nouvelle candidature de Claude Bartolone est lancée après 36 années de mandat sans interruption !

Que vont-ils nous promettre cette fois ? Leur tâche ne va pas être aisée. En 2012, monsieur Bartolone et madame Corinne Valls nous appelaient à donner une majorité forte à François Hollande pour voter à l’Assemblée nationale les grandes réformes de justice sociale du quinquennat. Pour préparer l’avenir de notre jeunesse, de la petite enfance jusqu’à l’emploi. En combattant le chômage. En nous redonnant du pouvoir d’achat, en rétablissant la police de proximité, en rendant le logement plus abordable, en réformant justement les retraites. En sortant l’Europe de l’ornière.

Au lieu de cela le chômage a explosé. La précarité s’est étendue. Le pouvoir d’achat est en berne. Le droit à la santé a été attaqué par tous les bouts. Se loger demeure un véritable parcours du combattant. Quant à la police de proximité, elle était tellement proche que nous ne l’avons pas aperçue. Pendant ce temps les plus riches ont fait leur beurre. 43 milliards ont été distribués gracieusement aux entreprises. Pour quels résultats ? Le chômage a continué d’augmenter pendant que les dividendes des actionnaires ont atteint un niveau record depuis 2007. Cerise sur le gâteau, la loi travail a été adoptée au forceps avec l’utilisation du 49.3, mettant ainsi en pièces le code du travail. Voilà pour le bilan. Claude Bartolone le partage avec Manuel Valls, puisqu’il vient de lui apporter son soutien.


Aux vœux qui nous sont présentés, nous préférerions que monsieur Bartolone et sa suppléante viennent parler de leur bilan. En cinq années, nous n’avons été conviés à aucun compte-rendu de mandat. C’est une habitude, malheureusement bien ancrée dans notre ville. Il ne suffira pas cette fois de multiplier de nouvelles promesses, après le quinquennat catastrophe que nous venons de vivre. Les candidat(e)s socialistes vont tenter une nouvelle fois d’enfumer les esprits, pour s’éviter de parler de leurs promesses non tenues et des trahisons qui les ont accompagnées. Le député sortant et sa suppléante nous doivent des comptes. Exigeons-les !

mercredi 11 janvier 2017

Pour une vision non sélective de l'histoire (Robert Clément)



Pour une vision non sélective de l’histoire! (Robert Clément)

Pierre KÉRAUTRET, élu maire de notre ville en 1935 est mort le 11 janvier 1967. Il y a 50 ans. Cette page d’histoire, méritait, à mon sens, d’être rappelée, car elle ouvrait la voie à la construction d’une ville rompant avec la politique qui avait été celle de la droite durant 23 années. C’est au nom du travail de mémoire, que j’ai adressé un courrier à Madame Corinne VALLS, le 12 décembre dernier, accompagné d’un texte, dont vous pouvez prendre connaissance ci-dessous (*)

Aucune réponse ne m’a été adressée. Comme vous, je l’ai découverte dans le magazine de ce mois. Entre un rectificatif concernant le Conseil municipal de novembre et l’enlèvement des encombrants, quelques lignes, 300 signes exactement, y sont consacrées.

Je vous livre le sentiment que m’inspire le comportement, difficilement compréhensible, de la première magistrate de notre ville. Notre histoire commune devrait à mon sens, comme pour toutes celles et ceux qui y sont attachés, être traitée en toute équité. Les élu-e-s de la République se doivent d’être porteurs d’une totale impartialité lorsqu’il s’agit de saluer des générations d’hommes et de femmes qui ont apporté leur générosité, leur désintéressement, leur imagination à la construction de leur ville. Les valeurs de la République sont incompatibles avec une vision sélective de l’histoire. Le souvenir de ce que nous devons à notre passé commun, à ce qui constitue le noyau de nous-mêmes s’efface alors pour prendre les colorations d’une dangereuse partialité. Faudrait-il oublier ce qui gêne ou dérange ?

L’histoire est l’un des piliers sur lesquels repose l’identité d’une collectivité, d’une nation. On ne peut aborder l’avenir avec un passé fabriqué de nulle part. La véracité de l’évènement dans la méthode d’enseignement sont seuls capables d’instruire et d’éduquer les nouvelles générations qui aborderont l’avenir avec une bonne connaissance de leur passé, car, comme l’a écrit Honoré de Balzac « pour l’homme, le passé ressemble singulièrement à l’avenir. Lui raconter ce qui fut, n’est-ce pas presque toujours lui dire ce qu’il sera ? »

Mon courrier aura eu, au moins, un mérite : voir apparaître le nom de Pierre KÉRAUTRET dans le magazine municipal. Ce propos n’est pas excessif. Pour preuve. En juillet 2009, Georges VALBON nous quittait. Outre le fait qu’il a présidé aux destinées du Département de la Seine-Saint-Denis depuis sa création en 1967, jusqu’en 1993, il fut aux côtés de David ROSENFELD, l’un de ceux qui participa à la libération de Romainville, le 19 août 1944. Et pourtant le décès de Georges VALBON n’a pas mérité la moindre information dans la publication municipale.

Le 25 novembre 2009, c’est Léon MÉRINO qui nous quittait. Il a été élu en 1971, il le restera jusqu’en 1983, après avoir assumé durant douze années la responsabilité de premier maire- adjoint auprès de Gérard MACHELART. Il est élu Conseiller général de 1967 à 1985. Président de l’OPH, il a habité pendant une trentaine d’années la Cité Marcel CACHIN. Pourtant, pas une ligne ne lui sera consacrée dans le magazine municipal.

Le 28 septembre 2010, nous apprenions le décès de Gérard MACHELART, Maire honoraire. Élu conseiller municipal en 1953, en même temps qu’Albert GIRY, il devient, en 1959, le premier adjoint de Pierre KÉRAUTRET, à qui il succède en 1966. Il le restera jusqu’en 1980. Il jouera un rôle essentiel dans la construction de logements, d’équipements sportifs et culturels. Et pourtant pas un seul mot dans le mensuel d’informations municipales.

En 2003, le nom de Pierre KÉRAUTRET sera enseveli sous les décombres de la résidence logements, le foyer qui portait son nom. Il est heureux qu’au milieu des années 1980, l’avenue de Brazza, fut débaptisée pour lui donner le nom de Pierre KÉRAUTRET. Sinon il ne resterait qu’un buste, dans le square de la Mairie.
Je ne suis pas orphelin des temps passés. J’estime cependant, que vivre le passé, le reconstituer, répond aux besoins de comprendre mais aussi de maîtriser les choses, parce qu’avec le passé, on connaît la fin de l’histoire, tout simplement ! Une pensée ne se construit pas à partir de rien, sans héritage préalable. La connaissance de l’histoire est indispensable à toute émancipation, à toute liberté qui sait s’affranchir de la répétition.

Je ne prétends pas que l’actuelle municipalité soit absente du nécessaire travail de mémoire. Je lui reproche « son deux poids, deux mesures », sa vision sélective, qui en devient suspecte. J’en terminerai en portant à votre connaissance un fait confirmant ce jugement. Il s’agit du propos de Monsieur le Maire-adjoint à l’aménagement,  tenu récemment :

« Suite à une rencontre avec l'arrière-arrière petit fils de Émile Genevoix qui fut maire de Romainville pendant 21 ans, en 1867, Républicain convaincu, qui aura la rude tâche de reconstruire Romainville, après son amputation de la ville des Lilas, en pleine guerre et occupation des prussiens!
Gabriel Husson dira de lui qu'il fut le meilleur maire de l'époque !
Nous organiserons avec son arrière-arrière petit fils une exposition en mairie, sur sa vie, son engagement d'homme public à l'automne 2017 »
Pourquoi pas ! Mais Pierre KÉRAUTRET était aussi un républicain, Monsieur Champion ! Tout est dit !

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(*) Courrier et texte adressés à Madame Corinne VALLS

Romainville le 12 décembre 2016

Madame la Maire,

Il y aura 50 ans, le 11 janvier 1967, Pierre KÉRAUTRET nous quittait. Je ne crois pas utile de rappeler le rôle qui fut le sien à partir de 1935 et après la libération de notre ville. Dans les conditions de l’époque, il contribua avec courage et désintéressement à sortir notre ville de l’incurie où l’avait plongé la droite de 1909 à 1934. Parce que j’estime nécessaire, comme vous je pense, de rendre hommage à ces femmes et ces hommes  qui ont écrit quelques belles pages de notre histoire, la municipalité que vous dirigez, s’honorerait de s’y associer. À ce titre je me permets de vous adresser ce texte, qui pourrait, tout ou partie, trouver sa place dans le magazine de janvier. En vous remerciant de l’attention que vous porterez à ma demande, je vous prie d’agréer, Madame la Maire, l’expression de mes salutations distinguées.
                                                                                      
                                                                                                       Robert Clément

« Je me souviens, c’était le 11 janvier 1967. Pierre KÉRAUTRET venait d’être emporté par la maladie, dont sa famille, ses ami-e-s et ses camarades en connaissaient l’issue fatale.
Quelques jours après, une foule immense rendait hommage, à cet homme, bon et simple que d’aucuns appelaient familièrement Pierre. Ces centaines de femmes, d’hommes et de jeunes, venaient de perdre l’un des leurs, celui qui jusqu’au bout sera resté fidèle à la défense de leurs intérêts. Pierre était un homme de conviction, honnête et généreux. Dans ses engagements, il a témoigné d’un courage et d’une détermination sans faille. Sa capacité à être à l’écoute de chacun(e), disponible à l’égard de tous était unanimement reconnue. Ses coups de colères, souvent justifiés, marquaient aussi sa personnalité. Son côté, parfois bougon, cachait mal une grande sensibilité.

Évoquer le souvenir de Pierre KÉRAUTRET, c’est tourner quelques pages de l’histoire de notre ville. Des pages exigeantes, douloureuses parfois, mais joyeuses et belles aussi. Des pages qui marquent une rupture avec les dégâts causés par l’incurie de la précédente municipalité de droite qui aura régné de 1909 à 1934. L’année1935 signe le début de la construction d’une ville digne de ce nom où le progrès humain sera au cœur de toutes les politiques.

Tout commence en 1934, lorsqu’à l’occasion d’une élection complémentaire, pour remplacer le maire déchu de ses droits civiques, quatre conseillers municipaux communistes « mettent les pieds » à la mairie. Ce fut une surprise pour ceux que l’on désignait alors, sous le nom des « vielles familles de Romainville ». Cette élection se confirmera le 12 mai 1935 par la victoire de la liste du  « bloc ouvrier et paysan », présentée par le Parti communiste Français et conduite par Pierre KÉRAUTRET.

Je comprends qu’il soit difficile d’imaginer pour les générations d’aujourd’hui ce qu’était notre cité, il y a 80 ans. C’est mon âge, à deux ans près !

Pierre KÉRAUTRET en parlait ainsi : « Le budget était en déficit. Les services communaux étaient dans un état lamentable, tout ou presque restait à faire dans la voirie communale. Les écoles insuffisantes ne comportaient ni maternelle, ni cours complémentaire ou technique. Pas de dispensaire, pas de bains-douches, pas de consultations de nourrissons, pas d’office public du logement. L’équipement sportif était nul… La caisse des écoles n’avait pas grande activité. L’absence d’une politique d’urbanisme a livré la cité aux spéculateurs (déjà). Ils ont laissé couper, morceler des terrains de culture pour les transformer en terrains à bâtir, sans aucun souci de l’agglomération future et des besoins des travailleurs qui allaient habiter des taudis sans  commodité. Pour couronner cette situation lamentable, nous avions le triste privilège d’avoir dans notre commune le plus fort pourcentage de chômeurs du département (*). Nous en avons totalisé jusqu’à 2300. »

En 1936, était inauguré le dispensaire « Louise Michel ». En 1937, 300 enfants passent leurs vacances au Château du BOSGOUET acquis par la municipalité. En 1939, le groupe scolaire Barbusse sort de terre. Cette même année, la municipalité acquiert le pavillon de la Pologne, devenu le Palais des fêtes. Septembre 1939, les conseillers municipaux sont destitués et une délégation spéciale est mise en place. La collaboration s’installe, mais la résistance s’organise. Pierre KÉRAUTRET, y participera activement en région parisienne et en Bretagne. Après la libération de Romainville une municipalité composée d’anciens élus et représentants des mouvements de résistance administrent à nouveau la commune, avec Pierre KÉRAUTRET à sa tête. Il sera confirmé dans sa fonction de premier magistrat en 1945, puis en 1947. Il le restera jusqu’au 30 octobre 1966. Il avait alors demandé  de ne plus assumer sa responsabilité en raison de son état de santé. Il passera le relais à Gérard MACHELART. 

Au lendemain de la libération tout était à refaire. La tâche était immense.
C’est devant ce bilan de faillite que l’équipe municipale se remet au travail. La première école maternelle (Casanova) sera inaugurée ainsi que le stade Stalingrad. Bien d’autres réalisations suivront. Cependant ce qui marquera cette période de l’après guerre, c’est l’état dans lequel se trouvait l’habitat. Des maisons avaient été édifiées un peu partout. La plupart en matériaux légers et une bonne partie en bois. Une enquête révélait qu’il existait à Romainville 16 îlots insalubres, sans eau, sans gaz, sans électricité, sans assainissement. La première des obligations étaient donc de sortir ces milliers de familles de ces infâmes taudis. L’un des objectifs majeurs que se fixa Pierre KÉRAUTRET et son équipe fut d’agir pour la création d’un OPHLM. Il sera créé le 22 juin 1954.

De 1954 à 1967, la cité des Mares, les cités Jean Jaurès, Paul Langevin, Marcel Cachin, Maurice Thorez, Parat, Radoub et l’Amitié verront le jour. La joie éclairait les visages de ces familles, quittant leur taudis, leurs baraques sans eau, sans sanitaire pour rejoindre leur « Palace ». C’est grâce à des hommes comme Pierre KÉRAUTRET que des milliers de femmes, d’hommes et de jeunes ont pu retrouver le « droit de vivre ». L’enfance a été l’une des priorités de l’action municipale. Au lendemain de la guerre, le Département de la Seine s’est engagé avec détermination dans la construction de crèches départementales. Le conseiller général, Pierre KÉRAUTRET y contribua puisque cinq furent édifiées dans notre ville. La crèche Barbusse fut la première à être inaugurée en 1952.

En écrivant ces lignes je pensais à ces jeunes, à ces nouveaux arrivants qui ont fait le choix de venir résider dans notre cité. Combien sont-ils à avoir emprunté l’avenue Pierre KÉRAUTRET en se demandant ce que pouvait avoir fait cet homme pour mériter qu’une voie porte son nom ? Ce morceau d’histoire de notre ville devrait, je crois,  nous inciter à agir contre l’oubli, à traiter avec attention, objectivité et rigueur la transmission de la mémoire et des connaissances, et particulièrement le parcours de ces femmes et de ces hommes, qui dans les conditions de leur époque, ont contribué à faire de notre ville ce qu’elle est devenue aujourd’hui.

Une ville c’est un lieu qu’habitent des êtres humains qui, au fil des ans, la construisent, la chargent d’histoire et de mémoire, d’émotions et de perceptions. Une ville fait sens. Mais elle fait sens différemment, selon les époques, selon les générations, selon le regard qu’on lui porte, selon l’humeur avec laquelle on l’aborde. Reconnaître l’histoire, c’est reconnaître que nous sommes partie intégrante d’une chaîne et que notre monde existait avant nous et qu’il existera après. L’histoire est le cœur de nos vies. Elle n’a de sens que lorsqu’elle permet de construire l’avenir ».


* Celui de la Seine à l’époque

mardi 10 janvier 2017

À vouloir trop prouver, on s'enlise !



À vouloir trop prouver, on s’enlise !

Monsieur Champion nous livre dans le magazine municipal, page 34, un billet dont il a le secret. Il veut tellement prouver qu’il s’enlise. D’après lui l’opposition – Il pense sans nul doute aux élu(e)s, du Front de gauche – marche sur la tête. D’après lui, ils voteraient « contre » la majeure partie du temps. Et de prendre comme exemple  le nom de Maryse Bastié, donné au pôle éducatif du quartier Youri Gagarine. Ou bien Monsieur Champion ne suit pas assidûment le déroulement des travaux du Conseil municipal, ou bien il ne lit pas le magazine municipal. S’il l’avait fait, il aurait pu constater, page 32, dans le compte-rendu de ce même Conseil municipal que le vote sur la dénomination du pôle éducatif a donné les résultats suivants : 34 POUR ET UNE ABSTENTION !

Il en profite pour faire l’apologie des ateliers urbains qui seraient en quelque sorte le summum en matière de démocratie locale. Or en quoi consistent-ils ? Un architecte désigné par le promoteur immobilier, entouré d’une kyrielle de techniciens, présente leur projet, de belles maquettes. Puis la parole est donnée aux personnes présentes. Si l’un d’entre eux s’aventure à poser une question quelque peu dérangeante, il est aussitôt renvoyé dans les cordes. Au bout du compte, mises à part quelques modestes modifications le projet du promoteur sort comme il est entré. Les choses commencent à bouger si les citoyens s’en mêlent comme ils le font actuellement sur la poursuite de l’aménagement de la place des commerces. Une prochaine réunion est prévue sur ce thème le 18 janvier, nous souhaitons que la parole de nos concitoyens soit enfin entendue.

Mais au-delà,  c’est la conception même de la concertation et de son contenu qui est posée. Dans tous les cas elle se résume actuellement à la présentation de projets urbains de promoteurs immobiliers. Une vraie consultation devrait porter, à notre sens, sur les choix à opérer dans ce qui fait la vie des habitants. Quelle politique de l’habitat ? Quel parcours résidentiel ? Quelle politique sociale ? Quelle politique culturelle et sportive ? Quelle politique en matière d’éducation ? Quel plan de circulation ? (promis il y a plus de 5 ans)


Au lieu de cela, la concertation se limite à l’aménagement, aux façades, mais rarement à ce qui fait le quotidien des habitants. Si cette conception d’une démocratie locale, digne de ce nom, était mise en œuvre, les propositions des élu(e)s, des citoyens ne manquent pas et viendraient enrichir une vie locale, aujourd’hui à bout de souffle. Les élu(e)s du Front de gauche-Romainville Ensemble, ne manquent pas de faire des propositions. Jamais aucune d’elles n’est retenue. Leur seul droit serait de s’en remettre sans coup férir aux choix de la majorité municipale. Ce sont les femmes, les hommes, les jeunes de notre ville qui ont tout à gagner de ce débat démocratique. Le vrai !

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