LE BLOG DES COMMUNISTES DE ROMAINVILLE

mercredi 20 septembre 2017

" Jean Tourloupe au pouvoir ", l'éditorial de Sébastien Crépel dans l'Humanité de ce jour !


Selon Muriel Pénicaud, il y a eu comme un « malentendu » avec les syndicats. Ces derniers ont mal entendu (au sens propre) quand ils ont cru que la ministre du travail voulait augmenter de 25% les indemnités légales de licenciement. Ils devaient être sacrément durs d’oreille pour en être encore convaincus après trois mois et cinquante réunions d’une « concertation » montrée en exemple par le gouvernement.

En réalité, la proposition ne vaudra réellement qu’au-dessous de dix ans d’ancienneté. Au-dessus de ce seuil rien ne change. Ou plutôt si : tout change dans le mauvais sens pour les salariés, avec ou sans ancienneté d’ailleurs. Licenciements facilités, réparations plafonnées aux prud’hommes en cas d’abus…La revalorisation des indemnités légales était en quelque sorte l’appât pour faire passer la loi XXL. De plus en plus de syndicats recrachent l’ensemble, convaincus de se faire berner. Jean-Claude Mailly, qui voit des troupes nombreuses de FO s’unir en vue de la mobilisation de jeudi avec celles de la CGT, de Solidaires, de la FSU, de l’Unef et désormais de l’Unsa ferroviaire et de onze fédérations de la CGC, tousse lui aussi, en exigeant « le respect de l’engagement de Muriel Pénicaud. Mais à y bien regarder, d’engagement net, précis et absolument incontestable, il n’y en a pas. juste des demi-mensonges et des faux-semblants à l’instar de toute la méthode Macron. La Fête de l’Humanité n’a rien inventé : Jean Tourloupe, le personnage de comédie venu représenter ce week-end le gouvernement au procès de la loi travail, est vraiment au pouvoir !


Le problème est que cela commence à se voir : les contrats aidés que l’on supprime en les « sanctuarisant », les fonctionnaires qu’on va « augmenter » en leur infligeant une hausse de la CSG, leur nombre qu’on stabilise en supprimant 1600 effectifs l’an prochain, les loyers qu’on « baisse » en sabrant les APL…Les colères montent. La grande peur du pouvoir est qu’elles parviennent à s’unir.

mardi 19 septembre 2017

Robert Clément : " Une bien triste nouvelle : Jean-Jacques Simon vient de nous quitter "




La terrible nouvelle vient de nous parvenir. Une grande tristesse nous étreint. Jean-Jacques Simon vient de nous quitter. Nous savions, mais ces derniers mois l’espoir renaissait. Malheureusement cette saleté de maladie é été la plus forte. 

Jean-Jacques était un homme généreux, courageux et fidèle aux convictions qui ont fait de lui un communiste, estimé par ses camarades, mais au-delà par toutes celles et toux ceux qui l’ont connu et apprécié, particulièrement dans ce quartier des Grands Champs où les plus anciens se souviennent encore de lui, le voyant arpenter les escaliers de la cité Oradour pour vendre le muguet, diffuser l’Humanité-Dimanche et pour défendre la cause des plus humbles. 

Jean-Jacques était un enfant de Bagnolet, notre voisine. Jusqu’à sa retraite, Jean-Jacques a exercé son métier de mécanicien-auto, tout en assumant les fonctions de conseiller municipal et adjoint au Maire, chargé des sports,  de 1983 à 2001. Les dirigeants de l’Office Municipal des Sports (l’OMS, qui n’existe malheureusement plus aujourd’hui), ceux des clubs sportifs,  comme leurs pratiquants, se souviennent de son engagement, de sa disponibilité, de l’écoute attentive qui était la sienne. 

Jean-Jacques, nous ne reverrons plus ta silhouette toujours avenante et attentive aux autres. Mais tes camarades se souviendront de tout ce que tu leur as apporté dans ta vie militante et ta fonction d’élu. Ils poursuivront le combat qui a été le tien pendant de nombreuses années, pour la justice sociale, pour la paix, pour un monde plus humain et plus juste. 

Dans ces douloureuses circonstances, les communistes de Romainville et leurs élues partagent la douleur de son épouse, Paulette, de ses enfants Claire et Olivier et ses petits enfants. Ils leur adressent leurs plus sincères condoléances et les assurent de toute leur affection

Robert Clément

En vidéo, le discours de Pierre Laurent sur la Grande Scène de la Fête de l'Humanité !



" Matière vivante ", l'éditorial de Jean-Emmanuel Ducoin dans l'Humanité de ce jour !


L’« après-Fête », ce moment particulier. Mélange d’espoirs concrets adossés au réel. Du ressourcement. Et de la matière vivante. Autant l’admettre, nous étions inquiets, la semaine passée, pour ces climats environnants : la météo bien sûr, qui joua avec nos nerfs ; et surtout la politique, celle des « gens de gauche » qui nous passionne autant qu’elle nous énerve quand elle rechigne, çà et là, à conjuguer raison et esprit à tous les temps. Mais nous voilà requinqués, confortés ! Tellement que les commentateurs à la petite semaine en ont pris plein les yeux, même s’ils l’ont tu. L’immense succès de la Fête en dit long. Et les 550 000 personnes présentes savent mieux que quiconque qu’il ne s’agit pas d’un exploit, mais d’une performance tonitruante qui va aider la coloration offensive du début de l’automne social pour s’opposer à la mise en place par Macron du dernier étage de la fusée libérale. Y voir comme la confirmation du sondage Ifop publié dans nos colonnes, vendredi dernier : la contre-réforme du Code du travail ne trouve pas grâce aux yeux des Français. Pas moins de 66% d’entre eux refusent la loi XXL…Une autre étude Viavoice le confirme hier : 60% jugent quie les ordonnances vont « accroître la précarité des salariés » et 68% qu’elles « favoriseront les licenciements ».

Dire ainsi que la Fête aura servi de tremplin résonne comme un euphémisme. Nous nous trouvons gonflés par un souffle porteur, poussés dans le dos. Et ce ne sont pas que des mots. Ce que chacun a pu vivre en témoigne : ce qui nous rassemble dans cette bataille reste plus important que les divisions. C’est d’ailleurs le bien commun de la gauche de transformation. Cette vérité était vraie hier, mais elle l’est plus encore au lendemain de ces trois jours retentissants.


Vue du peuple de la Fête, cette vérité a valeur d’exhortation à ceux qui l’oublient parfois, quelles que soient leurs raisons. Après les premières manifestations syndicales du 12 septembre, la Fête donne plus de force pour empêcher la promulgation des ordonnances antisociales. Le gouvernement et le Medef veulent réduire l’humain à sa fonction d’agent économique au service des puissants. Ce qui arrive devant nous exige donc un combat quotidien et, soyons réalistes, une ardeur collective qui doit grandir encore.

lundi 18 septembre 2017

" Une Fête qui mérite son nom ", l'éditorial de Patrick Apel-Muller dans l'Humanité de ce jour !


Quelle foule ! Dire un chiffre, plus de 500 000 participants, ne dit qu’un succès. M       ais « ce qui compte ne peut pas toujours être compté », disait Einstein. Il faudrait parler des visages de cette foule jeune, de son parfum de fraternité dans un monde dur, de son appétit de vivre, de sa passion du débat, de son goût du rassemblement, de sa soif de connaissances. Ici, le témoignage d’une jeune livreuse de Deliveroo fait souffler un vent de fraîcheur face au numéro 2 du Medef ; là un intellectuel de renom présente un sujet savant devant des centaines de personnes ; ailleurs et partout, des solidarités se disent et se construisent. Dans ce creuset, s’édifie les mobilisations de demain contre la destruction du Code du travail, se cherchent les convergences pour que la finance laisse la place au progrès partagé, les différences sont discutées et sont respectées…La Fête de l’Humanité mérite son nom.


Les insolences d’un humoriste, les pépites d’un poète, un rap rageur, la colère d’un syndicaliste font dresser l’oreille. Même la lutte cherche à se marier au plaisir. Ainsi, le procès des ordonnances Macron organisé à l’Agora, samedi, a fait du rire une arme au service d’arguments solides. La Fête se réinvente chaque année et, à chaque édition, remporte le titre de plus grande fête d’Europe. Certains croyaient qu’elle flétrirait sous les radiations du libéralisme macronien et voilà qu’elle fleurit en grand. Les commentateurs qui tentent de la réduire à une petite phrase, à une présence ou à une absence, ouvriraient leurs horizons en y mettant les pieds, en la jugeant sur pièces. L’information de tous gagnerait à abandonner le petit bout de la lorgnette. Dans les salons feutrés où se fabriquent les moules dans lesquels la bourgeoisie veut enserrer le pays, on devrait y regarder à deux fois. Cette foule joyeuse et grave a bien l’intention d’investir l’avenir.

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